Maria Valtorta : décryptage
Pour en savoir plus, consultez ce site https://edifiant.fr/maria-valtorta/
Voici maintenant le témoignage d’un prêtre qui a lu Maria Valtorta :
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Voici maintenant le témoignage d’un prêtre qui a lu Maria Valtorta :
« Mon Cœur est prêt pour tous ceux qui voudront y trouver Refuge ! »
Notre Dame à l’Escorial, 7 octobre 1982
Au début des années 1980, les Apparitions de la Vierge Marie au Pré Neuf de l’Escorial, prés de Madrid, demeurent d’une importance capitale et prophétique ! En effet, le 14 juin 1980, Notre Dame des douleurs y apparait pour la première fois sur un chêne à Luz Amparo : « Je suis la Vierge douloureuse. Je veux que l’on construise en ce lieu une chapelle en l’honneur de mon Nom. Cette eau guérira… » Et d’autre part, l’une des grandes grâces données aux pèlerins allant prier le chapelet les premiers samedis de chaque mois est de recevoir « le Sceau des élus » (Ap 7,2-3). La Vierge en fit la promesse le 25 juillet 1983 :
« Je promets que tous ceux et celles qui viendront en ce lieu recevront le Sceau afin que l’Ennemi ne puisse s’emparer de leur âme[1] ! »
Bien sûr, il faut surtout accueillir ces paroles de la Vierge comme un « débordement » de sa tendresse qui nous appelle là, mais aussi dans d’autres lieux marials… et jusque « chez nous » pour nous ouvrir à la grâce de son Fils ! N’oublions jamais que le sens profond du pèlerinage implique toujours de prendre la route… Il faut donc « prier sans cesse » et marcher comme « le Pèlerin Russe[2] » pour ajuster la vie de foi à cette itinérance continue qui mène au « Ciel, l’unique but de nos travaux[3] ! » Comme l’affirmait Petite Thérèse.
En ce sens, le Seigneur Jésus nous révèle à l’Escorial que tout est encore « suspendu » à la Miséricorde à travers la mission ultime de sa Mère :
« Je laisse ma Mère vous donner des avertissements ; parce que je l’ai placée comme Médiatrice de l’humanité ; mais si vous ne faites pas cas de ma Mère, mes enfants, comment pourrais-je vous sauver tous ?… Je demande au Père miséricorde et ma Mère implore miséricorde pour l’humanité. Mais je vous ai déjà dit à plusieurs reprises que je ne supporte pas davantage la souffrance de ma Mère. Il n’y a pas dans le monde de récipient qui pourrait contenir les larmes de ma Mère[4] ! »

A l’Escorial, la Vierge nous révèle à nouveau la tendresse de son Cœur Immaculé ; et dans les combats qui sont les nôtres au quotidien, nous avons tant besoin de « l’écouter » à nouveau… surtout quand Elle réaffirme l’importance capitale de se confier à son Cœur avec cette notion de « Refuge » qu’évoque le livre de l’Apocalypse (12,6 et14) :
« Mon Cœur Immaculé est prêt pour tous ceux qui voudront y trouver refuge… »
Et la Vierge précise : « N’ayez pas peur ! Priez mes enfants car si vous priez, l’Ennemi n’aura aucun pouvoir sur vous ! Et je promets que quiconque aimera ce Cœur ne se damnera pas ; je le préserverai des peines de l’Enfer… Je vous veux pauvres, humbles et sacrifiés[5] ! »
C’est une parole simple et évangélique à « graver » en nos cœurs car elle contient une vérité de foi capitale pour suivre le Christ Sauveur jusqu’au bout de notre vie. En effet, dans le vacarme infernal des derniers temps où tout est fait pour nous agresser, nous disperser et nous éloigner de la Présence de Dieu… la tendresse de Marie nous donne plus que jamais la prière du Rosaire pour vivre « le silence de l’humilité ! » A travers les bruits infernaux du monde actuel, il nous libère des chaînes de Satan ! En ce sens, les confidences uniques de la Vierge sur sa propre vie nous invitent à la suivre sur la voie triomphale de l’humilité :
« Lorsque je demeurai seule sur la terre, qu’il n’y avait plus mon Fils… Satan est très rusé et voulut me détruire, moi qui étais la Mère de Dieu ! Comment ne voudrait-il pas jouir de vos âmes, mes enfants ? Il veut s’emparer de vous… Là où il y a Marie, là il veut détruire… mais la prière et le sacrifice vous maintiendront inébranlables, mes enfants ! Bienheureux ceux qui s’humilient, car ils seront exaltés ! Satan est désarmé devant l’humilité ! Lucifer est puissant sur les orgueilleux, mais sur les humbles il n’a pas de pouvoir ! Avec l’humilité, vous parviendrez à tout[6] !»
