Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 7 – Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

« Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père

qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils… »

 

Après le temps de l’été, nous nous retrouvons pour continuer à méditer cette consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie, notre Arche Sainte de Paix et de Protection, pour vivre les épreuves des derniers temps. En effet, ceux et celles qui se blottissent jour après jour tout contre la Mère vont traverser plus facilement les terribles séismes de notre époque où tout est et sera de plus en plus bouleversé…

Près de Marie, ils seront tout contre le Cœur de Dieu, quoi qu’il arrive ! Je n’avance pas qu’en la Vierge, tout serait illusoirement facile et sans douleur sur le chemin de la sainteté car le mystère de la Croix est notre rendez-vous incontournable pour naître à la vraie vie… et là, suivons les traces de Saint Jean, le seul Apôtre présent au pied de la Croix : remarquons d’abord son intimité contemplative qui le situait « tout contre Jésus » (Jn 13,23). Son regard suivait en cela celui de la Mère de Jésus qui, dans la foi, « repassait en son cœur » (Lc 2,19) chaque instant de la vie de son Fils… depuis le premier instant où elle le conçut jusqu’au pied de la Croix où elle l’a perdu ! Et si Jean est là, c’est parce que depuis le début le Cœur de la Mère déborde dans le sien et qu’il est emporté par elle jusqu’au pied de la Croix…

A travers Marie, il aime éperdument Jésus crucifié car le Cœur de la Mère le tient debout dans la foi contrairement aux autres Apôtres qui, dans cette épreuve suprême, sont absents et effondrés. Cela semble vouloir dire qu’en Marie, on ne s’éloigne jamais de Jésus ! Et la conséquence ultime, la voici : en Elle et par Elle, je peux vraiment « regarder et adorer » Celui que j’ai transpercé par tous mes péchés… Tel est l’indicible mystère de la Miséricorde qui culmine sur la Croix ! Et comme à l’Annonciation, Marie en est le berceau… et comme à la Visitation, Elle le porte et l’offre au monde… Le Christ l’a proclamé à travers Jean, le bien-aimé : « Voici ta Mère ! A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui… » (Jn 19,27).

Tous ces mystères furent cachés, et il aura fallu des siècles à l’Eglise pour les mieux découvrir. Cela nous prouve que les plus grands évènements qui orientent l’histoire humaine sont spirituels et échappent à la surface en demeurant longtemps enfouis dans le silence et l’humilité… c’est pourquoi le vrai chrétien est fondamentalement un homme et une femme qui, comme la Vierge, situe d’abord sa foi dans la lumière intime du cœur où Dieu parle… (Lc 2,19).

Ainsi, quand nous disons à Marie : « Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus ! » Nous témoignons avec Elle que Le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix est la Parole ultime du Dieu-Amour qui s’offre à moi à chaque instant de cette vie : mystère à la fois Ô combien admirable et en même temps redoutable où notre regard peut voir ou ignorer le message ultime de Dieu… car c’est au pied de la Croix que se joue notre éternité : Là, le Crucifié immobile et silencieux sauve le monde !

C’est pourquoi la Tradition de l’Eglise parle de « Verbum Crucis », cette « Parole de la Croix où dans l’extrême anéantissement, l’Amour dit tout ! Mais cette Kénose[1] exaltée par Saint Paul est aussi sublime que redoutable et seul le Saint-Esprit peut nous donner d’entrer dans ce mystère… car, en face de la Croix, l’Eglise regarde moins la souffrance que le Ciel pressenti par le Bon Larron… (Lc 23,39-43) Les impies eux « vident crucem, non vident unctionem », ils voient la Croix, ils ne voient pas l’onction, c’est-à-dire le Ciel ! Si nous voyons la Croix sans voir le Ciel, nous sommes en danger de perdre la foi comme les Apôtres. Il faut demander la grâce de sentir le Ciel à travers le regard du Christ… Jésus a ouvert les portes, et nous pouvons être possédés dès maintenant par la gloire dans l’obscurité de la foi. Alors, nous commençons à entrevoir le mystère de la Miséricorde[2] ! »

« Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils ! »

     Dans le silence et l’indicible douleur de la Croix, Dieu se dit et se révèle comme nulle part ailleurs… et c’est pourquoi ce mystère est central dans la Révélation. L’indicible tendresse du Père me donne « le tout de l’Amour » à travers les bras ouverts de son Fils crucifié : Tout, c’est tout ! Car l’Amour infini qui jaillit du Cœur ouvert de son Fils s’offre à chaque instant de ma vie : c’est le don de sa Grâce continuelle dans l’Esprit, dans les sacrements de son insondable miséricorde qui culmine en la Sainte Eucharistie où, caché, son Amour infini s’offre à mon cœur blessé… et m’entraîne à aimer tous mes frères et sœurs, sans aucune exception !

Alors, ne l’oublions jamais, Dieu a tout prévu pour me sauver du « feu de l’enfer » qui veut m’emporter du désespoir à la révolte de la damnation… et c’est pourquoi à Fatima, Notre Dame nous a demandé de faire cette prière si actuelle à la fin de chaque dizaine de chapelet :

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer et conduis au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de ta Miséricorde ! »

Cette prière jaillie du Cœur de Marie est théologiquement admirable. Elle est, en effet, une synthèse courte et essentielle du mystère du salut : elle fait d’abord la vérité en nos vies car nous sommes des pécheurs pardonnés et sauvés de l’Enfer par l’infinie miséricorde du Cœur ouvert de Jésus sur la Croix… et c’est tout le sens du mystère de l’Eglise qui n’existe que pour annoncer la Rédemption dans le Christ et faire de nous des suppliants de son infinie Miséricorde qui veut « conduire » au Ciel tous ses enfants, spécialement les plus égarés !

