Marie nous est envoyée… Elle surgit comme l’aurore !

Marie nous est envoyée…

 2 – Elle surgit comme l’aurore ! (Ct 6,10)

 

     Depuis le Pape Jean XXIII qui a suscité le Renouveau de l’Eglise en lançant le Concile Vatican II, l’attente d’une nouvelle Pentecôte était espérée… elle est venue en partie par le Renouveau Charismatique et tant de réalités nouvelles et rayonnantes dans l’Eglise, mais assez vite contredites par une crise profonde qui a engendré les drames que nous connaissons aujourd’hui…

C’est pourquoi il faut humblement espérer une Pentecôte nouvelle pour l’Eglise  par le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise car il en va non seulement de sa survie mais de celle du monde ! Un Père de l’Eglise l’a magnifiquement exprimé : « Le Feu caché et comme étouffé sous les cendres de ce monde… éclatera  et embrasera divinement l’écorce de la mort[1] ! »

     L’Eglise a reçu ce Feu caché et voilà pourquoi elle est toujours là après 2000 ans.  Et la prophétie de Léon Bloy vient nous éveiller à l’essentiel sur la finalité du mystère de la foi à travers le mystère de l’Eglise : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints ! » En ce sens, Saint Jean-Paul II, le Pape marial, nous invite à plonger dans ce mystère profond de l’Eglise, toujours présent en cœur :

« Au milieu des problèmes, des déceptions et des espoirs que connaît notre époque… l’Eglise demeure fidèle au mystère de sa naissance. Si c’est un fait historique que l’Eglise est sortie du Cénacle le jour de la Pentecôte, on peut dire qu’en un sens elle ne la jamais quitté. Spirituellement, l’évènement de la Pentecôte n’appartient pas seulement au passé : l’Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L’Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ…On comprend ainsi le sens profond du motif pour lequel, en union avec la Vierge-Mère, l’Eglise, comme l’Epouse, se tourne continuellement vers son divin Epoux, ainsi que l’atteste les paroles de l’Apocalypse citées par le Concile[2] : « L’Esprit et l’Epouse disent au Seigneur Jésus : Viens[3] ! »

     Dans la puissance de l’Esprit, Marie nous est envoyée car Elle a reçu de la Très Sainte Trinité la mission de nous préparer pour le retour de Jésus ! C’est par la « victoire » de son Cœur Immaculé annoncée à Fatima que nous entrerons dans l’ère nouvelle, « la civilisation de l’Amour » prophétisée par Saint Jean-Paul II.

    Ici donc, dans cette attente où l’obsession des dates peut devenir une dangereuse tentation, l’essentiel est la vigilance du cœur dans le Cœur de Marie par la prière du Rosaire, la vie sacramentelle, la pénitence et l’amour fraternel… car La Vierge, Mère de l’Eglise, vu par Saint Jean dans l’île de Patmos est bien le mystère de « la Femme » enveloppée du soleil (Ap 12,1) qui est le Christ triomphant !

    En contemplant Marie à Fatima, spécialement le 13 octobre, on comprend qu’Elle la Femme de l’Apocalypse dont la tendresse protectrice nous est donnée pour les épreuves de la fin des temps ! Et dans la Bible, le Cantique des cantiques le laisse magnifiquement deviner : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille ? » (Ct 6,10)

Oui, qui est cette Femme qui, par ses mains lumineuses plonge les trois enfants de Fatima dans l’immensité de Dieu ? Qui est cette Vierge qui, ouvrant les portes de l’Enfer, veut nous faire deviner son indicible désir de nous emmener à la joie du Ciel ? Qui est cette Femme qui, d’un geste de la main, fait tourner le soleil ? C’est tout simplement Notre Mère à tous dont l’ineffable tendresse la fait se pencher sur nous jour et nuit….                            

  +Marie-Mickaël                 

                                                   

[1] Saint Grégoire de Nysse, Contre Eunome, 5, Patrologie Grecque 45,708.

[2] Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium, LG 4, Ap 22,17.

[3] Saint Jean-Paul II, Encyclique Dominum et vivificantem, 18 mai 1986, n° 66.




Marie nous est envoyée… La Vierge est le Signe des temps et de la grande Espérance !

Marie nous est envoyée…

                   1 – La Vierge est le Signe des temps et de la grande Espérance !

      Nous sommes arrivés dans « les temps de la grande Epreuve et de la grande Espérance » comme l’a si souvent annoncé Saint Jean Paul II. Au seuil de l’An 2000, il voyait se dessiner le monde postmoderne qui est le nôtre : « En réalisant un monde sans Dieu, on réalise une société contre l’homme… car sans la lumière du Christ, tout devient énigmatique, obscur, contradictoire et même absurde[1] ! » Et lui qui, après son attentat, fut si lié à Fatima a été « le signe de la Vierge » pour notre temps : en effet, sa vie témoigne que celui ou celle qui est « tout à Marie » est tendrement protégé…

Tournons-nous donc résolument vers notre Mère du Ciel qui veille sur nous à chaque instant ! Car nous sommes entrés aujourd’hui dans l’ultime épreuve aux deux tentations redoutables : celle du monde actuel où s’opère un écroulement de la civilisation judéo-chrétienne pour laisser place à la tentation globale du transhumanisme… et l’autre, à l’intérieur même de l’Eglise, où des forces obscures sont en train de « détruire la foi catholique en la vidant de sa substance ! » C’est véritablement l’émergence de la Babylone ultime que décrivait prophétiquement le Pape Benoît XVI :

« L’Apocalypse de Saint Jean énumère parmi les grands péchés de la Babylone – symbole des grandes villes irréligieuses du monde – le fait d’exercer le commerce des corps et des âmes et d’en faire une marchandise (Ap 18,13). Dans ce contexte se pose aussi le problème de la drogue, qui avec une force croissante étend ses tentacules autour de tout le globe terrestre – expression éloquente de la dictature de Mammon qui pervertit l’homme…

          Tout plaisir devient insuffisant et l’excès dans la tromperie de l’ivresse devient une violence qui déchire des régions entières, et cela au nom d’un malentendu fatal de la liberté, où justement la liberté de l’homme est minée et à la fin complètement anéantie[2] ! »

      Aussi, sur les traces de Saint Jean-Paul II, Benoît XVI se tourne vers la Mère de l’Eglise :

