La prière urgente de la Vierge à Fatima ! Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps ! (7)

7 – La prière urgente de la Vierge à Fatima !

Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps !

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer !

Et conduis au Ciel toutes les âmes,

spécialement celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

Notre Dame de Fatima, 13 juillet 1917

    

En repassant en notre cœur (Lc 2,19), cette prière au Seigneur jailli du Cœur Immaculé de Marie, on voit peu à peu se profiler une profession de foiune sorte de mini « Credo » où transparaît le cœur du cœur de notre foi catholique ! Nous avons essayé d’approcher « la densité spirituelle » que contient et dégage cette prière apparemment si simple, et qui nous ouvre pourtant le mystère insondable de la foi à Jésus, seul Sauveur et Seigneur !

      En fixant notre regard sur Lui, Jésus, la Vierge de Fatima déroule sous nos yeux les points essentiels de la Rédemption : La prière continuelle, le pardon des péchés, la protection de l’Enfer ; et par-dessus tout, cet amour jaillissant du Cœur du Christ qui veut « conduire au Ciel toutes les âmes ! » Tel est mystère de la Miséricorde où « la Beauté crucifiée » s’offre à la misère….

       Tel est le « mini Credo » jailli du Cœur Immaculé de Notre Dame de Fatima ! Imitant la Vierge, l’immense théologien qu’était le Pape Benoît XVI est venu un jour chuchoter à notre cœur sa courte et dense Profession de foi :

      « Jésus est venu nous dire qu’il nous veut tous au Paradis… et que l’Enfer, dont on parle peu à notre époque, existe pour tous ceux qui ferment leur propre cœur à l’amour du Père[1] ! »

        Alors, écoutons sans nous lasser l’ultime appel de Jésus miséricordieux dont témoigne aujourd’hui la liturgie de l’Eglise par le Dimanche de la  divine Miséricorde. Cette fête a été instituée par le Pape Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sainte Faustine Kowalska. Aussi, quel relief prennent aujourd’hui les paroles de Christ :

« Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir. Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde. Chaque âme en relation avec moi, méditera mon amour et ma miséricorde durant toute l’éternité… La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier Dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde [2] ! »

     Ce message urgent du Christ miséricordieux nous laisse entendre, presque un siècle après, que nous arrivons à la fin du temps de la miséricorde[3] obtenu par Notre Dame de Fatima face à l’Ange de la Justice de Dieu ! Et nul doute que si elle continue à s’enfermer dans les ténèbres de l’orgueil et de la violence, « notre civilisation est en train de se perdre sous nos yeux »… elle défie Dieu « en flirtant » avec l’impardonnable péché annoncé dans l’Evangile :

« Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis (Mt 12,31)… mais quiconque aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de rémission : il est coupable d’une faute éternelle ! » (Mc 3,29).

Et le catéchisme de l’Eglise catholique précise :

« Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon des péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle [4]… »

Ces vérités de l’Evangile ont un retentissement éternel et elles sont trop souvent ignorées dans l’Eglise d’aujourd’hui… Il est donc urgent de se les réapproprier en méditant chaque jour la Parole de Dieu et le catéchisme de l’Eglise catholique. Il nous faut être délivré par la puissance de l’Esprit de ce que la Sainte Ecriture appelle « l’endurcissement du cœur »… et dont le Christ a si souvent souffert dans l’Evangile ! (Mc 3,5).

Aussi, laissons maintenant résonner les paroles si inspirées de Saint Louis Marie de Montfort, le « grand Prophète de Marie [5] » !  Depuis plus de trois siècles, il avait annoncé l’ère des derniers temps d’où surgiront les Apôtres de Marie… et qui a des yeux pour voir devine que l’écroulement actuel nous appelle de toute urgence à entrer dans l’Arche du Cœur Immaculé de la Vierge : là, dans une Eglise pauvre et cachée, l’Esprit prépare en secret la plus grande Pentecôte mariale de l’histoire humaine ! C’et déjà aujourd’hui et c’est surement pour demain…

« C’est par la très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde pour la première fois, et c’est aussi par Elle qu’Il doit y venir pour la seconde fois…

        Elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit !

        Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps… Elle a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps : la formation et l’éducation des grands Saints qui seront à la fin du monde lui est réservée… Heureux ceux et celles qui entrent en Elle comme dans l’Arche de Noé ! Les eaux du déluge de péchés, qui noient tant de monde, ne leur nuiront point !

       Que les fidèles serviteurs de la Sainte Vierge disent donc hardiment avec Saint Jean Damascène : « Ayant confiance en vous, Ô Mère de Dieu, je serai sauvé ! Ayant votre protection, je ne craindrai rien ; avec votre secours, je combattrai et mettrai en fuite mes ennemis : car votre dévotion est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu’il veut sauver [6]… »

                                                                                                                +Marie-Mickaël

     

 

[1] Pape Benoît XVI, Rome, 25 mars 2007.

[2] Petit Journal, 699.

[3] Certes, la miséricorde de Dieu est éternelle pour tous et chacun… mais lorsqu’elle est ignorée, refusée et même ridiculisée ou piétinée par « l’aveuglement sans limites »  des pécheurs : ce mystère terrible des « cœurs endurcis » appelle l’œuvre de la justice divine. La Bible en témoigne dans « le déluge » du temps de Noé (Gn 6 à 9) ou la destruction de Sodome et Gomorrhe par la pluie de feu et de souffre… (Gn 19).

[4] Catéchisme de l’Eglise catholique, 1864.

[5] Saint Louis Marie de Montfort, 31 janvier 1673 – 28 avril 1716.

[6] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 1 / 50 / 35 / 175 / 182.