On devrait le rappeler avec force à nombre de croyants qui flirtent avec l’apostasie actuelle. On devrait le « crier » à notre civilisation postmoderne qui est devenue hermétique à la tendresse de Dieu révélée sur la Croix du Seigneur ! N’a-t-elle pas donné naissance à un péché qui n’avait jamais existé jusque là, un péché nouveau ? Car « à force d’endurcir son cœur, elle est devenue christiano-résistante… et à ce moment se produit ce qu’on appelle en médecine une réaction de rejet. On a été vulnérable à la Parole, à l’Amour, à la tendresse du Christ, puis on se blinde. On est obligé de se blinder pour rejeter ce virus que j’appellerai le virus trinitaire, le virus de la tendresse de Dieu[3]… »

Jésus nous avait prévenus : « L’iniquité se multipliant, l’amour de beaucoup se refroidira » (Mt 24,12). Cette parole prophétique tirée des Evangiles eschatologiques est d’une terrible actualité : loin de Dieu, il fait « froid » et il fait « nuit » ! Le Christ, Source de l’amour, a été exclu, marginalisé, privatisé. On a volé la clé du Tabernacle et la porte reste fermée… il en résulte une immense solitude où le « non-sens » du quotidien devenant insupportable, il ne reste plus que l’exaltation subjective : « Tu seras roi ! Tu seras efficace ! Tu seras seul[4] ! »

L’horizontalité de notre société matérialiste et égalitariste a évacué l’aventure du sens ultime : tous égaux, mais tristes… alors, il ne reste plus qu’à se « faire peur » au saut à l’élastique ou au Paris-Dakar ! Pourtant, le message du « petit Prince[5] » continue à résonner : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ! »

La vraie liberté ne naîtra que de la profondeur spirituelle de l’homme : « Le 21° siècle sera religieux ou il ne sera pas ! » avait prophétisé André Malraux. Il ne s’agit pas ici d’une restauration nostalgique du passé mais d’une Pentecôte inédite que la Sainte Vierge prépare avec le Saint Esprit : la « civilisation de l’Amour » prophétisée par le Pape Jean-Paul II… et c’est pourquoi les forces du Mal se déchaînent avec une violence jamais vue pour nous décourager et nous égarer… elles savent que la Lumière commence à se lever !

Blottissons-nous donc sur le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise et Mère des hommes, car le naufrage de notre civilisation se précise… et nous avons tant besoin de son indicible tendresse et de sa puissante protection !

+Marie-Mickaël

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[1] Du grec Kenôsis : « se rendre vide, se priver de tout, s’anéantir ». C’est un langage Paulinien qui essaie d’exprimer l’abaissement, la descente extrême du Fils en sa Passion : « Il s’est dépouillé (vidé) en prenant la condition d’esclave… Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la Croix ! » (Ph2,7-8).

[2] Marie-Dominique Molinié, Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Saint Paul, 1994, p.152-153.

[3] Marie-Dominique Molinié, op. cit., p.195-196.

[4] « L’exaltation du moi, enfin, cette apothéose d’une autonomie individuelle, sans cesse promise, sans cesse élargie… devient, au bout du compte, la dernière ruse d’une modernité qui n’a plus d’autre dessein défini que cette ébriété/malaise de l’individu-roi, sur fond de prolifération technicienne et consumériste… Libre et désaffilié, le moi est menacé d’engloutissement dans son propre triomphe ! » Jean-Claude Guillebaud, La refondation du monde, Seuil, 1999, p.282.

[5] Le petit Prince est le merveilleux ouvrage d’Antoine de Saint Exupéry et il est le deuxième livre le plus vendu dans le monde après la Bible : près de 200 millions d’exemplaires écoulés depuis sa parution à New York en 1943 et traduction en 270 langues et dialectes… Il a aussi été adapté en BD, dessin animé, manga et comédie musicale.




Les mystères cachés de l’Assomption à « la Maison de Marie » : partage d’un pèlerinage…

 Les mystères cachés de l’Assomption à « la Maison de Marie »

Partage d’un pèlerinage

La Vierge Marie, statue à l’entrée du sanctuaire. « Ils m’ont établie leur gardienne ».

      Venir en pèlerinage à « Meryemana Evi », la Maison de Marie sur la montagne prés d’Ephèse en Turquie, n’est plus aujourd’hui une démarche assez unique et solitaire puisque des centaines de milliers de pèlerins y montent chaque année ! Après la découverte de ce lieu marial unique à la fin du 19° siècle sur les révélations de la Bienheureuse Catherine Emmerich[1], la « Maison de Marie » n’a cessé d’attirer… et c’est l’un des sanctuaires les plus visités de la chrétienté[2].

A commencer par les derniers Papes dont la venue marque l’importance du lieu dans l’histoire de l’Eglise : le Pape Paul VI en juillet 1967, le Pape Saint Jean-Paul II le 30 novembre 1979 qui y célèbrera la Messe, et enfin le Pape Benoît XVI qui a vécu une journée de prière silencieuse en ce lieu marial béni et a célébré également la Messe devant une nombreuse assemblée :

Benoît XVI en prière dans la maison de Marie

« Avant la bénédiction finale, le Pape a voulu encenser l’icône de la Vierge Marie qui se trouve devant l’autel, et déposer aux pieds de la Vierge un chapelet blanc, en guise de don pour le sanctuaire et de souvenir pour son pèlerinage[3]… »

Il reste vrai que la visite de ce lieu où La Vierge Marie a vécu dans le silence et l’effacement les dernières années de sa vie invite au silence contemplatif et à l’humilité… cela nous rappelle aussi l’importance de la terre de Turquie dans l’histoire biblique qui commence en Genèse 12 avec la vocation d’Abraham à Harran (sud-ouest du pays)… et finit encore en Turquie avec l’Apocalypse de Saint Jean par les lettres aux 7 Eglises (Ap 2 et 3).

 

On est donc ici en présence d’un lieu unique de prière, de silence et de découverte : « Un lieu où des groupes de pèlerins chrétiens provenant du monde entier célèbrent la Sainte Messe dans la mémoire de l’Assomption au Ciel de Marie, et où de nombreux visiteurs, chrétiens et musulmans, s’arrêtent pour une prière silencieuse. La Vierge Marie donne beaucoup de grâces, surtout à ceux qui demandent avec foi et avec le cœur repenti de tout péché. La Vierge Marie vous attend, adressez-vous à Elle avec foi et dévotion[4]… »

Et si ce lieu béni nous a été donné par la Providence pour la fin des temps, comment oublier ici qu’il a été découvert à travers les révélations privées offertes par le Ciel à la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich. Ecoutons avec action-de-grâce le témoignage de ses visions sur le départ et l’Assomption de la très Sainte Vierge :

« Au crépuscule, quand elle se rendit compte que son heure approchait, la Sainte Vierge, suivant la volonté de Jésus, pris congé des Apôtres, des disciples et des femmes présentes. Et là, j’ai vu quelque chose d’émouvant et de merveilleux :

