Bienvenue sur le site/blog de la Communion des Refuges du Coeur Immaculé de Marie !

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Conçu comme un blog, il fonctionne de manière dynamique : il s’étoffe ainsi au fur et à mesure des publications. Celles-ci apparaissent sur la page d’accueil avec les plus récentes en haut, mais elles sont également répertoriées dans le menu, où vous pourrez ainsi trouver beaucoup de ressources, comme sur un site classique.

Bonne lecture, et soyez assurés de notre prière dans le Rosaire du Coeur de Marie !




St Maximilien Kolbe : il faut que ce soit l’Immaculée qui fasse tout…

« Plus nous serons avec Elle, plus nous serons Elle et avec Dieu même. Alors notre volonté, nos actions, notre comportement ne seront plus à nous, mais à Elle et donc à Dieu, puisque l’Immaculée est étroitement unie à Dieu et ce qui est à Elle, du fait même, est à Dieu. S’approcher d’Elle, être à Elle. La forme la plus parfaite de notre rapprochement, c’est la consécration totale. Arrêtons-nous pour voir si nous sommes pleinement donnés à Elle, si nous ne trouvons pas en nous quelque chose – même la plus petite – qui ne soit pas à Elle… Supplions-la pour qu’Elle et Elle seule oriente notre cœur. Il faut se dépouiller complètement de soi, ne rien garder pour soi, absolument rien : il faut que ce soit Elle qui fasse tout. »

St Maximilien-Marie Kolbe




Messages donnés à Gisella Cardia en juillet 2026

Message de Jésus à Gisella, le 2 juillet 2026

Fille bien-aimée,
L’amour et la lumière qui émanent de Mes disciples sont universels ; ils rayonnent partout où ils posent le pied.
C’est la Lumière qui brûle au milieu de vous qui soutient Mon Amour et qui se fait sentir partout où Je suis vénéré.
Le Saint-Esprit continue de se répandre sur Mon Église sur Terre alors qu’elle lutte contre les épreuves et les tribulations auxquelles elle doit faire face chaque jour.

L’esprit des ténèbres, cependant, continue de peser lourdement sur la Terre, car on cherche à effacer toute trace de Moi, de Ma Parole et de Ma véritable Église. Soyez assurée que, aussi lourd que soit votre fardeau, Je suis avec vous ; Je marche à vos côtés et Je vous aide à surmonter l’adversité à chaque étape de votre cheminement.
Votre foi sera mise à l’épreuve comme jamais auparavant ; parfois, votre courage pourra faillir, votre persévérance sera poussée à ses limites et votre acceptation de la Vérité sera remise en question.
Vous serez tourmentée, raillée et ridiculisée — tout cela à cause des actes mauvais de ceux que Satan utilise pour combattre contre Moi, Jésus-Christ — mais rien ne détruira Mon Église, Mes véritables disciples.

Ceux qui demeurent obéissants à la Parole de Dieu — telle qu’elle a été transmise depuis si longtemps — continueront à Me représenter sur Terre.
Ma Protection vous couvrira et votre foi ne faiblira jamais alors que vous combattrez avec l’Épée de Dieu.

Demeurez fidèle à Moi, et Ma Lumière continuera de briller sur l’humanité. Voici Ma promesse : bien que plus petite qu’elle ne l’est aujourd’hui, Ma véritable Église demeurera intacte jusqu’à Ma venue.

