Le silence du Christ est Regard…

« Alors, Jésus fixa sur lui son Regard et l’aima… »

Mc 10,21

 

L’Evangile est traversé par le mystère du Regard de Dieu… et nous oublions souvent qu’avant la résonance de sa  Parole, son Regard la précède ! Souvenons-nous ici de l’Evangile du jeune homme riche : avant que Jésus ne l’appelle à sa suite, son Regard le fixe avec amour… et c’est mystérieusement le premier appel silencieux ! (Mc 10,21).

Ainsi, n’oublions jamais que « la Parole de son Regard » est toujours « première » dans l’Evangile et dans notre vie. Son Regard silencieux, c’est la certitude d’être aimé à chaque instant…  et le Sauveur veut que nous ne perdions pas de temps à trop nous regarder dans le piège, les complications et les contradictions de nos psychologies pécheresses…

Il y a là un appel évangélique fort, une conversion de notre regard de pécheur où secrètement, l’orgueil prend la première place en étant trop occupé de notre « moi ». Dieu veut que nous venions maintenant tels que nous sommes, sans rien cacher et sans nous décourager. La parole de l’Apôtre Jean qui nous ouvre à l’Amour sera ici pour nous libératrice :

« Petits enfants, n’aimons ni de mots, ni de langue, mais en actes et en vérité !

        A cela nous saurons que nous sommes de la vérité,

        et devant Lui nous apaiserons notre cœur,

        si notre cœur venait à nous condamner,

        car Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout !

        Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas,

        nous avons pleine assurance devant Dieu…

        Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde ! »

                                                                         1 Jn 3,18-21 / 4,4

       Retenons cette intuition majeure de Saint Jean : « Dieu est plus grand que notre cœur » ! Et Il ne voit pas comme nous… son Regard a un poids d’infinie miséricorde qui le pousse sans cesse à aller chercher très loin et très bas l’égaré, la «brebis perdue » (Lc 15,4-7). Et son « ultime Parole sera celle, folle et silencieuse, de la Croix… »

Qui comprendra le Cœur de Dieu ? C’est pour nous encore « inconnu » à nos cœurs étroits de pécheurs… mais c’est aussi pour nous une telle source d’émerveillement et de paix que de commencer à découvrir un tel mystère caché au cœur de nos vies ! Le silence du Christ est Regard… et son Regard exprime l’infinie intensité d’amour de son Cœur ouvert sur la Croix qui nous dit « tout » de Dieu !

Son Regard, c’est son Cœur : Regard miséricordieux sur nos trahisons comme pour Pierre qui renie son Maître (Lc 22,61-62) ; Regard respectueux et libérateur sur nos fragilités de la chair  comme sur la femme adultère (Jn 8,6-11) ; Regard fou de l’infinie miséricorde sur les terribles errances de nos vies  comme le bon larron crucifié avec lui (Lc 23,42)… et tant d’autres lieux de l’Evangile où resplendit « la flamme ardente » de ses yeux ! (Ap 1,14).

Son silencieux Regard est la réalité cachée au cœur de nos vies !  Par son Regard, Il vient nous « appeler à Lui » sans forcer un seul instant notre liberté. Ainsi, notre première réponse sera « l’oraison silencieuse » qui nous plonge en sa Présence cachée : elle ouvre les yeux de notre cœur sur Son Regard si beau qui ne se détournera jamais !

 

                                                                                             +Marie-Mickaël

       




A Lourdes, le regard de Marie fait fuir le démon…

« Bernadette parla d’un fait étrange qui s’était produit durant la vision de ce vendredi 19 février. Pendant qu’elle était en prière, un tumulte de voix sinistres paraissant sortir des entrailles de la terre était venu éclater au-dessus des eaux du Gave. ces voix s’interpellaient, se croisaient, se heurtaient, comme les clameurs d’une foule en querelle. L’une de ces voix, dominant les autres, avait crié d’une manière stridente et pleine de rage : Sauve-toi ! Sauve-toi ! A ce cri qui ressemblait à une menace, la Dame avait levé la tête et froncé le sourcil en regardant vers la rivière. Sur ce simple mouvement, les voix s’étaient prises d’épouvante et avaient fui dans toutes les directions. »

Témoignage de Jean-Baptiste Estrade, cité dans Les apparitions de Lourdes, Imprimerie de Lourdes, réed. de 1974, p. 64




« Si Jésus est la Vie, Marie est la Mère de la Vie »

Le pape Jean-Paul II, dont la devise épiscopale faisait référence à Mère Marie, a toujours parlé de la Sainte Mère.

Dans sa lettre apostolique de 1988, Mulieris Dignitatem, sur la dignité et la vocation des femmes dans le cadre de l’Année mariale, Jean-Paul II a fait remarquer qu’ « en Marie, Eve redécouvre la véritable dignité de la femme, de l’humanité féminine. Cette découverte doit continuellement atteindre le cœur de chaque femme et donner un sens à sa vocation et à sa vie. »

En 1982, le pape Jean-Paul II a mis l’accent sur le « message d’amour de Marie ».

« Marie nous embrasse tous avec une sollicitude particulière dans l’Esprit Saint. … L’amour de la Mère du Sauveur atteint tous les lieux touchés par l’œuvre du salut. Sa sollicitude s’étend à chaque individu de notre temps et à toutes les sociétés, nations et peuples. … La puissance de la Rédemption est infiniment supérieure à tout l’éventail des maux de l’homme et du monde. Le Cœur de la Mère en est conscient, plus que tout autre cœur dans tout l’univers, visible et invisible. C’est pourquoi elle nous appelle. Elle ne nous appelle pas seulement à nous convertir : Elle nous appelle à accepter son aide maternelle pour retourner à la source de la Rédemption ».

Lors de la solennité de la Mère de Dieu en 2002, Jean-Paul II a replacé le rôle de Marie dans un contexte magnifique.

« Si Jésus est la Vie, Marie est la Mère de la Vie. Si Jésus est l’Espérance, Marie est la Mère de l’Espérance. Si Jésus est la Paix, Marie est la Mère de la Paix, la Mère du Prince de la Paix ».

Amy Smith, le 6 mai 2025

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