Son visage était radieux et serein comme dans sa jeunesse. Ses yeux, pleins d’une sainte joie, étaient tournés vers le Ciel. J’eus alors une vision merveilleusement touchante. Le toit de la cellule de Marie avait disparu, et à travers le ciel ouvert mon regard pénétra dans la Jérusalem céleste. Il en descendit deux nuées éclatantes où se montraient de nombreux anges. Entre ces deux nuées une voie lumineuse s’abaissa vers la Sainte Vierge ; puis une montagne de lumière parut s’élever de Marie jusqu’à la Jérusalem céleste…

Elle étendit ses bras vers le Ciel avec un désir infini ; son corps fut soulevé et plana au-dessus de sa couche. Je vis son âme, comme une lueur brillante infiniment pure, sortir de son corps, les bras étendus et monter sur la voie lumineuse jusqu’au Ciel… Je la vis entrer dans la Jérusalem céleste et monter vers le trône de l’adorable Trinité !… Jésus la reçut avec un amour tout divin, lui présenta comme un sceptre et lui montra la terre au-dessous d’elle, comme pour lui conférer un pouvoir spécial… Pierre, Jean et quelques autres disciples eurent sans doute la même vision, car ils avaient les yeux levés vers le ciel. Les autres étaient, pour la plupart, prosternés la face contre terre. Tout était inondé de lumière et de splendeur, comme au Jour de l’Ascension de Jésus-Christ[5] ! »

La petite chambre de la Vierge où eut lieu son Assomption

Les dernières années de la Sainte Vierge à Ephèse nous laissent deviner sa vie « cachée » dans le silence d’un amour sublime où règne l’humilité : elle s’abîme à chaque instant en cette pauvreté de cœur où elle contemple la vie et la Passion de son Fils Bien-aimé… Tout repasser (Lc 2,19) en son Cœur douloureux et Immaculé est son programme ! Car toute son espérance est tournée vers le jour de l’indicible Rencontre ! Et c’est pourquoi ce qui traverse sa vie doit influencer grandement la nôtre : Elle est pour nous le signe que Dieu n’est attiré que par l’effacement des petits et la passion des Saints pour le Sauveur !

Dans l’histoire du salut, la beauté de Dieu ne resplendit que dans la puissance de la Croix où triomphe l’Amour à travers une indicible douleur : tel est le mystère sans fond du Cœur ouvert de Jésus… et c’est pourquoi Marie et Jean furent pour toujours « traversés » et « habités » par cette vision d’un Dieu crucifié qui sauve l’humanité sur une Croix !

On le sent si bien quand on prie en silence dans la « Maison de Marie » : ce lieu empreint d’humilité pousse à se taire et ramène au cœur profond où Dieu seul parle… Ainsi, retenons le témoignage de cette petite Maison qui nous rappelle que l’essentiel de notre vie chrétienne est de rayonner l’amour de Jésus à partir du silence de la prière et de l’humilité de la Croix : la Femme splendide à l’indicible tendresse qui ne cesse de nous « appeler » à la conversion à travers ses Apparitions contemporaines (Ap 12,1)… est aussi la Mère de l’Eglise qui nous enfante dans la douleur (Ap 12,2) pour nous tourner vers le Sauveur !

D’une manière mystérieuse, elle est toujours « près de la Croix de Jésus » (Jn 19,25) pour rassembler les enfants de Dieu jusqu’au Jour où « apparaîtra dans le ciel le Signe du Fils de l’homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine ; et l’on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire ! Il enverra ses Anges avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l’autre… » (Mt 24,30-31).

Le temps est proche, préparons-nous plus que jamais en nous blottissant sur le Cœur Immaculé de Marie par la fidélité au Rosaire : La Vierge est notre Arche de tendresse pour vivre les épreuves des derniers temps  en restant « debout » dans l’espérance…

 

+Marie-Mickaël et Marie+Jacinta

 

 

[1] Catherine Emmerich a été béatifiée le 3 octobre 2004 par le Pape Jean-Paul II.

[2] Il attire environ huit cent mille visiteurs et pèlerins du monde entier chaque année.

[3] P. Oriano Granella, Recteur du Saunctuaire, MERYEMANA – Guide pour la visite au Sanctuaire de Maryemana et à l’histoire chrétienne d’Ephèse, 2011, p.62.

[4] Meryemana, op. cit., p.12.

[5] Bienheureuse Catherine Emmerich, Visions, Chapitre XV.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 6 – Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

 » En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint ! « 

            Le Cœur Immaculé de Marie est le lieu caché par lequel l’Esprit est venu sur l’Eglise naissante à la Pentecôte… Car le Cœur de « Marie, Mère de Jésus » (Ac 1,14) est le « chef d’œuvre » du Saint-Esprit de sa naissance à son couronnement au Ciel ! Mais la plénitude centrale de son Mystère est la maternité divine : en devenant Mère de Dieu, une porte secrète s’est ouverte[1] en son Cœur pour l’humanité et l’amour fou pour son Fils Sauveur la conduira à sa suite jusqu’au pied de la Croix…

Là, s’opérera en Elle une nouvelle naissance par la Parole de l’Agneau crucifié : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Elle devient dans l’extrême douleur « Mère de tout homme et de chaque homme en particulier » comme l’a proclamé Saint Jean-Paul II qui confiera aux jeunes ces paroles d’or :

« A l’Annonciation, Marie, en son sein, donne la nature humaine au Fils de Dieu ; au pied de la Croix, en la personne de Jean, elle accueille en son Cœur l’humanité entière. Mère de Dieu dés le premier instant de l’Incarnation, elle devient Mère des hommes aux derniers moments de la vie de son Fils, Jésus… Au pied de la Croix sur laquelle meurt Celui qu’elle a conçu par le « oui » de l’Annonciation, Marie reçoit de Lui comme une « seconde Annonciation » : « Femme, voici ton fils[2] ! » (Jn 19,26).

