Marie a cru à l’impossible !…

« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! »

Lc 1,45

« L’Eglise vénère en Marie la réalisation la plus pure de la foi… »

Catéchisme de l’Eglise catholique, 149

 

Il faut se souvenir du « cri » d’Elisabeth à la Visitation : « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Nous sommes ici devant la béatitude fondamentale de « la Foi » qui commence en la Vierge et traverse tous les Evangiles… en effet, l’Annonciation est l’aboutissement de ce grand mystère qui a commencé avec celui qui est « notre père dans la foi » comme l’a contemplé Saint Jean-Paul II :

« Par la foi et l’obéissance de Marie son bénies toutes les familles de la terre, selon la promesse faite à Abraham[1]. »

La foi de Marie a établi un pont entre Dieu et l’homme : le pont « sacré » de l’Incarnation qui se réalise par la venue du Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Père ! Tout était suspendu à ses lèvres… et son « fiat » à fait entrer Dieu chez l’homme. C’est véritablement « le plus beau « oui » que la terre ait jamais dit au Ciel. Et Saint Thomas d’Aquin affirmera[2] : Elle le prononce « au nom » de l’humanité toute entière, depuis le soir de la chute jusqu’à la fin du monde[3] ! »

Pour approcher quelque peu ce mystère de l’Incarnation, il faut revenir au dialogue de l’Annonciation. On y remarquera que l’Ange Gabriel donne à la Vierge des réponses très précises face à sa question fondamentale, pleine de réalisme : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » (Lc 1,34). C’est ici que « la » réponse de l’Archange ouvre à un événement que l’histoire des hommes n’a jamais connu :

« L’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’Enfant sera Saint et sera appelé Fils de Dieu ! » (Lc 1,35).

On s’est trop « habitué » à écouter ces textes chaque année, mais s’il y a bien un lieu de la Bible où tout bascule dans l’histoire du salut, c’est l’Annonciation ! Là, Marie enfante Jésus, Fils de Dieu et elle devient Théotokos : « Mère de Dieu ! » On est là face à un dialogue si simple, mais qui laisse deviner un mystère si abyssal : une Vierge enfante un Dieu !

Dans une méditation bouleversante, Saint Ambroise s’est est ému :

« Pour croire à cette naissance incroyable et inouïe, il fallait d’abord en avoir entendu parler : qu’une vierge enfante, c’est le signe d’un mystère divin, et non humain. Aussi, est-il écrit : « Le Seigneur vous donnera un signe : voici, une vierge concevra et enfantera un fils ! » (Is 7,14). Marie avait lu cela ; elle crut donc à l’accomplissement de la prophétie. Mais comment la chose se ferait, elle ne l’avait pas lu, car le « comment » n’avait pas été révélé…

Le mystère d’un tel dessein devait être déclaré par la bouche d’un ange, et non d’un homme. Alors, pour la première fois fut entendue cette parole : « L’Esprit Saint surviendra en toi… » entendue, et crue : « Voici, dit-elle, la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon ta parole ! » Vois quelle humilité, vois quel don de soi ! Elle se dit servante du Seigneur, elle qui est choisie pour être sa Mère…

Elle qui devait enfanter Le doux et L’humble de cœur (Mt 11,29), elle devait faire preuve d’humilité… Qu’elle a vite cru à l’enfantement sans pareil ! Car quoi de moins assorti que l’Esprit Saint et le corps humain ? Quoi de plus inouï qu’une vierge concevant contre la loi, contre la coutume, contre la pudeur… ? Et parce que Marie n’avait interrogé que sur le « comment », non sur la réalité du prodige, elle mérita d’entendre :

« Bienheureuse, toi qui as cru[4] ! » (Lc 1,45)

A travers l’imprévisible dessein du Dieu miséricordieux, c’est bien la béatitude de la foi de Marie, au plus haut degré, qui a permis au Verbe de se faire chair et « d’habiter au milieu de nous » (Jn 1,14). Il s’est revêtu de notre fragilité humaine, Il s’est caché dans le quotidien le plus ordinaire, Il est devenu l’un de nous… sans cesser d’être[5], en secret, la Lumière du monde !

Et cela, en étant d’abord « enfoui » dans le sein de Marie durant neuf mois…

Car, après la secrète Annonciation, « lorsque l’Ange partit de chez elle, Marie se retrouva avec un grand mystère enfermé en son sein ; elle savait que quelque chose d’unique et d’extraordinaire avait eu lieu ; elle se rendait compte qu’avait commencé le dernier chapitre de l’histoire du salut du monde. Mais autour d’elle, tout était resté comme avant et le village de Nazareth ignorait complètement ce qui lui était arrivé[6]… »

C’est encore et toujours pour Marie « un saut dans l’inconnu » dont la béatitude de la foi est le seul chemin…

+M Mickaël

 

 

[1] Rome, 6 décembre 1983.

[2] « Loco totius humanitatis » : « En lieu et place de toute l’humanité ! » Somme théologique, III, q.30, a.1c.

[3] Cardinal Charles Journet, Entretiens sur Marie, Parole et silence, 2001, p.22.

[4] Saint Ambroise, II, 14-17, Patrologie Latine 15, 1558.

[5] « Il est devenu ce qu’Il n’était pas, sans cesser d’être ce qu’Il est ! » (Saint Augustin).

[6] Pape Benoît XVI, Rome, 2 juin 2008.




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. (n° 7 à 11)

Grignion de Montfort explique ici pourquoi Marie est le moyen de trouver la grâce de Dieu, et donc de devenir saint :

Parce que :

[7] 1° C’est Marie seule qui a trouvé grâce [devant] Dieu, et pour soi, et pour chaque homme en particulier. Les patriarches et les prophètes, tous les saints de l’ancienne loi n’ont pu trouver cette grâce.