« L’icône de l’Annonciation nous fait comprendre clairement, mieux que n’importe quelle autre, que tout dans l’Eglise remonte à ce moment là… à ce mystère d’accueil du Verbe divin, où, par l’action de l’Esprit Saint, l’alliance entre Dieu et l’humanité a été scellée de manière parfaite…

          Je veux exprimer à Marie ma gratitude pour le soutien qu’Elle m’apporte dans mon service quotidien de l’Eglise… car Tout dans l’Eglise, chaque institution et ministère, y compris celui de Pierre et de ses successeurs, est « enveloppé » par le manteau de la Vierge[3] ! »

       Ainsi, c’est en regardant « avec et en Marie » la vie du Sauveur dans le mystère de la foi que l’on peut comprendre, de l’intérieur, les bouleversements terribles de l’histoire de l’Eglise : en effet, elle est et a déjà été violemment attaquée de l’extérieur, mais elle va être comme jamais divisée de l’intérieur, violentée et trahie sur plusieurs fronts… et sans doute mourir comme son Seigneur !

       Mais un petit reste fidèle et caché demeurera, enveloppé et protégé par la tendresse de la Vierge… et comme son Sauveur crucifié, l’Eglise ressuscitera ! Et, sans tomber dans le piège de la datation, on peut avancer que nous sommes entrés dans ce temps de « la grande Epreuve et de la grande Espérance ». Car nous savons que la promesse de Jésus à Pierre traverse le temps et qu’elle fonde notre confiance. Gardons là  fidèlement en nos cœurs :

       « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Enfer ne tiendront pas contre elle ! » (Mt 16,16).

                                                                                                   +Marie-Mickaël   

 

[1] Saint Jean-Paul II, Symposium des Evêques d’Europe, octobre 1999.

[2] Benoît XVI, Vœux de Noël 2010 à la Curie Romaine.

[3] Benoît XVI, Rome, Homélie 25 mars 2006 et discours 31 mai 2006.




Le silence du Christ est Regard…

« Alors, Jésus fixa sur lui son Regard et l’aima… »

Mc 10,21

 

L’Evangile est traversé par le mystère du Regard de Dieu… et nous oublions souvent qu’avant la résonance de sa  Parole, son Regard la précède ! Souvenons-nous ici de l’Evangile du jeune homme riche : avant que Jésus ne l’appelle à sa suite, son Regard le fixe avec amour… et c’est mystérieusement le premier appel silencieux ! (Mc 10,21).

Ainsi, n’oublions jamais que « la Parole de son Regard » est toujours « première » dans l’Evangile et dans notre vie. Son Regard silencieux, c’est la certitude d’être aimé à chaque instant…  et le Sauveur veut que nous ne perdions pas de temps à trop nous regarder dans le piège, les complications et les contradictions de nos psychologies pécheresses…

Il y a là un appel évangélique fort, une conversion de notre regard de pécheur où secrètement, l’orgueil prend la première place en étant trop occupé de notre « moi ». Dieu veut que nous venions maintenant tels que nous sommes, sans rien cacher et sans nous décourager. La parole de l’Apôtre Jean qui nous ouvre à l’Amour sera ici pour nous libératrice :

« Petits enfants, n’aimons ni de mots, ni de langue, mais en actes et en vérité !

        A cela nous saurons que nous sommes de la vérité,

        et devant Lui nous apaiserons notre cœur,

        si notre cœur venait à nous condamner,

        car Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout !

        Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas,

        nous avons pleine assurance devant Dieu…

        Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde ! »

                                                                         1 Jn 3,18-21 / 4,4

       Retenons cette intuition majeure de Saint Jean : « Dieu est plus grand que notre cœur » ! Et Il ne voit pas comme nous… son Regard a un poids d’infinie miséricorde qui le pousse sans cesse à aller chercher très loin et très bas l’égaré, la «brebis perdue » (Lc 15,4-7). Et son « ultime Parole sera celle, folle et silencieuse, de la Croix… »

Qui comprendra le Cœur de Dieu ? C’est pour nous encore « inconnu » à nos cœurs étroits de pécheurs… mais c’est aussi pour nous une telle source d’émerveillement et de paix que de commencer à découvrir un tel mystère caché au cœur de nos vies ! Le silence du Christ est Regard… et son Regard exprime l’infinie intensité d’amour de son Cœur ouvert sur la Croix qui nous dit « tout » de Dieu !

Son Regard, c’est son Cœur : Regard miséricordieux sur nos trahisons comme pour Pierre qui renie son Maître (Lc 22,61-62) ; Regard respectueux et libérateur sur nos fragilités de la chair  comme sur la femme adultère (Jn 8,6-11) ; Regard fou de l’infinie miséricorde sur les terribles errances de nos vies  comme le bon larron crucifié avec lui (Lc 23,42)… et tant d’autres lieux de l’Evangile où resplendit « la flamme ardente » de ses yeux ! (Ap 1,14).

Son silencieux Regard est la réalité cachée au cœur de nos vies !  Par son Regard, Il vient nous « appeler à Lui » sans forcer un seul instant notre liberté. Ainsi, notre première réponse sera « l’oraison silencieuse » qui nous plonge en sa Présence cachée : elle ouvre les yeux de notre cœur sur Son Regard si beau qui ne se détournera jamais !

 

                                                                                             +Marie-Mickaël

       




Le silencieux Regard de la Miséricorde…

« Ses yeux sont comme une flamme de feu ! »

Ap 1,14

 

« Prends ton Crucifix, regarde, écoute… 

Avec quel amour Il te regarde ! »

Sainte Elisabeth de la Trinité

 

      Etre chrétien, c’est croire à « une Présence mystérieuse » dans ce qui fait le quotidien de ma vie… C’est découvrir de plus en plus « le silencieux Regard » de Celui qui avec moi « tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » (Mt 28,20). Et ce mystère de la foi est d’un absolu réalisme : je suis appelé à le vivre là où je suis, et pas ailleurs ! Tel est le réalisme des Saints qui ont vécu la grande aventure qui, seule, bouleverse une vie : suivre Jésus par un absolu regard de confiance jusqu’au bout de l’amour !