D’autre part, comment ne pas voir que la fin des temps s’accélère ? Car depuis deux siècles, la Sainte Vierge nous visite si souvent à travers des lieux et des voyants pour nous alerter et nous réveiller en ne cessant de nous « avertir » ! Telle est la Mission de la Mère qui nous prévient constamment que les péchés de plus en plus horribles de notre époque nous mènent à la mort : c’est pourquoi Marie nous montre sa tendresse maternelle en nous alertant régulièrement par ses Apparitions : de La Salette à Lourdes, de Fatima à Akita, de Garabandal à Medjugorje… et dans tant d’autres lieux ! Elle vient nous « dire », à la fois, sa tendresse de Mère et son inquiétude extrême pour notre salut !
Ainsi, au Pré Neuf, la Vierge de l’Escorial nous fait toucher « l’urgence » des derniers temps ! Elle nous invite à la prière intense par la fidélité quotidienne au chapelet, mieux, au Rosaire de son Cœur :
« Touchez les grains de votre chapelet. Que ressentez-vous dans ces grains ? Pour chaque grain, voyez quelle lumière entre au Purgatoire. Pour chaque Ave Maria, voyez comme il sauve les âmes… Je veux que la lumière de ton Rosaire soit diffusée dans le monde entier. Le Chapelet sera votre salut ! Dis-le, ma fille, à tous mes enfants : qu’ils ne se couchent pas sans faire cette prière quotidiennement, j’aime tellement ça !… Par le Rosaire, beaucoup d’âmes sont sauvées [7]! »
Marie+Mickaël
[1] J’ai eu la profonde joie de vivre cette grâce, avec Marie-Jacinta, en début octobre 2023 et je conseille vivement d’aller prier le Rosaire en ce lieu marial béni… si possible, un premier samedi du mois !
[2] « Récits d’un pèlerin Russe » : un livre incontournable à lire, relire et surtout méditer !
[3] Lettre 90.
[4] Mai 1984.
[5] 8 novembre 1984.
[6] 8 décembre 1984 / 25 décembre 1984 / 3 juin 1984.
[7] 7 octobre 1982.
[21] Qu’on ne s’imagine donc pas, avec quelques faux illuminés, que Marie, étant créature, elle soit un empêchement à l’union au Créateur, ce n’est plus Marie qui vit, c’est Jésus‑Christ seul, c’est Dieu seul qui vit en elle. Sa transformation en Dieu surpasse plus celle de saint Paul et des autres saints, que le ciel ne surpasse la terre en élévation.
Marie n’est faite que pour Dieu, et tant s’en faut qu’elle arrête une âme à elle‑même, qu’au contraire elle la jette en Dieu et l’unit à lui avec d’autant plus de perfection que l’âme s’unit davantage à elle. Marie est l’écho admirable de Dieu, qui ne répond que : Dieu, lorsqu’on lui crie : Marie, qui ne glorifie que Dieu, lorsque, avec sainte Élisabeth, on l’appelle bienheureuse. Si les faux illuminés, qui ont été misérablement abusés par le démon jusque dans l’oraison, avaient su trouver Marie, et par Marie Jésus et par Jésus Dieu, ils n’auraient pas fait de si terribles chutes. Quand on a une fois trouvé Marie, et, par Marie, Jésus, et par Jésus, Dieu le Père, on a trouvé tout bien, disent les saintes âmes: Inventa, etc. Qui dit tout n’excepte rien : toute grâce et toute amitié auprès de Dieu ; toute sûreté contre les ennemis de Dieu ; toute vérité contre le mensonge ; toute facilité et toute victoire contre les difficultés du salut ; toute douceur et toute joie dans les amertumes de la vie.