[8] 2° C’est elle qui a donné l’être et la vie à l’Auteur de toute grâce, et, à cause de cela, elle est appelée la Mère de la grâce, Mater gratiae.

[9] 3° Dieu le Père, de qui tout don parfait et toute grâce descend comme de sa source essentielle, en lui donnant son Fils, lui a donné toutes ses grâces; en sorte que, comme dit saint Bernard, la volonté de Dieu lui est donnée en lui et avec lui.

[10] 4° Dieu l’a choisie pour la trésorière, l’économe et la dispensatrice de toutes ses grâces; en sorte que toutes ses grâces et tous ses dons passent par ses mains; et, selon le pouvoir qu’elle en a reçu, suivant saint Bernardin, elle donne à qui elle veut, comme elle veut, quand elle veut et autant qu’elle veut, les grâces du Père éternel, les vertus de Jésus‑Christ et les dons du Saint‑Esprit.

[11] 5° Comme, dans l’ordre naturel, il faut qu’un enfant ait un père et une mère, de même, dans l’ordre de la grâce, il faut qu’un vrai enfant de l’Église ait Dieu pour père et Marie pour mère; et, s’il se glorifie d’avoir Dieu pour père, n’ayant point la tendresse d’un vrai enfant pour Marie, c’est un trompeur qui n’a que le démon pour père…

A suivre…

Pour consulter le plan de l’ouvrage, cliquer ici.




17 janvier : Apparition de la Vierge Marie à Pontmain

L’apparition de la Vierge Marie à Pontmain, se situe dans le contexte de la Guerre franco-allemande de 1870. Les armées françaises sont défaites. Metz, la plus importante forteresse d’Europe, assiégée en août, a dû se rendre à l’ennemi en octobre, Paris est assiégé et ses habitants meurent de faim, le Second Empire est tombé, les troupes prussiennes et alliées occupent une grande partie du territoire français. Le 12 janvier 1871, les Prussiens prennent la ville du Mans et progressent vers l’ouest (donc vers la Mayenne), ils arrivent aux portes de Laval, la préfecture du département, distante d’une cinquantaine de kilomètres du village.

Pontmain est un petit hameau de moins de cent habitants, avec une quinzaine de maisons, situé en plein bocage. Les habitants sont « profondément catholiques », trois religieuses s’occupent de l’éducation (scolaire et religieuse) des enfants, ainsi que d’un petit pensionnat.

Outre les désordres liés à la guerre, une épidémie de typhoïde et de variole se déclenche dans la région.

Récit de l’apparition

Le début de l’apparition

Début de l’apparition.

Dans la nuit du 17 janvier 1871, la neige couvre le hameau. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps » (il fait froid, la neige couvre les toits, mais le ciel est clair et étoilé). C’est alors qu’il déclare avoir aperçu au-dessus de la maison d’en face (maison Guidecoq), environ six mètres au-dessus du toit, une « belle dame » à la beauté incomparable et portant une robe bleue, qui le regarde en souriant, les mains tendues vers le bas. Il la regarde, et elle le regarde.

La description qu’Eugène en donnera à l’abbé Richard est la suivante : elle portait « une robe bleue, comme un sarrau d’enfant ». Une robe d’une pièce du cou jusqu’aux pieds. « Elle avait des chaussons bleus comme la robe, et au milieu, un ruban d’or formait un nœud en forme de rosette ». La robe bleue est constellée d’étoiles d’or. Un voile noir cachait ses cheveux et ses oreilles, il recouvrait le tiers du front, retombait sur les épaules jusqu’à la moitié du dos. Sur la tête elle portait une couronne d’or, sans autre ornement qu’un petit liséré rouge, situé presque au milieu. La couronne était posée sur le voile et haute de vingt centimètres. Au pied de la dame, de nombreuses étoiles scintillent.

L’enfant appelle une voisine, Jeannette Détais, venue rejoindre son père, pour lui demander si elle voit quelque chose, mais cette dernière lui avoue ne rien voir de spécial. Il appelle son père et lui pose la même question, et son père lui donne la même réponse. Mais son frère Joseph, lui, déclare voir « une grande et belle dame ». Le père des enfants « ne pouvant croire que ses enfants voyaient quelque chose que lui-même ne voyait pas », fait appeler sa femme et sa domestique pour regarder dans la direction de l’enfant, mais elles ne voient rien non plus. Il en conclut que les enfants mentent et ne voient rien. La famille rentre manger la soupe. Après le repas, les enfants retournent voir « si on la voit encore ». Leur mère recommande aux enfants de prier. Comme « l’apparition se prolonge », on envoie chercher sœur Vitaline, une religieuse du village, membre des adoratrices de la Justice de Dieu, qui ne voit rien. Mais celle-ci retourne chercher trois pensionnaires de l’école, et deux des enfants, Françoise Richer (11 ans) et Jeanne-Marie Lebossé (9 ans), qui déclarent voir « la belle dame ». Leur description coïncide avec celle des garçons.

Premier tableau

Premier tableau de l’apparition.