Alors, quel que soit ma situation ou mon appel, la foi me fait pressentir qu’Il est là, à la fois caché et présent, dans le mystère le plus profond de mon cœur… Saint Augustin le savait plus que tout :

« Ecoute le fond de ton être, il y a toujours Quelqu’un[1]… »

      Tel est le fondement de « l’oraison silencieuse » où l’on se découvre toujours habité et regardé par Dieu qui est Amour (1 Jn 4,16) : la Vierge Marie, notre Mère, le savait mieux que personne et c’est pourquoi « Elle repassait en son Cœur » chaque évènement, chaque rencontre, chaque silence où, mystérieusement, Dieu lui parlait… (Lc 2,19).

Ainsi, sur les traces d’une Elisabeth de la Trinité, j’ai sans cesse à découvrir le sens  contemplatif de ma vie chrétienne : « Croire qu’un Etre qui s’appelle l’Amour habite en moi à tout instant du jour et de la nuit [2]… » Et il m’est présent par cet incessant Regard posé sur moi et absolument tout ce qui fait ma vie :

     « Dieu te regarde, qui que tu sois. Il t’appelle « par ton nom » (Jn 10,3). Il te voit et il te comprend, lui qui t’ fait. Tout ce qu’il y a en toi, il le sait : tous tes sentiments, tes pensées, tes inclinations, tes goûts, ta force et ta faiblesse. Il te voit dans tes jours de joie comme dans tes jours de peine ; il partage tes espoirs et tes tentations ; il prend à cœur toutes tes angoisses et tes souvenirs, tous les élans et tous les découragements de ton esprit ; il a compté tes cheveux. Il t’entoure de ses bras et te soutient…

        Il contemple ton visage, dans le sourire ou les pleurs, dans la santé ou la maladie… Il entend ta voix, le battement de ton cœur et jusqu’à ton souffle… Ce n’est pas seulement que tu fais partie de sa Création, Lui qui a souci même des moineaux (Mt 10,29). Tu es un être humain racheté et sanctifié, tu es son enfant… Tu es un de ceux pour qui le Christ a offert au Père sa dernière prière et y a mis le sceau de son Sang précieux…

        Qu’est-ce que l’homme, que sommes-nous, que suis-je, pour que le Fils de Dieu « ait de moi un si grand souci ? » (Ps 8,5). Que suis-je pour qu’il m’ait refait à neuf, et pour qu’il ait fait de mon cœur sa demeure[3] ? »

 

                                                                                          +Marie-Mickaël

[1] Saint Augustin, Commentaire sur le Psaume 102,2.

[2] Saint Elisabeth de la Trinité, Œuvres complètes, Lettre 330, p.785.

[3] Saint John Henry Newman, A Particular Providence as revealed un the Gospel, PPS vol.3, n° 9.




« En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes… »

« En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes et je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leurs peines …

En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate ! » (Petit journal, 699).

 

      Nous allons maintenant découvrir le bouleversant mystère du « Jour » que Révèle pour nous le Christ miséricordieux à Sainte Faustine. Et je préfère prévenir que cette méditation sera plus longue que d’habitude en vous invitant à aller jusqu’au bout… car un « trésor unique » ici nous est donné ! Et nous découvrirons qu’il y a « un avant et un après » à travers la Révélation de la Miséricorde dont l’Eglise est la voix et la gardienne. Pour l’approcher quelque peu dans son sens ultime, nous méditerons d’abord quelques textes majeurs de la Parole de Dieu.

         Le premier se situe au début de l’Evangile de Saint Luc où dans son Cantique, Zacharie prophétise à son fils Jean-Baptiste :

« Et toi petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut devant le Seigneur pour préparer ses voies, pour donner à son peuple la connaissance du salut, par le pardon de ses péchés, grâce aux « entrailles de la miséricorde de Dieu » par lesquelles nous visiteras l’Astre d’en Haut, pour illuminer ceux qui demeurent dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas vers un chemin de paix ! » (Lc 1,76-79).

Contemplons ici le mystère insondable de ces « entrailles de la miséricorde de Dieu ». En effet, au niveau théologique, la miséricorde divine n’est pas un simple sentiment de compassion… c’est selon Saint Thomas d’Aquin « l’attribut même de Dieu » : la manière dont son amour se manifeste face au mal, à la souffrance et au péché. Dans sa Somme théologique, Saint Thomas d’Aquin la définit splendidement : « La miséricorde est attribuée à Dieu au plus haut point… Car avoir compassion, c’est avoir un cœur misérable face à la misère de l’autre, et s’efforcer de la dissiper comme si c’était la sienne propre !… Il appartient à Dieu d’exercer sa toute-puissance surtout en pardonnant et en faisant miséricorde[1] ! »

        Cela nous renvoie à l’hébreu biblique qui emploie deux termes précis pour la miséricorde :

Hesed : il s’agit ici de l’inclination du cœur à faire preuve d’une « grâce surprenante » à l’égard de la personne aimée… Ainsi, « hesed » décrit souvent la miséricorde et la compassion de Dieu. Un bel exemple est l’intercession de Moïse lorsqu’il fait appel à la « bonté » de Dieu face au peuple infidèle :

« L’Eternel est lent à la colère et riche en bonté (hesed)… Pardonne-la faute de ce peuple, conformément à la grandeur de ta bonté (hesed), tout comme tu lui as pardonné depuis l’Egypte jusqu’ici… » (Nombres 14,18-19).

Rahamim : ce second terme est encore plus fort et révélateur du Cœur de Dieu : Dieu éprouve pour nous ce qu’une mère ressent pour l’enfant né de ses entrailles ! Il s’agit ici d’un amour d’une telle

Profondeur… et qui ne peut renier le fruit de son sein ! Le terme grec ancien « éléos » signifie « compassion » et donnera dans la version latine « miséricorde » : Cœur qui se donne à la misère !

Il faut se souvenir ici de ce moment phare de l’Evangile où Le Seigneur s’adresse aux pharisiens :

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez donc apprendre le sens de cette parole : « C’est la miséricorde (eleos) que je désire et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ! » (Mt 9,12-13).

Nous sommes là au cœur de la Révélation où « Dieu qui est riche en miséricorde (eleos), à cause  du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ ! » (Ep 2,4). Et comment oublier ici l’affirmation de l’Apôtre et Evangéliste Saint Jean qui est le véritable « Cœur de l’Ecriture » : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,8).

