Tous saints en Marie ! Les saints du 3°millénaire naîtront du Cœur Immaculé de Marie !

« Heureuse et mille fois heureuse est l’âme ici-bas,

à qui le Saint-Esprit révèle le secret de Marie… »

Saint Louis Marie de Montfort

Le secret de Marie, 20

         Nous avons tous à mieux découvrir les voies du Saint Esprit dans l’œuvre du salut pour éclairer et fortifier notre foi en Jésus-Christ. Et c’est pourquoi il faut toujours revenir à ce si simple et indicible mystère « Source » qu’est l’Annonciation. Là, l’Esprit fait par Marie[1] et en Marie « l’œuvre indicible » du Verbe fait chair ! Et ce que laisse pressentir les paroles de L’ange devrait nous bouleverser : « L’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu ! » (Lc 1 ,35). Il faut peser chaque mot et chaque promesse car ici, tout bascule, tout commence et se renouvèle dans un monde qui était si loin de Dieu… et auquel Dieu se lie et se livre à jamais !

Il faudrait revenir ici à l’expérience « unique » du prophète face à fidélité de Dieu qui est folle, démesurée car « ce jour-là, Osée a compris, et on n’avait jamais compris avant lui, quels étaient les motifs secrets de la jalousie de Dieu. Que cette jalousie, c’était en réalité l’envers, et en même temps la pierre de touche, d’un sentiment qu’on aurait jamais imaginé chez le Créateur à l’égard de sa créature : que Dieu soit amoureux de sa créature, amoureux de ce qui ne tient sa vie que de lui… et cependant il ne s’agit pas seulement de pitié, de compassion, de « se pencher vers », il s’agit d’aimer. Or, il n’y a pas d’amour sans admiration… dans la pitié, il y a la certitude qu’on est mieux placé que l’autre, on se penche vers la misère de l’autre, tandis qu’un amour authentique dit toujours admiration. Et quand Dieu dit qu’il aime, c’est très grave, cela voudrait dire qu’il admire… Oh ! que le miséricordieux en soit attendri tant qu’on voudra, mais qu’il aime[2] ? »

Il est capital d’être habité par cette découverte incontournable du prophète Osée si l’on veut quelque peu approcher la folie de l’Amour de Dieu dans le mystère de l’Incarnation…  et que Saint Jean a résumé d’une phrase qui traverse les siècles : « Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16). Et « le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ! » (Jn 1,14).

Et le plus grand des mystères s’est opéré dans le sein d’une jeune fille de Nazareth : « Et le nom de la vierge était Marie ! » (Lc 1,27).   il faut ici en percevoir toutes les conséquences : de la Visitation au pied de la Croix (Jn 19,26-27) et de la Pentecôte (Ac 1,14) à l’Assomption ; nous avons à découvrir combien l’Esprit est toujours intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le Cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité… Un des grands chantres de Marie l’a proclamé :

« Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps… La formation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires… Quand le Saint-Esprit, son Epoux, l’a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment et autant qu’elle donne place à son Epouse[3]… »

Ce mystère de l’Union sacrée entre l’Esprit et Marie pour la sanctification des élus a ses prophètes à travers plusieurs  grands saints de l’époque récente[4]… mais ils ne font qu’annoncer l’apogée des « grands saints des derniers temps » entrevue par De Montfort : ils seront enfantés dans le sein de Marie selon une intuition magistrale du plus grand des Pères de l’Eglise :

« Saint Augustin se surpassant soi-même et tout ce que je viens de dire, dit que tous les prédestinés, pour être conforme à l’image du Fils de Dieu, sont en ce monde cachés dans le sein de la Très Sainte Vierge, où ils sont gardés, nourris, entretenus et agrandis par cette bonne Mère, jusqu’à ce qu’elle les enfante à la gloire, après la mort, qui est proprement le jour de leur naissance, comme l’Eglise appelle la mort des justes. O mystère de grâce inconnu[5] !… »

La sainteté du 3°millénaire sera démesurément « mariale » dans l’humilité de la Vierge et la puissance du Saint-Esprit : là, les plus petits brilleront de l’invincible tendresse du Cœur Immaculé de Marie… car son Cœur est le « Refuge » unique et secret des derniers temps en lequel, face à Dieu, nous serons « Saints et immaculés en sa présence dans l’amour… » (Ep 1,4)

                                                                                          +Marie-Mickaël

 

[1] Elle est celle dont l’abandon personnel à Dieu, l’amour pour Dieu, l’humilité furent tels que Dieu put naître d’elle… L’Incarnation eût été tout aussi impossible sans le « voici la servante du Seigneur » de la Vierge que sans la volonté du Père ! » Antoine Bloom, Evêque orthodoxe, L’école de la prière, Seuil 1972, p. 151-152.

