La prière urgente de La Vierge à Fatima ! Un signe ultime de « la fin des temps » (1)
La prière urgente de La Vierge à Fatima !
1 – Un signe ultime de « la fin des temps »
« O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer !
Et conduisez au Ciel toutes les âmes,
spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ! »
Notre Dame de Fatima, 13 juillet 1917
C’est lors de la troisième Apparition à Fatima que la Vierge demandera aux enfants d’ajouter cette prière unique au Seigneur Jésus après chaque dizaine de chapelet. Dans le mystère du salut offert à chaque instant à l’humanité pécheresse, c’est le signe d’une extrême urgence dans le grand combat qui se déploie entre la Femme et le Dragon (Ap 12,1-3) : la tradition ecclésiale a d’ailleurs vu dans cette « Femme » le mystère de l’Eglise, mais aussi et surtout de Marie, Mère de l’Eglise !
Le Pape Saint Paul VI l’a magnifiquement contemplé dans son exhortation apostolique mariale « Signum Magnum ». A travers cette exhortation mariale officielle, on devine la douce intimité de cœur que Paul VI a vécu avec la Vierge… et reçu d’Elle un don de force et d’espérance pour faire face à un après Concile plus qu’éprouvant ! Ecoutons le chant de son cœur qui demeure si actuel :
« Le signe grandiose que Saint Jean vit dans le ciel : « une Femme enveloppée de soleil » (Ap 12,1), la liturgie l’interprète, non sans fondement, comme se rapportant à la très Sainte Vierge Marie, Mère de tous les hommes par la grâce du Christ Rédempteur… La maternité spirituelle de Marie transcende l’espace et le temps et appartient à l’histoire universelle de l’Eglise, car elle a toujours été présente en elle par son assistance maternelle…
Puisse le Cœur Immaculé de Marie resplendir devant le regard de tous les chrétiens… réconforté par cette certitude que l’insigne Reine du Ciel et notre très douce Mère ne cessera jamais d’assister tous et chacun de ses enfants[1]… »
Ainsi, jaillie des profondeurs du Cœur Immaculé et douloureux de Notre Dame à Fatima, cette prière est un condensé des vérités de la foi et un « cri ultime » vers la Miséricorde de Dieu ! Elle nous est donnée pour vivre les temps eschatologiques que le Christ a si souvent annoncés dans les Evangiles de la fin :
« Veillez et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître avec assurance devant le Fils de l’homme ! » (Lc 21,36).
Cela signifie précisément qu’il faut se réveiller de nos divers sommeils, celui qu’implique le matérialisme ambiant qui finit par « tuer l’âme » en l’éloignant dangereusement de Dieu… ou celui d’une pratique religieuse confortable tout aussi « redoutable » qui ne vit plus l’urgence de la conversion évangélique ! Il faut revenir à l’admirable pédagogie de la Vierge à Fatima : durant les deux premières Apparitions, Elle fait faire aux enfants l’expérience unique du bonheur du Ciel au cœur de la Sainte Trinité… et ce n’est qu’à la troisième Apparition qu’Elle leur révèle dans une vision l’horreur de l’Enfer sous la domination de Satan !
On demeure d’ailleurs stupéfaits du silence sur les fins dernières dans l’Eglise actuelle : à quelques exceptions près, elle demeure « muette » sur les signes évidents de la « Parousie » qui invitent à la conversion évangélique ! Trop souvent, la prédication préfère une approche plus lisse et sociale… et les « messages » de la Sainte Vierge semblent venir déranger une pastorale uniforme !
Pourtant, nous n’avons qu’une seule vie pour nous convertir à l’amour du Christ et du prochain en vue de la vie éternelle : «Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l’amour[2] ! » Certes, par l’Amour en personne dont la Miséricorde est infinie, mais tout aussi infiniment Juste ! Et c’est pourquoi demandons avec insistance d’être « libérés » de ce regard trompeur où l’âme est enfermée dans une terrible illusion : celle des Vierges folles de l’Evangile ! Alors que les Vierges sages s’endorment aussi à cause de leur fragilité, elles sont néanmoins prêtes au réveil (Mt 25,5-8) car vigilantes dans l’huile de la prière et de l’amour… l’huile sacrée du cœur fidèle !
