Le Saint-Esprit agit seulement en Elle et par Elle ( St Maximilien Kolbe)

« Le Saint-Esprit, l’Époux Divin de l’Immaculée, agit seulement en Elle et, par Elle, Il communique la vie surnaturelle, la vie de la grâce, la vie divine, la participation à l’amour Divin, à la divinité. »

Saint Maximilien-Marie Kolbe




Le regard de Saint Jean XXIII sur Bernadette de Lourdes !

Série les Papes de Marie  

     Les méditations mariales vont continuer, mais un peu plus espacées… et nous allons nous mettre aussi à l’écoute des Saints et des Saintes, des Pères de l’Eglise, des Papes, des témoins de la foi notre temps ! Et cela toujours dans la même finalité :

  • « Fortifier fortement notre foi en Eglise » en ces temps d’épreuves ;
  • « Elever notre espérance en Marie » face au monde actuel si lourd ;
  • « Rayonner l’Amour infini de Jésus » face à toutes les violences contemporaines !

       Il est plus que temps d’espérer de toute urgence dans l’infinie miséricorde du Seigneur qui nous redit « plus que jamais » pour tenir debout dans l’espérance : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27).  +Marie-Mickaël

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Le regard de Saint Jean XXIII sur Bernadette de Lourdes !

  « Bernadette a entendu, elle seule, les confidences de Marie, et elle les a transmises au monde. Et le monde – c’est le grand miracle d’ordre moral -, le monde y a cru et continue d’y croire !

      Combien admirable, chez Bernadette, la parfaite conformité à la doctrine dont la céleste Dame l’avait rendue dépositaire[1] ! Et combien lumineux l’exemple de cette sainteté qui ouvrit à une enfant si petite et si humble la voie des Cieux, dans l’au-delà, et lui assura pour toujours sur la terre la gloire des autels et la vénération de tout le peuple chrétien ! Quelle doctrine ! Quel exemple ! Quel encouragement pour nous !

     « Ce qu’il y a de faible dans le monde, dit Saint Paul, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force ; ce qui dans le monde est sans naissance et qu’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi… » (1 Co 1,27-28)

      Modèle de la prière à Marie, exemple de force humble et souriante, éloquente par le silence même dans lequel elle s’est enveloppée une fois remplie sa mission, Sainte Bernadette nous reporte comme irrésistiblement vers ce vrai centre spirituel de Lourdes, la grotte des Apparitions, où les paroles de la Mère de Dieu ne cessent de retentir au cœur de ses enfants. Et en même temps, la voyante qui eut le courage de quitter pour toujours ce lieu de l’ineffable rencontre nous rappelle que Lourdes n’est qu’un point de départ :

     La grâce qu’on y reçoit est un trésor que, loin d’enfouir stérilement, on doit faire fructifier pour la gloire de Dieu et le service de l’Eglise ! »

Saint Jean XXIII, Saint Louis des Français, 18 février 1959

[1] Il s’agit ici bien sûr du mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge !




L’âme de Marie a toujours été habité par l’Esprit-Saint (Sainte Elena Guerra)

« L’immaculé Sanctuaire de l’âme de Marie a toujours été habité par l’Esprit-Saint, qui fut l’unique directeur de tous les actes internes et externes de l’Immaculée, son Épouse ; l’Esprit Saint fut toujours écouté, toujours secondé et toujours glorifié par la Sainte Vierge. Oh oui ! d’elle, plus que d’aucune autre âme fidèle, on peut dire que l’Esprit Saint est le doux hôte de l’âme. »

Sainte Elena Guerra, –Lucques, 23 juin 1835 – 11 avril 1914 ) religieuse, fondatrice des Oblates du Saint-Esprit, canonisée le 20 octobre 2024




Le pontificat de Léon XIV a été consacré à Notre Dame de Fatima

Environ 470 000 pèlerins se sont rassemblés à Fátima (1), au Portugal, les 12 et 13 mai 2025 pour commémorer le 108e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie. Le thème dominant de cet événement de deux jours était un appel à l’espoir au milieu des conflits mondiaux et des prières pour le pontificat de Léon XIV.

À la fin de la messe de clôture, devant l’image de la Vierge Marie, Mgr José Ornelas, évêque de Leiria-Fátima, a consacré le pontificat de Léon XIV au Cœur Immaculé de Marie : « Nous sommes à vos pieds, les évêques… et cette multitude de pèlerins, en ce 108e anniversaire de votre apparition aux petits bergers dans cette Cova da Iria pour vous consacrer le ministère de l’actuel successeur de Pierre et évêque de Rome, le Saint-Père Léon XIV », a prié Mgr Ornelas.

