St Bernard : « Tâchez d’imiter cette vertu, imitez sa modestie »

C’est justice donc que, du dernier rang, soit placée au premier celle qui, première de tous, se faisait la dernière ; c’est justice que soit devenue souveraine de tous celle qui se montrait la servante de tous ; c’est justice enfin qu’ait été exaltée au-dessus des anges celle qu’une ineffable bonté abaissait au-dessous des veuves et des repenties, au-dessous de celle dont sept démons avaient été expulsés.

Je vous en supplie, mes petits-enfants, si vous avez un peu d’amour pour Marie, si vous cherchez à lui plaire, tâchez d’imiter cette vertu, imitez sa modestie. Rien du reste ne convient mieux à un homme, rien n’est plus recommandé à un Chrétien, rien surtout ne sied tant à un moine.

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), Docteur de l’Église

Extrait du Sermon des douze étoiles




St Maximilien Kolbe : Si tu ne sais pas ou ne peux pas, recours à l’Immaculée…

« Nous devons être comme une plume dans la main de l’Immaculée… Si Elle met de côté sa plume, attendons humblement. Si elle veut écrire, soyons obéissants à chaque mouvement qu’Elle fait avec cette plume. Soyons son instrument… Elle peut le mieux réaliser la gloire de Dieu… tout dépend de notre parfaite docilité à son égard.  Si tu ne sais pas ou ne peux pas, recours à l’Immaculée, ta Souveraine et ta Maman. »

St Maximilien-Marie Kolbe




St Maximilien Kolbe : il faut que ce soit l’Immaculée qui fasse tout…

« Plus nous serons avec Elle, plus nous serons Elle et avec Dieu même. Alors notre volonté, nos actions, notre comportement ne seront plus à nous, mais à Elle et donc à Dieu, puisque l’Immaculée est étroitement unie à Dieu et ce qui est à Elle, du fait même, est à Dieu. S’approcher d’Elle, être à Elle. La forme la plus parfaite de notre rapprochement, c’est la consécration totale. Arrêtons-nous pour voir si nous sommes pleinement donnés à Elle, si nous ne trouvons pas en nous quelque chose – même la plus petite – qui ne soit pas à Elle… Supplions-la pour qu’Elle et Elle seule oriente notre cœur. Il faut se dépouiller complètement de soi, ne rien garder pour soi, absolument rien : il faut que ce soit Elle qui fasse tout. »

St Maximilien-Marie Kolbe




St Alphonse-Marie de Liguori : Marie, mon unique espérance

« Mère du saint amour de notre vie, notre refuge, notre espérance, vous savez que votre fils Jésus-Christ ne s’est pas contenté de se faire notre perpétuel avocat auprès du Père éternel. Il a voulu encore que votre rôle à vous soit d’implorer la Miséricorde divine. Vos prières, il les a voulues utiles à notre salut. Il leur a conféré une telle puissance qu’elles obtiennent tout ce qu’elles demandent. Moi qui suis un pauvre pécheur, je me tourne donc vers vous, espérance des malheureux. Notre-Dame, par les mérites de Jésus-Christ joints à votre intercession, j’espère me sauver. J’ai confiance, si grande confiance que si mon salut éternel était entre mes mains, je le remettrai simplement entre les vôtres. J’attache plus de prix à votre pitié et à votre protection qu’à toutes mes bonnes œuvres. Ma Mère, mon espérance, même si je le mérite, ne m’abandonnez pas ! Regardez ma misère, ayez pitié, sauvez-moi, aidez-moi. Je l’avoue, par mes péchés, tant de fois j’ai fermé la porte à la lumière et au secours que vous m’aviez obtenu du Seigneur. Mais votre pitié pour les malheureux et votre puissance auprès de Dieu surpassent le nombre et la malice de mes fautes. Le ciel et la terre savent que votre protégé ne peut se perdre. Que tous m’oublient, mère du Dieu Tout-Puissant, pourvu que vous vous souveniez de moi ! Dites à Dieu que je suis vôtre, que je suis vôtre, que je suis votre protégé, et je serai sauvé. Marie, j’espère en vous ; c’est cette espérance qui me fait vivre, c’est en elle que je souhaite et veux mourir. Je répèterai sans fin : Jésus, mon unique espérance, Vierge Marie, après lui, mon unique espérance. »

St Alphonse-Marie de Liguori, « Les gloires de Marie »

 




Saint Jean de la Croix : La Mère de Dieu est à moi

« Les cieux sont à moi et la terre est à moi. A moi les nations, à moi les justes, à moi les pécheurs. Les anges sont à moi et la Mère de Dieu est à moi. Tout est à moi. Dieu est à moi et tout entier pour moi, puisque le Christ est à moi et tout entier pour moi. Après cela, que demandes-tu et que cherches-tu, mon âme ? Tout est à toi et entièrement pour toi. Sois fière et ne t’arrête pas aux miettes qui tombent de la table de ton Père. »

St Jean de la Croix (Paroles d’amour n° 26, OC ed. Cerf 1990, p. 273).