On appelle alors le curé et d’autres enfants. Toutes ces allées-venues attirent l’attention de villageois qui, malgré la nuit glaciale, viennent voir ce qui se passe, si bien qu’une cinquantaine de personnes se retrouvent rassemblées dans la rue. En plus des quatre enfants déjà cités, trois autres, Eugène Friteau (6 ans), Auguste Avice (4 ans) et Augustine Boitin (25 mois), déclareront avoir eux aussi vu la « belle dame ». À l’arrivée du curé, l’abbé Guérin, les enfants déclarent que l’apparition change, et qu’un grand cercle se forme autour de la belle dame. Le cercle est bleu et distant de 50 cm environ. Les enfants voient aussi quatre bougies apparaître dans le cercle : deux au niveau des genoux, et deux à hauteur des épaules. Une petite croix rouge (grande comme un doigt), apparaît sur la poitrine de la Vierge. Le curé demande alors à l’assistance de prier, et une des religieuses présente organise la récitation du chapelet.

Second tableau

Durant la prière du chapelet, l’image se modifie : le cercle bleu s’agrandit ainsi que la dame, le nombre des étoiles (au pied de la dame) se multiplie, et sur la robe aussi les étoiles bougent et se multiplient, au point qu’un enfant ajoute « elle (la robe) est bientôt toute dorée ». La religieuse entonne ensuite le Magnificat, et les enfants disent qu’alors une grande banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison, où s’inscrit lettre après lettre le message de la « Dame » : « Mais priez mes enfants ». Les enfants annoncent en chœur l’arrivée de chaque lettre, et l’assemblée reconstitue le message mentalement. Le curé enchaîne par le chant des litanies de la Vierge. Les enfants disent alors voir un complément au message s’afficher, toujours lettre par lettre : « Dieu vous exaucera en peu de temps ».

Deux nouveaux chants sont entonnés, et la suite du message s’affiche sur le bandeau : « Mon Fils se laisse toucher ». Les enfants précisent que cette phrase est soulignée par un trait d’or. À partir des mots « mon fils », l’assemblée estime que c’est bien la Vierge Marie qui est vue par les enfants.

Troisième tableau

Troisième tableau.

Alors que l’assemblée entonne un cantique à la Vierge, les enfants disent que « la Vierge élève ses mains à la hauteur des épaules, et agite lentement les doigts », comme si elle accompagnait le chant du cantique, en regardant les enfants avec un sourire d’une douceur infinie. Les enfants s’écrient alors « Voilà qu’elle rit, voilà qu’elle rit ».

Quatrième tableau

Quatrième tableau.

Après dix minutes, l’assemblée, toujours en prière, entonne un chant de pénitence, le Parce Domine (Épargne, Seigneur !). Les enfants déclarent que l’inscription disparaît, et que le visage de la Vierge s’assombrit. Une grande croix rouge, avec un Christ de la même couleur, apparaît devant la dame. Sur une branche horizontale de la croix, les mots de « Jésus Christ » sont inscrits. Elle, prend alors le crucifix dans ses mains, l’incline légèrement vers la foule, et porte son regard non plus sur la foule, mais sur la croix qu’elle tient dans ses mains. Une des étoiles, située sous la Vierge, se met alors en mouvement, venant rejoindre la première bougie, située à son genoux gauche, et l’allume (les bougies étaient alors « éteintes » jusque là), puis, elle remonte à la bougie située au niveau de l’épaule, l’allume à son tour, et successivement, allume les quatre bougies qui entourent la Vierge.

Joseph Barbedette, dans sa déposition au procès canonique, déclarera « Pendant tout le temps que la très sainte Vierge garda le crucifix dans ses mains, son visage n’a pas pleuré : nous n’avons pas vu les larmes rouler dans ses yeux ; mais, spécialement au coin de la bouche, le tremblement des lèvres qui manifeste une vive émotion. Les lèvres remuaient, semblant prononcer les paroles du cantique de pénitence, que l’on chantait à ses pieds, spécialement au refrain, du Parce Domine ».

Fin de l’apparition

À la suite de cela, et alors que le curé fait chanter le cantique Ave Maris Stella, les enfants indiquent que le crucifix disparaît, la Vierge reprend son attitude initiale, les bras tendus vers eux, qu’une petite croix blanche surmonte chacune de ses épaules, et que le visage de la Vierge s’illumine à nouveau d’un sourire. Le curé demande ensuite de faire la prière du soir. Durant cette prière, l’apparition se recouvre peu à peu d’un « grand voile blanc », qui, partant des pieds, recouvre peu à peu la Vierge. Finalement, son visage disparait, ainsi que le disque bleu et les bougies. Il est 21 h, l’apparition a duré trois heures. Les villageois rentrent alors chez eux.




Message donné à Trevignano Romano en décembre 2024

Message de la Reine du Rosaire à Gisella le 3 décembre 2024

Chers enfants de mon coeur, merci d’être ici en prière et de plier les genoux. Mes enfants, je demande au monde de s’unir dans la prière, je vous en prie, mes enfants, le monde a besoin de foi, de cette foi que beaucoup ont perdue.

Revenez au Christ ! Mes enfants, aujourd’hui je vous demande de ne pas avoir peur, de ne pas craindre les changements que vous verrez au ciel et sur la terre, il y a beaucoup de signes, mais souvent vous ne les voyez pas parce que vous êtes distraits par le monde, sachez que je suis toujours avec vous pour vous protéger parce que je suis votre Mère.

Mes enfants, beaucoup seront fidèles à l’antéchrist qui est maintenant présent, mais je leur dis : préparez votre holocauste. Mes enfants, vous m’avez été remis sous la Croix et c’est pourquoi vous êtes de lignée royale, n’ayez jamais peur car par la souffrance et la Croix, vous serez de dignes enfants de Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin que la souffrance pour atteindre le sommet de la sainteté.

Soyez des apôtres et des témoins dans le monde, Dieu aime ses enfants qui lui sont fidèles et obéissants.

Tout s’écroulera, mais pas un cheveu ne sera touché. Maintenant je vous laisse la paix et portez-la dans vos maisons et vos familles, je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen.