L’évêque a également demandé à la Mère de Dieu d’accorder au nouveau Pape la tendresse, le discernement, le courage et la capacité, inspirée par le message de Fátima, de « continuer à lancer au monde le cri urgent de la paix », comme il l’a fait dans ses premiers mots à Rome après son élection : « La paix soit avec vous tous ! »

Le cardinal brésilien Jaime Spengler, qui présidait le pèlerinage international anniversaire de Fátima, a souligné le rôle de Marie : « Marie est une mère ! Une mère qui enfante, soigne, accompagne, guide, corrige et encourage ! C’est pourquoi nous la contemplons et la laissons veiller sur nous. Laissons-nous guider par elle, écoutons ce qu’elle continue à nous dire : Faites tout ce que mon fils vous dira ! Chère mère, accompagne-nous, veille sur nous ».

Vingt-sept évêques ont participé à la messe, dont deux cardinaux : António Marto, évêque émérite de Leiria-Fátima, et Fortunato Frezza, chanoine de la basilique Saint-Pierre, ainsi que 282 prêtres et 14 diacres.

www.aciafrique.org

(1) Fatima au Portugal où la Bienheureuse Vierge Marie est apparue à trois enfants bergers en 1917




C’est la Sainte Vierge qui tient mon gouvernail… St Just de Bretenières

« C’est la Sainte Vierge qui tient mon gouvernail, je m’en repose sur Elle ; elle saura bien me mener au port. »

Saint Just de Bretenières (1838-1866), prêtre, missionnaire et martyr en Corée




Marie est l’échelon pour arriver à Jésus. St Alphonse de Liguori

« Dans une échelle, on n’arrive au troisième échelon qu’en mettant d’abord le pied sur le second, et on n’arrive au second qu’en mettant le pied sur le premier ;

de même, on n’arrive à Dieu que par Jésus Christ, et on n’arrive à Jésus Christ que par Marie ».

Saint Alphonse de Liguori




A Lourdes, le regard de Marie fait fuir le démon…

« Bernadette parla d’un fait étrange qui s’était produit durant la vision de ce vendredi 19 février. Pendant qu’elle était en prière, un tumulte de voix sinistres paraissant sortir des entrailles de la terre était venu éclater au-dessus des eaux du Gave. ces voix s’interpellaient, se croisaient, se heurtaient, comme les clameurs d’une foule en querelle. L’une de ces voix, dominant les autres, avait crié d’une manière stridente et pleine de rage : Sauve-toi ! Sauve-toi ! A ce cri qui ressemblait à une menace, la Dame avait levé la tête et froncé le sourcil en regardant vers la rivière. Sur ce simple mouvement, les voix s’étaient prises d’épouvante et avaient fui dans toutes les directions. »

Témoignage de Jean-Baptiste Estrade, cité dans Les apparitions de Lourdes, Imprimerie de Lourdes, réed. de 1974, p. 64




« Si Jésus est la Vie, Marie est la Mère de la Vie »

Le pape Jean-Paul II, dont la devise épiscopale faisait référence à Mère Marie, a toujours parlé de la Sainte Mère.

Dans sa lettre apostolique de 1988, Mulieris Dignitatem, sur la dignité et la vocation des femmes dans le cadre de l’Année mariale, Jean-Paul II a fait remarquer qu’ « en Marie, Eve redécouvre la véritable dignité de la femme, de l’humanité féminine. Cette découverte doit continuellement atteindre le cœur de chaque femme et donner un sens à sa vocation et à sa vie. »

En 1982, le pape Jean-Paul II a mis l’accent sur le « message d’amour de Marie ».

« Marie nous embrasse tous avec une sollicitude particulière dans l’Esprit Saint. … L’amour de la Mère du Sauveur atteint tous les lieux touchés par l’œuvre du salut. Sa sollicitude s’étend à chaque individu de notre temps et à toutes les sociétés, nations et peuples. … La puissance de la Rédemption est infiniment supérieure à tout l’éventail des maux de l’homme et du monde. Le Cœur de la Mère en est conscient, plus que tout autre cœur dans tout l’univers, visible et invisible. C’est pourquoi elle nous appelle. Elle ne nous appelle pas seulement à nous convertir : Elle nous appelle à accepter son aide maternelle pour retourner à la source de la Rédemption ».

Lors de la solennité de la Mère de Dieu en 2002, Jean-Paul II a replacé le rôle de Marie dans un contexte magnifique.

