Parution du livre : Le Ciel ou l’Enfer, la prière urgente de Notre-Dame de Fatima pour les temps de la fin…

 

La Communion des Refuges a la joie de vous annoncer la parution du livre :

Le Ciel ou l’Enfer, la prière urgente de Notre-Dame de Fatima pour les temps de la fin… 

A travers cet ouvrage, Marie+Mickaël nous invite à une profonde méditation de la prière enseignée par la Très Sainte Vierge Marie aux trois enfants de Fatima, prière qu’Elle demanda d’ajouter après chaque dizaine de chapelet :

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer ! Et conduis au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

Dans un temps marqué par l’épreuve et la confusion, ce livre rappelle avec force l’appel maternel du Coeur Immaculé de Marie à la conversion, à la prière, et à la confiance en la Miséricorde divine.

Le livre est disponible à la vente ici (cliquer sur la couverture) :

 

 

Le Ciel ou l’Enfer ? Cette question pourrait être le titre choc d’un film actuel… mais à Fatima, la Vierge Marie est venue nous avertir sur « un tout autre drame » : la dangerosité de nos vies actuelles qui s’éloignent de l’amour de Dieu. Notre Dame de Fatima est descendue du Ciel pour nous alerter sur notre société postmoderne qui flirte sans cesse avec l’Enfer… Elle est venue nous libérer du délire de la consommation. Elle est venue nous prévenir que notre éternité se prépare maintenant en regardant l’amour de Jésus qui, seul, peut nous sauver de l’Enfer : en son Cœur ouvert sur la Croix, il nous offre le Ciel à l’indicible joie !

Alors, une fois dans notre vie, allons-nous enfin décider d’écouter ce Dieu unique que nous cherchons toujours ailleurs ? Allons-nous quitter un instant la domination de nos écrans tactiles pour cette « douce paix » qui ne vient que de Lui ? Allons-nous fermer les yeux pour découvrir son Regard d’infinie miséricorde posé sur nous « à chaque instant » ? Nous ne sommes nés que pour le rencontrer, nous ne vivons que pour le découvrir, nous ne mourrons que pour enfin… le voir ! Nous n’avons qu’une seule vie pour lui ouvrir la porte de nos cœurs…

Saisissons  nos chapelets et prions enfin, avec amour, le Rosaire de la Vierge… il est, en cette fin des temps, l’humble et puissante voie pour « repasser en nos cœurs » (Lc 2,19) la splendeur des Evangiles… et ainsi, nous ferons face à la terrible pression actuelle du Mal : en restant « debout dans la foi », nous serons « vainqueurs dans  l’espérance ! » C’est pourquoi nous ajouterons, après chaque dizaine, cette courte et dense prière donnée par Notre Dame aux trois enfants de Fatima : il s’y cache « un immense secret » de grâce pour notre temps et nous allons le méditer en ce petit livre… Voici le don précieux du Cœur Immaculé de Marie :

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer !

Et conduis au Ciel toutes les âmes,

surtout celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

Notre Dame de Fatima, 13 juillet 1917




Les Apparitions de Marie : La Salette !

En ce mois de mai de Marie, nous revenons sur les Apparitions de la Vierge les plus récentes « reconnues » par l’Eglise catholique. En ce sens, on peut considérer l’Apparition unique de La Salette comme une source première car elle nous fait véritablement entrer dans l’accélération de la fin des temps…

A partir du livre remarquable du Père Michel Corteville qui a découvert le secret de la Salette dans les archives du Vatican en l’an 2000, et de l’Abbé René Laurentin, grand mariologue, nous avons désormais accès à ces révélations… Elles laissent présager des évènements mondiaux redoutables pour notre temps, mais aussi et surtout la victoire de l’amour du Christ et le triomphe du Cœur Immaculé de Marie comme annoncé à Fatima !

A travers le témoignage de Mélanie, voyante de La Salette avec Maximin, nous contemplerons aujourd’hui ce que je considère comme la plus belle et la plus bouleversante description du « Regard » de la Sainte Vierge… Il faudra souvent y revenir !

