La mission de la Mère du Rédempteur

A l’occasion de la fête de la Présentation de Jésus au Temple, nous vous proposons cette méditation, qui peut si bien s’appliquer à la fête de ce jour.

Extrait de Maria Valtorta, l’Evangile tel qu’il m’a été révélé, tome 2, chapitre 157 : « La nouvelle mission de la femme dans le discours aux disciples à Nazareth », page 527 à 529 .

[Jésus s’adresse à ses disciples et leur parle de Marie ] :

 » Vous savez ce qu’est Marie pour former les âmes à Dieu. Vous pouvez le rapporter à ceux et celles qui auront peur de ne n’avoir pas été préparés par moi à leur mission ou de l’être encore insuffisamment quand je ne serai plus avec vous. Elle, ma Mère, sera avec vous maintenant, quand je ne serai pas présent, et plus tard quand je ne serai plus au milieu de vous : Elle vous reste, et avec elle la Sagesse et toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses conseils. […]

Ma Mère m’a dit : « Comme il est doux d’être la Mère du rédempteur ! » Oui, comme c’est doux, quand la créature qui vient au Rédempteur est déjà une créature de Dieu en laquelle il ne subsiste que le péché originel qui ne peut être lavé par un autre que moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l’amour les a lavées. Mais, ma douce Mère, toi la très pure guide des âmes vers ton Fils, Etoile sainte qui les oriente, suave Maîtresse des saints, tendre nourrice des plus petits, Soin salutaire des malades, ce ne seront pas toujours des personnes qui ne refusent pas la sainteté qui viendront à toi… Mais des lèpres, des horreurs, la puanteur, un grouillement de serpents autour de choses immondes viendront ramper jusqu’à tes pieds, ô Reine du genre humain, pur te crier : « Pitié ! Viens à notre secours ! Conduis-nous à ton Fils ! » Et tu devras poser ta main, cette main pure, sus ses plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du péché, et ne pas fuit. Il te faudra au contraire serrer sur ton cœur ceux que Satan a mutilés, ces avortons, ces pourritures, les laver par tes larmes, puis me les amener… Alors tu diras : « comme il est dur d’être la Mère du Rédempteur ! » Mais tu le feras parce que tu es la Mère… Je baise et je bénis tes mains, ces mains par lesquelles viendront à moi tant de créatures dont chacune sera l’une de mes gloires. Mais, avant de l’être pour moi, elle sera une de tes gloires, Mère sainte.

Quant à vous, chères femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maîtresse, […] et celle de tous ceux qui veulent se former sans la grâce et la sagesse. Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mère de la Sagesse.

 




Message de Marie à Medjugorje le 25 janvier 2025

«Chers enfants,
en cette année de grâce, je vous appelle à la conversion.
Mettez Dieu, chers enfants, au centre de votre vie, et les fruits seront l’amour envers le prochain et la joie du témoignage ;
et la sainteté de votre vie sera un authentique témoignage de foi.
Merci d’avoir répondu à mon appel. »



La Mère de Jésus était là… Elle est toujours là !

« Il y eut des noces à Cana de Galilée.

La Mère de Jésus était là…

Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. »

Jean 2,1-2

 

Cette Parole placée au début de l’Evangile de Saint Jean donne d’abord une information de taille: « La Mère de Jésus était là… » Mais derrière cette simple précision historique se cache un immense mystère : ce dialogue entre la Mère et le Fils, entre la Femme et le Messie va ouvrir « la porte de la Révélation » qui fonde les Evangiles. C’est à Cana que tout commence et bascule à travers l’intervention médiatrice de Marie :

« Tel fut le premier des signes de Jésus. Il l’accomplit à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui… » (Jn 2,11).

Ainsi, quand il est mentionné la Présence de la Vierge Marie dans la Parole de Dieu, il nous faut voir grand et large à travers le mystère de la Femme : du livre de la Genèse où Elle écrase la tête du Serpent (Gn 3,15), au livre de l’Apocalypse où Elle fait face au Dragon des derniers temps ! (Ap 12,1-3). Le mystère de la Femme qui enfantera le Messie (Is 7,14) est donc au cœur des Ecritures…

Et quand Jean nous tourne vers cette Femme habituellement « cachée », il nous faut peser chaque mot qui ouvre de vastes horizons : « La Mère de Jésus était là… » Cette précision temporelle contient en même temps un mystère intemporel car la Vierge Marie est « toujours là ! » Au pied de la Croix, elle est devenue, à travers Jean, notre Mère pour toujours à travers la Parole de son Fils et Sauveur : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Et désormais, la Mère de Jésus est devenue la mienne et elle sera « toujours là » pour moi et pour toute l’humanité !

