La victoire secrète du Rosaire

« Quand comprendrez-vous que Marie, en vous demandant

de prier le Rosaire, vous donne la clé de la Victoire ?…

C’est la victoire de l’humilité sur l’orgueil !

C’est la victoire du Rosaire sur Satan[1]… »

 

En ces temps de la fin qui vont s’ouvrir sur la victoire de la tendresse, nous ne devons surtout pas oublier la promesse de la Sainte Vierge à Fatima : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! » Nous ne sommes pas encore « à la fin », mais les signes des temps nous montrent que nous sommes entrés dans la phase finale… et un des signes les plus beaux n’est-il pas ces venues si nombreuses de notre Mère du Ciel ?

Dans son inlassable tendresse, elle ne cesse de venir nous visiter, nous avertir, nous protéger ? Qui comprendra les « cris » de son éternel amour maternel qui ne cesse de frapper à la porte de nos cœurs ? Et, dans l’urgence de ce temps, elle vient nous demander avec insistance la fidélité quotidienne au chapelet, mieux : au Rosaire ! Si nous savions la puissance de cette prière si évangélique pour notre conversion et celle du monde, nous commencerions dés aujourd’hui à prier avec notre chapelet ! Lors d’une mission aux Etats-Unis, la Vierge Marie parlait à l’un de ses apôtres d’une « arme sûre et invincible » :

« Avec la prière, vous pouvez toujours arracher à l’Ennemi le terrain qu’il a conquis ; vous pouvez surtout « libérer » un nombre immense d’âmes que Satan a réussi à faire prisonnière… La prière a une force puissante et suscite des réactions en chaîne bénéfiques qui sont plus forte que les réactions atomiques !

La prière que je préfère est le Saint Rosaire ! C’est pourquoi dans mes nombreuses Apparitions, je vous invite toujours à le réciter… car je me joins à ceux qui le disent, je le demande à tous avec anxiété et sollicitude maternelle[2] ! »

Alors, maintenant que nous savons l’urgence de notre temps, prenons notre chapelet dans les mains et prions-le avec toute la ferveur de notre cœur ! Saint Jean-Paul II, dans sa si belle lettre sur le Rosaire[3], citait « la Supplique à Notre Dame du Rosaire » du Bienheureux Bartolo Longo [4] :

« Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de salut face aux assauts de l’Enfer, havre de sécurité dans le naufrage général, nous ne te lâcherons jamais plus !… »

Il sait d’où l’a tiré la tendresse de la Mère : « J’étais un prêtre de Satan, perdu dans les ténèbres, mais Marie m’a tiré de l’abîme ! »

Et puis un jour, il recevra sa mission par une voix intérieure : « Si tu cherches le salut, répand le Rosaire… Celui qui répand le Rosaire est sauvé ! »

                                                                                                                        +Marie-Mickaël

 

[1] Le Rosaire, l’arme pour sauver la France et le monde, Messages de Jésus à Maryam, p. 23, Parvis, 2018.

[2] La Vierge Marie au Père Don Stéfano Gobbi lors d’une mission en Floride, 7 octobre 1983, Fête de Notre Dame du Rosaire.

[3] Lettre apostolique sur le « Rosaire de la Vierge Marie »,  Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002.

[4] Béatifié par Saint Jean-Paul II le 26 octobre 1980,  il le proclama « véritable Apôtre du Rosaire ! » Canonisé le 19 octobre 2025 par le Pape Léon XIV, il a vécu une conversion unique  dans l’histoire de l’Eglise !




Bx Alain de la Roche : les 15 promesses de la Vierge Marie au rosaire

Le saint Père lors de sa dernière venue à Lourdes nous a invité à prier le Rosaire spécialement durant ce mois d’octobre, mois du rosaire, pour la paix.

A cette occasion, méditons les promesses que la Vierge Marie a attachée à la prière du Chapelet, et nous a fait connaître à travers le Bienheureux Alain de La Roche, dominicain breton né au XVe siècle et béatifié par la vox populi, qui a joué un rôle de premier plan dans la diffusion du rosaire. Marie lui montra les promesses et grâces que chacun peut obtenir par la prière quotidienne et fidèle du chapelet. Le religieux mit donc par écrit ces promesses qui nous sont parvenus jusqu’à nous aujourd’hui (Approuvées par le Saint-Siège en 1895).

Les 15 promesses de la Vierge Marie au rosaire :

1. À tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.

2. Je promets ma très spéciale protection et de grands bienfaits à ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire.

3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer. Il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.

4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !

5. Celui qui se confie en moi par le Rosaire ne périra pas.

6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.