En effet, seule « la miséricorde » transforme la dureté du regard de notre cœur  sur l’autre et sur la vie… et elle nous fait basculer du côté de la tendresse de Dieu dont le regard est juste parce que miséricordieux !  Comment ne pas écouter ici l’audacieuse sagesse du nouveau « Docteur de l’Eglise ? »  Sainte Petite Thérèse est « une voix unique » de la Miséricorde pour notre temps :

« A moi, Il a donné sa Miséricorde infinie et c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections Divines !… Alors, toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que tout autre) me semble revêtue d’amour…

       Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ?…

       Le Dieu infiniment juste qui daigna pardonner avec tant de bonté toutes les fautes de l’enfant prodigue (Lc 15,21-24), ne doit-il pas être juste envers moi qui « suis toujours avec Lui [2]? » (Lc 15,31).

      Aussi, ne loupons pas le grand rendez-vous avec Miséricorde que Jésus a fixé lui-même en Eglise à travers Sainte Faustine et Saint Jean-Paul II[3]. Ce dernier n’a-t-il pas annoncé dans son admirable Lettre Encyclique « Dieu riche en miséricorde » :

« Le Christ confère à toute la tradition vétéro-testamentaire de la miséricorde divine sa signification définitive. Non seulement il en parle et l’explique à l’aide d’images et de paraboles, mais surtout il l’incarne et la personnifie. Il est lui-même, en un certain sens, la miséricorde. Pour qui la voit et la trouve en Lui, Dieu devient « visible » comme le Père « riche en miséricorde[4] » (Ep 2,4).

Et « le Pape marial » qu’était Jean-Paul II ne pouvait oublier ici la participation unique de la Vierge Marie au mystère de la miséricorde :

« Marie est aussi celle qui, d’une manière particulière et exceptionnelle a expérimenté la miséricorde… car le sacrifice de Marie est une participation spécifique à la Révélation de la miséricorde… Personne n’a expérimenté autant que la Mère du Crucifié le mystère de la Croix, la rencontre bouleversante de la justice divine transcendante avec l’amour :

        Ce « baiser » donné par la miséricorde à la justice (Ps 85,11). Personne autant qu’elle, Marie, n’a accueilli aussi profondément dans son cœur ce mystère… Marie est donc celle qui connaît le plus à fond le mystère de la miséricorde divine. Elle en sait le prix, et sait combien il est grand… et cet amour ne cesse pas, en elle et grâce à elle, de se révéler dans l’histoire de l’Eglise et de l’humanité[5] »

Quelle invitation pour nous tous à « découvrir  de plus en plus le secret de l’infinie Miséricorde » qui est le « cœur de l’Evangile ! » Alors, durant cette Pâque 2026 où nous sommes habités par la joie de la « Résurrection du Sauveur » ; réalisons à nouveau combien « les promesses de Jésus miséricordieux »  viennent nous inviter à ce rendez-vous décisif ! Repassons encore et encore en notre cœur ses paroles éblouissantes :

« En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes et je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leurs peines …

        En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi [6]… »

     Nous voici donc prévenus ! Tout est dit… et il faut sans hésitations nous ouvrir « dans la confiance » à l’infinie Miséricorde qui vient, avec une incompréhensible tendresse, frapper à la porte de nos cœurs … » Alors, concrètement, vivons avec ferveur la neuvaine de prière à la miséricorde divine du Vendredi Saint au deuxième Dimanche de Pâques : chaque jour, nous méditerons les textes prévus et nous prierons le chapelet de la Miséricorde. Et le Dimanche de la miséricorde, Jésus nous fait cette promesse inouïe qu’il faut méditer et accueillir comme une opportunité « unique » dans notre vie :

« Toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses péchés et la remise de leurs peines … En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines ! »

       Cela signifie que dans « l’accomplissement fidèle » de cette fête une grâce absolument unique est offerte[7] !  Alors,   accueillons avec amour et reconnaissance « l’ultime cri » de Jésus miséricordieux pour notre temps :

« La Fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier !… car les âmes périssent malgré mon amère Passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c’est la fête de ma Miséricorde. Si elles n’adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l’éternité. Secrétaire de ma miséricorde, écris, parle aux âmes de ma grande miséricorde !…

         Je poursuis les pécheurs de ma Miséricorde sur tous leurs chemins… Dis aux pécheurs que Je les attends toujours [8]… »

 

                                                                              +Marie-Mickaël

 

[1] Somme théologique, Ia, q.21.

[2] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes –  Manuscrit A, Cerf-DDB, 1992, p.211-212.

[3] Le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Sainte Faustine, le Pape Jean-Paul II déclara à Rome : « Désormais, le 2° dimanche de Pâques, dans toute l’Eglise, prendra le nom de « Dimanche de la Divine Miséricorde ».

[4] Saint Jean-Paul II, Dieu riche en miséricorde, 1980, n° 2.

[5] Saint Jean-Paul II, Dieu riche en miséricorde, 1980, n° 9.

[6] Petit Journal, 699.

[7] « Le Seigneur a promis que si nous recevons les sacrements de la pénitence et de l’Eucharistie lors de la Fête de la Miséricorde, la peine éternelle, mais aussi la peine temporelle de nos péchés seraient remises ! Nous recevons ainsi une indulgence plénière ! C’est une très bonne nouvelle à communiquer autour de nous… » Jésus, Roi de miséricorde, Association pour la miséricorde, 25 mars 2014, p. 90.

[8] Petit Journal, 1517 / 965 / 1728.




« Mon inconcevable miséricorde ! »

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable miséricorde !