C’est dans cette présence qui m’enveloppe de sa tendresse et de sa protection que nous pouvons suivre Jésus avec plus de paix et de force… ce « toujours là » maternel pourra vaincre toutes mes faiblesses, mes chutes et ma terrible fragilité. Car avec Marie, on se relève de tout ! C’est pourquoi il faut toujours s’appuyer sans cesse sur son « inépuisable tendresse » qui vient vaincre notre si profonde désillusion…

La Mère de Jésus est devenue ma Mère et « elle est toujours là ! » Dans sa maternelle présence, Elle est là, offerte à chaque instant dans l’espace et le temps : sa tendresse veille sur moi comme personne ne peut l’imaginer ! Au Ciel, nous découvrirons qu’Elle nous a suivie à chaque minute de nos vies… et nous serons bouleversés de ce que cache et signifie dans l’Evangile l’insondable Parole de Jésus : « Voici ta Mère ! »

Nous n’avons pas fini de découvrir qui est Marie pour nous et jusqu’à quel point « elle est toujours là ! » Elle prend soin de nous avec cet indicible amour qu’Elle a eu pour Jésus… Alors, comme nous le chantons dans le Salve Regina, disons-lui de tout notre cœur : « Salut, Reine, Mère de miséricorde : notre vie, notre douceur et notre espérance !… »

+M Mickaël




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. n°12

Grignion de Montfort expose les raisons pour lesquelles Marie est le moyen de trouver la grâce de Dieu, et donc de devenir saint. Voici la 6ème raison :

[12] 6° Puisque Marie a formé le Chef des prédestinés, qui est Jésus‑Christ, c’est à elle aussi de former les membres de ce Chef, qui sont les vrais chrétiens : car une mère ne forme pas le chef sans les membres, ni les membres sans le chef. Quiconque donc veut être membre de Jésus‑Christ, plein de grâce et de vérité, doit être formé en Marie par le moyen de la grâce de Jésus‑Christ, qui réside en elle en plénitude, pour être communiquée en plénitude aux vrais membres de Jésus‑Christ et à ses vrais enfants.

A suivre…

Pour consulter le plan de l’ouvrage, cliquer ici.




Message de la Reine de la Paix à Pedro Regis, 18 janvier 2025

Message de Notre-Dame Reine de la Paix, transmis le 18 Janvier 2025

Chers enfants, je suis votre Mère et je suis venue du Ciel pour vous emmener au Ciel. Ne vous éloignez pas du chemin que je vous ai montré. Ne laissez pas le diable vous éloigner du chemin du salut. Accueillez les Enseignements de Mon Jésus et du véritable Magistère de Son Église.

Rappelez-vous toujours : en tout, Dieu à la première place.

Soyez attentifs! La grande division se répandra dans la Maison de Dieu à cause des mauvais bergers et la Babel sera présente partout. Priez. Ce n’est que par la force de la prière que vous pouvez supporter le poids des épreuves qui viendront. Remplissez-vous d’espérance. Demain sera meilleur pour les hommes et les femmes de foi.

Prenez soin de votre vie spirituelle et vous serez grands aux Yeux de Dieu. Tout dans cette vie passe, mais la Grâce de Dieu en vous sera éternelle. En ce moment, je fais tomber sur vous une extraordinaire pluie de grâces du Ciel. En avant sans peur ! Je vous aime et je serai toujours à vos côtés.

C’est le message que je vous transmets aujourd’hui au nom de la Très Sainte Trinité. Merci de M’avoir permis de vous réunir ici une fois de plus. Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Demeurez dans la paix.

Pour en savoir plus sur Pedro Regis et les apparitions de Notre-Dame d’Anguerra, cliquer ici.




Le spectre du communisme mondial

Publié le 9 janvier 2025 par Mark Mallett

L’avancée, année après année,
des mondialistes bien placés qui prônent
le socialisme et le communisme,
et des organismes mondiaux qui tentent d’éradiquer le christianisme,
est bien organisée.
Elle est implacable, intrusive, insidieuse et luciférienne,
catapultant la civilisation à un endroit
auquel elle n’a jamais aspiré, ni œuvré.
L’objectif de l’élite mondiale autoproclamée
est le remplacement total des valeurs bibliques
dans la civilisation occidentale.
— Ted Flynn, auteur,
Garabandal,
L’avertissement et le grand miracle,
 p. 177

 

Voici une prophétie étonnante sur laquelle j’ai réfléchi pendant les vacances et maintenant, alors que 2025 se déroule. Une réalité qui donne à réfléchir m’envahit chaque jour alors que je « veille et prie » à la lumière des « signes des temps ». C’est aussi la Parole de Dieu au début de cette nouvelle année : nous sommes confrontés au spectre du communisme mondial …

Quand le communisme reviendra

Cette parole fut annoncée aux enfants du lieu des apparitions de Garabandal, en Espagne, en 1961, comme une sorte de suivi de l’avertissement de Fatima, au Portugal, en 1917. Notre-Dame avait alors averti que, si la Russie ne se consacrait pas à son Cœur Immaculé et que le monde ne répondait pas par la pénitence, la Russie « répandrait ses erreurs ». Quelles erreurs ? Les philosophies du socialisme, du marxisme et de l’athéisme, qui ont trouvé leur expression pratique dans le communisme. Le message de la Sainte Mère était clair comme de l’eau de roche :