Les Vierges folles, elles, sont toujours « ailleurs » ! Elles se situent « loin », dans une mortelle distance, et n’ont plus cette relation d’amour constante avec l’Epoux. Leur soi-disant foi n’est qu’une dimension accessoire de leur vie… et leur demande urgente « d’ouvrir la porte » semble plus une pure opportunité, qu’un vrai cri d’amour ! De fait, la relation n’existe pas ou n’existe plus depuis longtemps et la mise en lumière du Seigneur en témoigne tragiquement : « En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas ! » (Mt 25,12). Cela me fait penser à cette parole de Jésus miséricordieux à Sainte Faustine :
« O malheureux qui ne profitaient pas maintenant de ce miracle de la Miséricorde… en vain, vous appellerez, il sera déjà trop tard [3]… »
Cela nous renvoie à un autre Evangile qui précise encore combien s’enfermer dans cette « illusion redoutable » ferme la porte du Ciel… car, en réalité, le cœur demeure « si loin » de la douce Présence de Dieu : « Dés que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous ! » Il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes ! » Alors vous commencerez à dire : « Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places ! » Mais il vous répondra : « Je ne sais d’où vous êtes. Loin de moi, vous tous, artisans d’iniquité ! » Là seront les pleurs et les grincements de dents… » (Lc 13,25-28).
C’est pourquoi le Seigneur nous prévient de vérifier et préparer notre cœur dans la vigilance inlassable de la prière : « Veillez donc, car vous ne savez ni le moment, ni l’heure ! » (Mt 25,12-13).
Alors, ne soyons pas étonnés ou scandalisés quand Notre Dame vient nous « réveiller » de manière évangélique à La Salette, Lourdes, Fatima ou Akita : Apparitions reconnues par l’Eglise. Car la Vierge de tendresse vient nous prévenir et nous préparer sur le terrible combat actuel et à venir…
Pour conclure, écoutons le beau témoignage d’un Évêque français sur ces temps de la fin… C’est si rare qu’on s’en réjouit d’autant plus ! Alors, accueillons ce message de vérité et d’espérance :
« A Fatima, la Vierge Marie apparaît clairement comme la Femme de l’Apocalypse : « Un signe grandiose apparut au Ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12,1). Le miracle du soleil, vu par une foule de témoins, accompagnant sa dernière Apparition, le 13 octobre 1917, en est l’éclatante confirmation. C’est le combat eschatologique entre la Femme et le Dragon qui aboutira à la victoire du Christ en Marie (Ap 12,1-17). A Fatima, Marie annonce ce bel épilogue : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera !…»
On peut déduire de l’insistance de la Vierge Marie à visiter la terre pour nous avertir ; et du déchaînement inédit des puissances du mal, en particulier à l’œuvre contre la vie humaine commençante et contre la famille, que nous sommes bien parvenus dans ces temps qui sont les derniers… Marie ne vient pas pour nous effrayer mais pour nous inviter à un sursaut de foi, d’espérance et de charité… Elle insiste sur la nécessité de nous convertir et sur l’importance fondamentale de la prière qui peut atténuer, voire écarter, les châtiments… Il s’agit donc d’un merveilleux message d’Espérance[4] ! »
+Marie-Mickaël
[1] Pape Saint Paul VI, Exhortation apostolique SIgnum Magnum, sur la vénération et l’imitation de Marie, 13 mai 1967.
[2] Saint Jean de la Croix.
[3] Petit Journal, 1448.
[4] Mgr Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Préface du livre de Damian Sanchez, « Je viens vous préparer ! » Editions du Parvis, 2022, p.8-9-10.