+Marie-Mickaël

 

« Dans ses yeux, on voyait le Paradis… »

« Les yeux de la très Sainte Vierge, notre Tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine. Pour en parler, il faudrait un séraphin, il faudrait plus… il faudrait le langage de Dieu même, de ce Dieu qui a formé la Vierge Immaculée, chef d’œuvre de sa toute-puissance ! Les yeux de l’auguste Marie… brillaient comme deux soleils ! Ils étaient doux, de la douceur même, clairs comme un miroir. Dans ses yeux, on voyait le Paradis !…

Plus je la regardais, plus je la voulais voir ; plus je la voyais, plus je l’aimais et je l’aimais de toutes mes forces !

Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la porte de Dieu, d’où l’on voyait tout ce qui peut enivrer l’âme. Quand mes yeux se rencontraient avec ceux de la Mère de Dieu et la mienne, j’éprouvais au-dedans de moi-même une heureuse révolution d’amour et une protestation de l’aimer et de me fondre d’amour. En nous regardant, nos yeux se parlaient à leur mode, et je l’aimais tant que j’aurais voulu l’embrasser dans le milieu de ses yeux qui attendrissaient mon âme et semblaient l’attirer et la faire fondre avec la mienne ! Ses yeux me plantèrent un doux tremblement dans tout mon être ; et je craignais de faire le moindre mouvement qui pût lui être désagréable tant soit peu…

Cette seule vue des yeux de la plus pure des Vierges aurait suffi pour être le Ciel d’un bienheureux ; aurait suffi pour faire entrer une âme dans la plénitude des volontés du Très-Haut parmi les évènements qui arrivent dans le cours de la vie mortelle… Cette seule vue concentre l’âme en Dieu, et la rend comme morte vivante, ne regardant toutes les choses de la terre, même les choses qui paraissent les plus sérieuses, que comme des amusements d’enfants : elle ne voudrait entendre parler que de Dieu et de ce qui touche à sa Gloire !… Le péché est le seul mal qu’elle voit sur la terre. Elle en mourrait de douleur si Dieu ne la soutenait ! »

Mélanie, Castellammare, 21 novembre 1878.




À 18 ans, il gravit le pic d’Aneto avec une croix sur le dos : le geste bouleversant d’un jeune Français après le vandalisme du sommet

Source : Tribune chrétienne
Montagnards, prêtres, familles catholiques et simples anonymes saluent un geste « de réparation », « d’espérance » et « de fidélité »

A une époque marquée par l’effacement des symboles chrétiens et l’indifférence religieuse, le geste d’un jeune paysagiste français de 18 ans bouleverse bien au-delà du monde de la montagne. Après la disparition de la croix historique du pic d’Aneto, plus haut sommet des Pyrénées culminant à 3 404 mètres, un adolescent originaire du Sud-Ouest a décidé de répondre non par la colère, mais par un acte de foi, de courage et de réparation. La croix métallique installée au sommet de l’Aneto avait été volontairement découpée à la meuleuse puis jetée dans un ravin. Une enquête de la Guardia Civil espagnole est d’ailleurs en cours afin d’identifier les auteurs de cet acte de vandalisme qui a profondément choqué de nombreux montagnards et croyants des deux côtés des Pyrénées.

Face à cette profanation, Maël Le Lagadec, jeune apprenti paysagiste âgé de 18 ans et originaire de Montauban, n’a pas voulu rester spectateur. Dans la discrétion, il entreprend alors de sculpter lui-même une nouvelle croix en noyer noir. Une œuvre artisanale réalisée avec soin, pensée non comme un coup médiatique mais comme un témoignage personnel. La croix achevée, le jeune homme décide de la porter jusqu’au sommet de l’Aneto.

Une ascension hors norme commence alors. Accompagné d’un ami, Maël part de nuit avec près de 35 kilos sur les épaules. Pendant environ quatorze heures, il progresse dans le froid, l’altitude et les passages escarpés du massif pyrénéen. À mesure que le chemin devient plus difficile, la portée symbolique de son geste grandit : monter une croix vers les hauteurs rappelle inévitablement la montée du Christ vers le Golgotha. Au lever du jour, la nouvelle croix est finalement dressée au sommet.