7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.

8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront, pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des Bienheureux.

9. Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.

10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.

11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.

12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

13. J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du ciel.

14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.

15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

www.chapelet.net




Messages donnés à Gisella Cardia en septembre 2026

Message de la Reine du Rosaire à Gisella, le 3 septembre 2026

Chers et bien-aimés enfants,
merci d’être réunis ici dans la prière et d’avoir fléchi les genoux.
Enfants bien-aimés, je vous demande l’humilité, et pourtant vous persistez dans l’orgueil.
Je vous demande le pardon, alors que vous nourrissez de la rancœur.
Je vous demande la paix, mais le monde est envahi par les guerres.
Mes enfants, priez beaucoup pour ceux qui sont dans la confusion et pour les hypocrites qui parlent de Dieu sans Le connaître ; qui parlent de la Miséricorde mais ne parlent pas de Sa sainte Justice.
Enfants, poursuivez le chemin que vous avez entrepris dans la foi. Ne vous laissez pas tenter, mais continuez à marcher sur la voie indiquée par Jésus.
Mes enfants, les croix sont nombreuses, mais confiez-vous à Dieu, qui peut tout. Ne regardez pas le monde, mais concentrez-vous sur l’éternité.
Enfants, je vous aime et mon Cœur Immaculé triomphera avec vous et en vous.
Espérez, aimez Dieu, maintenant et toujours.
Je vous laisse avec ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Que la paix soit dans vos cœurs.

Message de Jésus à Gisella du 5 septembre 2026

Mes enfants et mes frères,
merci d’être réunis dans la prière et d’avoir consolé mon Cœur affligé.
Frères, beaucoup cherchent des signes ; mais n’ai-je pas dit que lorsque nation se dressera contre nation et peuple contre peuple, lorsque surviendront la famine et les maladies, alors ce seront les temps annoncés ?
Voici que le monde et la Terre sont en tumulte. Regardez autour de vous !
Mais surtout, écoutez les paroles de ma Mère : tout comme elle a pleuré au pied de ma Croix, elle pleure maintenant pour vous, mes enfants, car elle veut vous sauver de l’enfer.
Je vous le dis : n’ayez pas peur de ce qui va arriver, car vous êtes mon armée ; l’Esprit Saint vous donnera la force de lutter, et le bien triomphera.
Enfants, Je suis avec vous, mais vous devez vous convertir rapidement, non par peur mais par amour, afin d’atteindre la sainteté.
Je vous laisse maintenant et je vous bénis au nom de la Très Sainte Trinité.
Votre Jésus.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella du 12 septembre 2026

Ma fille, merci d’être venue me voir en ce lieu.
Tu dois dire à l’Église qu’elle n’a pas besoin de synodes, mais d’évêques qui enseignent, de prêtres qui prient davantage, et qu’elle doit faire en sorte que la foi remplisse et guérisse le cœur malade de mon peuple.
L’Église ne doit pas s’adapter au monde ; elle doit plutôt crier au monde de s’incliner et de reconnaître Dieu, et faire en sorte que Dieu soit au centre de la famille et de la vie des jeunes.
C’est le message que je veux te donner aujourd’hui.
À présent, je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Message de Jésus à Gisella du 15 septembre 2026

Ma fille, voici les signes et ce que vous vivrez.
Viendra le temps où les hommes ne combattront plus ouvertement le Christ, mais Le mettront discrètement de côté.
Ils continueront à Le garder sur les icônes, mais L’excluront de leur vie quotidienne ; ils invoqueront son nom, mais ne vivront pas selon ses enseignements.
Ils diront croire, tout en se comportant comme si Dieu ne regardait pas, ne jugeait pas et ne sauvait pas.
Sœur et fille, la foi se réduira à une routine, et ne sera plus un don de soi ; la prière sera expéditive et aride, la confession occasionnelle et sans contrition.
Le plus grand danger ne viendra pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de l’Église : par paresse et par besoin de plaire au monde. Pour ne pas déranger, on diluera la vérité ; pour ne pas troubler, on cachera la croix ; au nom de la modernité, on tournera le sacrifice en dérision.
On louera les saints sans suivre leur exemple, on invoquera la grâce sans vouloir changer de vie, on cherchera des miracles tout en refusant de renoncer à soi-même.
On prêchera un amour sans vérité, une paix sans combat spirituel, une unité sans besoin de conversion. Ce n’est pas Dieu qui s’absentera, c’est l’homme qui voudra vivre comme s’Il n’existait pas.
Alors, les vrais croyants ne seront pas les plus brillants, mais les plus humbles ; non pas les plus bruyants, mais les plus fermes. Ils seront peu nombreux, mais remplis de lumière : capables de prier dans le secret, de jeûner sans se faire voir, de supporter sans murmurer et d’aimer sans faire de compromis avec le mensonge. Se sauver ne sera pas simple, mais ce sera possible pour celui qui persévérera jusqu’à la fin dans la vérité, dans l’obéissance et sous la croix.
Je te bénis, ton cher Jésus.

