L’Ange Gardien : Signe incessant de l’indicible tendresse de Dieu !
« L’Ange Gardien est toujours à nos côtés pour nous porter au bien
et nous défendre contre les mauvais anges qui, sans cesse,
rôdent autour de nous pour nous porter au mal ! »
Saint curé d’Ars
Telle est la « réalité » cachée du grand combat de notre foi au quotidien ! Et pour nous protéger, nous fortifier et nous inspirer, nous avons tous reçu de Dieu un « Ami céleste » qui veille sur nous 24 h sur 24 : de notre naissance jusqu’à notre départ de ce monde… N’est-ce pas là un signe aussi « réel » qu’invisible de la folle tendresse de Dieu ? Saint Bernard de Clairvaux s’en émerveille et nous invite à le contempler et l’écouter :
« Respectez votre bon Ange car il est présent tout près de vous : non seulement il est avec vous, mais il est là pour vous ! Il cherche à vous protéger et à vous être utile. Avec un Ange auprès de vous, que pourriez-vous craindre ? Votre Ange ne peut se laisser vaincre ni tromper ! Il est fidèle, il est prudent, il est puissant : pourquoi donc avoir peur ? »
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique confirme combien l’existence des Anges, et spécialement de l’Ange Gardien, est une « vérité de foi » que nous ne devons pas prendre à la légère, mais vivre avec cette conviction fondée sur la Vérité de la Parole de Dieu :
« Toute la vie de l’Eglise bénéficie de l’aide mystérieuse et puissante des Anges[1]… et dans sa liturgie, l’Eglise se joint aux anges pour adorer le Dieu trois fois saint… elle fête plus particulièrement la mémoire de certains Anges : Saint Michel, Saint Gabriel, Saint Raphaël[2] et les Anges gardiens[3] ».
« Du début de l’existence (Mt 18,10) au trépas (Lc 16,22), la vie humaine est entourée de leur garde (Ps 91,10-13) et de leur intercession (Jb 33,23-24) : « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie[4] ! »
Et il est si urgent ici de repasser en nos cœurs la Parole révélatrice du Seigneur sur les « petits » que nous sommes protégés par les Anges :
« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis : leurs Anges voient sans cesse la Face de mon Père qui est dans les Cieux ! » (Mt 18,10)
Il est donc plus qu’urgent de découvrir toujours mieux cet Ami céleste si proche et si bienveillant qui « voit Dieu »… tout en étendant sur nous ses « ailes » qui expriment son incessant regard vigilant pour nous protéger face aux anges des ténèbres qui veulent nous perdre à jamais…
Tel est le grand combat « caché » de nos vies ! Les Saints y font tant de fois référence. Ils veulent nous ouvrir à une douce et forte intimité avec cet Ami si proche et si « unique » ! Le Saint Padre Pio était saisi d’admiration de sa constante présence :
« Quelle consolation de savoir que, près de nous, se trouve un Esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant… pas même lorsque nous osons pécher ! Cet Esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère… cet Ange prie incessamment pour nous et offre à Dieu nos bonnes œuvres… »
Alors, en cette fête des Anges gardiens du 2 octobre, il est urgent de raviver notre prière et notre relation à notre « bon Ange »… et de prendre la sainte résolution de le prier « tous les jours » pour écouter ses inspirations et s’appuyer constamment sur sa protection ! En ce sens, je propose ces deux courtes prières :
Prière du matin à l’Ange gardien :
Ange de Dieu, Toi mon Gardien ! Veille sur moi aujourd’hui :
Le matin, le jour, le soir, la nuit…
A tout instant, sois mon soutien, ma lumière et ma force !
Protège-moi des tentations de l’Ennemi…
Et guide-moi vers la joie de la Patrie Céleste !
Prière du soir à l’Ange Gardien :
Ange de Dieu, Toi mon Gardien !
La nuit vient… et Veille sur mon âme et sur mon corps !
Protège-moi des tentations de l’Ennemi…
Et garde-moi tout abandonné sur le Cœur Immaculé de Marie…
Je te remercie de m’avoir « gardé » pendant ce jour,
et durant mon sommeil,
Offre à la Sainte Trinité tous les battements de mon cœur !
+Marie-Mickaël
[1]Catéchisme de l’Eglise catholique 334.
[2]Le 29 septembre.
[3] Le 2 octobre. Catéchisme de l’Eglise catholique 336.
[4] Saint Basile, Eun. 3,1.