Le contraste est saisissant : là où un acte de destruction voulait faire disparaître un signe chrétien, un jeune homme choisit au contraire d’en restaurer la présence au prix d’un effort physique considérable. Beaucoup y voient déjà un symbole fort pour notre temps.

Dans les heures qui suivent la publication de cette histoire, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. Montagnards, prêtres, familles catholiques et simples anonymes saluent un geste « de réparation », « d’espérance » et « de fidélité ». D’autres rappellent également que les croix de sommet, dans les Pyrénées comme dans les Alpes, ne sont pas seulement des objets religieux : elles appartiennent aussi à l’histoire culturelle et spirituelle des montagnes européennes. Le pic d’Aneto possède depuis longtemps une signification particulière pour de nombreux randonneurs. Son sommet, austère et majestueux, attire chaque année des milliers d’alpinistes venus de toute l’Europe. La disparition de sa croix avait suscité une émotion profonde dans le monde pyrénéen. Mais l’initiative de ce jeune Français transforme aujourd’hui cette blessure en signe d’espérance.

Par Elisabeth Vimele, tribune chrétienne, 14 mai 2026




Le Serviteur de Dieu, le Père Matteo d’Agnone

Le Serviteur de Dieu, le Père Matteo da Agnone, est né en 1563 à Agnone , en Molise . Son désir de servir Dieu l’a mené à rejoindre les Frères Capucins , embrassant une vie de pauvreté , d’humilité et de prière , et prenant le nom de Frère Matteo da Agnone . Il était prêtre , prédicateur , formateur , supérieur local et provincial , et surtout un grand théologien et exorciste . Sa seule présence suffisait à chasser les démons, qui craignaient son humilité plus que tout.
Sa renommée pour sa sainteté s’est accrue de son vivant et s’est consolidée après sa mort en 1616 à Serracapriola , dans la province de Foggia. Il a été déclaré Serviteur de Dieu en 1996 et sa cause de canonisation est en cours . Nombreux sont ceux qui l’invoquent comme un puissant intercesseur et défenseur contre le diable , et les guérisons et les grâces de toutes sortes qui lui sont attribuées sont innombrables .

Un enfant spécial

Prospero Lolli est né à Agnone, au Molise, en 1563, au sein d’une famille aisée et profondément chrétienne. Cadet d’une fratrie de plusieurs sœurs, il fut entouré d’affection et d’attention dès son plus jeune âge. Dès son jeune âge, il manifesta une douceur particulière, un sérieux inhabituel pour son âge et une mystérieuse attirance pour Dieu.
Vers l’âge de six ans, tandis que les autres enfants jouent insouciants, Prospero préfère imiter le prêtre. Avec l’aide de ses sœurs, il prépare un petit autel, revêt une chemise blanche et répète avec une précision impressionnante les gestes et les paroles qu’il entend à l’église. Pour lui, ce n’est pas juste un jeu. Il éprouve déjà un sentiment du sacré qui laisse bouche bée ceux qui l’observent. Cet enfant, levant les mains vers le ciel comme pour consacrer le pain, semble touché par quelque chose de plus grand.
Il était très bon pour les études, surtout le latin. Certains ont commencé à penser que Dieu avait posé un regard particulier sur lui. Ainsi commença le parcours de Prospero Lolli, le futur Père Matteo da Agnone, destiné à ébranler les enfers par la force de son humilité et à toucher les cœurs par la puissance de sa foi.

Un accident dramatique

Prospero Lolli a dix-huit ans. Un jour, il quitte la maison pour rejoindre un ami. Aucun des deux n’imagine qu’un événement irréparable est sur le point de se produire.
Le garçon porte une arme à feu, volée secrètement à son père. Par un mystérieux concours de circonstances, Prospero la ramasse. Simple curiosité, geste instinctif, il la manipule avec légèreté, ignorant peut-être qu’elle est chargée. Un instant plus tard, un coup de feu retentit, et le drame survient : son ami est mortellement blessé.
Prospero, désespéré, s’enfuit dans les bois sans se retourner. La ville est sous le choc. Une enquête est ouverte et, bien que l’intention n’ait pas été délibérée, la justice prononce une condamnation par contumace. Étant mineur selon la loi de l’époque, il est condamné à une amende et banni d’Agnone.
Mais pour Prospero, la vraie condamnation est intérieure. Ce sentiment de culpabilité ne le quittera jamais. De cette profonde blessure naîtra un désir de rédemption. Des années plus tard, ce jeune homme deviendra le père Matteo da Agnone, un frère capucin et un combattant spirituel contre le mal.
Ses parents ont financé ses études à l’Université de Naples, où il s’est inscrit aux facultés de droit et de médecine.