Petit journal, 699

     Dieu fait de grandes choses par des voies si pauvres et des moyens qui peuvent nous sembler dérisoires… Comment oublier ici le salut de l’humanité qui a commencé par un évènement « unique », mais caché aux yeux de tous : L’Annonciation de l’Ange Gabriel à la Vierge de Nazareth et son « Fiat secret » au Très-Haut (Lc 1,38) qui a engendré la venue du Fils de Dieu fait homme ! Ainsi, le plus grand prodige de l’histoire humaine s’est réalisé dans le silence et l’humilité ! Et ensuite, avant que ne débute son ministère sacré de trois ans, les trente premières années de Jésus se sont passées dans l’effacement d’une vie de charpentier… (Mt 13,55) ?  N’est-ce-pas là aussi un signe admirable de son « inconcevable miséricorde ? » Miséricorde signifie « Cœur qui se donne à la misère » ! Mais le plus fou est que Dieu se donne à notre misère « en l’épousant » sur une Croix…

Il nous faut donc découvrir la secrète humilité de la miséricorde : à savoir que le Cœur de Dieu aime plus que tout se donner à celui ou celle, pauvre, qui n’a plus que Lui… car « Lui », selon Petite Thérèse, est « ce Dieu qui devient mendiant de notre amour[1] ! »

La Vierge reflète comme personne l’infinie miséricorde de Jésus, et les pécheurs que nous sommes tous n’ont pas fini de découvrir son abyssale tendresse maternelle… telle une Brigitte Bardot qui en témoigne dans une interview saisissante sur sa vie ! Certes, elle n’a pas suivi un chemin de foi très clair avec  le mystère de l’Eglise. Et elle a ce qu’on peut appeler une foi marginale un peu trop construite sur les limites de son approche. Mais sa relation sincère et fidèle à la Vierge Marie l’a, en quelque sorte, liée à l’Eglise hors les murs… car les voies de la miséricorde de Dieu nous surprendront toujours : Il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu ! » (Lc 19,10) et après 2000 ans d’évangélisation, il y encore et toujours « de la place » (Lc 14,22) dans le Royaume des cieux. Alors, dans son incompréhensible amour, Dieu désire tant que la salle des noces soit pleine qu’Il envoie chercher les brebis les plus lointaines avec une stupéfiante insistance ! (Lc 14,23). BB ne fait-elle pas partie de ces mystérieuses brebis de l’Eglise hors les murs à qui Dieu a envoyé sa Sainte Mère ? En l’écoutant, on ne peut en douter :

« J’ai besoin de Dieu et de la Vierge Marie. J’aspire à la spiritualité dans un monde qui m’effraie et je me place sous leur protection, en particulier celle de la Vierge Marie, pour laquelle j’ai une dévotion totale ! Je lui ai fait construire une petite chapelle parmi les pins dans le parc de ma villa à Saint Tropez, où je me retire chaque fois que je le peux…

         La Sainte Vierge me soutient depuis longtemps. C’est une présence intime et bienveillante. Je suis soutenue par cette idée de douceur, de pureté et de luminosité qu’Elle inspire… de générosité inconditionnelle et aussi de protection maternelle. Elle aussi a souffert, sur terre. La seule douleur qu’elle ait vraiment vécue est la perte et la crucifixion de son Fils… c’est quelque chose d’énorme, cela ma touche profondément. La douleur dans la chair, elle l’a connue… et elle ne peut qu’être sensible à celle des autres.

          Elle me protège : je sais qu’elle me protège. Si elle ne m’avait accompagnée de sa miséricorde au moment opportun, je serais morte depuis longtemps. J’en suis convaincue[2]… »

 

                                                                                                         +Marie+Mickaël

       

[1] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 191, Cerf-DDB 1992,. P.543.

[2] Extraits d’une interview de Paolo Marie Filipazzi, www.benoit-et-moi.fr




Ma Miséricorde est plus grande que ta misère !

« Ma Miséricorde est plus grande que ta misère

et celle du monde entier ! »

Petit journal, 1485

 

1 – Présentation et méditation des révélations

De Jésus miséricordieux à Sainte Faustine

    Durant ce temps de Carême qui va nous manifester à nouveau jusqu’où est allé le Dieu-Amour pour nous sauver… nos cœurs de pauvres pécheurs sont déjà « secrètement » orientés vers la joie de la Résurrection ! La vie du Christ sur terre est une histoire qui, humainement, fini mal dans un déluge de douleur sur une Croix… mais « secrètement », elle est une victoire éclatante de la lumière et de la joie sur le péché, le démon et le monde !

« Je vous ai dit ces choses pour que vous ayez la paix en moi…

       Dans le monde, vous aurez à souffrir !

       Mais gardez courage, J’ai vaincu le monde ! » (Jn 16,33).                              

Ici, seule la puissance de la foi peut y avoir accès en découvrant peu à peu l’infinie tendresse de Dieu… Qui ne connaît, aujourd’hui, la prière phare enseignée par Jésus miséricordieux à Sainte Faustine : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! »

    Alors, durant la semaine Sainte qui approche, et où commence le Vendredi Saint la neuvaine à la divine Miséricorde, nous allons commencer à méditer sur les paroles uniques du Christ à Sainte Faustine pour la fête de la Miséricorde. Aussi, laissons-les résonner dès maintenant en notre cœur pour approcher enfin de ce mystère de la Miséricorde… Car en dehors de lui, on ne peut rien comprendre à la Parole de Dieu et à la mission de l’Eglise depuis 2000 ans ! Ce n’est pas uniquement de l’ordre d’une quelconque « dévotion », mais il se cache et s’offre là le cœur de la Révélation biblique… Il est donc temps d’être enfin attentif pour s’ouvrir à l’attente inouïe du Cœur de Dieu…

                                                                                                   +Marie-Mickaël

 

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable miséricorde ! Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs…

        En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes et je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la Source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate !…

       Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir ! Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde… Chaque âme en relation avec moi, méditera mon amour et ma miséricorde durant toute l’éternité !

      La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde ! »

                                            Petit journal de Sainte Faustine, 699




La Miséricorde est « venue » jusqu’à nous !

« Etendant la main, il le toucha… » (Lc 5,13)

     La guérison du lépreux dans l’Evangile se situe dans le début du ministère de Jésus et elle dévoile une vérité capitale qui va bouleverser l’histoire de l’humanité : l’Agneau mystérieux va porter sur la Croix le péché du monde pour l’en délivrer ! Le regard prophétique et émouvant de Saint Jean-Baptiste le proclame quand il voit Jésus venir à lui :

      « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! C’est de Lui que j’ai dit :

         Il vient après moi un homme qui est passé devant moi

         parce qu’avant moi il était ! » (Jn 1,29-30)

L’Evangile de Saint Matthieu précise que la guérison du lépreux se situe juste après le long « Sermon sur la montagne » (Mt 8,1-4). Elle fait partie intégrante des nombreux miracles où les auditeurs du Christ peuvent voir et toucher ce qu’il annonce… et découvrir la grande vérité qu’attend toute l’humanité : « Le Royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous ! » (Mt 12,28). Et cette guérison de la lèpre a aussi une portée symbolique immense dans le mystère du salut. Car au-delà des personnages de l’Evangile, cette main du Messie s’étend sur tous les maux de l’humanité. Cela n’a pas échappé au Pape Benoît XVI :

      « Comme l’exprime saint Augustin dans l’une de ses prières : « Seigneur, ayez pitié de moi ! Hélas ! Voilà mes blessures, je ne les cache pas. Vous êtes le médecin, je suis le malade ; vous êtes miséricordieux, je suis un misérable ». (Conf. Livre X, n. 39).