Si mes demandes sont entendues, la Russie se convertira et la paix régnera ; sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde entier, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés ; le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ; plusieurs nations seront anéanties.  — Message de Fatima,  vatican.va

À l’époque des apparitions de Notre-Dame à Garabandal, [1] le communisme tenait dans son emprise glaciale plusieurs nations réparties sur onze fuseaux horaires. Les « erreurs de la Russie » étaient non seulement répandues dans toute l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), mais elles empoisonnèrent également l’Espagne, la Chine, Cuba, le Vietnam et d’autres nations, ne laissant derrière elles que mort et oppression. Plus alarmant encore, le communisme commençait à se frayer un chemin dans la pensée occidentale par l’intermédiaire des jeunes. [2]

C’est pourquoi le message de Notre-Dame à la voyante de Garabandal, Conchita Gonzalez (12 ans à l’époque), était si étonnant. Les soi-disant « avertissements, miracles et châtiments » prédits en partie à Fatima surviendraient lorsque le communisme reviendrait. Mais attendez, il n’était même pas parti !

« Quand le communisme reviendra, tout arrivera. » (Conchita)

L’auteur a répondu : « Que voulez-vous dire par revenir ? »

« Oui, quand cela reviendra », répondit-elle.

« Est-ce que cela veut dire que le communisme disparaîtra avant cela ? »

« Je ne sais pas », a-t-elle répondu, « la Sainte Vierge a simplement dit « quand le communisme reviendra » . —interview Garabandal – Der Zeigefinger Gottes ( Garabandal – Le doigt de Dieu ), Albrecht Weber

 

La guerre contre l’Église

Beaucoup de gens considèrent la chute du mur de Berlin et la disparition de l’Union soviétique en 1991 [3] comme l’« effondrement » du communisme. Mais le communisme a continué d’exister dans son état d’avant la guerre froide en Corée du Nord et est resté la philosophie dominante en Chine. Il n’a jamais quitté ce pays. Alors, que veut dire Notre-Dame par « quand le communisme reviendra » ?

Pour comprendre, il faut reconnaître le but sous-jacent du communisme et ses fondements philosophiques, enracinés dans la franc-maçonnerie. [4] Le communisme n’est pas seulement une idéologie politique, mais une idéologie destinée à supplanter l’Église catholique. La Russie n’était pas le but mais l’ expérience.

La Russie était considérée comme le terrain le mieux préparé pour expérimenter un plan élaboré il y a des décennies et qui, de là, continue à le diffuser d’un bout à l’autre du monde.  — PAPE PIE XI,  Divini Redemptoris , n. 24 ;  www.vatican.va

C’est pourquoi les papes se sont succédés pour condamner la franc-maçonnerie et/ou le communisme. [5] Ils étaient considérés comme la principale menace existentielle pour la chrétienté :

A cette époque, cependant, les partisans du mal semblent se grouper et lutter avec une véhémence unie, conduits ou aidés par cette association fortement organisée et répandue appelée les francs-maçons. Ne faisant plus mystère de leurs desseins, ils s’élèvent maintenant hardiment contre Dieu lui-même… Leur but ultime se dessine, à savoir le renversement complet de tout cet ordre religieux et politique du monde que la doctrine chrétienne a produit, et la substitution d’un nouvel état de choses conforme à leurs idées, dont les fondements et les lois seront tirés du simple naturalisme . — PAPE LÉON XIII, Humanum Genus , Encyclique sur la Franc-Maçonnerie, n° 10, 20 avril 1884

Pour répondre à notre question sur ce que Notre-Dame entend par « quand le communisme reviendra », il semble clair qu’elle fait référence au moment où le communisme menacera à nouveau la chrétienté – traditionnellement comprise comme la civilisation occidentale . En fait, on ne peut pas sous-estimer les implications prophétiques de l’effondrement actuel de l’Occident. Les premiers Pères de l’Église ont en fait compris la dissolution de l’Empire romain comme le principal signe avant-coureur qui lèvera le frein à l’ Antéchrist et à un système politique mondial que saint Jean appelait la « bête » (cf. Apocalypse 13:1-10).

 

 

Je reconnais que, de même que Rome, selon la vision du prophète Daniel, succéda à la Grèce, de même l’Antéchrist succède à Rome, et notre Sauveur le Christ succède à l’Antéchrist. Mais il ne s’ensuit pas que l’Antéchrist soit venu ; car je ne reconnais pas que l’empire romain ait disparu. Loin de là : l’empire romain subsiste encore aujourd’hui… Et comme les cornes, ou royaumes, existent toujours, en fait, nous n’avons donc pas encore vu la fin de l’empire romain. — Saint John Henry Newman (1801-1890), The Times of Antichrist , Sermon 1

Cette révolte ou chute est généralement comprise par les Pères de l’Antiquité comme une révolte contre l’empire romain, qui devait d’abord être détruit avant la venue de l’Antéchrist. On peut peut-être aussi l’entendre comme une révolte de nombreuses nations contre l’Église catholique, qui s’est déjà produite en partie par l’intermédiaire de Mahomet, Luther, etc., et on peut supposer qu’elle sera plus générale aux jours de l’Antéchrist. — note de bas de page sur 2 Thess 2:3, Douay-Rheims Holy Bible , Baronius Press Limited, 2003 ; p. 235

Mais aujourd’hui, saint John Henry Newman serait facilement d’accord avec Benoît XVI qui, en 2010, comparait l’état actuel de l’Occident à l’ effondrement de l’ancien Empire romain.