Lettres à Marie

Article paru dans Le Pèlerin le 6 septembre 2024.
On ne vient jamais à Lourdes par hasard. Le 13 août 2024, une cinquantaine de pèlerins ont participé à notre atelier « Écrire une lettre à Marie. » Ces textes si intimes, dont ils ont accepté la publication, nous ont émus, déplacés, bouleversés. Tous, ils disent cet élan de confiance qui porte tant de chrétiens à s’adresser à la Vierge comme à une mère capable de tout entendre. Ou comme à une figure un peu solennelle, qu’il faut parfois toute une vie pour apprendre à connaître.

Ma très chère, douce et tendre Marie,

Me voici enfin 28 ans après notre premier rendez-vous d’amour à la grotte de Lourdes, pour répondre à l’appel que tu n’as cessé de m’envoyer au travers de mon fils Samuel, que je t’ai consacré il y a 23 ans.

Je me souviens encore de cette jeune fille de 18 ans si vulnérable, surprise par la maladie physique, morale, spirituelle, se sentant désemparée et  venant accompagnée de sa maman Bernadette de l’île le de la Réunion, pour se mettre sous ton manteau d’amour au pied de la grotte. Et remettre leur cri de désespoir et d’espoir, de peur et de joie, avant de cette grande opération prévue à Paris.

je me souviens pouvant à peine marcher ce 15 août, voyant autour de moi tant de malades parfois tellement plus atteints que moi venant déposer leur humble prière et leur espoir, et te confier leurs demandes comme un enfant pose une demande en toute confiance dans le cœur d’une maman pour la transmettre au cœur de Dieu.

C’est là, devant cette grotte, que j’ai saisi le sens de la prière, de l’abandon, du lâcher-prise, du don, le sens de la foi. Celle de croire qu’en t’offrant ma confiance, tu me donnerais ce qui juste et bon pour moi, pour mon cœur. Afin que ma vie soit une louange à la vie.

Merci Marie d’avoir été cette médiatrice qui m’a invitée à m’abandonner et à prier avec confiance. Merci d’avoir été cette facilitatrice qui m’a permis d’accepter mon état présent. Merci d’avoir consolé mon cœur, et dans cette grande foi et confiance, d’avoir permis que se fasse le miracle.

Celui d’abord d’être guérie dans mon cœur, guérie de la peur puis quelques jours après, d’accueillir la guérison jusque dans mes entrailles car je devais me faire opérer pour la seconde fois d’une tumeur. Après l’ablation de mon premier ovaire, je devais faire opérer le second au risque de ne pas pouvoir enfanter.

Quelle grâce, quelle joie immense de sentir l’action de la foi! Tu m’as ouvert le cœur pour accueillir la guérison. Et quelle belle surprise ce fut, quelques années après, contre toute attente, de pouvoir transmettre la vie à ce fils Samuel que je t’ai consacré, et qui me rappelle aujourd’hui, dans ce temps d’épreuves où la maladie de nouveau frappe à ma porte: « reviens à l’essentiel ». Merci d’avoir inspiré à mon fils de m’inviter à venir me remettre de nouveau sous ton manteau d’amour. Merci d’être encore là au rendez-vous, m’accueillant dans ma pauvreté et me consolant de nouveau.

Merci pour ce passage à vide qui me permet de faire de la place pour recevoir les grâces divines, les cadeaux que je n’avais pas encore déballés…

Marie merci de mettre ta main dans la mienne, de me guider là où me veulent le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Toi qui est si proche d’eux, viens m’aider à consentir, et à accueillir leur volonté. Je te confie mes enfants Samuel, Benjamin, Raphaël pour qu’à travers moi, tu viennes également les couvrir de ton manteau d’amour. Et délier les nœuds qui nous tiennent loin de la grâce divine.

Avec tout mon amour,

Flora


Chère Marie,

La vie est drôle et surprenante, et elle m’a fait un clin d’œil en m’amenant ici, aujourd’hui, pour t’écrire cette lettre. La dernière fois que je suis venue ici, c’était il y a 30 ans. J’avais déjà choisi de m’engager dans l’un des principaux chemins de ma vie: l’écriture, l’ouverture aux autres, la curiosité et la transmission. Ce chemin a été riche, joyeux, porteur et passionnant, et a pris une grande place dans ma vie.

L’autre chemin a été plus chaotique. C’était celui du couple, du mariage, sur lequel j’avais déjà fait quelques pas et qui, même s’il a été source de beaucoup de joie, a vu naître mes 3 enfants que j’aime tant, m’a permis d’être une femme et une mère libre, a aussi provoqué de la déception et de la tristesse, qui continuent à me peser aujourd’hui.

Dans cette lettre je souhaite réclamer, au sens fort du terme, ton soutien, ta guidance pour continuer à défaire les nœuds qui m’empêchent de m’envoler librement et en confiance vers cette nouvelle vie, tant professionnelle qu’amoureuse qui m’attend, et me permettra de tracer une nouvelle place dans ma vie. J’ai besoin de ta confiance, de ton soutien, de ton regard, de ton sourire et de ton amour inconditionnel pour y arriver.

Je compte sur toi. Je t’embrasse.

La petite Marie


A Marie, Vierge couronnée de douze étoiles,

Chère Vierge Marie, Immaculée conception, quelle aventure pour moi aujourd’hui de t’écrire une lettre! J’ai l’habitude de te prier, de te remercier, et jamais je n’aurais cru être capable de t’écrire.

Depuis 18 ans que je viens te retrouver à la grotte de Lourdes j’espère que ce n’est pas la dernière. Que de confidence tu as reçues, et que de fois tu m’as aidée.