Fils de saint François

Pendant ses études à l’université de Naples, Prospero Lolli était profondément attiré par la spiritualité jésuite et s’apprêtait à entrer dans la Compagnie de Jésus. Mais lors d’une conversation avec un camarade, il s’est rendu compte que son mode de vie, fait de pauvreté, d’austérité et de pénitence, correspondait davantage à l’idéal franciscain. Il choisit donc l’Ordre des Capucins, une décision courageuse, bien loin des ambitions académiques que sa famille nourrissait pour lui. Alors qu’il se préparait à prononcer ses vœux religieux sous le nom de Frère Matteo, le décès soudain de ses parents l’a forcé à retourner à Agnone. Ce fut une épreuve douloureuse, mais après avoir subvenu aux besoins de sa famille, il retourna au couvent, maintenant confiant dans la voie qu’il avait choisie.
Reconnu pour son intelligence et son humilité, il fut immédiatement considéré comme l’un des meilleurs jeunes hommes de son ordre et se vit confier d’importantes missions d’enseignement. En 1592, il a été ordonné prêtre et est devenu le père Matteo da Agnone.
Tout au long de sa vie religieuse, il a occupé des fonctions de plus en plus importantes. Il a été supérieur des monastères de Vasto, Serracapriola et Agnone, ainsi que maître des novices. Grâce à sa solide formation et à sa conduite irréprochable, il a été nommé professeur de théologie pour former les jeunes capucins au sacerdoce.
Il a ensuite été élu supérieur provincial, un poste qu’il a accepté à contrecœur, préférant servir plutôt que commander. Une fois son mandat terminé, il a été nommé visiteur de la province religieuse de Bari, signe de la grande estime et de la confiance que lui portaient ses supérieurs.

Un nom que le diable craint

Au couvent de Castel Bolognese, alors qu’il se prépare à la prêtrise, frère Matteo se retrouve mêlé à un exorcisme. Une femme, possédée depuis des années, est amenée à l’église pour implorer son aide. Les frères prient longtemps, mais les démons restent inflexibles. Frère Matteo étudie dans sa cellule. Soudainement, par la bouche de la femme, le diable s’écrie que seul frère Matteo d’Agnone peut le chasser, car son humilité le tourmente plus que tout.
Appelé par ses frères, le petit frère refuse d’abord de les suivre, mais obéit ensuite aux ordres de son supérieur. Il s’agenouille en silence devant le Saint-Sacrement et ne prononce pas un mot.
Le démon se met à se débattre, puis s’écrie qu’il ne peut supporter sa présence et abandonne la femme.
Depuis, des incidents semblables se sont répétés. Sa simple présence provoque un exorcisme, son nom est un supplice pour les enfers. Dans certains cas, la simple mention de son nom par un exorciste lors d’un rituel, même à son insu, suffit à déchaîner la fureur du diable.
Aujourd’hui encore, 400 ans après sa mort, son image, sa tombe et son nom suscitent les mêmes réactions.