« Si Jésus est la Vie, Marie est la Mère de la Vie. Si Jésus est l’Espérance, Marie est la Mère de l’Espérance. Si Jésus est la Paix, Marie est la Mère de la Paix, la Mère du Prince de la Paix ».

Amy Smith, le 6 mai 2025

ncregister.com




Le silencieux Regard de la Miséricorde…

« Ses yeux sont comme une flamme de feu ! »

Ap 1,14

 

« Prends ton Crucifix, regarde, écoute… 

Avec quel amour Il te regarde ! »

Sainte Elisabeth de la Trinité

 

      Etre chrétien, c’est croire à « une Présence mystérieuse » dans ce qui fait le quotidien de ma vie… C’est découvrir de plus en plus « le silencieux Regard » de Celui qui avec moi « tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » (Mt 28,20). Et ce mystère de la foi est d’un absolu réalisme : je suis appelé à le vivre là où je suis, et pas ailleurs ! Tel est le réalisme des Saints qui ont vécu la grande aventure qui, seule, bouleverse une vie : suivre Jésus par un absolu regard de confiance jusqu’au bout de l’amour !

Alors, quel que soit ma situation ou mon appel, la foi me fait pressentir qu’Il est là, à la fois caché et présent, dans le mystère le plus profond de mon cœur… Saint Augustin le savait plus que tout :

« Ecoute le fond de ton être, il y a toujours Quelqu’un[1]… »

      Tel est le fondement de « l’oraison silencieuse » où l’on se découvre toujours habité et regardé par Dieu qui est Amour (1 Jn 4,16) : la Vierge Marie, notre Mère, le savait mieux que personne et c’est pourquoi « Elle repassait en son Cœur » chaque évènement, chaque rencontre, chaque silence où, mystérieusement, Dieu lui parlait… (Lc 2,19).

Ainsi, sur les traces d’une Elisabeth de la Trinité, j’ai sans cesse à découvrir le sens  contemplatif de ma vie chrétienne : « Croire qu’un Etre qui s’appelle l’Amour habite en moi à tout instant du jour et de la nuit [2]… » Et il m’est présent par cet incessant Regard posé sur moi et absolument tout ce qui fait ma vie :

     « Dieu te regarde, qui que tu sois. Il t’appelle « par ton nom » (Jn 10,3). Il te voit et il te comprend, lui qui t’ fait. Tout ce qu’il y a en toi, il le sait : tous tes sentiments, tes pensées, tes inclinations, tes goûts, ta force et ta faiblesse. Il te voit dans tes jours de joie comme dans tes jours de peine ; il partage tes espoirs et tes tentations ; il prend à cœur toutes tes angoisses et tes souvenirs, tous les élans et tous les découragements de ton esprit ; il a compté tes cheveux. Il t’entoure de ses bras et te soutient…

        Il contemple ton visage, dans le sourire ou les pleurs, dans la santé ou la maladie… Il entend ta voix, le battement de ton cœur et jusqu’à ton souffle… Ce n’est pas seulement que tu fais partie de sa Création, Lui qui a souci même des moineaux (Mt 10,29). Tu es un être humain racheté et sanctifié, tu es son enfant… Tu es un de ceux pour qui le Christ a offert au Père sa dernière prière et y a mis le sceau de son Sang précieux…

        Qu’est-ce que l’homme, que sommes-nous, que suis-je, pour que le Fils de Dieu « ait de moi un si grand souci ? » (Ps 8,5). Que suis-je pour qu’il m’ait refait à neuf, et pour qu’il ait fait de mon cœur sa demeure[3] ? »

 

                                                                                          +Marie-Mickaël

[1] Saint Augustin, Commentaire sur le Psaume 102,2.

[2] Saint Elisabeth de la Trinité, Œuvres complètes, Lettre 330, p.785.

[3] Saint John Henry Newman, A Particular Providence as revealed un the Gospel, PPS vol.3, n° 9.




Marie, Mère de la Miséricorde. St Jean-Paul II

« Personne n’a expérimenté autant que la Mère du Crucifié le mystère de la croix, la rencontre bouleversante de la justice divine transcendante avec l’amour : ce « baiser » donné par la miséricorde à la justice. […] Marie est donc celle qui connaît le plus à fond le mystère de la miséricorde divine. Elle en sait le prix, et sait combien il est grand. En ce sens, nous l’appelons aussi Mère de la miséricorde. »

Saint Jean-Paul II, encyclique Dives in Misericordia