Malgré tous les nouveaux espoirs et toutes les nouvelles possibilités, notre monde est en même temps troublé par le sentiment que le consensus moral est en train de s’effondrer, consensus sans lequel les structures juridiques et politiques ne peuvent pas fonctionner… Ce consensus fondamental, issu de l’héritage chrétien, est en danger… En réalité, cela rend la raison aveugle à l’essentiel. Résister à cette éclipse de la raison et préserver sa capacité à voir l’essentiel, à voir Dieu et l’homme, à voir ce qui est bon et ce qui est vrai, est l’intérêt commun qui doit unir tous les hommes de bonne volonté. L’avenir même du monde est en jeu. — PAPE BENOÎT XVI, Discours à la Curie romaine, 20 décembre 2010 ; catholicherald.co.uk

Si nous nous trouvons aujourd’hui dans la phase finale de l’effondrement de cet « Empire romain » dans sa forme résiduelle, c’est précisément parce que le communisme a commencé son retour :

Le communisme revient donc sur le monde occidental, parce que quelque chose y est mort : la foi inébranlable des hommes dans le Dieu qui les a créés. — Vénérable archevêque Fulton Sheen, « Communism in America », cf. youtube.com

La vision prophétique du vénérable Sheen a été ponctuée, voire scellée, des décennies plus tard par le cardinal Robert Sarah dans une critique cruciale de l’effondrement spirituel du monde occidental :

La crise spirituelle concerne le monde entier. Mais sa source se trouve en Europe. Les Occidentaux sont coupables de rejet de Dieu… L’effondrement spirituel a donc un caractère très occidental… Parce que [l’homme occidental] refuse de se reconnaître comme héritier [du patrimoine spirituel et culturel], l’homme est condamné à l’enfer de la mondialisation libérale dans laquelle les intérêts individuels s’affrontent sans aucune loi pour les régir, hormis le profit à tout prix. — Catholic Herald ,  5 avril 2019

Cette « mondialisation libérale » n’est rien d’autre que ce que l’on appelle le « Grand Reset » – une révolution transhumaniste mêlant capitalisme et principes communistes [6] pour faire surgir une bête mondiale avec un contrôle et une surveillance totale sur tous les aspects de nos vies (voir La Révolution finale ). Les deux principaux « leviers » de contrôle de l’élite mondiale sont les « pandémies » et le « changement climatique » :

Convaincre le public de renoncer aux steaks et aux droits de propriété est agaçant, c’est pourquoi l’excuse de « l’urgence climatique » a été créée comme une raison non négociable pour démanteler le marché libre et la gouvernance démocratique… Un modèle se dessine. Les bureaucraties internationales utilisent le Net Zero pour forcer les gouvernements à détruire leurs secteurs agricoles. La richesse disparaît immédiatement des classes moyennes et ouvrières, déclenchant de graves troubles civils. Une crise est déclarée, à laquelle on ne peut échapper que si le public accepte les aumônes et une qualité de vie réduite de manière permanente, au bénéfice de la générosité de l’État. La nation est « réinitialisée » avec un transfert important de richesses et de droits. —Flat White, 11 juillet 2022, The Spectator 

Ce qui est remarquable, et étonnamment trompeur, c’est que beaucoup pensent que les mesures obligatoires en matière de « santé » et de « climat » sont prises « pour le bien commun ». En réalité, elles sont utilisées pour introduire une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), des cartes d’identité numériques, des passeports vaccinaux et des mesures d’austérité qui finiront par instaurer un régime néocommuniste sur l’ensemble du globe. Quand ?

Lorsque nous nous serons jetés sur le monde et que nous dépendrons de lui pour notre protection, et que nous aurons renoncé à notre indépendance et à notre force, alors [l’Antéchrist] pourra éclater sur nous avec fureur aussi loin que Dieu le lui permettra. Alors, soudain, l’Empire romain pourra se désintégrer, et l’Antéchrist apparaîtra comme un persécuteur, et les nations barbares environnantes feront irruption. — Bienheureux John Henry Newman, Sermon IV : La persécution de l’Antéchrist

Aujourd’hui, Satan ne se cache plus. Son caractère est pleinement exposé : « Meurtrier depuis le commencement… et père du mensonge. » [7] Oui, c’était la prophétie de Jésus sur le communisme en pleine floraison ! [8]

 

La confrontation finale

Avec la chute du mur de Berlin, saint Jean-Paul II a compris exactement ce que le monde et l’Église venaient de traverser… mais aussi, à quoi elle était confrontée.