Et le si cher Pape Benoît XVI conclut magnifiquement :

« La parole du Crucifié au disciple – à Jean, et à travers lui, à tous les disciples de Jésus : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27) – devient, au fil des générations, toujours nouvellement vraie. De fait, Marie est devenue Mère de tous les croyants. C’est vers sa bonté maternelle comme vers sa pureté et sa beauté virginales que se tournent les hommes de tous les temps et de tous les coins du monde dans leurs besoins et leurs espérances, dans leurs joies et leurs souffrances[3]… »

Ainsi, comme l’Esprit est venu « épouser » la Vierge de Nazareth au moment de l’Incarnation pour engendrer l’inexprimable mystère du Verbe fait chair… L’Esprit passe aussi à travers Elle pour faire naître de son feu (Ac 2,3) la primitive Eglise !

L’Esprit est intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité car Marie, « tout en faisant partie de l’Eglise comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous[4] », elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la Mère de l’Eglise. Et comme telle, elle « engendre » continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession en implorant pour eux l’effusion inépuisable de l’Esprit[5]… »

Sur le chemin de la foi, le chrétien ne doit donc jamais oublier que l’Esprit-Saint est autant un Feu qui illumine pour notre joie, qu’un Feu qui purifie pour notre résurrection : Saint Jean de la Croix l’a magnifiquement développé dans cette image de la bûche assaillie par le feu jusqu’à ce qu’elle soit transformée en braise par les flammes ! C’est son poème final et la première strophe nous plonge déjà dans l’œuvre sublime de l’Esprit :

« O Flamme vive d’amour

qui blesse avec tendresse

de mon âme le centre le plus profond !

Puisque maintenant n’est plus tourment,

achève, si tu le veux,

déchire la toile de cette douce rencontre[6]… »

Dans une civilisation où la technologie nous a trop souvent rendus hermétiques à la beauté spirituelle et au mystère du salut… il faut se souvenir de la parole prophétique du Seigneur sur le feu universel qu’Il veut répandre, et qui en dit long sur son inlassable « attente » à la porte de nos cœurs :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé !… » (Lc 12,49).

Alors, ne l’oublions jamais : « Notre Dieu est un feu dévorant ! » (He 12,49) Et notre vie de foi n’est pas simplement de l’ordre d’une pratique extérieure, si fidèle soit-elle : elle est l’aventure ultime de nos vies où Dieu nous emporte dans un Océan d’amour… Là, le silence est Parole, la beauté est inimaginable…

Tout se joue donc maintenant car « On obtient de Dieu tout autant qu’on en espère[7] ! »

                                                                       +Marie-Mickaël

 

Message pour l’été : frères et sœurs bien-aimés, avec ce dernier enseignement, nous entrons dans la période d’été qui nous appelle tous à faire un « break » en vous souhaitant des temps de détentes, de communion et de contemplation ! Le site continuera à donner des nouvelles… et je vous retrouverai début septembre, et aussi pour une « méditation mariale » le 15 août.

 

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[1] « La maternité de Marie, qui commença avec le « fiat » de Nazareth, s’accomplit sous la Croix. S’il est vrai – comme l’observe Saint Anselme – qu’ « à partir du moment du « fiat », Marie commença à nous porter tous dans son sein », la vocation et la mission maternelle de la Vierge à l’égard des croyants en Christ commença de manière effective lorsque Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26). Pape Benoît XVI, Homélie, Rome, 29 novembre 2006.

[2] Saint Jean-Paul II, Message du Saint Père aux jeunes du monde pour la 18° journée mondiale de la jeunesse, Rome, 8 mars 2003.

[3] Pape Benoît XVI, Encyclique « Deus Caritas est », Rome, 25 décembre 2005.

[4] Concile Vatican II, Lumen Gentium, 53.

[5] Saint Jean-Paul II, Lettre sur le Rosaire – Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002.

[6] Saint Jean de la Croix, Docteur de l’Eglise, Vive Flamme d’amour, couplet 1.

[7] Saint Jean de la Croix, Lettre 14.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

« J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

Ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus ! »

       Dans les derniers temps, l’humilité traversée par l’espérance est au cœur de « l’œuvre » de l’Esprit par et en Marie… Nous l’avons déjà signalé : à travers déjà des Saints prophétiques comme petite Thérèse, Saint Jean Bosco, Saint Padre Pio, Saint Maximilien-Kolbe ou Saint Séraphim de Sarov, et tant d’autres… la Sainte Vierge a laissé « entrevoir » la venue plus massive des Apôtres des derniers temps ! Ce sera le moment où l’Eglise et notre civilisation seront dans la tourmente de l’abîme qu’ils surgiront on ne sait d’où… mais Dieu le sait, Lui qui a l’art divin de toujours nous surprendre !

L’invitation du psaume 97 nous laisse deviner « la note majeure » qui dominera dans le cœur et le comportement de ces Apôtres imprévisibles :

« Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles ! » (Ps 97,1)

Et ce « chant nouveau » d’où découlera des merveilles se lèvera de la bouche et de la vie d’enfants, de jeunes, de familles… et de milieux sociaux ou religieux complètement improbables à vue humaine ! Mais l’Œuvre de l’Esprit de Dieu nous surprendra toujours quand il fait monter au cœur de l’homme ce « chant nouveau » qui nous émerveillera car Grand est son Nom :

« Lui qui redit ta majesté plus haute que les cieux

par la bouche des enfants, des tout petits ! » (Ps 8,2)

Jésus à d’ailleurs cité ce passage de psaume (Mt 21,16) face aux grands prêtres et aux scribes, quand les enfants criaient dans le Temple : « Hosanna au fils de David ! » Encore ici ce chant qui jaillit, imprévisible, dans le cœur des « petits » et laisse entrevoir la victoire de Dieu dans l’humilité. D’ailleurs, l’Ecriture Sainte nous invite si souvent à rester dans une « vigilance » de chaque instant… et le Seigneur nous a prévenu en s’identifiant comme un « voleur » (Lc 12,39 / 1 Th 5,4) qui pourrait nous surprendre :

« Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur

sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai ! » (Ap 3,3)

Alors, si pauvres, si pécheurs et si faible que nous soyons, préparons-nous d’abord par l’inlassable fidélité à la prière du Rosaire où, au moins, du chapelet quotidien : là, laissons-nous « former » dans le Cœur de Marie, nouvelle Arche des derniers temps, où l’Esprit transfigure les cœurs des pauvres extrêmes de notre temps… pour en faire les enfants du « Chant nouveau » ! Et c’est pourquoi De Montfort l’a entrevu et proclamé avec une telle force et une telle joie :