Votre Jésus

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 3 juillet 2026

Mes enfants bien-aimés, merci d’être ici, d’avoir répondu à mon appel dans vos cœurs et de vous être mis à genoux. Mes enfants, je le demande une fois de plus à l’humanité : revenez à Dieu, soyez dociles à son appel et ouvrez vos cœurs.
Enfants, le schisme dans l’Église est proche.
Je pleure sur ceux qui sont loin de Dieu, acceptant le péché et les compromis. Mes fils élus (prêtres), soyez des pasteurs tels que Jésus le demande. Aimez mon Fils ; ne cédez pas aux compromis, mais ayez le courage de proclamer la vérité haut et fort. Avertissez-les que ce sont les derniers temps et que l’Avertissement surviendra bientôt. Parlez au Peuple de Dieu afin qu’il ait l’occasion et le temps de se préparer.
Mes enfants, c’est un temps où une union plus forte doit régner entre vous. Ne tombez pas dans les filets de l’Antéchrist, qui sera bientôt révélé au monde. Ayez de la compassion pour mon Jésus qui, malgré tout le péché, l’hérésie et la haine, continue de dire au Père : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Mes enfants, ne craignez rien, car le Ciel vous protège tous. Priez au sujet des tremblements de terre qui continueront de se produire à travers le monde.
Je vous laisse maintenant ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Message de Jésus à Gisella, le 7 juillet 2026

Ma fille, avec quelle rapidité et quelle facilité ils agissent ! Ils accusent Dieu Lui-même — l’Innocence parfaite et la Bonté suprême — d’être la cause de leurs souffrances ; ils en feront autant avec toi, et tu seras haïe à cause de Mon Nom. C’est Satan qui les pousse à agir ainsi. Beaucoup seront scandalisés, se trahiront et se haïront les uns les autres. De faux prophètes surgiront et en égareront beaucoup ; Satan est toujours le véritable auteur d’un si grand mal. Et à cause de la multiplication de l’iniquité, la charité d’un grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Prêchez l’Évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Le retour au Christ d’Israël — pour ceux qui L’accueillent — et la prédication de Ma Doctrine à travers le monde.

Et puis, un autre signe. Un signe pour la fin. Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation annoncée par Daniel — que celui qui M’écoute comprenne bien, et que celui qui lit le Prophète sache lire entre les lignes — alors que ceux qui sont en Judée fuient vers les montagnes ; que celui qui est sur la terrasse ne descende pas pour prendre ce qui se trouve dans sa maison, et que celui qui est aux champs ne rentre pas chez lui mais fuie sans se retourner, de peur de perdre l’occasion de le faire ; qu’il ne se retourne pas non plus en fuyant, afin de ne pas garder dans son cœur le souvenir effroyable de ce qui va arriver. Et malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Et malheur si la fuite doit avoir lieu un jour de sabbat ! La fuite seule ne suffirait pas pour se sauver sans pécher. Priez donc pour que cela n’arrive pas en hiver ni un jour de sabbat, car alors la tribulation sera grande — telle qu’il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’y en aura jamais plus — car ce sera la fin. Si ces jours n’étaient pas abrégés à cause des élus, personne ne serait sauvé, car les hommes alliés à Satan s’efforceront avec acharnement de tourmenter l’humanité.
Tel est le signe ; Et à vous qui mettez votre foi dans le monde plutôt qu’en Dieu, je dis encore une fois : convertissez-vous et tenez-vous prêts, car le moment est proche.
Je vous bénis tous.
Votre Jésus.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 11 juillet 2026

Mes enfants, merci d’être ici en prière et d’avoir accueilli mon invitation dans vos cœurs. Mes enfants, mes tout-petits, je vous ai longtemps appris à prier, en vous expliquant que les paroles doivent venir non seulement des lèvres, mais aussi du cœur. Aujourd’hui, je vous dis que la prière est importante et que, par la foi et la prière, vous pouvez trouver la paix intérieure. Mais une chose encore : cela ne suffit pas — non, mes enfants, cela ne suffit pas — car tout doit conduire à un changement dans vos vies. Regardez en vous-mêmes et voyez si vous avez changé au sein de vos familles, au travail et avec vos frères et sœurs. Ne craignez rien, car je suis là pour vous aider et vous protéger.
Je vous laisse maintenant avec la paix dans vos cœurs et avec ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Message de Jésus à Gisella, le 17 juillet 2026