Message de la Reine du Rosaire à Gisella du 19 septembre 2026

Enfants bien-aimés,
merci d’être ici, d’avoir écouté mon appel dans vos cœurs, merci d’avoir fléchi les genoux.
Enfants bien-aimés, aujourd’hui vous avez ému mes Anges et réconforté mon Cœur, si affligé par les péchés du monde.
Mes enfants, ce lieu a été construit avec un grand amour et je vous dis que nombreuses seront les grâces qui pleuvront du Ciel.
Enfants, en ce lieu béni par mon Père, mon Cœur Immaculé triomphera.
Quelle foi je ressens dans vos cœurs !
L’humanité attend l’Avertissement, le Miracle et le Jugement de ce que vous avez semé.
Mes enfants, aujourd’hui des grâces descendront sur vous. Témoignez et soyez des apôtres. N’ayez pas peur de l’avenir, car la foi vous rendra libres et sauvés.
Recevez maintenant ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

 




L’Ange Gardien : Signe incessant de l’indicible tendresse de Dieu !

« L’Ange Gardien est toujours à nos côtés pour nous porter au bien

et nous défendre contre les mauvais anges qui, sans cesse,

rôdent autour de nous pour nous porter au mal ! »

Saint curé d’Ars

 

Telle est la « réalité » cachée du grand combat de notre foi au quotidien ! Et pour nous protéger, nous fortifier et nous inspirer, nous avons tous reçu de Dieu un « Ami céleste » qui veille sur nous 24 h sur 24 : de notre naissance jusqu’à notre départ de ce monde… N’est-ce pas là un signe aussi « réel » qu’invisible de la folle tendresse de Dieu ? Saint Bernard de Clairvaux s’en émerveille et nous invite à le contempler et l’écouter :

« Respectez votre bon Ange car il est présent tout près de vous : non seulement il est avec vous, mais il est là pour vous ! Il cherche à vous protéger et à vous être utile. Avec un Ange auprès de vous, que pourriez-vous craindre ? Votre Ange ne peut se laisser vaincre ni tromper ! Il est fidèle, il est prudent, il est puissant : pourquoi donc avoir peur ? »

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique confirme combien l’existence des Anges, et spécialement de l’Ange Gardien, est une « vérité de foi » que nous ne devons pas prendre à la légère, mais vivre avec cette conviction fondée sur la Vérité de la Parole de Dieu :

« Toute la vie de l’Eglise bénéficie de l’aide mystérieuse et puissante des Anges[1]… et dans sa liturgie, l’Eglise se joint aux anges pour adorer le Dieu trois fois saint… elle fête plus particulièrement la mémoire de certains Anges : Saint Michel, Saint Gabriel, Saint Raphaël[2] et les Anges gardiens[3] ».

« Du début de l’existence (Mt 18,10) au trépas (Lc 16,22), la vie humaine est entourée de leur garde (Ps 91,10-13) et de leur intercession (Jb 33,23-24) : « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie[4] ! »

Et il est si urgent ici de repasser en nos cœurs la Parole révélatrice du Seigneur sur les « petits » que nous sommes protégés par les Anges :

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis : leurs Anges voient sans cesse la Face de mon Père qui est dans les Cieux ! » (Mt 18,10)

Il est donc plus qu’urgent de découvrir toujours mieux cet Ami céleste si proche et si bienveillant qui « voit Dieu »… tout en étendant sur nous ses « ailes » qui expriment son incessant regard vigilant pour nous protéger  face aux anges des ténèbres qui veulent nous perdre à jamais…

Tel est le grand combat « caché » de nos vies ! Les Saints y font tant de fois référence. Ils veulent nous ouvrir à une douce et forte intimité avec cet Ami si proche et si « unique » !  Le Saint Padre Pio était saisi d’admiration de sa constante présence :

« Quelle consolation de savoir que, près de nous, se trouve un Esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant… pas même lorsque nous osons pécher ! Cet Esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère… cet Ange prie incessamment pour nous et offre à Dieu nos bonnes œuvres… »

Alors, en cette fête des Anges gardiens du 2 octobre, il est urgent de raviver notre prière et notre relation à notre « bon Ange »… et de prendre la sainte résolution de le prier « tous les jours » pour écouter ses inspirations et s’appuyer constamment sur sa protection ! En ce sens, je propose ces deux courtes prières :

 

Prière du matin à l’Ange gardien :

Ange de Dieu, Toi mon Gardien ! Veille sur moi aujourd’hui :

Le matin, le jour, le soir, la nuit…

A tout instant, sois mon soutien, ma lumière et ma force !

