Les lumières de l’Hostie et les flammes du Cœur de Jésus passent par le Cœur immaculé de Marie

La Bienheureuse Dina Bélanger raconte : « Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Cœur adorable dans l’Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Cœur et l’Hostie me captivaient.

Les deux, son Cœur et l’Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l’un dans l’autre que je ne puis pas expliquer comment il m’était possible de les distinguer l’un de l’autre.

De l’Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Cœur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s’échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu’elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! Qu’elle était pure !

Toutes les lumières de l’Hostie et toutes les flammes du Cœur de Jésus passaient par le Cœur immaculé de la Très Sainte Vierge.

Notre-Seigneur me dit : “Oui, faites-moi régner par Jésus-Marie”. À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement, à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d’amour en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je ne connaissais pas, je dis : “ô Cœur Eucharistique de Jésus, je t’en supplie, par Notre-Dame du Cœur Eucharistique, règne dans toutes les âmes comme tu le veux.” »

Bienheureuse Dina Bélanger (1898-1929)

Religieuse, pianiste et musicienne canadienne membre de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie. Québec




Mon Coeur Immaculé sera ton refuge…

« Ma fille, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. »

La Sainte Vierge à Lucie
Fatima 13 juin 1917




St Pie X : la puissance du chapelet

« Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferais la conquête du monde ».

Saint Pie X (pape de 1903 à 1914) 

 

Illustration : la Bataille de Lépante (sous St Pie V qui institua à la suite de la victoire la fête de Notre-Dame du Rosaire)




Cardinal Ratzinger : le secret de Fatima

Voici un extrait du commentaire théologique du cardinal Ratzinger, avant qu’il ne soit élu pape et alors qu’il était le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi :

« Que signifie dans son ensemble (dans ses trois parties) le “secret” de Fatima ? Que nous dit-il à nous ? Avant tout, nous devons affirmer avec le Cardinal Sodano : “Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent désormais au passé (1).

Ceux qui attendaient des révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde et sur le cours futur de l’histoire seront déçus. Fatima n’offre pas de telles satisfactions à notre curiosité, comme du reste en général la foi chrétienne ne veut pas et ne peut pas être une pâture pour notre curiosité. Ce qui reste, nous l’avons vu dès le début de notre réflexion sur le texte du “secret” : l’exhortation à la prière comme chemin pour le “salut des âmes” et, dans le même sens, l’appel à la pénitence et à la conversion.

Je voudrais enfin reprendre encore une autre parole-clé du secret devenue célèbre à juste titre : “Mon Cœur immaculé triomphera”. Qu’est-ce que cela signifie ? Le cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte. Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a changé l’histoire du monde, parce qu’elle a introduit le Sauveur dans le monde – car, grâce à son “oui”, Dieu pouvait devenir homme dans notre monde et désormais demeurer ainsi pour toujours.

Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l’expérience ; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a un cœur d’homme et a de ce fait tourné la liberté de l’homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot. Depuis lors, s’imposent les paroles : “Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance ; moi je suis vainqueur du monde” (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse. »

Joseph Card. Ratzinger Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi Extrait de son Commentaire théologique du Secret de Fatima

www.vatican.va




Ste Thérèse de Lisieux : comme la plus tendre des mères…

«La Sainte Vierge ne manque jamais de me protéger dès que je l’invoque. S’il me survient une inquiétude, un embarras, bien vite, je me tourne vers elle et toujours comme la plus tendre des mères, elle se charge de mes intérêts. Que de fois en parlant aux novices, il m’est arrivé de l’invoquer et de ressentir les bienfaits de sa maternelle protection ».

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus




Les Papes et le Rosaire

On s’en souvient : le pape Jean Paul II – qui a ajouté les mystères lumineux à la récitation du Rosaire – avait l’habitude de dire son chapelet chaque jour dans les jardins du Vatican. Le père O’Sullivan montre ici combien cette dévotion mariale est une constante de la prière des Papes :

Depuis le temps de St Dominique (†1221), d’innombrables pontifes ont publié décrets, rescrits, lettres et approbations de toutes sortes, rédigés en des termes des plus éloquents et impressionnants en faveur du Rosaire. Voici quelques-uns de ces panégyriques :

« Les peuples chrétiens obtiennent chaque jour par le moyen du Rosaire d’immenses bienfaits. » (Urbain IV, †1264)

« Le Rosaire nous a été spécialement donné pour servir de protection contre les grands dangers et les grands maux qui menacent le monde. » (Léon X, †1521)

« Avec le Rosaire, nous chassons loin de nous le diable. » (Adrien VI, †1523)

« Par le Rosaire, St Dominique apaisa la colère de Dieu contre la France et l’Italie. » (Paul II, †1471)

La confiance que Boniface VIII (†1303) plaçait dans le Rosaire était à ce point illimitée qu’il demanda à être enterré avec des vêtements pontificaux ornés des Mystères du Rosaire. Cet acte de confiance filiale plut tant à Dieu que son corps fut retrouvé intact après 300 ans.