Signes, prodiges et prophéties

Le père Matteo vivait dans une pauvreté extrême, mais ceux qui lui faisaient confiance ne manquaient jamais du nécessaire. Ses prières, sa foi et ses vertus chrétiennes lui valaient des grâces extraordinaires de Dieu.
Pendant la construction du couvent des Agnones, le vin se faisait rare à cause d’une maladie qui ravageait les vignes. Le père Matteo a pris deux fioles et est allé de porte en porte mendier. Lorsqu’il a cogné à la porte de M. Vincenzo Cellillo, sa femme lui a dit que le grand baril était vide et qu’il ne restait qu’un peu de vin dans le petit, réservé à son mari, mais qu’elle le lui offrirait volontiers. Le père Matteo est descendu à la cave, a fait le signe de croix sur le baril vide… et le vin a commencé à couler en abondance. Il y en a eu pour environ un mois, et il en a fallu non seulement pour la famille Cellillo, mais aussi pour tous les frères des couvents des Agnones.
Un événement semblable s’est produit chez Mme Livia Sottile, mère de trois frères capucins. Le vin du baril béni par le Père Matteo – même de loin – ne s’épuisa jamais. Chaque jour, elle en donnait aux malades et aux frères du couvent, et pourtant, il dura plus d’un an . Quand elle a demandé au frère de bénir aussi le jardin desséché, le lendemain, les plantes étaient luxuriantes et fraîches. Et quand elle lui demanda de bénir le contenant d’huile, il déborda .
Le père Matteo était aussi souvent un instrument de guérison. Parmi les nombreux témoignages, mentionnons celui de Lorenzo De Santis, mourant d’un grave abcès à la gorge qui l’empêchait de s’alimenter. Le père Matteo fit sur lui le signe de la croix et dit : « Ayez foi, Dieu vous guérira bientôt. L’abcès a éclaté tout de suite et l’homme a été immédiatement guéri.
Un jour, en regardant Agnone de loin, il a pleuré et a prophétisé un châtiment divin. Finalement, il s’est écrié : « Ma patrie… vous ne posséderez pas mes ossements. Quelques années plus tard, lorsqu’une révolte éclata et que l’intervention de l’armée sema la dévastation et la ruine, le peuple se souvint de ses paroles.
Et la prophétie s’est pleinement accomplie : ses ossements ne sont jamais retournés à Agnone. Ils reposent aujourd’hui à Serracapriola, où le père Matteo a terminé son pèlerinage terrestre.
Aujourd’hui, son intercession est aussi efficace qu’elle l’était alors.

Spiritualité christocentrique et mariale

La spiritualité du père Matteo est profondément christocentrique et mariale. Au cœur de sa vie se trouve le Christ crucifié, qu’il adore quotidiennement dans l’Eucharistie. Devant le tabernacle, il se sent en présence des anges. Il médite et pleure la Passion, contemple la douleur de la croix et invite chacun à vivre l’Évangile avec constance, se rappelant que trahir le Christ, c’est le crucifier une deuxième fois. En plus de son amour pour le Seigneur, il cultive une dévotion intense à la Vierge Marie, sa mère bien-aimée.
Il célébrait la messe avec une ferveur sublime, communiait quotidiennement, se confessait fréquemment et offrait joyeusement ses souffrances en réparation de ses péchés et pour le salut des âmes. Il menait une vie modeste, aimait le silence et priait sans relâche. Sa cellule, simple et dépouillée, était pour lui un havre de paix, de lumière et d’inspiration.
Durant son temps libre, il se consacrait à l’écriture, composant des textes spirituels profonds, tels que le Fasciculus Myrrae, dans lequel il médite sur la Passion du Christ, la valeur de la pénitence et la nécessité d’une confession sincère.
C’est un excellent théologien et prédicateur, mais la force de ses paroles réside dans leur parfaite cohérence avec la vie. C’est pourquoi ses sermons suscitent des conversions et touchent les cœurs les plus endurcis.
Plusieurs le consultent. Il possède les dons de discernement, de prophétie et de miracles, ainsi qu’une autorité particulière sur les esprits mauvais qui tremblent en sa présence. Il assiste sans relâche les malades et les mourants, en qui il reconnaît le visage du Christ.
Avant tout, il excelle en humilité. Il se considère comme le dernier, le plus indigne, le pire des pécheurs. Cette vertu profonde l’accompagne dans chacun de ses actes, chacun de ses choix. Et c’est précisément par cette humilité que Dieu l’élève, faisant de lui un puissant instrument de grâce et de lumière pour les âmes.