Protège-moi des tentations de l’Ennemi…

Et guide-moi vers la joie de la Patrie Céleste !

 

Prière du soir à l’Ange Gardien :

Ange de Dieu, Toi mon Gardien !

La nuit vient… et Veille sur mon âme et sur mon corps !

Protège-moi des tentations de l’Ennemi…

Et garde-moi tout abandonné sur le Cœur Immaculé de Marie…

Je te remercie de m’avoir « gardé » pendant ce jour,

et durant mon sommeil,

Offre à la Sainte Trinité tous les battements de mon cœur !

 

+Marie-Mickaël

 

[1]Catéchisme de l’Eglise catholique 334.

[2]Le 29 septembre.

[3] Le 2 octobre. Catéchisme de l’Eglise catholique 336.

[4] Saint Basile, Eun. 3,1.




Saint Germain de Constantinople « Ne nous laissez pas comme des orphelins privés de votre secours »

« Ô vous, toute chaste, toute bonne et pleine de miséricorde, Souveraine, la consolation des chrétiens, le refuge le plus assuré des pécheurs, le soulagement le plus ardent des affligés, ne nous laissez pas comme des orphelins privés de votre secours. Si nous étions à jamais abandonnés de vous, où donc nous réfugierions-nous ? Que nous arriverait-il, ô toute sainte Mère de Dieu ? Vous êtes le souffle et la vie des chrétiens. De même que la respiration apporte la preuve que notre corps possède encore son énergie vivifiante, ainsi, votre très saint nom inlassablement prononcé par la bouche de vos serviteurs, en tout temps et en tout lieu et de toute manière est bien plus que la preuve, il est la cause de la vie, de l’allégresse, du secours pour nous. Amen. »

Saint Germain de Constantinople (635-733)




Message de Marie à Medjugorje – 25 septembre 2026

«Chers enfants,

Que ce temps soit un temps de prière pour la paix.

Je vous invite à renouveler dans vos familles la prière du chapelet à mes intentions, afin que je puisse multiplier vos prières et intercéder pour vous auprès du Très-Haut pour qu’Il exauce vos prières et qu’Il vous donne la paix.

Mes petits enfants, je suis avec vous et, comme jamais auparavant, je prie pour vous et avec vous.

Merci d’avoir répondu à mon appel. »




Les saints du Carmel : Sainte Elisabeth de la Trinité – 4. O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude…

         O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en moi pour que je m’ensevelisse en vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs ! »

Elisabeth est déjà vraiment sur terre une « louange de gloire », mais cette « étreinte d’infini » s’opèrera « dans cette lumière de foi qui fait les Saints ! » (Lettre 199). Il faut donc « que l’âme soit toute éveillée dans sa foi[1]…», car  réaliste et mature, elle n’oublie pas qu’ici bas : « la foi, c’est le face à face dans les ténèbres… » (Lettre 193) Tel est le réalisme évangélique de sa mission, et elle le chante avec tout l’amour de son cœur : « Voici la foi, la belle lumière de foi qui m’apparaît. C’est elle seule qui doit m’éclairer pour aller au-devant de l’Epoux[2] ! » Elle vivra donc sans cesse de cette « foi qui regarde et qui prie sans cesse[3]… »

Vraie carmélite, Elisabeth en tire toutes les conséquences contemplatives : « Croyons à l’amour » avec Saint Jean ( 1 Jn 4,16) et, puisque nous le possédons en nous, qu’importent les nuits qui peuvent obscurcir notre ciel ! » (Lettre 239). Elle s’appuiera souvent sur Saint Jean de la Croix, le Docteur des nuits et de la Vive Flamme d’amour, qui nous donne, parmi tant d’autres, ces conseils fondamentaux sur le chemin vers la vraie sainteté :

« Pourquoi diffères-tu ? Pourquoi attends-tu ? Puisque tu peux dés à présent aimer Dieu en ton cœur… Je ne te connaissais pas, Toi, mon Seigneur, parce que je voulais encore savoir et goûter les choses !… car le Père n’a dit qu’une Parole : son Fils, et dans un silence éternel Il la dit toujours : l’âme aussi doit l’écouter en silence[4]… » (Jn 1,18).