« L’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil ; elle découvrira toujours sa malice de Serpent… et protègera jusqu’à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle…

Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon… c’est-à-dire à ses pauvres enfants qu’elle suscitera pour lui faire la guerre ! Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps ; mais en échange, ils seront riches en grâce de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment ; grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé… et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ[1] ! »

A travers la vigilance du saint Rosaire, nous attendons et espérons ces temps nouveaux des Apôtres des derniers temps ! Ils viendront par là où on ne les attend pas… car pauvres entre les pauvres, ils surgiront de divers milieux imprévus et renaîtrons en se mettant à l’école « serrée » de leur Mère : et dans son Cœur Immaculé, ils recevront de l’Esprit un amour fou pour Jésus…  Ils seront alors habités par une invincible espérance qui mettra le feu au monde ! Par le Rosaire continuel, leur vie sera un témoignage constant que Marie est la Porte Royale d’où triomphe l’Amour… cet Amour d’en-Haut qui est la victoire de Elus et resplendit dans la folie de la Croix de l’Unique Sauveur !

Ainsi, plongeons dans le Cœur de Marie que le Saint Padre Pio dévoile comme une immense mer de tendresse et de protection :

« Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu’elle veille sur toi de sa maternelle protection…

Reste toujours plus serré à cette douce Mère céleste, car elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle[2] ! »

 

                                                                                         +Marie-Mickaël

 

[1] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 54.

[2] Saint Padre Pio, Une pensée chaque jour de l’année, 2000, p. 85-86.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

« De prier chaque jour le saint Rosaire (ou le chapelet),

L’Arme humble, cachée et absolue du « Triomphe de ton Cœur »

qui viendra à la fin… »

 

Le Rosaire est la prière ultime et puissante pour traverser les combats et les dangers de l’extrême fin des temps : Notre Mère si proche nous invite chaque jour à garder nos mains et nos cœurs suspendus au chapelet qui nous garde dans la vigilance constante de la foi…

En toutes ses Apparitions, la Vierge nous a tant recommandé la prière quotidienne du Rosaire : « Celui qui se confie à moi par le Rosaire ne périra pas ! » disait-elle à Saint Dominique. Cette vérité, elle la mettra en relief dans ses Apparitions, et tout particulièrement à Akita[1], au Japon, de 1973 à 1981. Dans le message final, il y a comme le résumé de tous les messages de Notre Mère du Ciel donnés au monde depuis ses venues à la Salette, Lourdes, Fatima, Amsterdam et Garabandal. Il nous est donc urgent d’écouter les « Avertissements » maternels qu’Elle a donnés à travers Sœur Agnès, au couvent des Servantes de l’Eucharistie.

Mais auparavant, il est bon de découvrir le signe et le message donnés dans la chapelle du couvent à travers la statue de « Notre Dame de tous les Peuples[2] » : le 20 septembre 1973, la statue s’est mise à pleurer en répandant une odeur suave dans la chapelle… et cela se reproduira 101 fois[3], même devant l’Evêque du lieu et les caméras de télévision. Un Ange visitera Sœur Agnès pour lui en donner la signification : le 0 représente le monde, et le 1 les deux femmes. L’une a apporté le péché, Eve, et l’autre, Marie, a vaincu Satan et nous apporte le salut en enfantant le Christ Sauveur !

Ces pleurs si abondants de la Vierge nous introduisent ici au message final de la Vierge d’Akita où résonne une telle « gravité ». Renvoyant à la dernière Apparition de Notre Dame à Fatima où eut lieu le miracle du soleil, il fut donné le 13 octobre 1973 à Sœur Agnès :

« Comme je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un Châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un Châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant ! Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles ! Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts.

Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Evêques et les prêtres.

Le travail du Diable s’infiltrera même dans l’Eglise de manière que l’on verra des Cardinaux s’opposer à des Cardinaux, et des Evêques contre d’autres Evêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. L’Eglise et les autels seront saccagés. L’Eglise sera pleine de ceux acceptent des compromissions et le Démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.

Le Démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux !

Prie beaucoup le Chapelet. Moi seule peux encore vous sauver des calamités qui approchent. Ceux qui mettent leur confiance en moi seront sauvés ! »

Le Message d’Akita est d’une terrible gravité car, à la suite de Fatima, il s’agit d’une entrée dans l’extrême fin des temps où se révèle la Dame vêtue du soleil signalée dans le Livre de l’Apocalypse : « Une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tète ! » Et, face à Elle : « L’énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes… » (Ap 12,1-3). Dans cet immense combat, caché derrière l’histoire humaine, se joue à chaque instant le salut de tous et de chacun… et la Vierge qui nous aime tant vient nous le rappeler avec un terrible réalisme et une inlassable tendresse !

Le message est si « actuel » que d’une certaine manière, on peut dire qu’il est au-dessus de nos têtes ! Clair, dense et rude, il est sans interprétation possible : des catastrophes naturelles jamais vues, des persécutions mondiales et une apostasie unique au sein de l’Eglise approchent à grands pas…

Il est donc éclairant, pour fortifier notre foi, de résumer le message de ND d’Akita :

  1. L’urgence absolue de la prière du Rosaire et de la pénitence pour éviter un châtiment « plus grand que le déluge universel » du temps de Noé…
  2. Une crise sans précédent de l’Eglise où l’apostasie provoque une « division » entre Cardinaux, Evêques et prêtres. Cette division et décadence à l’intérieur de l’Eglise, ne l’a-t-on pas vue se réaliser sous nos yeux durant le pontificat du Pape François ?
  3. L’avertissement d’un grave « châtiment mondial » si l’humanité ne se convertit pas et continue sa descente aux enfers comme jamais dans l’histoire des hommes !
  4. Adorer Jésus dans la « Très Sainte Eucharistie » car Notre Dame nous rappelle combien « Dieu est présent » dans l’Hostie consacrée…
  5. Réaffirmation de la « protection de Marie » à ceux et celles qui se tournent vers Elle et prient son Rosaire : « Celui qui se confie à moi sera sauvé ! »

Cependant, la Vierge nous aime tant que Akita n’est pas son ultime message pour nous « réveiller » ! A partir de 1981, vont suivre d’autres Apparitions tout aussi importantes : Kibého, l’Escorial, Medjugorje… cependant, en ce dernier lieu, elle a affirmé le 23 juin 1982 : « Je suis venue appeler le monde à sa conversion pour la dernière fois. Après, je n’apparaîtrai plus sur terre… »

