L’Assomption est un mystère où triomphe l’humilité !…
« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme !
Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds
et douze étoiles couronnent sa tête ! »
Apocalypse 12,1
De l’Annonciation à l’Assomption, toute la vie de Marie est le triomphe d’une espérance fondée sur une indicible humilité… Telle est la contemplation de Sainte Faustine : « C’est parce que ton humilité était la plus profonde que tu es élevée au-dessus des chœurs angéliques et des saints[1] ! »
Et, comme elle, il nous faut en tirer toutes les conséquences jusqu’au dernier instant de notre vie :
« Ô Marie, ma douce Mère, je te donne mon âme, mon corps et mon pauvre cœur…
Sois la Gardienne de ma vie !
Et particulièrement à l’heure de la mort, dans le dernier combat[2]… »
Et comme le remarque aussi le Pape Jean-Paul II, le mystère de l’Assomption n’éloigne pas la Vierge de l’humanité, mais ouvre le temps d’une étonnante « proximité de tendresse » avec chacun de ses enfants qui cheminent dans la joie et les épreuves de la foi :
« En effet, après son Assomption au Ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas… Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse[3] ! »
En cette radieuse solennité de l’Assomption de la Vierge, renouvelons notre choix de la suivre sur le chemin de la foi en nous abandonnant encore plus fort entre ses mains de tendresse… et en ce sens, écoutons et suivons le cher Saint Maximilien-Marie Kolbe qui, bien avant Jean-Paul II, a vécu le « totus tuus[4] » au Cœur Immaculé de Marie :
« Par l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : laisse-toi conduire ! Dieu nous a donné cette « blanche échelle » et veut, par cette « échelle », nous faire parvenir jusqu’à Lui ; mais c’est plutôt pour qu’en nous serrant sur son Cœur elle nous porte jusqu’à Dieu…
L’Immaculée nous couvrira de son manteau devant la justice de Dieu. La victoire est sûre dans la douceur de ses mains immaculées !
Mes petits enfants, aimez l’Immaculée et elle vous rendra heureux ! Confiez- vous à elle totalement. Il n’est pas donné à tous de comprendre l’Immaculée. Cela peut seulement s’obtenir par la prière… Je vous ai révélé mon secret et je l’ai fait pour vous procurer la force et l’énergie spirituelle au milieu des difficultés de la vie… N’aspirez pas aux choses extraordinaires, mais accomplissez seulement la volonté de l’Immaculée…
Tandis que je vous parle, je tiens dans ma main le Rosaire, égrenant les Ave Maria[5]… »
Marie-Mickaël
[1] Sainte Faustine, Petit journal, 161.
[2] Sainte Faustine, Petit journal, 161.
[3] Saint Jean-Paul II, Encyclique « Dives in misericordia », 9.
[4] « Je suis tout à toi, Ô Marie ! »
[5] Entretien du Père Kolbe avec ses frères, 10 janvier 1937.