[2] Dominique Barthélémy, op., Dieu et son image, ébauche d’une théologie biblique, Cerf 1973, p. 159-160.

[3] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 35-36.

[4] Pensons à Saint Jean Bosco, Sainte Bernadette de Lourdes, Saint Maximilien-Marie Kolbe, Saint Padre Pio… et tant d’autres !

[5] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 33.




Le Christ vaincra par Marie…

« Le Christ vaincra par Marie. Il veut qu’elle soit associée aux victoires de l’Église, dans le monde d’aujourd’hui et dans celui de demain. »

Saint Jean-Paul II (Extrait de « Entrez dans l’espérance)




« Il faut se sauver ensemble, il faut arriver ensemble chez le bon Dieu »

En juin 1912, le fils de Charles Péguy (1), Pierre, tombe gravement malade. Péguy fait un vœu et va en pèlerinage à Chartres.

« Mon vieux », écrit-il à Lotte, « j’ai senti que c’était grave… J’ai fait un pèlerinage à Chartres… J’ai fait 144 km en trois jours… On voit le clocher de Chartres à 17 km sur la plaine… Dès que je l’ai vu, ça a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds. Toutes mes impuretés sont tombées d’un seul coup, j’étais un autre homme. J’ai prié une heure dans la cathédrale le samedi soir ; j’ai prié une heure le dimanche matin avant la grand-messe… J’ai prié comme je n’avais jamais prié, j’ai pu prier pour mes ennemis… Mon gosse est sauvé, je les ai donnés tous trois à Notre Dame. Moi, je ne peux pas m’occuper de tout… Mes petits ne sont pas baptisés. A la Sainte Vierge de s’en occuper. »

Désormais sa foi est assurée, mais il n’a pas pleinement retrouvé le repos. Il n’était pas marié religieusement, sa femme et ses enfants n’étaient pas baptisés, et lui-même ne s’approchait pas des sacrements et n’allait pas à la messe.

À ses amis qui insistent pour le décider à faire un pas en avant, il confie : « Je prie sans cesse et, malgré cela, je suis horriblement malheureux. » Sa femme entendait ne pas se faire baptiser et refusait de le suivre dans son évolution religieuse. Or, Péguy ne veut pas se sauver seul. « Il faut se sauver ensemble, il faut arriver ensemble chez le bon Dieu. Il faut se présenter ensemble, il ne faut pas arriver à trouver le Bon Dieu les uns sans les autres. Il faudra revenir tous ensemble dans la maison de Notre Père. »

Tout au long des rues de Paris, il récite des Ave Maria : « Derrière la flotte des Pater, je vois la deuxième flotte, l’innombrable flotte des Ave Maria… Et tous ces Ave Maria, et toutes ces prières de la Vierge, sont de blanches caravelles humblement couchées, sous les voiles, au ras de l’eau. »

La femme de Péguy acceptera le baptême, un an après la mort de son ami Lotte. Trois semaines avant, le 19 août 1914, Péguy assiste à la messe. La veille de sa mort, le 4 septembre, il dépose des fleurs au pied d’une statue de la Vierge, dans une petite chapelle de Montmélian. Le lendemain, frappé d’une balle au front, il donne sa vie pour la France.

Mallary – La Médaille Miraculeuse, N°65

Association de la Médaille Miraculeuse

(1) Charles Pierre Péguy, né en 1873, est tué au début de la Première Guerre mondiale, le 5 septembre 1914, d’une balle en plein front en montant à l’assaut, le premier jour de la première bataille de l’Ourcq. Il est écrivain, poète, essayiste et officier de réserve français. Il a laissé une œuvre littéraire admirable et considérable malgré sa courte vie.