Ainsi, par la fidélité quotidienne au Rosaire, aux sacrements et à la charité fraternelle, demeurons dans une vigilance inlassable de supplication pour la paix du monde en vue de « hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie[4] ! »

                                                                                                +Marie-Mickaël

 

[1] Apparitions de la Vierge à Sœur Agnès Sasagawa reconnues par l’Eglise à travers l’Evêque du lieu Mgr Ito et confirmées à l’époque par le Préfet de la  Congrégation pour la doctrine de la foi : le Cardinal Ratzinger, futur Pape Benoit XVI. Il dira : « Le message d’Akita est le troisième secret de Fatima ! »

[2] C’est la Vierge de « Notre Dame de tous les peuples » d’Amsterdam qui est apparue à Ida Peerdeman de 1945 à 1959. Au-delà d’une condamnation « récente » du Saint Siège, alors que l’Evêque du lieu avait reconnu les Apparitions authentiques…. Les signes donnés à Akita à travers la statue « Notre Dame de tous les Peuples » sont comme une humble et touchante « réponse » de la Vierge…

[3] Les pleurs de la Vierge d’Akita à travers sa statue se manifestent du 4 janvier 1975 au 15 septembre 1981 : fête de ND des douleurs !

[4] Pape Benoît XVI, Homélie, Fatima 13 mai 2010.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 3 – Doux Refuge des derniers temps !

                                               3 – Doux Refuge des derniers temps !

« En ce jour béni, je fais le choix d’entrer et de vivre pour toujours

en ton Cœur Immaculé : « Doux Refuge des derniers temps ! »

 

      Ce « jour béni » est habituellement le samedi où l’Eglise fait référence à la « foi de Marie » durant les jours Saints de la Passion du Seigneur… on a pu avancer qu’en ce « samedi Saint » de la Passion, juste après le Jour de la mort de Jésus en Croix : toute la foi de l’Eglise était concentrée dans le Cœur souffrant de Marie… car en ce samedi de silence, le Christ avait disparu dans le sépulcre, les apôtres étaient effondrés et se cachaient par peur des Juifs (Jn 20,19) : Tout semblait irrémédiablement terminé… et c’est pourtant ce « Jour béni » où toute la foi de l’Eglise était cachée dans le Cœur douloureux de la Vierge : habitée par une indicible souffrance, Elle restait ferme « debout dans la foi et l’espérance » en la Résurrection de son Fils tant aimé…

Ainsi, en ce samedi saint, la Tradition avance que la foi de Marie est « la porte » demeurée ouverte sur la joie du Dimanche de la Résurrection, comme sa foi a été la « porte » par laquelle le Christ est entré dans le monde ! Et c’est pourquoi, à la suite de Pierre et des Apôtres, l’Eglise n’a toujours qu’une seule mission comme l’a rappelé notre nouveau Pape Léon XIV :

« Jeter le filet encore et encore pour plonger dans les eaux du monde l’espérance de l’Evangile, de naviguer sur la mer de la vie pour que tous puissent se retrouver dans l’étreinte de Dieu… c’est l’heure de l’amour[1] ! »

Mais ici, il y a un seuil à passer : prier Marie seulement de l’extérieur où, comme Saint Jean : « prendre la Vierge chez nous… » (Jn 19,27). Elle devient alors mon  lieu sacré  pour la rencontre avec Dieu. Et c’est pourquoi il faut se souvenir ici de « la promesse » de Notre Dame de Fatima à Lucie, car elle nous est aussi adressée :

« Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu[2]… »

Dans sa tendresse, Marie s’offre chaque jour à nous comme « refuge et chemin » pour nous conduire au Christ en ces temps redoutables. Car si nous nous abandonnons entre les mains de tendresse de notre Mère, le combat quotidien de la foi sera plus facile : La Vierge n’est-elle pas au milieu de nous ce « printemps de Dieu » où le spirituel le plus sublime se cache et se déploie dans l’ordinaire le plus humble ? Saint Jean Paul II en avait la forte intuition quand il lui adressait ces paroles prophétiques pour notre temps : « Accompagne nos pas vers les frontières de l’humanité sauvée et pacifiée ! Réjouis notre cœur, affermis-le dans la certitude que le Dragon n’est pas plus fort que ta Beauté !… L’Année mariale se termine, mais le temps des yeux levés vers Marie commence[3]… »

Ces paroles prophétiques demeurent d’une telle actualité et elles nous confirment combien Marie désire tant nous blottir et nous protéger dans le « doux Refuge » de son Cœur…  Tel est l’ultime rendez-vous  pour demeurer fidèle et debout dans cette foi mariale dont l’espérance est invincible !                                   

+Marie-Mickaël

 

[1] Pape Léon XIV, Homélie du début de Pontificat,  Rome, 18 mai 2025.

[2] 4° Mémoire, Compilation du père Luis Kondor, Fatima, 1997.

[3] Saint Jean-Paul II, Rome, 15 août 1987.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 2 – La douce profondeur de ton Cœur où Dieu m’attend…

     2 – La douce profondeur de ton Cœur où Dieu m’attend…

« Portant la Croix dans une main et le chapelet dans l’autre, la Parole de Dieu sur les lèvres et dans le cœur… Je veux m’abandonner en la douce profondeur de ton Cœur où Dieu m’attend… »

Nous sommes ici devant les signes fondamentaux de l’identité  Chrétienne catholique : La Croix de Jésus, Notre Seigneur et Sauveur ; le Chapelet de la Vierge Marie qui nous plonge dans les mystères du salut et nous tient debout dans la foi et l’espérance ; la Parole de Dieu murmurée sur les lèvres et qui, à la fois, illumine et brûle le cœur selon l’expérience de Saint Jean dans l’Apocalypse :

« Je pris le petit livre de la main de l’Ange et l’avalai ; dans ma bouche, il avait la douceur du miel, mais quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume.  Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser… » (Ap 10,10-11)

Ce passage biblique nous renvoie à une magnifique méditation prophétique de Saint Louis-Marie de Monfort sur le portrait spirituel des apôtres marials et missionnaires dans les temps de la fin :

« Ce seront les Apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles… ils dormiront sans or ni argent et sans soin, au milieu des autres prêtres… et auront cependant les ailes argentées de la colombe, pour aller où le Saint-Esprit les appellera, et ils ne laisseront après eux, dans les lieux où ils auront prêché, que « l’or de la charité »… qui est l’accomplissement de toute la loi ! » (Rm 13,10) Nous savons ce que seront les vrais disciples de Jésus-Christ qui, marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseignant la voie      étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint Evangile…

Ils auront dans la bouche le glaive à deux tranchants de la Parole de Dieu (He 4,12) ; ils porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite, le chapelet dans la gauche, les noms sacrés de Jésus et de Marie sur leur cœur…

Voilà les grands hommes qui viendront, et que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans ! Mais quand et comment cela sera-t-il ?… Dieu seul le sait : c’est à nous de nous taire, de prier, soupirer et attendre : Exspectans exspectavi[1] ! » (Ps 39,2).