Nous nous trouvons aujourd’hui face à la plus grande confrontation historique que l’humanité ait jamais connue. Je ne pense pas que de larges cercles de la société américaine ou de la communauté chrétienne en prennent pleinement conscience. Nous sommes aujourd’hui face à la confrontation finale entre l’Église et l’anti-Église , entre l’Évangile et l’anti-Évangile du Christ contre l’anti-Christ… C’est un procès… de 2000 ans de culture et de civilisation chrétienne, avec toutes ses conséquences pour la dignité humaine, les droits individuels, les droits de l’homme et les droits des nations. — Cardinal Karol Wojtyla (JEAN-PAUL II), au Congrès eucharistique, Philadelphie, PA ; 13 août 1976 ; cf. Catholic Online (citation confirmée par le diacre Keith Fournier qui était présent)

Je suis convaincu que la bête terrifiante que le prophète Daniel a prédite [9] et que saint Jean a décrite en détail dans Apocalypse 13, et qui se lève maintenant parmi nous, est essentiellement ce que la Femme vêtue du Soleil a annoncé à Fatima : la montée du communisme . C’est la bataille entre l’ancien serpent, le dragon – Satan – contre la Femme et sa progéniture : Jésus et son Église (cf. Genèse 3, 15). C’est pourquoi les apparitions de Notre-Dame dans le monde entier ont explosé de manière exponentielle au cours du siècle dernier. C’est pourquoi les icônes et les statues de Notre-Dame et du Seigneur ont pleuré dans le monde entier. [10] C’est pourquoi Dieu a répandu un esprit de prophétie dans ces derniers jours… car l’apparition de l’Antéchrist signale l’imminence du « Jour du Seigneur » :

« Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Voici, dans ces jours-là, je répandrai mon esprit sur mes serviteurs et mes servantes, et ils prophétiseront. Je ferai des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre: du sang, du feu et une nuée de fumée. Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant que le jour du Seigneur arrive, ce jour grand et glorieux; et quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Actes 2:17-22)

En d’autres termes, comme l’a dit Notre-Dame à Garabandal : « Quand le communisme reviendra, tout arrivera… »

Le communisme n’a pas disparu, il refait surface au milieu de cette grande confusion sur la Terre et de cette grande détresse spirituelle. — Notre-Dame à Luz de Maria Bonnila, 20 avril 2018 ; avec l’imprimatur de l’évêque

Nous voyons comment le pouvoir de l’Antéchrist s’étend, et nous ne pouvons que prier pour que le Seigneur nous donne des bergers forts qui défendront son Église en cette heure de besoin contre le pouvoir du mal. —PAPE BENOÎT XVI, The American Conservative ,  10 janvier 2023

 




Message de la Reine du Rosaire remis à Gisella le 3 janvier 2025

Message de la Reine du Rosaire remis à Gisella le 3 janvier 2025

Mes enfants, mes enfants, merci d’avoir écouté mon appel dans votre cœur.

Enfants, je vous remercie d’avoir plié vos genoux en prière, quelle foi dans vos cœurs !

Je vous demande de revenir à Dieu !

Ne perdez pas de temps, c’est urgent maintenant, c’est seulement de cette façon que vous pourrez changer et trouver la Grâce. Enfants, beaucoup d’entre vous ont reçu beaucoup de grâces et souvent vous ne vous en rendez pas compte… pensez-vous avoir été bons ? Ne croyez-vous pas que le Seigneur écoute votre cœur et que si la demande est bonne pour votre vie, Il vous donne la Grâce ?

Mes enfants, vous me demandez souvent quoi faire pour avoir une protection pour ce qui va arriver. Je vous dis de prier, d’être humble, de donner de l’amour, de partager avec vos frères, de ne pas juger, d’être proches des sacrements, de discerner la présence de mon Fils vivant et de vous consacrer à moi, et c’est ainsi que vous serez protégés lorsque le Le feu tombe du ciel et les vivants envieront les morts.

Mes enfants, je vous demande de prier pour les prêtres afin qu’ils aient foi et courage, car bientôt les églises seront vides.

Priez pour la Suisse.

Enfants, soyez prudents et faites attention aux endroits bondés.

Je vous laisse maintenant avec ma bénédiction maternelle au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. C’est maintenant le moment du témoignage.