A suivre…
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Dans les Cahiers de 1943, Jésus s’adresse ainsi à Maria Valtorta (1) : « Marie a attiré des millions de créatures par ses armes suaves. Elle a évangélisé avant moi par son silence réservé et son indescriptible sourire. Il lui suffisait d’apparaître pour que s’apaisent les paroles aigres ou impures, pour que tombent les rancœurs et se calment les douleurs. Son regard purifiait, son silence élevait, son sourire instruisait. Nazareth en resta longtemps parfumée après son départ. L’Église naissante se consolida en vertu de son silence et de son sourire plus éloquent que tous les mots, car à travers eux transparaissait le visage de Dieu et la vérité de sa mission. Je ne te demande que de regarder et d’imiter ma Mère, qui est aussi la tienne. Grandis en beauté spirituelle afin de lui ressembler, apprends d’elle le silence qui parle à Dieu et de Dieu, et le sourire qui enseigne la foi, la générosité, la charité. Regarde toujours ma douce Mère pour la voir nettement à l’heure de la mort. Celui qui meurt en Marie possède Jésus aussitôt. Contemple Marie et reçoit ma Paix : il ne faut rien d’autre pour être heureux. »
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De Jésus selon Maria Valtorta « Cahiers de 1943 » – le 8.9.43 (1) Maria Valtorta (1897-1961) est une visionnaire chrétienne qui a écrit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages manuscrites, avec la description de visions et révélations reçues surtout entre 1943 et 1951. Son œuvre principale est Le Poème de L’Homme-Dieu, parue en 10 volumes en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, dont le pape Pie XII a encouragé la publication (« Publiez, qui lira comprendra »). L’Église ne s’est pas prononcée officiellement à leur sujet, mais les Servites de Marie diffusent les écrits de Maria Valtorta qui est enterrée dans une chapelle de la Basilique de Florence. |
En ce début de carême qui nous redynamise sur le chemin de la conversion, nous vous proposons cette méditation de Benoît XVI… Tournons-nous vers Marie pour vivre ce carême dans l’humilité et la simplicité !
« Alors que le péché divise, nous éloigne les uns des autres, la pureté de Marie la rend infiniment proche de nos cœurs, attentive à chacun de nous et désireuse de notre vrai bien. Vous le voyez ici à Lourdes, comme dans tous les sanctuaires mariaux, des foules immenses accourent aux pieds de Marie pour lui confier ce que chacun a de plus intime, ce qui lui tient particulièrement à cœur.
Ce que, par gêne ou par pudeur, beaucoup n’osent parfois pas confier même à leurs proches, ils le confient à Celle qui est la toute pure, à son Cœur immaculé : avec simplicité, sans fard, en vérité. Devant Marie, en vertu même de sa pureté, l’homme n’hésite pas à se montrer dans sa faiblesse, à livrer ses questions et ses doutes, à formuler ses espérances et ses désirs les plus secrets. L’amour maternel de la Vierge Marie désarme tout orgueil ; il rend l’homme capable de se regarder tel qu’il est et il lui inspire le désir de se convertir pour rendre gloire à Dieu.
Marie nous montre ainsi la juste manière d’avancer vers le Seigneur. Elle nous apprend à nous approcher de lui dans la vérité et la simplicité. Grâce à elle, nous découvrons que la foi chrétienne n’est pas un poids, mais elle est comme une aile qui nous permet de voler plus haut pour nous réfugier entre les bras de Dieu. »
Benoît XVI
Angelus du Dimanche 14 septembre 2008, à Lourdes.