         Le Christ est le vrai « médecin » de l’humanité, que le Père céleste a envoyé dans le monde pour guérir l’homme, marqué dans son corps et son esprit par le péché et ses conséquences… l’Évangile de Marc nous présente Jésus qui, au début de son ministère public se consacre tout entier à la prédication et à la guérison des malades dans les villages de Galilée. Les innombrables signes prodigieux qu’il accomplit sur les malades confirment la « bonne nouvelle » du Royaume de Dieu.

          L’Évangile d’aujourd’hui raconte la guérison d’un lépreux et exprime avec une grande force l’intensité de la relation entre Dieu et l’homme, résumée dans un merveilleux dialogue : « Si tu le veux, tu peux me purifier », dit le lépreux. « Je le veux, sois purifié », répond Jésus, le touchant de la main et le libérant de la lèpre (Mc 1, 40-42). Nous voyons ici en quelque sorte concentrée toute l’histoire du salut. Ce geste de Jésus qui tend la main et touche le corps couvert de plaies de la personne qui l’invoque, manifeste parfaitement la volonté de Dieu de guérir sa créature déchue, en lui redonnant la vie « en abondance » (Jn 10, 10), la vie éternelle, pleine, heureuse. Le Christ est « la main » de Dieu tendue à l’humanité pour qu’elle puisse sortir des sables mouvants de la maladie et de la mort et se remettre debout sur le roc solide de l’amour divin[1] (Ps 39, 2-3). »

Comme le remarque Benoît XVI avec tant de justesse : « Nous voyons ici en quelque sorte concentrée toute l’histoire du salut ! » En effet, tous marqués par la lèpre du péché, il nous faut imiter la démarche du lépreux, si touchante d’une foi pleine d’humilité et d’audace !

Saint Luc signale qu’il est « rempli de lèpre » (Lc 5,12), ce qui indique symboliquement une plénitude dans l’ordre du péché. Malgré la difformité et les interdits qui entraînent  exclusion et solitude (Lv 13,45-46), il s’approche de Jésus avec une confiance étonnante qui fait prosterner son corps et supplier ses lèvres (Lc 5,12)… Et sa prière est si simple et si juste que les synoptiques sont unanimes sur la formulation : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir ! » (Mt 8,2 / Mc 1,40 / Lc 5,12).

  Comment ne pas voir ici dans l’attitude du lépreux une foi qui frappe fort à la Porte de la Miséricorde, mais aussi une admirable humilité qui s’abandonne entre les bras du Fils de Dieu : tu le peux, si tu le veux ! Rien de forcé ou de démesuré, mais une immense attente qui ne force pas la porte du Cœur de Dieu… Le lépreux semble dire : Tu me guériras si tu estimes que c’est bon pour moi ! Et ainsi, la finalité est entre les mains de la Sagesse incarnée qui dira un jour : Il vaut mieux entrer estropié ou borgne « dans la Vie » que d’être jeté avec tes deux pieds ou tes deux yeux « dans le feu éternel ! » (Mt 18,8-9).

Devant tant de souffrance et une telle foi qui s’abandonne, l’Evangile de Marc est le seul à rapporter le bouleversement du Cœur de Jésus, ému de compassion devant le lépreux à genoux :

« Remué jusqu’aux entrailles[2], Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : Je le veux, sois guéri ! Et aussitôt, la lèpre le quitta et il fut guéri… » (Mc 1,41-42).

Il faut mesurer ici la portée de cet évènement évangélique qui vient bouleverser l’ordre établi. Tout bascule autour d’un geste inouï de la miséricorde : « Etendant la main, il le toucha ! » (Lc 5,13). En effet, Jésus dépasse ici la limite fixée par la Loi mosaïque qui interdisait tout contact avec un lépreux. A travers cet homme à la dignité retrouvée, il nous fait passer une frontière pour entrer dans le merveilleux Royaume de l’Agneau : Il va prendre sur lui la lèpre du péché durant sa Passion pour enlever le péché du monde… Ainsi, nous pouvons désormais affirmer avec Saint Jean Apôtre : « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru : Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16). Mais dans l’Evangile, cet amour a une exigence absolue qu’il ne faut jamais oublier : « Tu ne saurais aimer Dieu que tu ne vois pas, si tu n’aimes pas ton frère que tu vois ! » (1 Jn 4,20). Saint Jean Chrysostome le confirme : « Si vous ne trouvez pas le Christ dans le mendiant à la porte de l’église, vous ne le trouverez pas non plus dans le calice ! »             

Comment imaginer la joie du lépreux guéri par Jésus ? L’Evangile de Marc nous rapporte qu’à peine « sorti, il se mit à parler sans fin et à répandre la nouvelle ! » (Mc 1,45). Le secret messianique voulu par le Maître (Mc 1,44) vole en éclat dans une joyeuse désobéissance ! Mais comment taire la folle joie d’une telle guérison qui déjà annonce celle de la Résurrection ?

La Miséricorde est venue jusqu’à nous et Elle s’est revêtue de notre misère pour la transfigurer !  Saint Syméon le Nouveau Théologien nous le laisse deviner dans un texte d’une rare tendresse… et sur ce chemin, tracé par l’infinie Miséricorde du Christ, je peux aussi me reconnaître :

« Tandis que je tombais aux pieds de Celui qui m’avait illuminé…

         Il touche de ses mains mes liens et mes blessures ;

         là où touche sa main… aussitôt tombent mes liens !