Aujourd’hui, je te demande d’intercéder auprès de ton fils, Jésus miséricordieux, afin de purifier mon âme. Qu’elle soit le corps qui reçoive l’Esprit Saint de notre Dieu trinitaire.

il faut porter sa croix et parfois c’est difficile, car la foi est un roseau, pas un chêne, quand on est un être humain. Mère au pied de la croix, Notre-Dame des misères, apprends-moi à dire oui, et à accepter tout ce qui peut advenir comme épreuve à partir de ce jour.

Et lorsque ce sera le moment de la grande Pâque, du passage de cette vallée de larmes à la lumière, sois la première à me tendre ta main. Accueille-moi avec ton beau sourire, celui qui m’a émerveillé Bernadette.

Toi qui as parcouru 90 km à pied de Galilée aux montagnes de Judée pour aider ta cousine Élisabeth, enceinte de 6 mois, quel courage et enthousiasme tu as eus!

Je te prie de me donner cette force pour la randonnée de vie qu’il me reste à parcourir, courte ou longue. Et je te remercie de ce cœur à cœur imprévu avec toi, que je reçois comme un cadeau. Merci Marie.

Marie-France


Marie,

Qui êtes-vous? La femme parfaite, pure, sage et obéissante et solide, et qui jamais ne s’effondre, ni tombe en dépression? Celle qui, lors de ses apparitions, dit: Priez sans cesse! Repentez-vous! le monde va mal!

Et moi, j’aimerais que vous me disiez: ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave. Tu vas y arriver… Je vois en vous la rigueur, et c’est auprès de votre fils que je trouve la miséricorde, auprès de votre époux que je viens quémander de l’aide.

Mais Marie, je voudrais vous aimer. Je voudrais comme tous les pèlerins mettre tous mes espoirs en vous, vous supplier. Et j’aurai la certitude d’être entendue et défendue. Vous notre « avocate », comme le dit le Salve Regina.

Quand je me rends à Paris, à la chapelle miraculeuse, je m’imagine posant ma tête sur vos genoux. Vous assise sur ce fauteuil bleu exposé à droite de l’autel, me réconfortant et calmant mes angoisses.

Mais aujourd’hui, c’est la maman que je suis qui vous écris, maman inquiète de voir l’une de ses filles chercher désespérément la joie là où elle ne se trouve pas, dans la vulgarité, les amitiés toxiques, les expériences dangereuses. Alors que cette jeune fille a au fond du cœur une si grande soif d’aimer.

Que n’ai-je pas su faire Marie?

Aidez-nous! Intercédez auprès de votre fils pour qu’il se penche vers ce cœur errant. Qu’il mette sur son chemin les amis, les personnes capables de lui montrer où est le vrai, le beau, le bon et où se trouve la vraie joie.

Marie, je ne vous connais pas, ou plutôt je vous connais mal, car vous êtes celle qui questionne et qui fait confiance. Pardonnez-moi la caricature du début de ma missive. Et n’entendez que l’appel à l’aide de la maman démunie.

Marie


Marie,

C’est comme mère que je vous écris. Vous avez été la mère de Dieu et connaissez bien ce statut parfois très agréable, mais aussi très angoissant et difficile. Être mère, pour moi, cela n’a pas été toujours facile et notamment depuis mon divorce, que je n’ai pas désiré. Ma fille a toujours eu de la rancœur contre moi à cause de ce divorce. Je l’aime très fort et, malgré cela, elle peut être dure. Ses enfants, mes petits-enfants, je les aime et je fais le maximum pour eux. Ce que je n’ai pas pu faire pour elle (faute de moyens), je le fais pour eux. J’en suis heureuse pour elle et pour eux mais, malgré cela, je ressens comme une jalousie. La vie n’a pas été simple, j’ai fait le maximum, j’ai gardé le lien avec son père. Je sens pourtant de la rancœur en elle. Je pleure souvent, et elle me fait pleurer.

Marie, Sainte Mère, faites que dans son cœur de mère elle trouve un apaisement… Que moi, en tant que mère, je retrouve ma fille aimante, douce et tendre. Et que les rancœurs s’effacent. Ce pardon, qui gommera toutes les ombres et les pensées douloureuses, je le dépose à vos pieds. Ce sera l’affaire du passé. Votre lumière s’étendra sur nous et illuminera nos visages. Les pleurs deviendront alors des pleurs de joie et de bonheur, partagés en toute sincérité et sérénité.

Vierge Marie, puissiez-vous apaiser cet enfant, lui redonner l’envie d’être dans les bras de sa maman avec tendresse et douceur. Qu’elle comprenne que, malgré toutes mes difficultés matérielles, j’ai été mère, une maman qui l’a aimée, et qui l’aime très très fort.

Merci beaucoup Marie.

Jeanne


Ma chère Vierge Marie,

J’ai choisi cet atelier où il faut te rédiger une lettre. Devant ma feuille blanche, je prends conscience que je ne t’écris jamais. Je m’adresse toujours à toi verbalement, intérieurement, sous forme de prière. Mettre les mots sur le papier fait appel à l’intellect! Je ne parle plus avec mon cœur, avec mes ressentis et mes émotions, mais avec ma tête qui est sous contrôle, qui suit des règles et des apprentissages. Je me rends compte que, depuis toujours, et aujourd’hui encore, je m’adresse à toi en tant que ton enfant ; comme un enfant à sa mère sainte, qui l’aime totalement et gratuitement.

Merci de tout cet amour.