Pour ceux qui parlent anglais, voici la vidéo originale :
« A chaque fois que les paroles de la Consécration sont prononcées, l’Eglise, représentée par le prêtre et les fidèles, est rendue présente au Sacrifice sanglant : les deux mille ans qui nous séparent de la Croix sont abolis, nous sommes là comme l’étaient la Sainte Vierge et Saint Jean. Et chaque génération peut à son tour s’engouffrer dans l’offrande éternelle du Christ, offerte pour tous les temps ! »
Cardinal Journet, Méditation sur l’Eucharistie
Cette admirable citation nous transporte au cœur de la Sainte Messe où le Cardinal Journet soulève quelque peu le voile : ici, seule la foi peut ouvrir la porte du Mystère et s’approcher dans cette adoration silencieuse où Dieu se révèle… Alors, guidés par ce merveilleux théologien, nous allons mieux découvrir à quel point « l’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne[1] ! » Ce texte si riche va nous donner un regard renouvelé sur le plus grand don du Cœur de Jésus à son Eglise. Méditons maintenant, tour après tour, les deux parties principales :
« A chaque fois que les paroles de la consécration sont prononcées, l’Eglise, représentée par le prêtre et les fidèles, est rendue présente au Sacrifice sanglant… »
Après la liturgie de la Parole de Dieu… nous sommes transportés ici au cœur même de la Sainte Cène ; à cet instant précis où Jésus a institué l’Eucharistie (Mt 26,26-28) et livré son Corps sur la Croix avec cette infinie miséricorde jaillie de son Cœur : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font ! » (Lc 23,34). Et c’est pourquoi à la Messe, quand le prêtre arrive à la consécration, le servant sonne la clochette qui nous avertit de ce moment unique et sacré : voici qu’à travers les paroles si simples du célébrant, se déploie le plus grand des mystères de l’histoire ! Là, surgit une indicible réalité : le pain devient le Corps du Christ et le vin son Sang… et c’est pourquoi devant cette Venue cachée qui prépare en secret son Retour glorieux, l’Eglise se met à genoux et adore…
Ici, la remarque Saint Augustin est précieuse : « La foi, c’est croire ce que l’on ne voit pas ; et la récompense de cette foi est de voir ce que l’on croit[2] ! » Ainsi, il y a dans l’Eucharistie « ce que l’on voit et ce que l’on croit. Ce que l’on voit, ce sont les apparences, les propriétés physico-chimiques, bref les « espèces » ou « accidents », du pain et du vin…
Après la parole du Christ, sous ces apparences inchangées du pain, ce qui est là c’est le Corps du Christ et le Sang du Christ… Un changement profond s’est produit. On est passé d’une réalité à une autre réalité, d’une substance à une autre substance… Passer, en latin, se dit : « trans. » D’où le mot : transsubstantiation[3]… » Ainsi, « chaque Messe est un rayon de l’éternité divine qui passe à travers la brièveté du moment sacrificiel pour le rendre présent à tous les moments de l’avenir où il sera consommé[4] ! »
Et c’est là que l’Eglise, représentée par le prêtre et les fidèles, est tout à coup transportée au pied de la Croix où s’offre son Seigneur et Sauveur, pour elle et pour tous… à chaque Messe s’opère un saut dans le temps où se joue l’avenir du monde ! Car en vérité, « la Présence réelle est la raison d’être de la permanence de l’Eglise dans l’espace et le temps jusqu’à la parousie… Il faut beaucoup aimer Jésus ! Dans cette petite hostie que l’on reçoit à la Messe, il y a contenus toutes les réponses et tous les amours[5]… »
« Les deux mille ans qui nous séparent de la Croix sont abolis, nous sommes là comme l’étaient la Sainte Vierge et Saint Jean… »
Ce bouleversant mystère du salut nous appelle tous à ce « regard de foi » qui transcende le temps et l’espace. En effet, le chrétien ne doit-il pas devenir avant tout le contemplatif de l’Œuvre de Dieu ? N’est-ce-pas ce qui manque trop souvent aujourd’hui dans nos célébrations du Dimanche où l’animation bruyante et des flots de paroles viennent tuer la profondeur ? Où est passé ce silence où Dieu parle au cœur ? Il nous faut réécouter d’urgence le « cri » que Dieu nous adresse à travers le Prophète :
« C’est pourquoi je vais la séduire et la conduire au désert,
là, je parlerai à son cœur… » (Osée 2,16)
En réalité, devant un tel mystère, il faut se tenir là comme Marie « se tenait » avec Saint Jean au pied de la Croix (Jn 19,25). C’est pourquoi Il est primordial d’entrer dans le silence contemplatif du Cœur de Marie (Lc 2,19) qui est le secret de l’Evangile…
Le Cardinal Journet l’a magnifiquement découvert : « La Vierge est un mystère de présence à l’intérieur même du mystère de l’Eglise et l’on peut dire que l’Eglise est mariale. Cela signifie que l’Eglise, spontanément et sans même y songer, regarde les mystères de la Révélation chrétienne avec les yeux de la Vierge. Elle sait que la Vierge a regardé ces choses avant nous. Ce qu’elle retrouve dans les mystères de l’Annonciation, de Noël, de la Rédemption de la Croix, de Pâques, de l’Ascension, de Pentecôte, c’est cela même que la Vierge y a vu. La foi de la Vierge colore à jamais la foi de l’Eglise[6]… »
+M Mickaël
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[1] Concile Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen gentium, 11.