Ste Elisabeth de la Trinité : Je pleure de joie en pensant qu’Elle est ma mère…

« Oh ! Jamais je ne l’ai tant aimée ! Je pleure de joie en pensant que cette Créature toute sereine, toute lumineuse est ma Mère et je me réjouis de sa beauté comme un enfant qui aime sa Mère ; j’ai un mouvement très fort vers elle, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel… »

Sainte Elisabeth de la Trinité, Lettre 298.




Ste Petite Thérèse : ô Vierge Immaculée, ton âme peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour…

« Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée

Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour

Je comprends que ton âme, humble et douce vallée

Peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus




St Maximilien-Marie Kolbe : Marie est « l’incarnation de l’Esprit-Saint ».

L’union de l’Immaculée et de l’Esprit-Saint est si inexprimable mais si parfaite que l’Esprit-Saint agit uniquement par l’Immaculée, son Epouse !… A Lourdes, la Vierge Immaculée répondit à Bernadette qui l’interrogeait : « Je suis l’Immaculée Conception ». Par ses paroles lumineuses, elle exprima non seulement qu’elle fut conçue immaculée mais plus profondément qu’elle était l’Immaculée Conception elle-même. Ainsi, autre chose est une chose blanche et autre chose sa blancheur, autre une chose parfaite et sa perfection… L’Esprit Saint est Conception Immaculée Incréée… Certes, la troisième personne de la Trinité n’est pas incarnée, cependant notre mot humain « épouse » n’arrive pas à exprimer la réalité du rapport de l’Immaculée avec le Saint-Esprit. On peut affirmer que l’Immaculée est en un certain sens, « l’incarnation de l’Esprit Saint ».

Saint Maximilien-Marie Kolbe




Charles Peguy : s’adresse hardiment à celle qui est infiniment belle…

« Par la prière, il vous les avait mis. Tout tranquillement dans les bras de celle qui est chargée de toutes les douleurs du monde. Et qui a les bras si chargés, car le Fils a pris tous les péchés. Mais la mère a pris toutes les douleurs. Il y a des jours dans l’existence où on sent qu’on ne peut plus se contenter des saints patrons. Soit dit sans offenser personne… Il faut monter directement jusqu’au bon Dieu et à la Sainte Vierge, (et elle, qui les avait pris, elle avait tant d’enfants sur es bras. Tous les enfants des hommes. Depuis ce premier qu’elle avait porté dans ses bras. Ce petit bonhomme qui riait comme un bijou. Et qui depuis lui avait causé tant de tourments. Parce qu’il était mort pour le salut du monde.) Et elle, qui les avait pris, elle était si ardente et si pure. Il y a des jours où on sent bien que l’on ne peut plus se contenter des saints ordinaires. Que les saints ordinaires ne suffisent plus. Et elle, qui les avait pris, elle était si jeune et si puissante. Si puissante auprès de Dieu. Si puissante auprès du Tout-Puissant. Et elle qui les avait pris, elle était si chargée de douleurs. Et elle qui en avait tant vu depuis ce petit bonhomme qui riait en tétant. Car il y a longtemps qu’elle n’est plus la mère des Sept Douleurs. Les sept douleurs, c’était pour commencer. Et il y a longtemps qu’elle est et que nous l’avons faite la mère des septantes et septantes fois septantes douleurs. Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas… Alors il faut prendre son courage à deux mains et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout. Etre hardi. Une fois. S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle… »

Charles Péguy, Le porche du mystère de la deuxième vertu, extraits.




Bx Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus : C’est par Marie que la miséricorde va se répandre

« Sur le calvaire, alors que la haine triomphe et semble avoir tout détruit de la  personne, de l’œuvre et de la réputation du Christ-Jésus, Marie est debout au pied de la croix, affirmant par sa présence et par son attitude sa force, sa mission, et le triomphe de sa maternité. Rien n’est perdu puisque la fécondité de la Mère n’est point atteinte, mais qu’elle est, au contraire, proclamée et exaltée. C’est par elle que la miséricorde va se répandre et la vie se propager. »

Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (Je veux voir Dieu p. 891).