Aussi, Elisabeth nous donne ce conseil libérateur où la nuit des sens ouvre au pur amour : « Ne tenez pas compte si vous êtes enflammée ou découragée ; c’est la loi de l’exil de passer ainsi d’un état à l’autre. Croyez que Lui, Il ne change jamais… » (Lettre 249). « C’est si bon la foi, c’est le Ciel dans les ténèbres, mais un jour le voile tombera et nous contemplerons en sa lumière Celui que nous aimons ! » (Lettre 162). Et comme elle le rappelle à sa chère Françoise de Sourdon : « C’est le baptême qui t’a faite enfant d’adoption[5], qui t’a marquée du sceau de la Trinité Sainte !… Il faut donc prendre conscience que Dieu est au plus intime de nous et aller à tout avec Lui ; alors on n’est jamais banal, même en faisant les actions les plus ordinaires[6]… »

Voici donc la vraie transfiguration du réel de chaque jour : cette foi qui est encore pour nous un trésor inconnu car « c’est si simple cette intimité avec Dieu ; cela repose plutôt que de fatiguer… (Lettre 301), Je le sens si vivant en mon âme, je n’ai qu’à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c’est cela qui fait tout mon bonheur… Il a mis en mon cœur une soif d’infini et un si grand besoin d’aimer que Lui seul peur rassasier : alors je vais à Lui… Il me semble qu’il faut être si simple avec le bon Dieu ! » (Lettre 169).

En cette dernière partie de sa prière, Elisabeth nous entraîne dans le désert divin qu’elle contemple et qui l’emporte : « O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds ! » écrit-elle avec ce sens de Dieu remarquable que lui donne l’Esprit qui  l’emporte « au plus profond d’elle-même… au fond de l’abîme où se produit le choc divin[7] ! » Désormais, elle est « l’heureuse ermite s’ensevelissant dans son désert… » (Lettre 219) N’en avait-elle pas rêvée lors de son passage à la Grande-Chartreuse : « Si vous saviez comme cette route du Désert est belle, comme ces montagnes sont vertes et boisées… C’est la solitude la plus profonde dont on puisse rêver… » (Lettre 18).

Comme l’a prêché magnifiquement le Cardinal Ratzinger à Saint Jean-Paul II, durant une retraite au Vatican : « Le désert est le lieu du silence et de la solitude… On y fuit le bruit et la superficialité. Le désert est le lieu de l’absolu, le lieu de la liberté, où l’homme se trouve affronté à ses ultimes requêtes. Ce n’est pas par hasard que le désert est le lieu de la naissance du monothéisme. En ce sens, c’est le domaine de la grâce. Vidé de ses préoccupations, l’homme y rencontre son Créateur !

Les grandes choses commencent dans le désert, dans le silence, dans la pauvreté. Nous ne saurions participer à la mission de l’Evangile, sans entrer dans cette expérience du désert, de son dénuement, de sa faim… Et n’oublions pas que le désert de Jésus ne s’achève pas avec les quarante jours qui ont suivi son baptême. Son dernier, son ultime désert sera celui qu’exprime le Psaume 21 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est de ce désert que jailliront les eaux de la vie du monde[8]… »

Notre si chère Elisabeth confirme pleinement ce sens « ultime » du désert. N’écrivait-elle pas à Guite, sa sœur tant aimée : « Petite sœur, écho de mon âme… ce soir en t’écrivant mon âme déborde car je sens « le trop grand amour » de mon Maître (Ep 2,4)… Je suis la petite recluse du bon Dieu, et quand je rentre en ma chère cellule… une joie divine s’empare de moi ; j’aime tant la solitude avec Lui seul, et je mène une petite vie d’ermite vraiment délicieuse… c’est si mystérieux, si silencieux, cette petite cellule avec ses murs blancs sur lesquels ressort une Croix de bois noir sans Christ : c’est la mienne, celle où je dois m’immoler à tout instant pour être conforme à mon Epoux crucifié… » (Lettre 298).

Elisabeth est par-dessus tout une femme consacrée « heureuse » et, en notre époque si lourde, son bonheur nous fait tant de bien et nous apporte tant de paix… car, dans sa vie si simple et si lumineuse, est manifestée une « plénitude de sens » où se révèle sans cesse une  mystérieuse Présence :

« Je sens que tous les trésors renfermés dans l’âme du Christ sont à moi, aussi je me sens riche, et avec quel bonheur je viens puiser à cette source pour tous ceux que j’aime…

Je ne trouve pas d’expression pour dire mon bonheur, chaque jour je l’apprécie davantage.