Clément VIII (†1394) fut l’auteur de pas moins de 19 bulles en faveur du Rosaire. Lorsqu’il fut élu pape et qu’il dut échanger la robe cardinalice pour le vêtement papal, on le vit fouiller soigneusement ses poches pour trouver son Rosaire.

R. P. Paul O’Sullivan, o.p. (E.D.M.)

Le Secret de la Prière, Comment être heureux, Comment être saint, Ed. do Corso Santo, Lisbonne, Portugal, 1943, Chapitre 13, p. 76.




Bx Thomas A Kempis : la puissance du Nom de Marie

« Au nom de Marie, les démons s’enfuient comme poursuivis par un feu dévorant. Comme la foudre atterre les pauvres humains, ainsi le nom de Marie, comme un tonnerre venu du ciel, prosterne et abat les esprits infernaux. »

Bienheureux Thomas A Kempis, moine Néerlandais (1380-1471)




Padre Pio : « Marie est la raison de toute mon espérance »

Au-dessus de la porte de la cellule de Padre Pio (Capucin, 1887-1968) à San Giovanni Rotondo figurait cette inscription :

« Marie est la raison de toute mon espérance ».

 




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°58-59 : dans les derniers temps…

[58] Comme c’est par Marie que Dieu est venu au monde pour la première fois, dans l’humiliation et l’anéantissement, ne pourrait on pas dire aussi que c’est par Marie que Dieu viendra une seconde fois, comme toute l’Église l’attend, pour régner partout et pour juger les vivants et les morts ? Savoir comment cela se fera, et quand cela se fera, qui est ce qui le sait? Mais je sais bien que Dieu, dont les pensées sont plus éloignées des nôtres que le ciel ne l’est de la terre, viendra dans un temps et de la manière la moins attendue des hommes, même les plus savants et les plus intelligents dans l’Écriture sainte, qui est fort obscure sur ce sujet.

[59] L’on doit croire encore que sur la fin des temps, et peut être plus tôt qu’on ne pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint Esprit et de celui de Marie, pour lesquels cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde, pour détruire le péché et établir le règne de Jésus Christ, son Fils, sur celui du monde corrompu; et c’est par le moyen de cette dévotion à la très Sainte Vierge, que je ne fais que tracer et amoindrir par ma faiblesse, que ces saints personnages viendront à bout de tout…

Ici se termine le coeur de l’ouvrage « Le secret de Marie ». L’épilogue qui suit et que nous ne retranscrivons pas ici donne quelques pistes concrètes pour la consécration à Marie, ainsi que quelques prières.




L’importance du Rosaire selon le pape Léon XIII

L’encyclique Octobri mense, publiée le 22 septembre 1891, est la quatrième des onze encycliques écrites par le pape Léon XIII sur le Rosaire. Elle a pour thème le pouvoir de la prière du Rosaire et du chapelet. En voici un extrait :

« Parmi les divers rites et manières d’honorer la Bienheureuse Marie, il en faut préférer quelques-uns, dans la mesure où nous les savons les plus puissants et les plus agréables à notre Mère ; et pour cette raison nous mentionnons spécialement par son nom et recommandons le Rosaire. La langue vulgaire a donné le nom de couronne à cette manière de prier, qui rappelle à nos esprits les grands mystères de Jésus et de Marie unis dans les joies, les peines et les triomphes. La contemplation de ces augustes mystères, contemplés dans leur ordre, apporte aux âmes fidèles une merveilleuse confirmation de la foi, une protection contre la maladie de l’erreur et un accroissement de la force de l’âme. L’âme et la mémoire de celui qui prie ainsi, éclairée par la foi, sont attirées vers ces mystères par la plus douce dévotion, s’y absorbent et s’étonnent devant l’œuvre de la Rédemption de l’humanité, réalisée à un tel prix et par des événements si grands. L’âme est pleine de reconnaissance et d’amour devant ces preuves de l’amour divin ; son espérance s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances.  La prière est composée de paroles venant de Dieu lui-même, de l’archange Gabriel et de l’Église ; plein de louanges et de grands désirs ; et elle se renouvelle et continue dans un ordre à la fois fixe et divers ; ses fruits sont toujours nouveaux et sucrés. L’espérance de l’âme s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances. »

Pape Léon XIII

Encyclopédie Mariale