Isabelle


Maman,

On oublie bien souvent que vous êtes notre maman du ciel, qui a ce rôle de co-éduquer avec notre maman sur terre… Donc je m’adresserai à vous comme une fille à sa maman. Maman, vous qui avez toujours veillé sur moi et ma famille, je vous confie des intentions de prière avec une ligne directrice autour de la famille:

Maman, aidez les couples en espérance d’enfant à pouvoir fonder une famille, surtout ceux qui rencontrent des difficultés à en avoir.

Maman, je vous demande de trouver la perle rare dans ce pèlerinage pour mon frère, de faire office de « Tinder ».

Maman, protégez les plus faibles et donnez-nous l’humilité d’aller à leur rencontre.

Maman, je vous confie tous les pèlerins du Pèlerinage national qui ont accepté de venir pour vous servir à travers leur prochain. Maman, donnez-moi la force de prier régulièrement le chapelet et de faire au moins une neuvaine par mois, pour commencer. Et que pour la suite, cela soit plus régulier. Merci maman d’être avec moi.

Une Marie qui a la chance de porter votre nom


Notre-Dame-de-Lourdes, maman Marie,

Tu es ma mère et je suis ta fille bien aimée et aimée de ton fils Jésus, mon grand frère et mon ami fidèle. Je viens vers toi aujourd’hui pour te confier mes soucis de mère de famille, d’épouse et de disciple de Jésus. J’ai beaucoup de difficultés à assumer mon rôle et la mission que le Seigneur m’a donné à accomplir. J’ai un grand désir d’aimer ton fils Jésus et de faire sa sainte volonté, mais je n’y arrive pas.

Maman Marie, conduis-moi à lui afin qu’il me donne la force de faire ce qu’il me dira de faire. Obtiens-moi la joie et la paix. Notre-Dame-de-Lourdes, santé des malades, je te supplie de me venir en aide. Je pense que j’ai un dysfonctionnement dans mon cerveau. Je confonds les articles: le, la, u, une. Je dis « le » à la place de « la », « un » à la place de « une », et beaucoup d’autres confusions dans ma tête. Ce qui me rend malheureuse. Je cherche toujours mes mots quand je parle, du coup, je suis frustrée quand je dois tenir une conversation. Je suis incomprise, mal à l’aise. D’autre part, je désire faire de l’évangélisation, parler de ton Fils aux personnes qui ne le connaissent pas ou mal, mais je fuis les gens à cause de ce handicap. Je manque cruellement d’éloquence dans la parole. Je te prie, maman, de me venir en aide en parlant à ton divin fils Jésus de mon difficile présent. Que le Seigneur Jésus libère mon esprit du sommeil, afin que je puisse apporter la vie et la joie aux autres. J’ai beaucoup d’autres soucis à te confier, et je sais que tu les connais déjà, étant ma maman.

Merci d’avoir exaucé mes prières, maman Marie. Je te consacre mes enfants S. et E. Tu connais leurs soucis et leurs souffrances. Sois bénie et remercié pour la maman merveilleuse que tu es pour moi, et pour notre famille. Je te confie mon époux Michel.

Philomène


Bonjour Sainte Mère,

Me voici, encore une fois, revenue à Lourdes pour vous remercier de tout ce que vous m’avez donné. Vous avez entendu mes prières, mes demandes, même les plus folles. Je me souviendrai toute ma vie de ma première fois à Lourdes en 1990, en touriste. J’ai vu les brancardiers et au fond de mon cœur, je souhaitais le devenir un jour pour être au service de malades. Et puis des années plus tard en 2010, à la suite d’une interview publiée dans une revue pharmaceutique, j’ai appris l’existence du Pèlerinage National à Lourdes avec les malades. J’ai compris que c’était un appel que vous m’aviez envoyé, et me voilà devenue hospitalière du Pèlerinage National.

Je vous remercie sans cesse de cet appel…

Apprenez-moi à vous aimer tous les jours un peu plus, et guidez-moi dans mes démarches quotidiennes, pour que je sois digne d’être votre fille.

Je vous embrasse Sainte Mère.

Votre fille paresseuse dans les prières quotidiennes.

A.N.


Marie, Sainte Vierge Marie,

Je vous écris cette lettre pour prendre un temps de réflexion et de prière. Je voudrais aussi vous remercier pour toutes les grâces que j’ai reçues de Dieu, et que vous avez accompagnées. Merci pour ma vie familiale équilibrée, pour mon entourage si attentionné, pour les temps forts de ma vie qui m’ont vraiment aidé à découvrir Jésus. Et depuis 8 ans, merci de m’avoir fait connaître de si précieux amis, pour fortifier ma foi. De si nombreuses fois, j’ai eu la chance de goûter à la joie, la joie profonde qui vient du cœur et qui rend vraiment heureux.

Marie, vous êtes la maman de Jésus, Dieu fait homme pour nous les hommes. Vous avez accueilli la vie. Vous êtes pour moi quelqu’un d’évident à prier, et je n’ai découvert que récemment la façon qu’il convenait de prier avec vous. La foi n’est pas toujours innée pour moi, mais, parfois, cela m’aide de prier avec vous. Vous êtes pour moi une figure inspirante de la douceur, de la maternité et de l’accompagnement spirituel. Alors, Sainte Vierge Marie, je vous prie de veiller sur tous vos enfants du monde, de diffuser votre paix partout dans le monde et en France afin qu’y règnent la douceur, l’amour fraternel et l’attention aux plus petits.

Marie, intercédez pour moi auprès de Dieu pour que je sois un exemple de charité, de joie et de bienveillance autour de moi. Augmentez toujours en moi la patience, l’écoute et la force de gérer mon caractère et de me lier aux autres. Donnez-moi la force de prier toujours, de ne jamais perdre l’espérance, de vous demander de l’aide tant qu’il m’en faudra, de ne jamais baisser les bras, de parler et d’évangéliser de toutes les façons que je le pourrai, de prier pour ma famille, et mes amis, de les aimer comme vous les aimez. Enfin, Sainte Vierge Marie, donnez-moi la force de vous aimer toute ma vie.

