Aimez bien votre Mère du ciel… Sainte Catherine Labouré

« Aimez bien votre Mère du ciel, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. »

Sainte Catherine Labouré

Née le 2 mai 1806 à Fain-lès-Moutiers en France et morte le 31 décembre 1876 à Paris, est une religieuse française de la congrégation des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul. Elle reçut des apparitions de la Vierge Marie, avec notamment la demande de faire frapper une médaille, aujourd’hui mondialement connue sous le nom de médaille miraculeuse.




Marie, « Terreur des démons » (Saint Séraphim de Sarov)

 » Malgré le fait que Satan ait séduit Eve, entraînant Adam à sa suite, Dieu non seulement nous a donné un Rédempteur qui par sa mort a vaincu la mort, mais dans la personne de la Femme, la Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, qui a écrasé en elle-même et en tout le genre humain la tête du serpent, Il nous a fourni une avocate infatigable auprès de son Fils et notre Dieu, une plaideuse invincible pour les pécheurs les plus endurcis. C’est à cause de cela qu’elle est appelée « la Terreur des démons », car il est impossible pour le démon de faire périr un homme tant que ce dernier ne cesse lui-même de recourir à l’aide de la Theotokos. »

Saint Séraphim de Sarov.

De l’Église russe orthodoxe (1759-1833), fête le 2 janvier.

 




Parmi les Evangiles, les prémices sont celui de Jean

« Aucun des évangélistes n’a montré la divinité de Jésus d’une manière aussi absolue que Jean, qui lui fait dire : C’est moi la lumière du monde (Jn 8, 12), C’est moi le chemin, la vérité et la vie (Jn 14, 6), C’est moi la résurrection (Jn 11, 25), C’est moi la porte (Jn 10, 9), C’est moi le bon berger (Jn 10, 11), et dans l’Apocalypse, C’est moi l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin, le premier et le dernier (Ap 22, 13).
Il faut donc oser dire que, de toutes les Ecritures, les Evangiles sont les prémices et que, parmi les Evangiles, les prémices sont celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est renversé sur la poitrine de Jésus (Jn 13, 25) et n’a reçu de Jésus Marie pour mère. Et, pour être un autre Jean, il faut devenir tel que, tout comme Jean, on s’entende désigner par Jésus comme étant Jésus lui-même. Car, selon ceux qui ont d’elle une opinion saine, Marie n’a pas d’autre fils que Jésus ; quand donc Jésus dit à sa mère : Voici ton fils (Jn 19, 26) et non « Voici cet homme est aussi ton fils », c’est comme s’il lui disait : « Voici Jésus que tu as enfanté ». En effet, quiconque est arrivé à la perfection ne vit plus mais le Christ vit en lui (Ga 2, 20) et puisque le Christ vit en lui, il est dit de lui à Marie : Voici ton fils, le Christ. »

Origène, Commentaire sur St Jean, I, 22-23 (Sources Chrétiennes, n° 120, Cerf, pp. 71-73).

Père de l’exégèse biblique. Né à Alexandrie vers 185 et mort à Tyr vers 253[1], c’est un théologien de la période patristique. Il est reconnu comme l’un des Pères de l’Église mais, contrairement à eux, il n’a pas été canonisé par l’Église catholique ni par l’Église orthodoxe, en raison de certaines de ses thèses qui furent rejetées par l’orthodoxie chrétienne.




Porte de Dieu toujours virginale ! Voici les mains qui tiennent Dieu, et ces genoux sont un trône plus élevé que les Chérubins…

« La gloire de toute femme, c’est l’homme, qui lui est donné du dehors : mais la gloire de la Mère de Dieu est intérieure, elle est le fruit de son sein. Ô femme tout aimable, trois fois heureuse ! Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton sein.

Dans ce sein l’être illimité est venu demeurer ; de son lait, Dieu, l’enfant Jésus, s’est nourri. Porte de Dieu toujours virginale ! Voici les mains qui tiennent Dieu, et ces genoux sont un trône plus élevé que les Chérubins : par eux les mains affaiblies et les genoux chancelant (Is 35,3) furent affermis. Ses pieds sont guidés par la loi de Dieu comme par une lampe brillante, ils courent à sa suite sans se retourner, jusqu’à ce qu’ils aient attiré vers l’amante le Bien-Aimé. Par tout son être elle est la chambre nuptiale de l’Esprit, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les canaux du fleuve (Ps 46,5), c’est-à-dire les flots des charismes de l’Esprit : toute belle, tout entière proche de Dieu. Car, dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, proche de Dieu, c’est à elle que cette parole s’applique !

Merveille qui dépasse toutes les merveilles : une femme est placée plus haut que les Séraphins, parce que Dieu est apparu abaissé un peu au-dessous des anges (Ps 8,6) ! Que Salomon le très sage se taise, et qu’il ne dise plus : Rien de nouveau sous le soleil (Qo 1,9). Vierge pleine de la grâce divine, temple saint de Dieu, que le Salomon selon l’esprit, le Prince de la paix, a construit et habite, l’or et les pierres inanimées ne t’embellissent pas, mais, mieux que l’or, l’Esprit fait ta splendeur. Pour pierreries, tu as la perle toute précieuse, le Christ, la braise de la divinité.