En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100.000 hommes l’ont vue (II)

Le 3 janvier 1915 un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagnait. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : « Oh ! La Vierge de la Marne ! »

La meilleure preuve d’authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit :

« C’était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l’ambulance d’Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d’un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Il disait souvent : « Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. »

Enfin, le jour où il reçut l’extrême-onction, il dit aux infirmiers : « Vous m’avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n’est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer.

Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100 000 hommes qui l’avons vu. »

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917




Message de Marie à Medjugorje 25 octobre 2025

Chers enfants, 

Le Très-Haut, dans sa bonté, m’a donné à vous pour vous guider sur le chemin de la paix. Nombreux sont ceux qui ont répondu et prient, mais de nombreuses créatures n’ont pas la paix et n’ont pas connu le Dieu d’amour. C’est pourquoi, petits enfants, priez et aimez, créez des groupes de prière, afin de vous inciter au bien. Je suis avec vous et je prie pour votre conversion.

Merci d’avoir répondu à mon appel. 




Le Rosaire fait éclore la paix… Il est l’Arme puissante des derniers temps !

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix ! »

Saint Jean-Paul II

    Des enfants qui prient le chapelet avec ferveur sont plus puissants que de redoutables armées ! Voilà un des grands messages de la Sainte Vierge à Fatima… Cela signifie que celui et celle qui croit à « la puissance cachée » du Rosaire tient l’avenir de l’humanité entre ses mains priantes ! Nous ne comprenons toujours pas que Dieu aime triompher par ces petits dont « la confiance » en Lui peut bouleverser le cours de l’histoire ! Et pourtant : de Moïse à Elie, et jusqu’au petit David terrassant le géant Goliath… La Bible nous enseigne que la victoire est toujours donnée à la folle confiance des enfants qui ne s’appuient que sur Dieu seul !

Et c’est pourquoi le chapelet s’inscrit dans cette sagesse biblique, mais dans la perspective néotestamentaire des derniers temps après la venue du Messie : la fronde et les pierres de David sont devenues le Rosaire et ses mystères qui conduisent à la victoire à travers la beauté et l’humilité du Cœur de la Vierge Marie… son chapelet est devenu l’arme puissante calquée sur les 150 psaumes. En le priant avec amour et persévérance, en l’offrant chaque jour à Marie, nous protégeons la paix du monde et hâtons le triomphe de son Cœur Immaculé : car la Vierge est bien cette « Femme enveloppée de soleil » (Ap 12,1) qui nous prépare au retour de Jésus ! Et en ce temps d’urgence, elle a remis entre nos mains le trésor du Rosaire pour la paix de nos cœurs et la paix du monde… Ce fut un des grands messages de Saint Jean-Paul II :

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix et en fait un projet de vie… car dans la tranquille succession des Ave Maria, le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable, qui est un don spécial du Ressuscité (Jn 14,27 et 20,21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui[1]… »

Ces quelques lignes nous laissent deviner combien le Saint Père était habité par la grâce incomparable du Rosaire. Ne fût-il pas le prophète de la paix par excellence ? C’est à travers son Rosaire quotidien qu’il l’était… conduit par la tendresse du Cœur Immaculé de Marie !

Alors, suivons ses traces en cette fin des temps chaotique ! Que notre vie devienne un « Rosaire continuel » où chaque instant est tourné vers le Regard de Marie. Et prenons de plus en plus conscience que nous avons entre les mains une arme fatale, un laser imparable, une invincible douceur qui peut vaincre toutes les violences et les guerres en faisant triompher la paix :

« En réalité, tandis qu’il nous conduit à fixer les yeux sur le Christ, le Rosaire nous rend aussi bâtisseurs de la paix du monde. Par sa caractéristique de supplication communautaire et insistante, pour répondre à l’invitation du Christ « à toujours prier sans se décourager » (Lc 18,1), il nous permet d’espérer que, même aujourd’hui, une « bataille » aussi difficile que celle de la paix pourra être gagnée[2] ! »

Le Rosaire est l’arme des doux et il fait de nous des « artisans de paix » (Mt 5,9). Il est aujourd’hui notre premier engagement pour la paix ! Car, traversés par la tendresse de Marie,  nous  pourrons alors affronter les terribles défis actuels avec l’espérance au cœur et la douceur dans le regard…

+Marie-Mickaël

 

[1] Saint Jean-Paul II, Lettre « Le Rosaire de la Vierge Marie », 16 octobre 2002, n° 40.

[2] Saint Jean-Paul II, Lettre Rosaire, n° 40.




Celui qui répand le Rosaire est sauvé…

« Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Celui qui répand le Rosaire est sauvé. »

Parole intérieure entendue par Saint Bartolo Longo au moment de sa conversion

Illustration : le tableau du sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompei, pour lequel Bartolo Longo œuvra toute sa vie.




Message de la Reine du Rosaire donné à Gisella, le 11 octobre 2025

Enfants bien-aimés, précieux enfants de Mon Cœur, je vous explique pourquoi la Consécration à Mon Cœur Immaculé est importante. Par la Consécration et la récitation du Rosaire, vous Me permettez d’entrer dans vos vies et vos foyers. Je pourvoirai à tout si vous Me le demandez avec un cœur rempli d’Amour en Dieu.
Enfants, votre foi et votre amour facilitent les choses à Dieu. Mes enfants, il aurait mieux valu que les Iscariotes ne soient jamais nés ! Que de trahisons… même de la part de membres de l’Église elle-même, mais vous serez sauvés grâce à votre foi inébranlable.
Soyez toujours forts ! Vivez chaque jour comme si c’était le dernier. Des épées transpercent encore Mon Cœur Immaculé pour les sept péchés les plus graves (orgueil, envie, colère, paresse, cupidité, gourmandise et luxure).
Enfants, confessez-vous souvent… ! Les temps difficiles sont déjà là, mais beaucoup sont encore liés aux affaires du monde. Votre charité réjouit toujours le Ciel. Une pluie de grâces descendra sur vous aujourd’hui.
Je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !




En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100 000 hommes l’ont vue (I)

La bataille de la Marne s’est déroulée du 5 au 8 septembre 1914 durant la Première Guerre mondiale. Après l’échec du plan Joffre en Lorraine, l’échec de la bataille des frontières, l’invasion et la retraite, l’armée française recule et il semble que rien ne pourrait la sauver du désastre. Or la 1ère armée allemande de Von Klück, chargée d’investir Paris, décida soudain de délaisser la ville pour poursuivre les forces françaises qu’il estimait en déroute. Et pourtant, très étonnamment, l’armée allemande perdit la bataille sur la Marne, le 8 septembre 1914.

Le journal catholique Le Courrier de la Manche du dimanche 14 janvier 1917 a publié un article citant des sources allemandes dignes de foi puisqu’il s’agit d’un prêtre et de deux officiers qui racontent que la Vierge a barré la route de Paris et que 100 000 hommes l’ont vue, mais devaient se taire sous peine d’être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne qui tient du miracle puisqu’il se produit entre le premier vendredi de septembre et l’octave de la Nativité de la Vierge Marie : ce premier vendredi de septembre, l’armée allemande se détourna soudain de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne ! Oui, Montmartre a été la citadelle inexpugnable qui a protégé Paris.

Le pape Saint Pie X l’avait en quelque sorte prophétisé lorsque, recevant le 10 avril 1910 les pèlerins français, il leur avait dit ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National : « Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Cœur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. »

Le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917




Les lumières de l’Hostie et les flammes du Cœur de Jésus passent par le Cœur immaculé de Marie

La Bienheureuse Dina Bélanger raconte : « Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Cœur adorable dans l’Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Cœur et l’Hostie me captivaient.

Les deux, son Cœur et l’Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l’un dans l’autre que je ne puis pas expliquer comment il m’était possible de les distinguer l’un de l’autre.

De l’Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Cœur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s’échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu’elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! Qu’elle était pure !

Toutes les lumières de l’Hostie et toutes les flammes du Cœur de Jésus passaient par le Cœur immaculé de la Très Sainte Vierge.

Notre-Seigneur me dit : “Oui, faites-moi régner par Jésus-Marie”. À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement, à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d’amour en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je ne connaissais pas, je dis : “ô Cœur Eucharistique de Jésus, je t’en supplie, par Notre-Dame du Cœur Eucharistique, règne dans toutes les âmes comme tu le veux.” »

Bienheureuse Dina Bélanger (1898-1929)

Religieuse, pianiste et musicienne canadienne membre de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie. Québec