Nous sentons combien, dans sa prophétie, Saint Louis-Marie soupire vers ces Apôtres des derniers temps où l’Eglise sera renouvelée dans la puissance de l’Esprit à travers le Cœur Immaculé de Marie ! Ce sera une œuvre divine née d’une extrême pauvreté… et l’on peut penser que les signes extrêmes de notre époque de déchéance de l’homme nous rapprochent au plus prés de cette « Résurrection spirituelle », missionnaire et mariale ! Certes, de Saint Jean Bosco à Saint Maximilien-Marie Kolbe, de Sainte Mère Teresa à Saint Jean-Paul II, les apôtres prophétiques de Marie furent nombreux en notre temps ! Révélés par leurs missions et tant d’autres « cachés dans le silence » qui furent nombreux et rayonnants… On ne peut oublier ici l’étonnant Père Patrick Peyton[2], l’Apôtre du Rosaire aux Etats-Unis, qui réunissait des foules immenses pour prier le chapelet !

Mais ce qu’annonce Saint Louis Marie de Montfort est une vague mariale nouvelle encore bien plus vaste et puissante !…. Ce seront des Apôtres pauvres et lumineux dont les visages reflètent la beauté de Jésus-Christ ; car, comme l’Enfant-Jésus a été « formé » par le Paraclet dans le sein de Marie (Lc 1,35),  ils seront « nés » de l’Esprit Saint dans Cœur Immaculé de Marie…! Et ces Apôtres là seront partout « vainqueurs » du monde et des hordes sataniques par la double puissance de la foi et de l’humilité ! Alors, écoutons la prophétie mariale sur le point de s’accomplir « sous nos yeux » :

« Heureuse et mille fois heureuse est l’âme ici-bas, à qui le Saint-Esprit révèle le  Secret de Marie pour le connaître !… car Le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon : ses pauvres enfants qu’elle suscitera pour lui faire la guerre. Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon… mais en échange, ils seront riches en grâce de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment… et si fortement appuyés sur le secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ[3] !… »

Ainsi, la voie mariale commence et s’approfondit à travers une intuition théologale unique qui ne cessera de s’approfondir en largeur, en hauteur et en profondeur :

« Je veux m’abandonner en la douce profondeur de ton Cœur où Dieu m’attend… »

       Saint Maximilien Kolbe, un autre apôtre emblématique de Marie, a vu comme personne cette « relation unique » entre l’Esprit et Marie dans le mystère de la grâce. Il nous laisse, à mon humble avis, une approche unique et renouvelée de la théologie mariale à partir du dogme et mystère de foi de l’Immaculée Conception[4] :

« Qui est l’Esprit ? Il est le fruit de l’amour du Père et du Fils… Toutes les âmes reçoivent les grâces de l’Esprit-Saint et Il habite dans l’âme des justes. S’il en est ainsi, c’est dans l’âme de l’Immaculée qu’il a la demeure la plus parfaite car l’Esprit-Saint habite en elle, vit en elle, et cela dès le premier moment de son existence… et elle est tellement unie à l’Esprit qu’on l’appelle son Epouse. C’est par elle qu’agit le Saint-Esprit !

On peut affirmer que l’Immaculée est, en un certain sens, « l’incarnation de l’Esprit-Saint ». En elle, c’est l’Esprit que nous aimons, et par elle, le Fils… La Vierge Marie existe pour que soit mieux connu l’Esprit-Saint… Comme sont vraies ces paroles : que tout dans l’univers s’accomplit au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, à travers L’Immaculée…

Dieu nous a donné cette « blanche échelle », et veut, par cette « échelle », nous faire parvenir jusqu’à Lui ; mais c’est plutôt qu’en nous serrant sur son Cœur, Elle nous porte jusqu’à Dieu… et tandis que je vous parle, je tiens dans ma main le Rosaire, égrenant les Ave Maria…[5] »                                                            

                                                                               +Marie-Mickaël

                                                                           

[1] Saint Louis Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, 58-59.

[2] Le Père Patrick Payton (1909-1992) est un prêtre catholique, membre de la Congrégation Sainte Croix. Il a fondé le mouvement « Family Rosary Crusade » après la 2° guerre mondiale  et a été déclaré vénérable par le Pape François en 2017. Il a côtoyé les vedettes  d’Hollywood  comme James Dean et  spécialement Grace Kelly devenue la Princesse Grace de Monaco avec qui il a souvent prié le Rosaire en direct à la télévision.

[3] Saint Louis Marie de Montfort, Le secret de Marie, 20

[4] Le dogme de « l’Immaculée Conception » de la Vierge Marie est proclamé à Rome par le Pape Pie IX le 8 décembre 1854 en présence de 200 Evêques. 4 ans plus tard, la Sainte Vierge à Lourdes affirmera  à Bernadette qui lui demandait son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ! » (25 mars 1858 : Fête de l’Annonciation).

[5] Saint Maximilien-Marie Kolbe, Le Rosaire, Lettres et conférences, Monastère de Chambarand, p.34-35.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 1 – L’Arche de paix des derniers temps !

1 – L’Arche de paix des derniers temps !