         Le voici qui me tend une main divine, il me retire du bourbier…

         Il se jette à mon cou, il me couvre de baisers…

         Il me prend sur ses épaules,

         il me donne à contempler par quel étrange remodelage

         Lui-même m’a repétri et m’a arraché à la corruption…

         Il m’a fait don d’une vie immortelle

         et m’a revêtu d’une robe immatérielle et lumineuse…

         Et j’ai admiré, j’ai été ravi, rempli de crainte et aussi de joie[3] ! »

                                                                 +Marie-Mickaël

    

[1] Benoît XVI, Angélus du 12 février 2006.

[2] Traduction de Sœur Jeanne d’Arc, op, Les quatre Evangiles, DDB, 1994.

[3] Syméon le Nouveau Théologien, Hymnes II, Sources chrétiennes, 174, Cerf, 1971, p.357.




Avertissement de l’Annonciation finale : « Entrons d’urgence dans l’Arche du Cœur Immaculé de Marie !

Avertissement de l’Annonciation finale :

« Entrons d’urgence dans l’Arche du Cœur Immaculé de Marie !

Pour garder nos cœurs éveillés dans « la lumière de la foi » (Jn 12,46), Jésus nous dit « aujourd’hui » comme à aucun autre moment de l’histoire de l’Eglise et de l’humanité :

« Voici ta Mère ! » (Jn 19,27).

Ainsi, Juste avant les grands évènements[1] du temps de la fin, nous entrons dans le temps de préparation des « Refuges du Cœur de Marie » ! Face à l’écroulement imminent de notre civilisation ultra décadente et agressive qui peut mener à l’horreur d’une guerre « possiblement nucléaire », notre préparation spirituelle et matérielle s’avère donc urgente[2]

Il faut bien comprendre qu’approche l’écroulement de notre civilisation postmoderne follement libertaire et destructrice, et qu’il faut sans tarder se préparer comme l’a fait Noé : « Pour échapper aux eaux du Déluge, Noé entra dans l’Arche et avec lui ses fils, sa femme et les femmes de ses fils… ainsi que toutes les espèces de bêtes… » (Ge 7,7 et 14).

Aujourd’hui, il nous faut entrer de toute urgence « dans l’Arche bénie du Cœur Immaculé de Marie !» Là, nous serons en sécurité entre ses bras maternels… Elle nous protégera et nous inspirera l’attitude et les choix les plus justes pour ces temps d’épreuves. N’oublions jamais que ses Apparitions à Fatima nous mettent face à la réalité du péché qui peut nous mener en Enfer… mais Fatima nous place d’abord et surtout devant la beauté et la tendresse de Marie qui vient du Ciel où Dieu nous veut avec Lui !

   Alors, une fois de plus, et pour notre constance dans la joie, gardons au plus profond du cœur la promesse de Notre Dame de Fatima : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! » Et n’ayons plus peur de rien !… car si, à travers la fidélité quotidienne à « son » Rosaire, nous savons que notre douce Mère veille sur nous à chaque instant : Elle nous donnera, en nous faisant contempler Jésus de la Crèche à la Croix, la grâce unique de la « Persévérance finale » de la foi en la Miséricorde du Père pour nous et pour tous ! Pour conclure en beauté, laissons résonner maintenant et souvent les paroles de l’Apôtre Saint Jean qui a si souvent reposé sur le Cœur de Dieu (Jn 13,25) à travers le « mystère » de la Femme :

  « Près de la Croix de Jésus… Voyant sa Mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa Mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici ta Mère ! » A partir de cette heure le disciple la prit chez lui. » (Jn 19,25-27)

       Voici donc l’Annonciation finale !… non plus opérée par l’Ange Gabriel « envoyé par Dieu » à la Vierge… mais par Dieu lui-même crucifié sur le bois de la Croix ! C’est l’Annonciation divine Unique à travers une double Parole de Dieu : « Femme, voici ton Fils ! » « Fils, voici ta Mère ! » (Jn 19,26-27).

Et ce « Voici ta Mère ! » résonnera à travers les siècles au cœur du monde … Car Dieu nous offre « la tendresse de la Femme » lumineuse et douloureuse de l’Apocalypse : cette Mère de l’Agneau qui est devenue « ma Mère » !

       Laissons donc résonner en notre cœur cette Parole de Dieu qui nous est offerte pour aujourd’hui comme à aucun autre moment de l’histoire :

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune et sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ! Elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement ! Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu… En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un Enfant mâle, celui qui doit mener les nations avec un sceptre de fer ; et l’Enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s’enfuyait au désert…

       Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant-mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps… »  (Ap 12,1-3-8 / 12-14)

         Ainsi, appuyés constamment sur le Cœur Immaculé de notre Mère, nous deviendrons en Eglise les pauvres et lumineux prophètes de ce « Dieu Amour » qu’a chanté Saint Jean de son Evangile à l’Apocalypse… et tout spécialement en finale de sa première Epitre. Dans les épreuves des derniers temps qui s’intensifient, repassons souvent en notre cœur (Lc 2,19) les lumineuses paroles de celui qui a si souvent « reposé » sur le Cœur de Dieu :

   « Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli… Et nous, nous avons contemplé et nous témoignons que le Père a envoyé son Fils, le Sauveur du monde… nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru !

       Dieu est Amour ! Celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. En ceci consiste l’accomplissement de l’amour en nous : que nous ayons pleine assurance au Jour du Jugement… Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte ! Car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas consommé en amour…

      Quant à nous, aimons, puisque Lui nous a aimés le premier ! » (1 Jn 4,11-19).

 

                                                                                                                           + Marie-Mickaël

 

[1] L’avenir appartient à Dieu et Jésus nous a prévenu : « Veillez donc car vous ne savez  ni le jour, ni l’heure ! » (Mt 25,13). Nous pouvons cependant « déduire » de l’insistance de Notre Dame à visiter la terre pour nous avertir et nous protéger du déchaînement actuel « inédit » des puissances du mal, que nous sommes arrivés dans les temps qui sont les derniers… et les Apparitions majeures de la Vierge depuis deux siècles : de la rue du Bac à Lourdes, de La Salette à Fatima, de Garabandal à Akita, et de l’Escorial à Medjugorje nous préparent à des événements douloureux, mais qui aboutiront après l’Avertissement, le Grand Miracle et les Trois jours de ténèbres à une terre renouvelée : cette « la civilisation de l’Amour » prophétisée par Saint Jean-Paul II !