Le Colonel de la Madone

Parallèlement à son amour pour le Christ, le père Matteo cultivait une dévotion profonde et inébranlable envers la Vierge Marie. C’était un amour filial, nourri par l’étude, la contemplation et la prière. Chaque jour, il lui confiait sa vie, ses labeurs et ses souffrances. Il la considérait comme sa mère et sa Reine, le chemin privilégié vers le Christ Roi et le modèle parfait de vertu à imiter.
Dans la lignée de la tradition franciscaine, il médite sur le rôle de la Vierge Marie dans le plan du salut et défend la glorieuse Assomption, quatre siècles avant qu’elle ne soit proclamée dogme. Pour lui, il est évident que le corps de la Mère de Dieu ne pouvait pas demeurer sur terre, car sa place est auprès de son Fils, dans la gloire. Il l’affirme par des dissertations théologiques d’une grande profondeur.
Même le diable, lors d’un exorcisme où l’on invoqua l’intercession du père Matteo, le surnomma avec mépris « le colonel de la Vierge ». Un surnom né de la moquerie, mais devenu au contraire un titre de gloire.
Tout ce qu’on demande à Dieu par son intercession, le père Matteo le demande et l’obtient de la Vierge Marie, comme le diable a dû le confesser à plusieurs reprises lors d’exorcismes.

La mort bénie

Tout au long de sa vie, le père Matteo a enduré bien des souffrances physiques. Il souffrait de violentes douleurs d’estomac dues à des jeûnes prolongés, d’une maladie du foie, de problèmes de genoux causés par de longues heures de prière, et d’une forme douloureuse de goutte qui l’empêchait de marcher correctement. Il a offert son martyre silencieux au Seigneur avec un esprit joyeux et reconnaissant.
Après sa dernière affectation à Bari, il a été transféré à Sant’Elia à Pianisi, mais le climat rigoureux a empiré son état. Les médecins recommandent son transfert. Les frères ont choisi Serracapriola. Incapable de marcher, il a été transporté en charrette. Le voyage lui a causé d’atroces souffrances. Arrivé au couvent de nuit, il fut accueilli avec une immense joie, mais il chanta lui-même le psaume « De profundis », sachant sa fin proche.
Atteint d’une forte fièvre, il demeura lucide et serein. Il s’est confessé, a prié avec ses frères et a reçu l’Eucharistie. Réconforté par les sacrements, il s’est éteint paisiblement le 31 octobre 1616, la veille de la Toussaint. Les habitants de Serracapriola ont fait construire un cercueil afin d’éviter toute confusion avec les restes d’autres frères dans l’ossuaire. Ce geste a permis la conservation de sa dépouille.
Six mois plus tard, le corps a été retrouvé intact. Un moine toucha sa barbe et fut libéré de fortes tentations. Trois ans plus tard, un autre frère ouvrit le cercueil, libérant un doux parfum persistant : le parfum du paradis.

Signes et guérisons sur la tombe du Père Matteo

Le tombeau du Serviteur de Dieu, le Père Matteo da Agnone, se trouve dans l’église des Capucins de Serracapriola, dans la province de Foggia. Malheureusement, depuis 2022, ce lieu est dépourvu de frères et du Saint-Sacrement, suite à une décision de l’Ordre des Capucins. Le tombeau du Père Matteo demeure néanmoins un lieu de recueillement exceptionnel.
Ceux qui sont possédés par le démon réagissent violemment au simple contact de la pierre tombale, comme lors d’un exorcisme. Des photos de nombreux malades restent accrochées à la pierre tombale en signe d’intercession. Ceux qui souffrent de maux physiques ou spirituels éprouvent parfois des symptômes tels que des nausées, des tremblements, des vomissements, des bouffées de chaleur soudaines ou des picotements. Ces signes peuvent varier d’une personne à l’autre et ne sont pas systématiques, mais ils sont souvent interprétés comme des manifestations de la puissante intercession du Serviteur de Dieu.
Les témoignages sont nombreux, mais malheureusement, tous ne les partagent pas. 

L’image officielle

L’image officielle du père Matteo, commandée par le père Cipriano de Meo en 1984 pour l’ouverture du procès de canonisation diocésain et réalisée par le peintre local Gianfranco Forte. De nombreux témoignages de grâces associées à cette image du Serviteur de Dieu nous sont parvenus du monde entier. Même le diable, lors des exorcismes, prétend la craindre.

Pour plus d’informations, consultez l’ouvrage de Patrizia Cattaneo : Un exorciste chez vous




La Communion des refuges vous souhaite une sainte année 2026 !