Domitille


Marie ma douce mère,

Merci d’avoir toujours été auprès de moi dans les moments joyeux et les moments difficiles. Par ce pèlerinage je réalise beaucoup de choses. Je n’ai jamais pris le temps de vivre, c’est-à-dire le temps d’aimer et de vous aimer. Le temps de vivre en famille pleinement sous le regard de Dieu, et tout cela pourquoi? Pour le travail.

Que choisir maintenant? Je vous demande de me mettre sous votre regard afin de faire de ma retraite un moment privilégié avec le Saint-Esprit et toute l’église, avec mon mari et mes enfants, petits-enfants et mes amis.

Je vous demande, car vous me connaissez plus que moi, de corriger mes défauts et de m’aider à porter ur ma route les épreuves qui m’ont fait grandir, afin de retrouver un équilibre de vie. J’ai confiance en vous. Je vous laisse me guider jusqu’au dernier jour de ma vie.

Merci Marie ma douce mère,

Geneviève


Marie,

Je prends la plume, Marie, pour te parler, moi qui te prie si peu! En effet, je prie ton fils, l’esprit, Dieu, mais presque jamais spontanément toi, la mère de Jésus.

Peut-être parce que ma maman italienne ne priait pratiquement que L’Ave Maria et que pour moi, l’important c’était la relation à Dieu, par Jésus et l’Esprit Saint? Je ne sais…

Mais je suis aujourd’hui dans ta maison, à Lourdes, et je te demande pardon pour ce manque de confiance en toi. C’est ma maman qui en 1990, j’avais 43 ans, m’a entraînée pour la première fois à la grotte avec le pèlerinage du diocèse de Toulon. Ses 2 enfants, moi et mon frère, avaient subi de grosses opérations et dans un élan de confiance absolue, elle nous avait confiés à toi.

Ma conscience m’incita à l’accompagner, mais pas ma foi en toi. Quelle erreur! Sur place, je fus bouleversée par cette foi immense qui portait ton peuple. Je revins quelquefois seule, quelques fois en pèlerinage diocésain ou national te rendre visite, mais j’ai toujours du mal à te prier.

Toi la confiance absolue, toi la mère affligée, éprouvée, effondrée, enseigne-moi le Comment. Pas le chapelet qui est trop répétitif pour moi, car cela devient une mécanique au bout d’un moment, mais une prière dans un cœur à cœur avec toi.

Moi aussi j’ai été une mère effondrée par la maladie de ma fille, mais c’est vers Dieu, par Jésus, que je me suis tournée. J’ai bien fait faire une plaque à Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille mais je l’ai toujours à la maison…

C’est à la mère protectrice que je voudrais m’adresser avant de clore voir cette lettre, et lui demander de l’aide pour ma fille qui m’a accompagnée, bien que peu croyante.

Avec toute ma tendresse, merci Marie.

Anne-Marie


À Marie, mère de Dieu, notre mère a tous

Me voici à Lourdes en ce 151e pèlerinage après 40 ans d’absence, et c’est à la fois très émouvant mais aussi triste. Je suis déjà venue 3 fois étant jeune guide, lors de pèlerinages où j’ai pu faire différents services et vivre ma foi avec mes amis guides. Toutes ces années de scoutisme ont été mes plus belles années, et de belles amitiés toujours d’actualité me sont restées.

Et puis un choc émotionnel dû à la séparation de mes parents a bouleversé ma vie. Arrêt du scoutisme, arrêt du judo que je faisais depuis 10 ans, des études d’infirmières difficiles à effectuer… Tout est devenu difficile, en fait. Un mariage, des enfants, un divorce, et un nouveau choc émotionnel. Malgré tout cela, j’ai continué de vous prier dans notre magnifique basilique de Fourvière construite à votre intention.

Rien de ce que j’écris ne vous échappe, puisque vous êtes notre mère à tous. Rien de ce qu’il y a dans mon cœur ne vous échappe également.

L’éloignement de mes filles, la difficulté à rencontrer quelqu’un… Je ne veux pas faire de cette lettre une complainte, car par ailleurs je suis extrêmement bénie et protégée. Je suis en bonne santé. J’ai une famille, des enfants et petits-enfants qui vont bien. J’ai un travail, un toit, des amis. Alors, une immense gratitude pour tout ça, pour votre présence, protection et bénédiction à mes côtés.

Me voici à Lourdes 40 ans après ces événements dévastateurs de ma vie, et je suis très heureuse d’être avec vous ici. Mais je suis également triste car tous mes souvenirs ont disparu dans un coin de ma tête. Je ne me souviens pas et je n’arrive pas à mémoriser, et ceci est une grande souffrance pour moi. Bien sûr, il y a sûrement une raison mais néanmoins cela reste douloureux. Par cette lettre, je vous demande votre aide pour retrouver ces souvenirs et m’aider à mémoriser, m’aider à évoluer, grandir et pourquoi pas retrouver mes capacités psychiques. Tout ceci est frustrant.

Merci Marie,

Sylvie


Sainte Vierge Marie, ma très chère maman du ciel,

Je t’écris cette lettre pour te dire merci. Merci pour ta présence quotidienne à mes côtés. Merci pour ta présence apaisante et encourageante à chaque moment de ma vie, de ma nouvelle vie de catholique.