Ici, il n’y a que Lui, Il est Tout, Il suffit et c’est de Lui seul qu’on vit. On le trouve partout, à la lessive comme à l’oraison ! J’aime entre toutes les heures le grand silence… Représentez-vous votre Elisabeth dans sa petite cellule qui lui est si chère : c’est notre sanctuaire, rien que pour Lui… » (Lettre 91).

Et pour découvrir Jésus en plénitude, c’est vers Marie qu’elle nous tourne : « Nul n’a pénétré le mystère du Christ en sa profondeur, si ce n’est la Vierge… car « le secret qu’elle portait dans son Cœur » (Lc 2,19), nulle langue n’a pu le révéler, nulle plume n’a pu le traduire[9]!… »

  +Marie-Mickaël

 

[1] Dernière retraite, 25.

[2] Dernière retraite, 10.

[3] Note intime 14.

[4] Maximes spirituelles, 41-49-147.

[5] Romains 6,1-4 et 8,29.

[6] Grandeur de notre vocation 8 et 9.

[7] Note intime 17.

[8] Cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, Retraite prêchée au Vatican, 1983.

[9] Dernière retraite 2.




St Germain de Constantinople : Mère de Dieu, votre protection est au-dessus de la pensée

Qui donc, après votre Fils, s’intéresse comme vous au genre humain ? Qui nous défend sans cesse dans nos tribulations ? Qui nous délivre aussi vite des tentations qui nous assaillent ? Qui se donne autant de peine pour supplier en faveur des pécheurs  ? Qui prend leur défense pour les excuser dans des cas désespérés ? En vertu de la franchise et de la puissance que votre maternité vous a acquises auprès de votre Fils, bien que nous soyons condamnés pour nos crimes et que nous n’osions plus regarder vers les hauteurs du ciel, vous nous sauvez, par vos supplications et vos intercessions, des supplices éternels. Aussi l’affligé se réfugie-t-il auprès de vous. Celui qui a subi l’injustice accourt à vous. Celui qui est rempli de maux invoque votre assistance. Tout ce qui est à vous, Mère de Dieu, est merveilleux, tout est plus grand que nature, tout dépasse notre raison et notre puissance. Votre protection elle aussi est au-dessus de la pensée.

Saint Germain de Constantinople (634-633)




La Vierge Marie est-elle apparue à Dominic,cet adolescent américain atteint d’une tumeur au cerveau ?

Source : Tribune chrétienne, 8 septembre 2026 par Elisabeth Vimele

Après avoir affirmé avoir reçu la visite de la Vierge Marie, Dominic Auricchio a vu sa tumeur cérébrale diminuer de manière spectaculaire, sans qu’une explication médicale précise ait été avancée

Il avait dix ans lorsqu’une IRM, réalisée en décembre 2022 à la suite de maux de tête persistants, a révélé une importante masse dans son cerveau. Pour Dominic Auricchio et ses parents, le diagnostic a ouvert un temps d’angoisse : l’emplacement de la tumeur rendait une intervention délicate, puisqu’elle aurait nécessité une opération invasive. Les médecins envisageaient alors une chirurgie, sans pouvoir en garantir l’issue.

Le jeune garçon, scolarisé à Holy Trinity School à Westfield, dans le New Jersey, s’est alors réfugié dans la prière. Sa mère, Maria, se souvient l’avoir entendu parler à Dieu à l’arrière de la voiture familiale : « Je suis trop jeune pour mourir », disait-il calmement. Dominic, qui sert la messe dans sa paroisse, raconte avoir prié sans cesse pendant cette épreuve. En mai 2023, quelques mois après la découverte de la tumeur, il affirme avoir vécu une expérience qui allait profondément le marquer. Alors qu’il se trouvait dans sa chambre, la Vierge Marie lui serait apparue. « Elle était habillée comme nous l’imaginons… et elle m’a dit que tout irait bien », a-t-il confié. Sa mère a été appelée au milieu de la nuit : son fils lui disait voir une femme vêtue de bleu, avec un voile sur la tête. Lorsqu’elle lui demanda s’il s’agissait de la Sainte Vierge, il répondit affirmativement.

Un mois plus tard, un nouvel examen a apporté une surprise considérable. La famille raconte que les médecins n’ont plus jugé nécessaire d’opérer. Les IRM réalisées depuis ne montreraient plus qu’une très petite trace de la masse initiale. Le récit publié par le New York Post le 5 septembre précise toutefois qu’aucune explication médicale n’a, à ce stade, permis d’établir la cause de cette évolution.