Supplie-le de toucher nos lèvres, afin que, purifiés, nous le chantions avec le Père et l’Esprit, en nous écriant : Saint, Saint, Saint le Seigneur Sabaoth, la nature unique de la divinité en trois Personnes. »

Saint Jean Damascène, Homélie sur la Nativité, SC 80, § 9-10.

Moine, prêtre (hiéromoine), théologien, apologiste et hymnographe chrétien d’origine arabe, écrivant en langue grecque. Il est né à Damas vers 675-676 et mort selon la tradition au monastère de Mar Saba, près de Jérusalem, le 4 décembre 749. Il est l’un des Pères de l’Église et l’Église catholique le compte au nombre de ses docteurs. Surtout connu pour sa défense des icônes, il est également un défenseur important de la périchorèse, concept qu’il utilise pour décrire à la fois l’interpénétration des natures divine et humaine du Christ et la relation entre les hypostases de la Trinité. 




Elle est Vierge et elle est Mère, que n’est-elle pas dès lors ?

« La Vierge a enfanté son Fils en conservant sa virginité, elle a allaité Celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté Celui qui porte l’univers dans sa main.

Elle est Vierge et elle est Mère, que n’est-elle pas dès lors ?

Sainte de corps, toute belle d’âme, pure d’esprit, droite d’intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu.

Qu’en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d’elle est né Celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible.

Qu’en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d’écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle (Gn 3, 15).

Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s’est fait Lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l’ancienne alliance.

Qu’en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu’en elle se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles.

Qu’en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son Fils, les a rendus parfaits.

Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un Fruit très doux dont se nourrit le monde entier.

Amen. »

Saint Ephrem le Syriaque (306-373)

Né vers 306 à Nisibe (Turquie) et mort en 373 à Édesse (Turquie), Ephrem était un diacre de langue syriaque et un théologien du IVe siècle dans la région de l’Assyrie. Plusieurs dénominations chrétiennes, dont les Églises orthodoxes et catholique, le vénèrent en tant que saint, Père de l’Eglise et il est reconnu depuis 1920 en tant que Docteur de l’Église par l’Église catholique. Il est l’auteur de plusieurs hymnes et poèmes.




Me faire le Fils de Marie… St Jean de Capistran

« Dieu m’a donné le nom de Jean pour me faire le fils de Marie et l’ami de Jésus. »

Saint Jean de Capistran (1386-1456), prédicateur franciscain




Par lui je vous ai tous conçus pour être ses frères… La Vierge à Ste Gertrude

« On ne doit pas appeler mon Fils unique, mais bien mon premier-né, mon très doux Jésus. Je l’ai conçu le premier dans mon sein, mais après lui, ou plutôt par lui je vous ai tous conçus pour être ses frères et pour être mes enfants, en vous adoptant dans les entrailles de ma charité maternelle ».

Paroles que Sainte Gertrude entendit des lèvres de la Très Sainte Vierge




Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur… St Alphonse-Marie de Liguori

« O Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J’ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions. Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle. Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service, et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie, le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre. Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse, et mon cœur, pour vous aimer à jamais. Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ; je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple. Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle. ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort, afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen. »

Prière de St Alphonse-Marie de Liguori




Lorsque le monde perd la Mère, il perd le Fils…

« Le terme de « Femme » indiquait une relation plus large à toute l’humanité que le terme de « Mère ». Il signifiait qu’elle (Marie) n’était pas seulement sa mère, mais qu’elle devait devenir aussi la mère de toute l’humanité, tout comme lui était le Sauveur de toute l’humanité.

Elle allait avoir désormais de nombreux enfants, non pas selon la chair, mais selon l’esprit. Jésus était son premier-né, dans la chair et dans la joie, Jean son second fils, dans l’esprit et dans la douleur, et nous, ses millions et millions d’enfants.

Chaque objection soulevée contre la dévotion à Marie prend racine dans un terrain de foi imparfaite dans le Fils. C’est un fait historique que, lorsque le monde perd la Mère, il perd le Fils. Peut-être que quand le monde reviendra à l’amour de Marie, il reviendra aussi à la foi en la divinité du Christ. »

Vénérable Fulton Sheen Évêque américain.

Sa cause de canonisation a été ouverte en 2002




Je pleure de joie en pensant que cette Créature est ma Mère !

« Oh ! jamais je ne l’ai tant aimée ! Je pleure de joie en pensant que cette Créature toute sereine, toute lumineuse est ma Mère et je me réjouis de sa beauté comme un enfant qui aime sa mère ; j’ai un mouvement très fort vers elle, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel. »

Sainte Elisabeth de la Trinité (fête le 8 novembre), à propos de la Vierge Marie