[2] La préparation spirituelle est première : une vie de prière fidèle à travers le chapelet quotidien où, mieux, le Rosaire ; l’oraison silencieuse et l’Adoration du Saint Sacrement ; la méditation de la Parole de Dieu ; une vie sacramentelle intense : Sainte Messe et confession régulière ; et par-dessus tout « la conversion » de notre vie à l’Evangile par un amour vivant de Jésus, un amour fraternel vigilant et un abandon de chaque instant au Cœur Immaculé de Marie… La préparation matérielle a aussi son importance en vue des possibles bouleversements à venir : réserves d’eau, conserves diverses et de légumineuses… des réserves de 3-4 mois, ou plus, permettront de survivre durant les temps difficiles et de partager avec ceux qui n’auront plus rien.

 




La prière urgente de la Vierge à Fatima ! Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps ! (7)

7 – La prière urgente de la Vierge à Fatima !

Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps !

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer !

Et conduis au Ciel toutes les âmes,

spécialement celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

Notre Dame de Fatima, 13 juillet 1917

    

En repassant en notre cœur (Lc 2,19), cette prière au Seigneur jailli du Cœur Immaculé de Marie, on voit peu à peu se profiler une profession de foiune sorte de mini « Credo » où transparaît le cœur du cœur de notre foi catholique ! Nous avons essayé d’approcher « la densité spirituelle » que contient et dégage cette prière apparemment si simple, et qui nous ouvre pourtant le mystère insondable de la foi à Jésus, seul Sauveur et Seigneur !

      En fixant notre regard sur Lui, Jésus, la Vierge de Fatima déroule sous nos yeux les points essentiels de la Rédemption : La prière continuelle, le pardon des péchés, la protection de l’Enfer ; et par-dessus tout, cet amour jaillissant du Cœur du Christ qui veut « conduire au Ciel toutes les âmes ! » Tel est mystère de la Miséricorde où « la Beauté crucifiée » s’offre à la misère….

       Tel est le « mini Credo » jailli du Cœur Immaculé de Notre Dame de Fatima ! Imitant la Vierge, l’immense théologien qu’était le Pape Benoît XVI est venu un jour chuchoter à notre cœur sa courte et dense Profession de foi :

      « Jésus est venu nous dire qu’il nous veut tous au Paradis… et que l’Enfer, dont on parle peu à notre époque, existe pour tous ceux qui ferment leur propre cœur à l’amour du Père[1] ! »

        Alors, écoutons sans nous lasser l’ultime appel de Jésus miséricordieux dont témoigne aujourd’hui la liturgie de l’Eglise par le Dimanche de la  divine Miséricorde. Cette fête a été instituée par le Pape Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sainte Faustine Kowalska. Aussi, quel relief prennent aujourd’hui les paroles de Christ :

« Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir. Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde. Chaque âme en relation avec moi, méditera mon amour et ma miséricorde durant toute l’éternité… La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier Dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde [2] ! »

     Ce message urgent du Christ miséricordieux nous laisse entendre, presque un siècle après, que nous arrivons à la fin du temps de la miséricorde[3] obtenu par Notre Dame de Fatima face à l’Ange de la Justice de Dieu ! Et nul doute que si elle continue à s’enfermer dans les ténèbres de l’orgueil et de la violence, « notre civilisation est en train de se perdre sous nos yeux »… elle défie Dieu « en flirtant » avec l’impardonnable péché annoncé dans l’Evangile :

« Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis (Mt 12,31)… mais quiconque aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de rémission : il est coupable d’une faute éternelle ! » (Mc 3,29).

Et le catéchisme de l’Eglise catholique précise :

« Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon des péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle [4]… »

Ces vérités de l’Evangile ont un retentissement éternel et elles sont trop souvent ignorées dans l’Eglise d’aujourd’hui… Il est donc urgent de se les réapproprier en méditant chaque jour la Parole de Dieu et le catéchisme de l’Eglise catholique. Il nous faut être délivré par la puissance de l’Esprit de ce que la Sainte Ecriture appelle « l’endurcissement du cœur »… et dont le Christ a si souvent souffert dans l’Evangile ! (Mc 3,5).

Aussi, laissons maintenant résonner les paroles si inspirées de Saint Louis Marie de Montfort, le « grand Prophète de Marie [5] » !  Depuis plus de trois siècles, il avait annoncé l’ère des derniers temps d’où surgiront les Apôtres de Marie… et qui a des yeux pour voir devine que l’écroulement actuel nous appelle de toute urgence à entrer dans l’Arche du Cœur Immaculé de la Vierge : là, dans une Eglise pauvre et cachée, l’Esprit prépare en secret la plus grande Pentecôte mariale de l’histoire humaine ! C’et déjà aujourd’hui et c’est surement pour demain…

« C’est par la très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde pour la première fois, et c’est aussi par Elle qu’Il doit y venir pour la seconde fois…

        Elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit !

        Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps… Elle a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps : la formation et l’éducation des grands Saints qui seront à la fin du monde lui est réservée… Heureux ceux et celles qui entrent en Elle comme dans l’Arche de Noé ! Les eaux du déluge de péchés, qui noient tant de monde, ne leur nuiront point !

       Que les fidèles serviteurs de la Sainte Vierge disent donc hardiment avec Saint Jean Damascène : « Ayant confiance en vous, Ô Mère de Dieu, je serai sauvé ! Ayant votre protection, je ne craindrai rien ; avec votre secours, je combattrai et mettrai en fuite mes ennemis : car votre dévotion est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu’il veut sauver [6]… »

                                                                                                                +Marie-Mickaël

     

 

[1] Pape Benoît XVI, Rome, 25 mars 2007.

[2] Petit Journal, 699.

[3] Certes, la miséricorde de Dieu est éternelle pour tous et chacun… mais lorsqu’elle est ignorée, refusée et même ridiculisée ou piétinée par « l’aveuglement sans limites »  des pécheurs : ce mystère terrible des « cœurs endurcis » appelle l’œuvre de la justice divine. La Bible en témoigne dans « le déluge » du temps de Noé (Gn 6 à 9) ou la destruction de Sodome et Gomorrhe par la pluie de feu et de souffre… (Gn 19).

[4] Catéchisme de l’Eglise catholique, 1864.

[5] Saint Louis Marie de Montfort, 31 janvier 1673 – 28 avril 1716.

[6] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 1 / 50 / 35 / 175 / 182.