Dominic ne présente pas son histoire comme une preuve qu’il voudrait imposer. Il y voit un appel à la confiance. Dans une vidéo réalisée pour le concours du cardinal Tobin, organisé par l’archidiocèse de Newark, il a raconté cette nuit qui demeure pour lui décisive :

« Marie m’a dit de ne pas m’inquiéter, que tout irait bien. C’est ce dont j’essaie toujours de me souvenir. Dieu est toujours avec moi et je lui fais confiance chaque jour. »

L’adolescent relie cet épisode à un désir plus ancien. À quatre ans, il dit avoir fait un rêve dans lequel Dieu lui aurait demandé de devenir prêtre. Ce désir ne l’a jamais quitté. Il songe aujourd’hui à s’engager d’abord chez les Marines, suivant en cela l’exemple de son père, vétéran de deux missions en Irak décoré de la Purple Heart, avant d’entrer au séminaire. Il confie aussi avoir, un temps, voulu devenir « le premier prêtre astronaute ». Son chemin demeure pourtant fragile. En mars dernier, Dominic a été hospitalisé durant six jours après une nouvelle crise d’épilepsie, la cinquième depuis décembre. La cause de ces crises reste inconnue. Mais le jeune garçon estime que la maladie lui a appris à comprendre ceux qui souffrent. « Je veux être quelqu’un qui apporte du réconfort et de l’espérance », explique-t-il.

L’Église ne s’est pas prononcée sur le caractère surnaturel de l’événement rapporté par Dominic. Mais son témoignage, accueilli avec attention dans son diocèse, rappelle au moins une chose : au cœur de la maladie et de l’incertitude, un enfant de treize ans a puisé dans la foi une paix et une espérance peu communes.




Les saints du Carmel : Sainte Elisabeth de la Trinité – 3. O Feu consumant, Esprit d’amour !

        O Feu consumant, Esprit d’amour, « survenez en moi », afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère !

         Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances… »

En cette troisième partie plus concise, Elisabeth nous ouvre « la porte trinitaire » de notre foi : la Révélation s’est faite dans la venue du Fils qui nous tourne vers Père à travers le don de l’Esprit ! Dans une lettre splendide à un prêtre qui l’éclaire sur le mystère de son nom, Elisabeth se dévoile « être » pour toujours « de la Trinité » :

« Ce que vous me dites sur mon nom me fait du bien ; je l’aime tant, il me dit toute ma vocation ; en y pensant, mon âme est emportée sous la grande vision du Mystère des mystères, en cette Trinité qui dés ici bas est notre cloître, notre demeure, l’Infini en lequel nous pouvons nous mouvoir à travers tout… dire que le bon Dieu nous appelle de par notre vocation à vivre sous ces clartés saintes ! Quel mystère adorable de charité !

Je voudrais y répondre en passant sur la terre comme la Sainte Vierge, « gardant toutes ces choses en mon cœur » (Lc 2,19 et 51), m’ensevelissant pour ainsi dire dans le fond de mon âme afin de me perdre en la Trinité qui y demeure, pour me transformer en elle. Alors ma devise, « mon idéal lumineux » comme vous me dites, seront réalisés, ce sera bien Elisabeth de la Trinité [1]!… »

Comment ne pas signaler ici la proximité de la spiritualité trinitaire de la jeune carmélite avec celle de l’Orient chrétien et de l’orthodoxie où « prière et théologie sont inséparables… car la théologie véritable est adoration de l’intelligence. Elle élucide le mouvement de la prière, mais seule la prière peut lui donner la ferveur de l’Esprit. La théologie est lumière, la prière feu ! Leur union exprime celle de l’intelligence et du cœur. Mais c’est l’intelligence qui doit « reposer » dans le cœur, et la théologie se dépasser dans l’amour[2]… » et comme l’écrit magnifiquement Evagre le Pontique :

« Si tu es théologien, tu prieras vraiment, et si tu pries vraiment, tu es théologien[3] ! »

Remarquons enfin la remarquable proximité spirituelle d’Elisabeth avec un Saint Séraphim de Sarov qui proclamait : « Acquiers l’Esprit-Saint, et avec lui la paix intérieure, et des milliers, autour de toi, trouveront le salut ! » Et plus près de nous encore le Saint Starets Silouane qui nous prévient sur la dangerosité de notre époque : « Le monde subsiste grâce à la prière, mais quand la prière faiblira, alors le monde périra ! » Grâce à des Saints, inconnus du monde, le cours des évènements historiques et même cosmiques se trouve modifié… Les Saints sont le sel de la terre ; ils sont sa raison d’être… Ils sont ce fruit grâce auquel la terre est sauvegardée[4]… »

Elisabeth est si précieuse pour le monde actuel qui dépersonnalise les êtres originaux que nous sommes… car la plupart aujourd’hui veulent ressembler à leurs idoles et en deviennent des « photocopies », alors que chacun est né unique ! Il faut ici encore « écouter » la jeune carmélite qui pressentait l’avancée de ce monde sans Dieu et dont la séduction peut enfermer une vie dans l’éphémère.