Frères, combien est grand le commandement de l’amour du prochain — la perfection de l’amour ! Pourtant, je vous le dis : « Ne cédez pas à la colère », car quiconque insulte son frère sera condamné par le Sanhédrin. Mais quiconque le traite d’insensé, lui nuit ou entrave la mission que je lui ai confiée, sera condamné par Dieu.
Il est inutile d’apporter des offrandes à l’autel si vous n’avez pas d’abord sacrifié les rancœurs de votre cœur par amour pour Dieu et accompli le rite du pardon.
C’est pourquoi, si, au moment de présenter une offrande à Dieu, vous réalisez que vous avez lésé votre frère ou que vous nourrissez du ressentiment à cause d’une faute qu’il a commise, laissez votre offrande devant l’autel ; sacrifiez d’abord votre propre amour-propre, et alors seulement présentez votre offrande.
Parvenir à un accord est toujours la meilleure voie à suivre. Le jugement humain est incertain ; celui qui le conteste avec obstination risque de perdre son procès et d’être contraint de payer son adversaire jusqu’au dernier sou — ou d’en subir les conséquences.
En toutes choses, levez les yeux vers Dieu et demandez-vous : « Ai-je le droit de faire ce que Dieu ne me fait pas ? » Car Dieu n’est pas aussi implacable et obstiné que vous l’êtes. Malheur à vous s’Il l’était ! Personne ne serait sauvé. Que cette réflexion vous conduise à des sentiments de douceur, d’humilité et de compassion. Alors, ici-bas comme dans l’au-delà, la récompense de Dieu ne vous fera pas défaut, et grande sera la justice.
Votre Maître.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 21 juillet 2026

Mes enfants, merci de votre union dans la prière et d’accueillir mon appel dans vos cœurs.

Mes enfants, ce qui vous attend me remplit d’une grande tristesse.

Mes enfants, seule la foi vous permettra de tout endurer. Vous traversez déjà des temps d’épreuve, mais ce n’est rien comparé à ce qui vous attend.

Mes enfants, la guerre se rapproche ; si votre foi n’est pas forte et si vous ne vous tenez pas fermement à moi, comment survivrez-vous ?

Le diable semble plus fort et croit triompher, mais je lui écraserai la tête et protégerai mes enfants.

Je suis votre Arche, et je vous invite à y monter afin d’être conduits en lieu sûr.

Je vous laisse maintenant avec ma bénédiction maternelle, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 25 juillet 2026

Mes enfants, merci de vous rassembler ici dans la prière et de répondre à l’appel de vos cœurs.
Mes enfants, je connais vos cœurs et vos besoins.
Je sais que vous avez besoin de miracles, qui ne s’accomplissent que par la foi. Une multitude de grâces se déverse sur vous tel un torrent, mais je vous le demande : n’érigez pas de murs ; laissez-les passer. La condition pour recevoir ces grâces est de porter la foi, l’espérance et l’amour dans vos cœurs, et de croire en la Miséricorde de Dieu.
Rappelez-vous que vous avez le libre arbitre ; écoutez donc vos cœurs pour comprendre le droit chemin à suivre.
Je désire votre sérénité.
À présent, je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 28 juillet 2026

Mes enfants, merci d’être ici en prière et merci d’avoir accueilli mon appel dans vos cœurs.
Mes enfants, regardez les changements qui vous entourent : pourquoi les acceptez-vous, alors que vous savez pertinemment que beaucoup d’entre eux vous tiennent enchaînés ? Ainsi, vous n’êtes pas libres et, pourtant, malgré tout, vous ne changez pas intérieurement.
Satan est puissant et votre foi est faible ; à cause de cette faiblesse, vous ne vous préparez pas à ce qui va bientôt arriver et qui ébranlera le monde.
Fortifiez-vous, mes enfants, je vous en supplie.
Je vous laisse maintenant ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

 