La Communion des Refuges du Coeur Immaculé de Marie vous souhaite une Sainte année 2026 !

Puisse le Cœur Immaculé de Marie, doux Refuge des âmes, vous abriter dans vos joies et vos épreuves, vous conduire plus près de Jésus et vous remplir d’espérance, par la prière et la confiance en la Miséricorde.

Que la paix du Christ et la tendresse du Coeur de Marie vous accompagnent tout au long de cette nouvelle année !




Joyeux Noël !

La Communion des Refuges du Coeur Immaculé de Marie vous souhaite un très joyeux Noël !

 




Le Christ vaincra par Marie…

« Le Christ vaincra par Marie. Il veut qu’elle soit associée aux victoires de l’Église, dans le monde d’aujourd’hui et dans celui de demain. »

Saint Jean-Paul II (Extrait de « Entrez dans l’espérance)




En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100.000 hommes l’ont vue (II)

Le 3 janvier 1915 un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagnait. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : « Oh ! La Vierge de la Marne ! »

La meilleure preuve d’authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit :

« C’était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l’ambulance d’Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d’un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Il disait souvent : « Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. »

Enfin, le jour où il reçut l’extrême-onction, il dit aux infirmiers : « Vous m’avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n’est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer.

Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100 000 hommes qui l’avons vu. »

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917




Canonisation de Bartolo Longo, l’apôtre du Rosaire

Bartolo Longo -DR
Bartolo Longo -DR
« Sa canonisation est une déclaration d’amour que Dieu fait à l’humanité. Même celui qui fut prêtre de Satan a pu devenir saint : c’est le triomphe absolu de la miséricorde. »

Le 19 octobre 2025, le pape Léon XIV proclamera saint Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire de la Vierge du Rosaire de Pompéi. Celui que l’on surnommait autrefois “le prêtre de Satan” sera élevé aux autels de l’Église, au terme d’un parcours de conversion unique dans l’histoire du christianisme. De l’occultisme à la sainteté, la vie de Bartolo Longo révèle la puissance absolue de la miséricorde divine.

Né à Latiano, dans les Pouilles, le 11 février 1841, Bartolo Longo perd sa mère à dix ans et s’éloigne de la foi. Étudiant en droit à Naples, il plonge dans les milieux anticléricaux, rationalistes et maçonniques qui, dans l’Italie unifiée, rejettent violemment l’autorité du pape. Séduit par le spiritisme, il assiste à des séances occultes et participe à des rituels sataniques où la messe catholique est tournée en dérision.Selon plusieurs témoignages et sources hagiographiques, Longo fut même “consacré prêtre satanique”, c’est-à-dire initié à un rituel de parodie sacrilège de la prêtrise catholique. Il s’enfonça alors dans la drogue, la paranoïa et la dépression, vivant dans une terreur spirituelle permanente. Son propre témoignage, repris plus tard par les Dominicains, évoque ces années comme une descente aux enfers : « J’étais un prêtre de Satan, perdu dans les ténèbres, mais Marie m’a tiré de l’abîme. »

En 1871, grâce à son ami Vincenzo Pepe, Bartolo rencontre le père Alberto Radente, un dominicain de grande sagesse. Ce dernier l’aide à confesser ses fautes et à renouer avec la foi catholique. Après un chemin de purification intérieure, il entre dans le Tiers Ordre dominicain sous le nom de frère Rosario. Dès lors, sa vie change radicalement. Il devient un homme de prière et de pénitence, animé d’une certitude : seule la Vierge Marie pouvait sauver ceux que le démon avait séduits.En 1872, alors qu’il se trouvait dans la vallée de Pompéi, Bartolo Longo entendit une voix intérieure lui dire : « Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Celui qui répand le Rosaire est sauvé. » À partir de ce jour, il consacra sa vie à la diffusion du Rosaire. Il enseigna la prière aux paysans, restaura une chapelle abandonnée, puis entreprit la construction du Sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, qui devint un centre spirituel mondialement connu.