Marie a cru à l’impossible !…

« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! »

Lc 1,45

« L’Eglise vénère en Marie la réalisation la plus pure de la foi… »

Catéchisme de l’Eglise catholique, 149

 

Il faut se souvenir du « cri » d’Elisabeth à la Visitation : « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Nous sommes ici devant la béatitude fondamentale de « la Foi » qui commence en la Vierge et traverse tous les Evangiles… en effet, l’Annonciation est l’aboutissement de ce grand mystère qui a commencé avec celui qui est « notre père dans la foi » comme l’a contemplé Saint Jean-Paul II :

« Par la foi et l’obéissance de Marie son bénies toutes les familles de la terre, selon la promesse faite à Abraham[1]. »

La foi de Marie a établi un pont entre Dieu et l’homme : le pont « sacré » de l’Incarnation qui se réalise par la venue du Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Père ! Tout était suspendu à ses lèvres… et son « fiat » à fait entrer Dieu chez l’homme. C’est véritablement « le plus beau « oui » que la terre ait jamais dit au Ciel. Et Saint Thomas d’Aquin affirmera[2] : Elle le prononce « au nom » de l’humanité toute entière, depuis le soir de la chute jusqu’à la fin du monde[3] ! »

Pour approcher quelque peu ce mystère de l’Incarnation, il faut revenir au dialogue de l’Annonciation. On y remarquera que l’Ange Gabriel donne à la Vierge des réponses très précises face à sa question fondamentale, pleine de réalisme : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » (Lc 1,34). C’est ici que « la » réponse de l’Archange ouvre à un événement que l’histoire des hommes n’a jamais connu :

« L’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’Enfant sera Saint et sera appelé Fils de Dieu ! » (Lc 1,35).

On s’est trop « habitué » à écouter ces textes chaque année, mais s’il y a bien un lieu de la Bible où tout bascule dans l’histoire du salut, c’est l’Annonciation ! Là, Marie enfante Jésus, Fils de Dieu et elle devient Théotokos : « Mère de Dieu ! » On est là face à un dialogue si simple, mais qui laisse deviner un mystère si abyssal : une Vierge enfante un Dieu !

Dans une méditation bouleversante, Saint Ambroise s’est est ému :

« Pour croire à cette naissance incroyable et inouïe, il fallait d’abord en avoir entendu parler : qu’une vierge enfante, c’est le signe d’un mystère divin, et non humain. Aussi, est-il écrit : « Le Seigneur vous donnera un signe : voici, une vierge concevra et enfantera un fils ! » (Is 7,14). Marie avait lu cela ; elle crut donc à l’accomplissement de la prophétie. Mais comment la chose se ferait, elle ne l’avait pas lu, car le « comment » n’avait pas été révélé…

Le mystère d’un tel dessein devait être déclaré par la bouche d’un ange, et non d’un homme. Alors, pour la première fois fut entendue cette parole : « L’Esprit Saint surviendra en toi… » entendue, et crue : « Voici, dit-elle, la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon ta parole ! » Vois quelle humilité, vois quel don de soi ! Elle se dit servante du Seigneur, elle qui est choisie pour être sa Mère…

Elle qui devait enfanter Le doux et L’humble de cœur (Mt 11,29), elle devait faire preuve d’humilité… Qu’elle a vite cru à l’enfantement sans pareil ! Car quoi de moins assorti que l’Esprit Saint et le corps humain ? Quoi de plus inouï qu’une vierge concevant contre la loi, contre la coutume, contre la pudeur… ? Et parce que Marie n’avait interrogé que sur le « comment », non sur la réalité du prodige, elle mérita d’entendre :

« Bienheureuse, toi qui as cru[4] ! » (Lc 1,45)

A travers l’imprévisible dessein du Dieu miséricordieux, c’est bien la béatitude de la foi de Marie, au plus haut degré, qui a permis au Verbe de se faire chair et « d’habiter au milieu de nous » (Jn 1,14). Il s’est revêtu de notre fragilité humaine, Il s’est caché dans le quotidien le plus ordinaire, Il est devenu l’un de nous… sans cesser d’être[5], en secret, la Lumière du monde !

Et cela, en étant d’abord « enfoui » dans le sein de Marie durant neuf mois…

Car, après la secrète Annonciation, « lorsque l’Ange partit de chez elle, Marie se retrouva avec un grand mystère enfermé en son sein ; elle savait que quelque chose d’unique et d’extraordinaire avait eu lieu ; elle se rendait compte qu’avait commencé le dernier chapitre de l’histoire du salut du monde. Mais autour d’elle, tout était resté comme avant et le village de Nazareth ignorait complètement ce qui lui était arrivé[6]… »

C’est encore et toujours pour Marie « un saut dans l’inconnu » dont la béatitude de la foi est le seul chemin…

+M Mickaël

 

 

[1] Rome, 6 décembre 1983.

[2] « Loco totius humanitatis » : « En lieu et place de toute l’humanité ! » Somme théologique, III, q.30, a.1c.

[3] Cardinal Charles Journet, Entretiens sur Marie, Parole et silence, 2001, p.22.

[4] Saint Ambroise, II, 14-17, Patrologie Latine 15, 1558.

[5] « Il est devenu ce qu’Il n’était pas, sans cesser d’être ce qu’Il est ! » (Saint Augustin).

[6] Pape Benoît XVI, Rome, 2 juin 2008.