En ce sens, elle a été inspirée d’écrire pour Françoise de Sourdon, âgée de 19 ans, un traité spirituel sur « la grandeur de notre vocation ». Elle avait pour cette jeune fille encore immature une amitié profonde en l’appelant « ma Framboise ». De fait, elle se reconnaissait en celle qui avait, comme elle, une nature explosive ! Mais Elisabeth carmélite a dépassé désormais ces états infantiles et elle entraîne son amie vers la liberté intérieure de la maturité chrétienne. En « répondant à ses questions », elle déploie des intuitions remarquables qui sont encore plus prophétiques pour notre combat d’aujourd’hui et elle chuchote à notre cœur le chemin vers la vraie liberté. Alors, à travers quelques extraits, écoutons-là ! Elle s’adresse aussi à nous qui cherchons sur ses traces « le secret du bonheur » :

« Voici enfin Sabeth qui vient s’installer avec son crayon près de sa Framboise chérie ! Je dis avec son crayon, car de cœur à cœur l’installation est faite depuis longtemps… Il me semble que je suis penchée sur toi comme une mère sur l’enfant de sa prédilection : je lève les yeux, je regarde Dieu, puis je les rabaisse sur toi, t’exposant aux rayons de son Amour ! Framboise, je ne Lui dis pas de paroles pour toi… Il préfère mon silence…

Mais je veux répondre à tes questions… Il me semble que l’âme qui a conscience de sa grandeur entre en cette « sainte liberté des enfants de Dieu » dont parle l’Apôtre (Ro 8,21), c’est-à-dire qu’elle dépasse toutes choses et se dépasse elle-même… le secret du bonheur, c’est de ne plus tenir compte de soi, de se nier tout le temps. Voilà une bonne façon de faire mourir l’orgueil : on le prend par la famine !…

Une âme qui vivrait dans la foi sous le regard de Dieu, qui aurait cet « œil simple » dont parle le Christ dans l’Evangile (Mt 6,22), c’est-à-dire cette pureté « d’intention » qui ne vise qu’à Dieu, cette âme-là vivrait dans l’humilité car « l’humilité c’est la vérité[5] !… » Elle rapporte tout à Dieu, comme faisait la Sainte Vierge… et il ne faut pas te décourager, car c’est encore l’orgueil qui s’irrite, mais tu dois « étaler ta misère » comme Madeleine aux pieds du Maître… Dieu étreint ce néant !

Mon enfant chérie, ce n’est pas de l’orgueil de penser que tu ne veux pas de la vie facile ; je crois vraiment que Dieu veut que ta vie s’écoule dans une sphère où l’on respire l’air divin. Oh ! Vois-tu, j’ai une compassion profonde pour les âmes qui ne vivent pas plus haut que la terre et ses banalités ; je pense qu’elles sont esclaves et je voudrais leur dire : secouez ce joug qui pèse sur vous ; que faites-vous avec ces liens qui vous enchaînent à vous-mêmes et à des choses moindres que vous-mêmes ?…

Oui, petite enfant de mon âme et de mon cœur, marche en Jésus-Christ : il te faut cette voie large, tu n’es pas faite pour les sentiers étroits d’ici bas !… Sois affermie en la foi, c’est-à-dire n’agis que sous la grande lumière de Dieu, jamais d’après tes impressions, l’imagination. Crois qu’Il t’aime, qu’Il veut t’aider Lui-même dans les luttes que tu as à soutenir. Crois à son amour, son trop grand amour (Ep 2,4)… C’est si beau la vérité, la vérité de l’amour : « Il m’a aimé, Il s’est livré pour moi » (Ga 2,20), voilà petite enfant, ce que c’est qu’être vrai ! »

                                                                               +Marie-Mickaël

 

[1] Lettre 185, à l’abbé Chevignard.

[2] Olivier Clément, Sources – Les mystiques chrétiens des origines, Stock 1982, p.167.

[3] Evagre le Pontique, De la prière, 61 – Philocalie I, 182.

[4] Archimandrite Sophrony, Staretz Silouane – Moine du Mont Athos, Editions Présence 1989, p.216.

[5] Sainte Thérèse d’Avila, Le Château  intérieur, VI, 10.