St Alphonse-Marie de Liguori : Marie, mon unique espérance

« Mère du saint amour de notre vie, notre refuge, notre espérance, vous savez que votre fils Jésus-Christ ne s’est pas contenté de se faire notre perpétuel avocat auprès du Père éternel. Il a voulu encore que votre rôle à vous soit d’implorer la Miséricorde divine. Vos prières, il les a voulues utiles à notre salut. Il leur a conféré une telle puissance qu’elles obtiennent tout ce qu’elles demandent. Moi qui suis un pauvre pécheur, je me tourne donc vers vous, espérance des malheureux. Notre-Dame, par les mérites de Jésus-Christ joints à votre intercession, j’espère me sauver. J’ai confiance, si grande confiance que si mon salut éternel était entre mes mains, je le remettrai simplement entre les vôtres. J’attache plus de prix à votre pitié et à votre protection qu’à toutes mes bonnes œuvres. Ma Mère, mon espérance, même si je le mérite, ne m’abandonnez pas ! Regardez ma misère, ayez pitié, sauvez-moi, aidez-moi. Je l’avoue, par mes péchés, tant de fois j’ai fermé la porte à la lumière et au secours que vous m’aviez obtenu du Seigneur. Mais votre pitié pour les malheureux et votre puissance auprès de Dieu surpassent le nombre et la malice de mes fautes. Le ciel et la terre savent que votre protégé ne peut se perdre. Que tous m’oublient, mère du Dieu Tout-Puissant, pourvu que vous vous souveniez de moi ! Dites à Dieu que je suis vôtre, que je suis vôtre, que je suis votre protégé, et je serai sauvé. Marie, j’espère en vous ; c’est cette espérance qui me fait vivre, c’est en elle que je souhaite et veux mourir. Je répèterai sans fin : Jésus, mon unique espérance, Vierge Marie, après lui, mon unique espérance. »

St Alphonse-Marie de Liguori, « Les gloires de Marie »

 




Message donné à Medjugorje le 25 juillet 2026

Chers enfants,

Alors que les ténèbres et l’inquiétude règnent dans de nombreux cœurs, soyez prière, petits enfants, et mes mains étendues d’amour.

Petits enfants, mettez la Sainte Écriture dans un lieu visible dans votre famille et lisez-la, qu’elle soit pour vous un encouragement à la conversion et à une vie nouvelle, car Satan est fort et il séduit les cœurs.

A travers mon cœur maternel, je désire confier vos cœurs au Cœur de mon Fils Jésus, afin que lui, le Ressuscité, règne en vous, et la joie régnera en vous et autour de vous.

Merci d’avoir répondu à mon appel.




« C’est maintenant l’heure de Marie ! »

   Nous vivons face une densité des ténèbres et des moyens de pression jamais connues dans l’histoire humaine… et c’est pourquoi notre foi doit faire de nous des chrétiens débouts et combattifs au quotidien : nos armes invincibles sont la persévérance à travers le chapelet ou, mieux, le Rosaire, les sacrements et l’amour fraternel.

Et c’est pourquoi le Seigneur a un jour levé le voile à une âme mystique en prophétisant sur le temps qui est le nôtre : « C’est le temps de Marie qui surgit ! Marie est l’extrême miséricorde que notre Amour a conçue pour vous…

C’est maintenant l’heure de Marie ! Une heure qui commence en ce moment et devra s’écouler en toute sa longueur, toujours plus noire de nuages !

Après le déluge, l’arc-en-ciel a été vu uniquement par les justes qui survécurent. Mais à l’heure actuelle, dans une surabondance de miséricorde, l’arc-en-ciel, le signe de paix, Marie, sera vu par plusieurs qui ne sont pas justes. Sa voix, son parfum, ses prodiges, seront connus des justes et des pécheurs[1]… »

Cet été, durant nos repos et loisirs, méditons sur cette intuition de « l’heure de Marie » qui est la nôtre pour garder nos cœurs dans une inlassable vigilance ! Le Seigneur nous l’a tant de fois demandé : « Soyez semblables à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, afin de lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera. Heureux ces serviteurs que le Maître à son arrivée trouvera fidèles à veiller !… Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme viendra ! » (Lc 12,35-40)

Nous nous retrouverons pour le 15 août, Assomption de la Sainte Vierge, notre Mère !