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. (n° 7 à 11)

Grignion de Montfort explique ici pourquoi Marie est le moyen de trouver la grâce de Dieu, et donc de devenir saint :

Parce que :

[7] 1° C’est Marie seule qui a trouvé grâce [devant] Dieu, et pour soi, et pour chaque homme en particulier. Les patriarches et les prophètes, tous les saints de l’ancienne loi n’ont pu trouver cette grâce.

[8] 2° C’est elle qui a donné l’être et la vie à l’Auteur de toute grâce, et, à cause de cela, elle est appelée la Mère de la grâce, Mater gratiae.

[9] 3° Dieu le Père, de qui tout don parfait et toute grâce descend comme de sa source essentielle, en lui donnant son Fils, lui a donné toutes ses grâces; en sorte que, comme dit saint Bernard, la volonté de Dieu lui est donnée en lui et avec lui.

[10] 4° Dieu l’a choisie pour la trésorière, l’économe et la dispensatrice de toutes ses grâces; en sorte que toutes ses grâces et tous ses dons passent par ses mains; et, selon le pouvoir qu’elle en a reçu, suivant saint Bernardin, elle donne à qui elle veut, comme elle veut, quand elle veut et autant qu’elle veut, les grâces du Père éternel, les vertus de Jésus‑Christ et les dons du Saint‑Esprit.

[11] 5° Comme, dans l’ordre naturel, il faut qu’un enfant ait un père et une mère, de même, dans l’ordre de la grâce, il faut qu’un vrai enfant de l’Église ait Dieu pour père et Marie pour mère; et, s’il se glorifie d’avoir Dieu pour père, n’ayant point la tendresse d’un vrai enfant pour Marie, c’est un trompeur qui n’a que le démon pour père…

A suivre…

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17 janvier : Apparition de la Vierge Marie à Pontmain

L’apparition de la Vierge Marie à Pontmain, se situe dans le contexte de la Guerre franco-allemande de 1870. Les armées françaises sont défaites. Metz, la plus importante forteresse d’Europe, assiégée en août, a dû se rendre à l’ennemi en octobre, Paris est assiégé et ses habitants meurent de faim, le Second Empire est tombé, les troupes prussiennes et alliées occupent une grande partie du territoire français. Le , les Prussiens prennent la ville du Mans et progressent vers l’ouest (donc vers la Mayenne), ils arrivent aux portes de Laval, la préfecture du département, distante d’une cinquantaine de kilomètres du village.

Pontmain est un petit hameau de moins de cent habitants, avec une quinzaine de maisons, situé en plein bocage. Les habitants sont « profondément catholiques », trois religieuses s’occupent de l’éducation (scolaire et religieuse) des enfants, ainsi que d’un petit pensionnat.

Outre les désordres liés à la guerre, une épidémie de typhoïde et de variole se déclenche dans la région.

Récit de l’apparition

Le début de l’apparition

Début de l’apparition.

Dans la nuit du , la neige couvre le hameau. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps » (il fait froid, la neige couvre les toits, mais le ciel est clair et étoilé). C’est alors qu’il déclare avoir aperçu au-dessus de la maison d’en face (maison Guidecoq), environ six mètres au-dessus du toit, une « belle dame » à la beauté incomparable et portant une robe bleue, qui le regarde en souriant, les mains tendues vers le bas. Il la regarde, et elle le regarde.

La description qu’Eugène en donnera à l’abbé Richard est la suivante : elle portait « une robe bleue, comme un sarrau d’enfant ». Une robe d’une pièce du cou jusqu’aux pieds. « Elle avait des chaussons bleus comme la robe, et au milieu, un ruban d’or formait un nœud en forme de rosette ». La robe bleue est constellée d’étoiles d’or. Un voile noir cachait ses cheveux et ses oreilles, il recouvrait le tiers du front, retombait sur les épaules jusqu’à la moitié du dos. Sur la tête elle portait une couronne d’or, sans autre ornement qu’un petit liséré rouge, situé presque au milieu. La couronne était posée sur le voile et haute de vingt centimètres. Au pied de la dame, de nombreuses étoiles scintillent.

L’enfant appelle une voisine, Jeannette Détais, venue rejoindre son père, pour lui demander si elle voit quelque chose, mais cette dernière lui avoue ne rien voir de spécial. Il appelle son père et lui pose la même question, et son père lui donne la même réponse. Mais son frère Joseph, lui, déclare voir « une grande et belle dame ». Le père des enfants « ne pouvant croire que ses enfants voyaient quelque chose que lui-même ne voyait pas », fait appeler sa femme et sa domestique pour regarder dans la direction de l’enfant, mais elles ne voient rien non plus. Il en conclut que les enfants mentent et ne voient rien. La famille rentre manger la soupe. Après le repas, les enfants retournent voir « si on la voit encore ». Leur mère recommande aux enfants de prier. Comme « l’apparition se prolonge », on envoie chercher sœur Vitaline, une religieuse du village, membre des adoratrices de la Justice de Dieu, qui ne voit rien. Mais celle-ci retourne chercher trois pensionnaires de l’école, et deux des enfants, Françoise Richer (11 ans) et Jeanne-Marie Lebossé (9 ans), qui déclarent voir « la belle dame ». Leur description coïncide avec celle des garçons.