Il fonda aussi des orphelinats, un hospice pour les enfants de prisonniers, la communauté des Filles du Saint Rosaire de Pompéi, ainsi que le journal Il Rosario e la Nuova Pompei. Sous son impulsion, Pompéi devint une véritable cité chrétienne : écoles, hôpital, logements ouvriers et structures sociales y virent le jour. Le pape Léon XIII encouragea personnellement ses initiatives, admirant sa ferveur et son apostolat. À la fin de sa vie, Bartolo Longo fit don de tous ses biens au Saint-Siège, préférant mourir dans la pauvreté. Il s’éteignit à Pompéi, le 5 octobre 1926, à 85 ans, assisté de son ami, le futur saint Joseph Moscati.Jean-Paul II le béatifia le 26 octobre 1980, le proclamant « véritable apôtre du Rosaire ». Dans sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (2002), le pape polonais le cita à cinq reprises, soulignant son rôle unique dans la redécouverte de la prière mariale.

Le 18 juin 2024, le prélat de Pompéi adressa au pape une supplique demandant sa canonisation sans reconnaissance de miracle, invoquant la ferveur universelle des fidèles. Le 24 février 2025, alors qu’il était hospitalisé à la clinique Gemelli, le pape François signa le décret de canonisation. Après son décès le 21 avril 2025, son successeur, le pape Léon XIV, confirma la date : Bartolo Longo sera canonisé le 19 octobre 2025, aux côtés de Pier Giorgio Frassati et d’autres bienheureux.Le jour de l’annonce officielle, les cloches du sanctuaire sonnèrent à toute volée. L’archevêque de Pompéi, MonseigneurTommaso Caputo, conduisit un Te Deum devant les reliques du fondateur. Prêtres, religieuses dominicaines, frères des Écoles chrétiennes, fidèles et pèlerins remplirent la basilique pour remercier Dieu. « Bartolo Longo est un père pour tous », déclara Mgr Caputo. « Sa canonisation est une déclaration d’amour que Dieu fait à l’humanité. Même celui qui fut prêtre de Satan a pu devenir saint : c’est le triomphe absolu de la miséricorde. »Mgr Caputo souligna encore : « Longo est un saint moderne, un précurseur de l’Église en sortie chère au pape François. Ses écrits, d’une étonnante modernité, parlent encore à l’homme du XXIe siècle. »

Pour l’Église, la canonisation de Bartolo Longo scelle une vérité fondamentale : aucun péché, si grand soit-il, ne peut surpasser la grâce de Dieu. Celui qui fut un jour prêtre du démon entre désormais dans la gloire comme serviteur de Marie. Il laisse à la postérité une prière devenue universelle, la Supplication à la Vierge de Pompéi, qu’il composa en 1883 et que Jean-Paul II qualifia de « chant d’espérance pour les âmes perdues ».« Le Rosaire, disait Bartolo Longo, est la douce chaîne qui nous relie à Dieu. » Le 19 octobre 2025, sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV proclamera saint celui que le monde croyait perdu, rappelant à l’humanité entière que la lumière du Christ peut jaillir jusque du cœur des ténèbres.




Message de la Reine du Rosaire donné à Gisella, le 3 septembre 2025 (Trevignano Romano)

Mes enfants, merci d’être ici en prière et merci d’écouter mon appel dans vos cœurs.
Mes enfants, je vous demande d’ouvrir vos cœurs avant qu’ils ne s’endurcissent. Le Seigneur y déposera, comme dans un coffre aux trésors : l’Amour, la Paix, la Charité et la Foi. Je suis ici pour vous recommander d’éliminer de vos cœurs l’orgueil, la méchanceté et la vengeance… remplissez-les de Dieu !
Enfants, mes petits, je vous demande de toujours penser positivement. Ce n’est qu’ainsi que vous trouverez la Paix et que vous ne ruinerez pas votre âme.
Enfants, soyez comme les apôtres ! Ils se sont dépouillés des choses du monde et se sont remplis de l’Amour de Dieu. Cela les a rendus calmes et forts en toute circonstance. Soyez humbles et unis comme des frères ! Vous êtes mon peuple et vous devez être éduqués en tout temps, alors vous éduquerez vos frères.
Enfants, aujourd’hui, vous ressentirez la joie dans vos cœurs, car quel que soit le fardeau que vous portez, je le confierai à Jésus !
Je vous donne maintenant ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.