 

+Marie-Mickaël

[1] Maria Valtorta, citée dans le livre du P.Laurentin et de F.M. Debroise, La Vierge des derniers temps – Une étape de la fin du monde, de Grignion de Montfort à Maria Valtorta, Salvator 2014, p. 133-114.




Saint Jean de la Croix : La Mère de Dieu est à moi

« Les cieux sont à moi et la terre est à moi. A moi les nations, à moi les justes, à moi les pécheurs. Les anges sont à moi et la Mère de Dieu est à moi. Tout est à moi. Dieu est à moi et tout entier pour moi, puisque le Christ est à moi et tout entier pour moi. Après cela, que demandes-tu et que cherches-tu, mon âme ? Tout est à toi et entièrement pour toi. Sois fière et ne t’arrête pas aux miettes qui tombent de la table de ton Père. »

St Jean de la Croix (Paroles d’amour n° 26, OC ed. Cerf 1990, p. 273).




Les Saints du Carmel : Sainte Elisabeth de la Trinité

Elisabeth est un visage inoubliable : sa beauté rayonnante, son charme humain, son amour de la vie et cet amour fou du Christ qui l’emportera au cœur du mystère de la Sainte Trinité… « blessée par l’Infini », elle nous interpelle en témoignant que la vraie vie d’en-Haut résonne aujourd’hui dans le silence : « N’entends-tu pas déjà le grand silence, l’hymne d’amour qui se chante là-haut ?… Celui des cœurs blessés par l’Infini ! » (Poésie 85). Laissons donc résonner en nos cœurs sa méditation sur la Vierge, qu’elle aimant tant voir comme la « Janua coeli » : la « Porte du Ciel » !

 

                                               « Je me réjouis de sa beauté ! »

      « Nul n’a vu le Père, nous dit Saint Jean, si ce n’est le Fils et ceux auxquels Il a plu au Fils de le révéler ! » (Jn 1,18 / Mt 11,27). Il me semble que l’on peut dire aussi : « Nul n’a pénétré le mystère du Christ en sa profondeur, si ce n’est la Vierge ! » Jean et Madeleine ont lu bien loin dans ce mystère, Saint Paul parle souvent de « l’intelligence qui lui en a été donnée » (Ep 3,3-4), et pourtant, come tous les Saints restent dans l’ombre quand on regarde aux clartés de la Vierge !

         Elle, c’est l’inénarrable, c’est le « secret qu’elle gardait et repassait dans son cœur » (Lc 2,19) et que nulle langue n’a pu révéler, nulle plume n’a pu traduire ! Cette Mère de grâce va former mon âme afin que sa petite enfant soit une image vivante, « saisissante », de son premier-né (Lc 2,7), le Fils de l’Eternel…

        Après Jésus-Christ, sans doute à la distance qu’il y a de l’Infini au fini, il est une créature qui fut aussi la grande louange de la gloire de la Sainte Trinité. Elle répondit pleinement à l’élection divine, dont parle l’Apôtre : elle fut toujours « pure, immaculée, irrépréhensible » (Col 1,22) aux yeux du Dieu trois fois saint. Son âme est si simple. Les mouvements en sont si profonds que l’on ne peut les surprendre. Elle semble reproduire sur la terre cette vie qui est celle de l’Être divin, l’Être simple. Aussi, elle est si transparente, si lumineuse qu’on la prendrait pour la lumière, pourtant elle n’est que le « miroir » du Soleil de justice : Spéculum justitiae !…

       A chaque fête de Marie, je renouvelle ma consécration à cette bonne Mère. Aujourd’hui donc, je me suis confiée à elle, et de nouveau je me suis jetée dans ses bras. Avec la plus entière confiance, je lui ai recommandé mon avenir, ma vocation…

      Oh ! jamais je ne l’ai tant aimée ! Je pleure de joie en pensant que cette créature toute sereine, toute lumineuse est ma Mère et je me réjouis de sa beauté comme un enfant qui aime sa Mère ; j’ai un mouvement très fort vers elle, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel et du tien… »

 

                                              Sainte Elisabeth de la Trinité (1880-1906).