Premier tableau

Premier tableau de l’apparition.

On appelle alors le curé et d’autres enfants. Toutes ces allées-venues attirent l’attention de villageois qui, malgré la nuit glaciale, viennent voir ce qui se passe, si bien qu’une cinquantaine de personnes se retrouvent rassemblées dans la rue. En plus des quatre enfants déjà cités, trois autres, Eugène Friteau (6 ans), Auguste Avice (4 ans) et Augustine Boitin (25 mois), déclareront avoir eux aussi vu la « belle dame ». À l’arrivée du curé, l’abbé Guérin, les enfants déclarent que l’apparition change, et qu’un grand cercle se forme autour de la belle dame. Le cercle est bleu et distant de 50 cm environ. Les enfants voient aussi quatre bougies apparaître dans le cercle : deux au niveau des genoux, et deux à hauteur des épaules. Une petite croix rouge (grande comme un doigt), apparaît sur la poitrine de la Vierge. Le curé demande alors à l’assistance de prier, et une des religieuses présente organise la récitation du chapelet.

Second tableau

Durant la prière du chapelet, l’image se modifie : le cercle bleu s’agrandit ainsi que la dame, le nombre des étoiles (au pied de la dame) se multiplie, et sur la robe aussi les étoiles bougent et se multiplient, au point qu’un enfant ajoute « elle (la robe) est bientôt toute dorée ». La religieuse entonne ensuite le Magnificat, et les enfants disent qu’alors une grande banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison, où s’inscrit lettre après lettre le message de la « Dame » : « Mais priez mes enfants ». Les enfants annoncent en chœur l’arrivée de chaque lettre, et l’assemblée reconstitue le message mentalement. Le curé enchaîne par le chant des litanies de la Vierge. Les enfants disent alors voir un complément au message s’afficher, toujours lettre par lettre : « Dieu vous exaucera en peu de temps ».

Deux nouveaux chants sont entonnés, et la suite du message s’affiche sur le bandeau : « Mon Fils se laisse toucher ». Les enfants précisent que cette phrase est soulignée par un trait d’or. À partir des mots « mon fils », l’assemblée estime que c’est bien la Vierge Marie qui est vue par les enfants.

Troisième tableau

Troisième tableau.

Alors que l’assemblée entonne un cantique à la Vierge, les enfants disent que « la Vierge élève ses mains à la hauteur des épaules, et agite lentement les doigts », comme si elle accompagnait le chant du cantique, en regardant les enfants avec un sourire d’une douceur infinie. Les enfants s’écrient alors « Voilà qu’elle rit, voilà qu’elle rit ».

Quatrième tableau

Quatrième tableau.

Après dix minutes, l’assemblée, toujours en prière, entonne un chant de pénitence, le Parce Domine (Épargne, Seigneur !). Les enfants déclarent que l’inscription disparaît, et que le visage de la Vierge s’assombrit. Une grande croix rouge, avec un Christ de la même couleur, apparaît devant la dame. Sur une branche horizontale de la croix, les mots de « Jésus Christ » sont inscrits. Elle, prend alors le crucifix dans ses mains, l’incline légèrement vers la foule, et porte son regard non plus sur la foule, mais sur la croix qu’elle tient dans ses mains. Une des étoiles, située sous la Vierge, se met alors en mouvement, venant rejoindre la première bougie, située à son genoux gauche, et l’allume (les bougies étaient alors « éteintes » jusque là), puis, elle remonte à la bougie située au niveau de l’épaule, l’allume à son tour, et successivement, allume les quatre bougies qui entourent la Vierge.

Joseph Barbedette, dans sa déposition au procès canonique, déclarera « Pendant tout le temps que la très sainte Vierge garda le crucifix dans ses mains, son visage n’a pas pleuré : nous n’avons pas vu les larmes rouler dans ses yeux ; mais, spécialement au coin de la bouche, le tremblement des lèvres qui manifeste une vive émotion. Les lèvres remuaient, semblant prononcer les paroles du cantique de pénitence, que l’on chantait à ses pieds, spécialement au refrain, du Parce Domine ».

Fin de l’apparition

À la suite de cela, et alors que le curé fait chanter le cantique Ave Maris Stella, les enfants indiquent que le crucifix disparaît, la Vierge reprend son attitude initiale, les bras tendus vers eux, qu’une petite croix blanche surmonte chacune de ses épaules, et que le visage de la Vierge s’illumine à nouveau d’un sourire. Le curé demande ensuite de faire la prière du soir. Durant cette prière, l’apparition se recouvre peu à peu d’un « grand voile blanc », qui, partant des pieds, recouvre peu à peu la Vierge. Finalement, son visage disparait, ainsi que le disque bleu et les bougies. Il est 21 h, l’apparition a duré trois heures. Les villageois rentrent alors chez eux.