[2] Saint Augustin, Sermon XLIII.
[3] Cardinal Journet, Le mystère de l’Eucharistie, Téqui 2018, p.13.
[4] Cardinal Journet cité par Marie-Agnés Cabanne, Fribourg, 6 aout 1980.
[5] Cardinal Journet, le mystère de l’Eucharistie, p.28.
[6] Cardinal Journet, L’Eglise du Verbe incarné, tome 2, p.432.
[19] Il n’y a point et il n’y aura jamais créature où Dieu soit plus grand, hors de lui‑même et en lui‑même, que dans la divine Marie, sans exception ni des bienheureux, ni des chérubins, ni des plus hauts séraphins, dans le paradis même…
Marie est le paradis de Dieu et son monde ineffable, où le Fils de Dieu est entré pour y opérer des merveilles, pour le garder et s’y complaire. Il a fait un monde pour l’homme voyageur, c’est celui‑ci il a fait un monde pour l’homme bienheureux et c’est le paradis; mais il en a fait un autre pour lui, auquel il a donné le nom de Marie; monde inconnu presque à tous les mortels ici‑bas et incompréhensible à tous les anges et les bienheureux, là‑haut dans le ciel, qui, dans l’admiration de voir Dieu si relevé et si reculé d’eux tous, si séparé et si caché dans son monde, la divine Marie, s’écrient jour et nuit: Saint, Saint, Saint.
[20] Heureuse et mille fois heureuse est l’âme ici‑bas, à qui le Saint‑Esprit révèle le secret de Marie pour le connaître; et à qui il ouvre ce jardin clos pour y entrer, cette fontaine scellée pour y puiser et boire à longs traits les eaux vives de la grâce! Cette âme ne trouvera que Dieu seul, sans créature, dans cette aimable créature; mais Dieu en même temps infiniment saint et relevé, infiniment condescendant et proportionné à sa faiblesse. Puisque Dieu est partout on peut le trouver partout, jusque dans les enfers, mais il n’y a point de lieu où la créature puisse le trouver plus proche d’elle et plus proportionné à sa faiblesse qu’en Marie, puisque c’est pour cet effet qu’il y est descendu. Partout ailleurs, il est le Pain des forts et des anges; mais, en Marie, il est le Pain des enfants . . .
A suivre…
PROPHÉTIE DE J.Ratzinger (BENOÎT XVI), en 1969 :
“Nous aurons bientôt, des prêtres réduits au rôle de travailleurs sociaux et le message de la foi réduit à une vision politique. Tout semblera perdu, mais au moment opportun, précisément dans la phase la plus dramatique de la crise, l’Église renaîtra. Elle sera plus petite, plus pauvre, presque semblable à une catacombe, mais aussi plus sainte. Parce qu’elle ne sera plus l’Église de ceux qui cherchent à plaire au monde, mais l’Église des fidèles à Dieu et à sa loi éternelle.
La renaissance sera l’œuvre d’un petit reste, apparemment insignifiant et pourtant indompté, qui est passé par un processus de purification. Car c’est ainsi que Dieu travaille. Contre le mal, un petit troupeau résiste ».