En effet, c’est à l’occasion du pèlerinage de Chartres 2013, ou je me posais des questions sur la religion chrétienne que ta présence s’est imposée à moi comme une évidence. Ave Maria… Chapelets…

Les difficultés physiques et techniques à surmonter, et ta présence réconfortante par l’intermédiaire d’une pèlerine, qui m’aide et me donne son chapelet… Chapelet si important pour moi et que j’ai perdu cette année 2024. Mais je me console en pensant qu’il aide peut-être une autre personne qui est en train de cheminer. Et tu as également pourvu à mon besoin puisque tu m’as fait offrir un autre chapelet, de Medjugorje…

Oui, depuis Chartres 2013, je suis en cheminement vers le Christ, et c’est toi qui es sur le bord du chemin à me répéter: « tout ce qu’il te dira, fais-le. » C’est toi, maman du ciel, qui me donnes l’exemple de cette confiance en Jésus, en toutes choses, à tout moment.

Depuis 2020, toutes les difficultés, toutes les épreuves que j’ai eues à affronter, je les ai surmontées grâce à toi. Mes peines et mes fatigues, mes moments de désespoir, je les ai tous confiés à toi, ma maman du ciel. Tu as toujours été présente pour moi.

En avril à Medjugorje en pèlerinage paroissial, aujourd’hui à Lourdes en pèlerinage national, je veux absolument te consacrer ces moments de ma vie où je mets en pause pour toi, pour te remercier en pleine conscience. Merci Marie.

Marie-Marthe


Sainte Marie,

Je disais il y a quelques jours seulement qu’écrire des lettres me manquait. Contrairement au message qui exige une réponse immédiate, la lettre est une impression à un moment « T » de mon existence des sentiments et des pensées que je me sens prête à partager. Moi qui m’imaginais attendre d’être à Bordeaux pour écrire des lettres, me voici à écrire à celle qui devrait être la plus proche des femmes de ma vie: vous, sainte Marie. Mais bon, j’avoue que pour l’instant, nos discussions quotidiennes sur Messenger, WhatsApp, Twitter et TikTok avec ma sœur sont bien plus régulières que mes prières à vous, Marie. Que voulez-vous? Je suis un être de technologie.

J’ai toujours eu un lien particulier avec vous. Une des raisons pour laquelle je me sens tant à ma place dans la religion catholique (malgré de nombreuses convictions qui viennent constamment en contradiction avec la version la plus traditionaliste de cette religion), c’est votre présence. C’est la possibilité, dans une religion monothéiste, d’avoir une femme si importante. Une femme à la fois humaine et pourtant si différente. Une femme belle, forte, une mère et une épouse aimante et dévouée. Mais aussi questionnante.

Je ne marche pas dans vos pas, Marie. Je questionne constamment les limites de mon genre et de mon identité féminine. Qu’est-ce qui fait de moi une femme? Pourquoi choisir d’aimer un homme, et de surcroît toute sa vie? Vous en convenez, je suis loin d’être immaculée. Et je ne suis pas vierge non plus. Mais j’aime à vous prier.

En faisant le choix de retourner à Lourdes cet été, j’ai certes pris le temps de travailler sur mon besoin viscéral d’aider. Mais j’aime à le faire ici, en votre présence apaisée. Je pense que c’est pour cela qu’il est plus facile pour moi de vous écrire qu’à Jésus. Même si j’ai des amis qui parlent à Dieu au quotidien, c’est loin d’être mon cas. Mais une relation, ça se travaille, ça s’entretient. Et cela, avec vous, j’avoue ne pas le faire assez.

En venant ici, j’ai l’impression de retrouver toutes les versions passées et présentes de celle que je suis à Lourdes. J’ai souvent cette image de moi qui attends de se faire confesser. De ma conversation avec Caroline au sortir de la grotte, bouleversée. De François qui me dit que j’ai de beaux yeux. De moi qui me blottis contre lui dans le train couchette sur le chemin aller, pendant qu’il joue de la mandoline. Le FRAT (en 2011, je crois), était sous le signe de l’amour, De l’amour réciproque, de surcroît (…).

J’ai moins de souvenirs marquants du Lourdes d’il y a 2 ans, paradoxalement. Moins de rêve, moins d’images marquantes. Il y a 2 ans, c’était avant tout la joie d’être avec mes amis que j’aime tellement, pleins d’authenticité. Et la joie d’être utile et – pardon, je me permets — aussi douée […]

J’aimerais Te faire confiance et te confier l’amour une seconde fois. J’aimerais refaire un bain complet aux piscines. Et en me baignant à nouveau entièrement, revenir à cette version de mois si confiante dans la foi et dans l’amour, prête à se donner.

J’aimerais, Marie, te confier mes amours à venir. Mon amour de Dieu et ma foi qui est si souvent criblée de doutes. Mon amour de ma famille, où nous apprenons ensemble à être toujours plus authentiques. Mon amour de mes amis, passés, présents et futurs, avec qui j’ai tant pu expérimenter ce qui fait une communauté avec de la communication, des conflits, des ruptures et le pardon. Un amour de la vie incarné dans ce que je crée et je fais.

Et nous y arrivons, Marie, après tout ce bla-bla: je te confie 13 ans après ma peur d’aimer et de risquer d’être blessée. Je te confie ma peur d’avoir trop de défauts pour être aimée. J’aimerais, en cette seconde partie de 2024, vivre une relation qui me donnera envie d’être aux côtés de l’autre la meilleure version de moi-même […].

Je suis impatiente de voir quel avenir tu me réserves. Je te promets d’accepter ce que tu permettras qu’il m’arrive, comme le dit la prière à l’Esprit saint. Pour le reste, on verra!

Béa