                                         Dernière retraite 2 / 40 / Journal 2 / Lettre 298




Ste Elisabeth de la Trinité : Je pleure de joie en pensant qu’Elle est ma mère…

« Oh ! Jamais je ne l’ai tant aimée ! Je pleure de joie en pensant que cette Créature toute sereine, toute lumineuse est ma Mère et je me réjouis de sa beauté comme un enfant qui aime sa Mère ; j’ai un mouvement très fort vers elle, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel… »

Sainte Elisabeth de la Trinité, Lettre 298.




Les Pères de l’Eglise : Saint Bernard de Clairvaux

Saint Bernard est considéré comme le dernier Père de l’Eglise : Réformateur de l’Ordre monastique cistercien, il sera une figure et une voix incontournable du XII° siècle et laissera des écrits admirables qui feront de lui un « Docteur de l’Eglise ». Le Pape Pie XII dira que sa manière d’écrire, « vive, brillante, coulante, nuancée par l’éclat des sentences, répand tant de suavité et de douceur qu’elle attire, charme et élève l’esprit du lecteur… Elle pousse l’intelligence à poursuivre non les biens caducs et passagers, mais ceux qui sont vrais, sûrs et qui demeurent !… Et plusieurs de ces mêmes pages, au parfum céleste… semblent remplies du souffle de l’Esprit-Saint, et leur lumière est si resplendissante que le cours des siècles n’a jamais pu l’éteindre… » (Encyclique Doctor mellifluus, 24 mai 1953).

On connaît aussi l’amour unique que Saint Bernard avait pour Notre Dame et qu’il a merveilleusement chanté dans une prière qui traverse les siècles : « Regarde l’étoile, invoque Marie ! »

 

   « Son Visage est comme caché… »

     Afin de blanchir la multitude, un seul s’est laissé noircir, car « il est bon , dit l’Ecriture, qu’un seul meure pour tout le peuple » (Rm 8,3), et que toute la race ne soit pas condamnée par le péché.

      La splendeur de l’Essence divine se voile donc en la forme d’esclave, pour sauver la vie de l’esclave. L’éclat de la Vie éternelle s’assombrit dans la chair pour purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des enfants des hommes (Ps 44,3) doit s’obscurcir dans la Passion, accepter la honte de la Croix…

      Mais sous cette tente noire (Ct 1,5), je reconnais le Roi… Je le reconnais et je l’embrasse. Je vois sa gloire qui est à l’intérieur ; la couleur misérable de l’infirmité humaine le couvre ; son Visage est comme caché, défait, à l’heure où pour nous  ressembler, il est éprouvé comme nous, mais n’a pas péché..

      Je reconnais aussi la forme de notre nature souillée, je reconnais cette tunique de peau, le vêtement de nos premiers parents (Gn 3,21). Mon Dieu s’en est revêtu, prenant la forme de l’esclave, devenu semblable aux hommes (Ph 2,7) et habillé comme eux. Sous cette peau de chevreau, signe du péché, dont se couvrit Jacob (Gn 27,16), je reconnais la main qui n’a pas péché, la nuque jamais courbée sous l’emprise du mal.

      Je sais, Seigneur, que par nature Tu es doux, humble de cœur, abordable, paisible, souriant, Toi qui as été « oint de l’huile de joie plus que tes compagnons » (Mt 11,29 ; Ps 44,8). D’où te vient donc cette rude ressemblance d’Esaü, cette affreuse apparence du péché ?… Je reconnais mon bien, et sous mon visage je vois mon Dieu, mon Sauveur…

 

                                                        Saint Bernard de Clairvaux (1091-1153)

                                                      Sermon 28 sur le Cantique des cantiques




Ste Petite Thérèse : ô Vierge Immaculée, ton âme peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour…

« Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée

Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour

Je comprends que ton âme, humble et douce vallée

Peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus