L’indicible bonheur du Ciel ! (2)

« Jésus dit alors : « Laissez les petit enfants venir à moi ;

car le Royaume des Cieux appartient à ceux qui sont comme eux… »

Matthieu 19,14

 

« La communion des saints est précisément l’Eglise…

Puisque tous les croyants forment un seul corps,

le bien des uns est communiqué aux autres… »

Catéchisme de l’Eglise Catholique, 946-947

        Juste avant de quitter la terre, Sainte Faustine a une parole prophétique qui demeure toujours si actuelle en cette fin des temps agitée : « Je sens bien que ma mission ne finira pas à ma mort mais qu’elle commencera alors… O âmes qui doutez, je soulèverai le voile du Ciel pour vous convaincre de la bonté de Dieu, pour que vous ne blessiez plus par votre incrédulité le très doux Cœur de Jésus ! Dieu est Amour et Miséricorde [1] ! »

« O âmes qui doutez, je soulèverai le voile du Ciel pour vous convaincre de la bonté de Dieu ! » A travers l’audace folle de Sainte Faustine, prophète de la Miséricorde, c’est une parole prophétique étonnante qui laisse deviner « l’urgence du temps » dans lequel nous vivons… et d’autant plus la «hâte éperdue» du Cœur de Jésus de ramener vers le Père, comme dans l’Evangile, tous ses enfants perdus : « Va-t-en par les chemins… et fais entrer les gens de force, afin que ma maison se remplisse ! » (Lc 14,23). Ne sommes-nous pas arrivés à ce moment de l’histoire du salut où cette Parole de Dieu va se réaliser en plénitude ? Oui, sans aucun doute, et nous y reviendrons en début 2026…

Cela rejoint aussi l’autre annonce prophétique phénoménale de Sainte petite Thérèse sur le grand combat eschatologique qu’elle mènera jusqu’à la fin du monde :

« Je sens que je vais entrer dans le repos… Mais je sens surtout que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime, de donner ma petite voie aux âmes… Si le bon Dieu exauce mes désirs, mon Ciel se passera sur la terre jusqu’à la fin du monde. Oui, je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. Ce n’est pas impossible, puisqu’au sein même de la vision béatifique, les Anges veillent sur nous ! »

Quel sens étonnant du Ciel chez Thérèse où l’amour des pauvres à sauver demeure si fort ! Si bien que son Ciel devient « missionnaire » jusqu’à ce que le nombre des élus soit complet :

« Je ne puis pas me faire une fête de jouir, je ne peux pas me reposer tant qu’il y aura des âmes à sauver… Mais lorsque l’Ange aura dit : « Le temps n’est plus ! » Alors je me reposerai, je pourrai jouir, parce que le nombre des élus sera complet et que tous seront entrés dans la joie et dans le repos. Mon cœur tressaille de joie à cette pensée [2]… »

Il existe en effet une mystérieuse « Communion » de l’Eglise du Ciel et de la terre comme l’affirme clairement le catéchisme de l’Eglise Catholique : « Etant en effet plus intimement liés avec le Christ, les habitants du Ciel contribuent à affermir plus solidement l’Eglise en sainteté… Ils ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis sur terre par l’unique Médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus… Ainsi, leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité[3]. »

Habité par cette certitude de la « communion de tous » en Eglise, Saint Dominique consolait ses frères juste avant son départ pour le Ciel : « Ne pleurez pas, je vous serez plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie[4] ! » Ainsi, la forte intuition de Petite Thérèse sur sa mission céleste jusqu’à la fin des temps est confirmée : « Je sens que ma mission va commencer… mon Ciel se passera sur la terre jusqu’à la fin du monde ! »

Ainsi, la « communion des saints » est une merveilleuse réalité dans la foi de l’Eglise comme l’affirme le Concile Vatican II repris par le Catéchisme : « Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du Ciel, tous ensemble formant une seule Eglise, et nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières [5]. »

Evidemment, si dans le mystère de la foi la communion est « réelle » entre l’Eglise du Ciel et de la terre ; la réalité et le vécu du Ciel demeure un au-delà de toute représentation… Saint Augustin s’est bien sûr posé la question : « Que me réserves-tu dans le Ciel ? Qu’est-ce qui m’attend là-haut ? La vie éternelle, la royauté avec le Christ, la société des Anges. Là, plus de trouble, plus d’ignorance, plus de dangers, plus de tentations… La vraie, la certaine, l’immuable sécurité[6] ! Là, nous n’aurons d’autres désirs que d’y rester éternellement… »

Pourtant, certains ont fait, sur terre, l’expérience inédite du Ciel… comment oublier ici le témoignage de Saint Paul qu’il faut relire en entier : il fût « ravi jusqu’au Paradis…et entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas permis à un homme de redire ! » (2 Co 12,1-10). Et au début du livre de l’Apocalypse, sur l’île de Patmos, Saint Jean rapporte une « vision » splendide du Fils de l’homme : « Son Visage, c’est comme le soleil qui brille dans tout son éclat !… A sa vue, je tombai à ses pieds, comme mort ; mais Lui me toucha de sa main droite en disant : « Ne crins rien, c’est moi, le Premier et le Dernier, le Vivant ; j’ai été mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de la Mort et de l’Hadès. Ecris donc tes visions : le présent et ce qui doit arriver plus tard… » (Ap 1,9-19).

Alors, pour conclure en revenant à notre vie ordinaire où se cache l’extraordinaire Présence de Dieu… à nous de trouver déjà « notre Ciel sur la terre » comme nous y invite la si étonnante et ravissante Elisabeth de la Trinité :

« Vivons avec Dieu comme avec un Ami, rendons notre foi vivante pour communier à Lui à travers tout, c’est ce qui fait les Saints. Nous portons notre Ciel en nous puisque Celui qui rassasies les glorifiés dans la lumière de la vision se donne à nous dans la foi et le mystère, c’est le Même ! Il me semble que j’ai trouvé mon Ciel sur la terre… Le jour où j’ai compris cela, tout s’est illuminé pour moi et je voudrais dire ce secret tous bas à ceux que j’aime[7]… »

Ainsi, dans l’obscurité de la foi, l’indicible bonheur du Ciel est déjà là, caché en nos cœurs… et nous savons qu’un jour, nous le « verrons » car nous ne sommes nés que pour « voir Dieu ! »

 

+Marie-Mickaël

 

[1] Sainte Faustine, Le petit journal, n° 281.

[2] Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Œuvres complètes, Derniers entretiens, 17 juillet 1897, Cerf-DDB 1992, p.1050.

[3] Catéchisme de l’Église Catholique, n° 956.

[4] Voir Jourdain de Saxe, lib.93.

[5] Lumen Gentium, 50 cité dans le Catéchisme de l’Eglise catholique n° 962.

[6] Saint Augustin, Sermon 19,5.

[7] Sainte Elisabeth de la Trinité, Lettre 122.




Me faire le Fils de Marie… St Jean de Capistran

« Dieu m’a donné le nom de Jean pour me faire le fils de Marie et l’ami de Jésus. »

Saint Jean de Capistran (1386-1456), prédicateur franciscain




Propos de la Vierge Marie sur Son Immaculée Conception (A.-C.Emmerich)

« J’entends souvent la sainte Vierge raconter à des femmes qui ont sa confiance, par exemple, à Jeanne Chusa et à Suzanne de Jérusalem, divers mystères relatifs à Notre Seigneur et à elle-même, qu’elle a connus, soit par une illumination intérieure, soit par ce que lui en a dit sainte Anne. Ainsi, je l’ai souvent entendue raconter à Suzanne et à Marthe que, pendant qu’elle portait Notre seigneur dans son sein, elle n’avait jamais ressenti la moindre souffrance, mais une joie intérieure continuelle et un bonheur infini. Elle leur racontait aussi que Joachim et Anne s’étaient rencontrés sous la porte dorée à une heure dorée aussi ; qu’en ce lieu leur avait été départie cette plénitude de la grâce divine, en vertu de laquelle elle seule avait reçu l’existence dans le sein de sa mère par l’effet de la sainte obéissance et du pur amour de Dieu, sans aucun mélange d’impureté. Elle leur fit connaître aussi que, sans la chute originelle. La conception de tous les hommes aurait été également pure. »

Source:
Anne-Catherine Emmerich. Apparitions; visions; vie de la Vierge Marie, chap. XVII. La sainte Vierge parle des mystères de sa vie.




MARIE CO-RÉDEMPTRICE : Une nouvelle cacophonie théologique du préfet de la Doctrine de la Foi, le cardinal Fernández

Cet apparatchik du pontificat de feu le pape François semble continuer à s’égarer dans le flou doctrinal, et les explications alambiquées…

À peine croyait-on que la transition pontificale pourrait ramener un peu de clarté dans l’appareil doctrinal que le cardinal Victor Manuel Fernández démontre une fois encore que la confusion demeure son mode de gouvernance. Après les épisodes chaotiques concernant les bénédictions de couples homosexuels et le règlement inextricable sur les phénomènes surnaturels, voici désormais la question du titre Corédemptrice, que le préfet souhaite bannir des documents officiels tout en l’autorisant entre amis. C’est la journaliste Diane Montagna qui a obtenu ces éclaircissements pour le moins surprenants. Le terme serait interdit dans la liturgie et les textes officiels, mais pourrait être utilisé dans un cadre privé, à condition d’avoir lu et intégré la Mater populi fidelis. Une distinction artificielle qui entretient davantage l’ambiguïté qu’elle ne la dissipe. On ignore d’ailleurs ce qu’il adviendra des instituts religieux fondés sur ce titre, tels que les Filles de Marie Très Sainte Corédemptrice, dont le nom même semble désormais embarrassant pour le Dicastère.

Diane Montagna

La Note doctrinale prétendait protéger les fidèles simples d’une théologie mal comprise. Ironiquement, elle autorise justement ces fidèles à continuer d’utiliser l’expression Corédemptrice, tandis que les documents officiels devront recourir au terme inédit Mater populi fidelis, inconnu de la piété populaire.

Le contraste est saisissant. Le peuple pourra exprimer la doctrine traditionnelle, mais l’Église institutionnelle n’osera plus la nommer. Une division étrange entre le langage de la foi vécue et celui de la bureaucratie doctrinale.Le cardinal Fernández prétend ne proscrire que le mot, pas la doctrine. Il affirme même que la Mater populi fidelis insiste sur la coopération singulière de Marie à la Rédemption. En réalité, l’expression n’apparaît qu’une seule fois, et sans jamais préciser la nature de cette coopération. Or le Magistère ordinaire a toujours été clair. Pie XII, dans Mystici Corporis, décrit la participation de Marie comme active, immédiate et universelle. Jean-Paul II, lors de son homélie à Guayaquil en 1985, parle explicitement d’un rôle corédempteur, affirmant que Marie fut spirituellement crucifiée avec son Fils. La Note doctrinale élude ces précisions essentielles et semble réduire une tradition théologique solide à une formule minimale, presque décorative.

Autre problème non négligeable, celui des experts consultés. Le cardinal Fernández affirme avoir travaillé avec beaucoup de mariologues et de spécialistes en christologie. Pourtant le média La Bussola précise que Maurizio Gronchi, consultant du DDF, dit exactement l’inverse, expliquant qu’aucun mariologue n’a accepté de collaborer. Aucun représentant du Marianum ni de la Pontificia Academia Mariana Internationalis n’était présent lors de la présentation du document, ce qui ressemble fort à un désaveu silencieux. Le théologien Salvatore Maria Perrella souligne même que la Note aurait dû être pensée et rédigée par des personnes compétentes. Le contraste entre la version officielle et la réalité est saisissant.Cette nouvelle affaire confirme que l’approche doctrinale, incarnée par le Préfet Fernandez sous le pontificat précédent, risque de continuer de produire ses effets… Plutôt que de définir clairement, on renomme, on contourne, on reformule. Pendant ce temps, la foi du peuple chrétien demeure intacte. Le titre Corédemptrice continuera naturellement de vivre dans les foyers, les groupes de prière et les paroisses rurales, indépendamment des hésitations romaines. Et si la tendance se poursuit, on finira peut-être par découvrir que la seule manière de savoir ce que Rome veut vraiment dire est de ne surtout pas lire ce qu’elle écrit.

Source : Quentin Finelli, Tribune chrétienne, 28 novembre 2025




Message de Marie à Medjugorje le 25 novembre 2025

«Chers enfants, en ce temps de grâce, je vous invite à me suivre. Priez pour ceux qui ne prient pas et qui ne désirent pas la paix et la joie que seul le Très-Haut peut donner. Que vos âmes soient unies dans la joie de l’attente et votre cœur sera comblé de paix. Vous serez convaincus, petits enfants que tout ira bien et que Dieu bénira tout, car le bien que vous donnez vous sera rendu, et votre cœur sera enveloppé de joie, car vous êtes avec Dieu et en Dieu. Merci d’avoir répondu à mon appel. »