« Ô Marie, notre Mère !… A Fatima, tu as révélé ton Cœur Immaculé

comme l’Arche de paix et de protection,

dans les terribles épreuves des derniers temps qui déjà nous menacent… 

Portant la Croix dans une main et le chapelet dans l’autre,

la Parole de Dieu sur les lèvres et dans le cœur…

Je veux m’abandonner en la douce profondeur de ton Cœur

où Dieu m’attend… »

 

« Ô Marie, notre Mère ! » : Ce cri d’enfant de notre cœur révèle une des plus grandes vérités de notre foi que l’Eglise a proclamé au Concile d’Ephèse en 431 : Marie est « Théotokos », Mère de Dieu ! Et le Pape Benoît XVI nous précise l’immense fécondité qu’engendre pour nous cette source première de la Révélation :

« C’est du titre de « Mère de Dieu » que dérivent ensuite tous les autre titres avec lesquels l’Eglise honore la Vierge, mais celui-ci est le titre fondamental… C’est donc à juste titre que, durant le Concile Vatican II, le 21 novembre 1964, Paul VI attribue solennellement à Marie le titre de « Mère de l’Eglise… » Et précisément parce qu’elle est la Mère de l’Eglise, la Vierge est également la Mère de chacun de nous, qui sommes les membres du Corps mystique du Christ. De la Croix, Jésus a confié sa Mère à chacun de ses disciples et, dans le même temps, il a confié chacun de ses disciples à l’amour de sa Mère.

L’évangéliste Jean conclut son récit bref et suggestif par les mots suivants : « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jn 19,27). Telle est la traduction du texte grec : « èis tà idia », il l’accueillit dans sa propre réalité, dans son propre être. Si bien qu’elle fait partie de sa vie et que les deux vies s’interpénètrent ; et cette façon de l’accepter dans sa propre vie (éis tà idia) est le testament du Seigneur. Au moment suprême de l’accomplissement de la mission messianique, Jésus laisse donc à chacun de ses disciples, comme héritage précieux, sa propre Mère, la Vierge Marie.[1] »

Comment ne pas entendre ici « le cri d’amour et de tendresse » de tous les Saints et Saintes à travers l’histoire de l’Eglise, et qui pourrait culminer en celui, étonnant, de Sainte petite Thérèse : « La Sainte Vierge est moins heureuse que nous, elle n’a pas de Sainte Vierge à aimer[2] ! » La petite Jacinthe de Fatima serait ravie d’une telle affirmation, elle qui fut le grand témoin du Cœur Immaculé de Marie… Ne dira-t-elle pas à Lucie après la deuxième Apparition de la Vierge : « Cette Dame a dit que son Cœur Immaculé serait ton Refuge et le Chemin qui te conduirait jusqu’à Dieu ! N’aimes-tu pas cela beaucoup ? Moi, j’aime tant son Cœur ! Il est si bon[3] ! »

 « A Fatima, tu as révélé ton Cœur Immaculé comme l’Arche de paix et de protection, dans les terribles épreuves des derniers temps qui déjà nous menacent… »

   Dans les venues de la Vierge à Fatima, son message est à la fois grave et lumineux et il marque un tournant décisif dans ses Apparitions. Car, d’une certaine manière, tout est dit par Elle à Fatima sur le terrible avenir de l’Eglise et du monde si son « appel à la conversion » n’est pas écouté !

Nous vivons une accélération impressionnante des évènements mondiaux et, en ces temps de la fin qui peuvent encore un peu durer… grâce à l’extrême miséricorde de Dieu ! Notre Mère s’offre à nos vies pour nous porter entre ses bras avec une « inconnue tendresse » qui nous tourne vers son Fils Sauveur : telle est sa mission première face aux terribles bouleversements de la « Parousie[4] » qui sont déjà là ! Le Seigneur nous a si souvent prévenus dans les Evangiles eschatologiques :

« Veillez et priez en tout temps afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ! » (Lc 21,34-36)

« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots ; les hommes mourront de frayeur, dans l’attente de ce qui menace le monde habité, car les puissances des cieux seront ébranlées… Quand cela commencera d’arriver, redressez-nous et relevez la tête, car votre délivrance est proche ! » (Lc 21,25-28).

« Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18,8)

Cette terrible question du Seigneur pourrait nous laisser deviner qu’une grande partir de l’humanité se détournera de Lui pour se créer d’autres « sauveurs » dans une confusion mondiale !  Et si la Vierge Marie nous prépare et nous fortifie jour après jour dans la prière du Rosaire et les sacrements de la sainte Eglise… c’est pour nous faire participer déjà, de manière cachée, à la victoire prochaine de son Cœur Immaculé qui annonce la seconde « Venue » de Jésus ! Ceux et celles dont les yeux de la foi sont ouverts le voient : les derniers temps sont à nos portes et, à l’image de Noé (Gn 7,7), l’Esprit nous appelle à entrer dans l’Arche bénie du Cœur de son Epouse, Celle du Cantique des cantiques :

« Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune,

resplendissante comme le soleil,

redoutable comme une armée rangée en bataille ! » (Ct 6,10)

Ainsi, dans l’Arche du Cœur Immaculé de Marie, nous sommes non seulement protégés, mais nous serons aussi ces « signes d’espérance et de paix » pour un monde angoissé au bord du gouffre… car, comme jamais dans l’histoire de l’Eglise, un terrible combat spirituel a commencé et il nous faut lutter avec « l’arme fatale » du Rosaire de la Vierge : là, secrètement, se cache la victoire d’un « Lépante[5] quotidien » ! »

                                                                        +Marie-Mickaël

            

[1] Pape Benoît XVI, Audience générale, Rome, 2 janvier 2008.

[2] Sainte Thérèse de Lisieux, J’entre dans la vie –  Derniers entretiens, 125.

[3] 3° mémoire, Mémoires de Sœur Lucie, p.112-113.

[4] Il faut bien saisir le sens profond de la Parousie : du grec parousia, par-eimi : « être là », qui signifie « présence » ou « venue », et désigne principalement l’Avènement du Seigneur, son « Jour ». La perspective de la Parousie n’est pas d’abord celle des catastrophes… mais elle nous invite à « une attente amoureuse » tournée vers la « Venue » de Jésus qui nous appelle « maintenant » à la conversion évangélique du cœur…

[5] C’est la grandiose bataille de Lépante du 7 octobre 1571 où les navires de la coalition des pays chrétiens, rassemblés par le Pape, mirent en déroute la puissante flotte turque au large de la Grèce… ce même jour, le Pape Pie V priait le Rosaire à Rome avec une immense foule devant l’Icône de Marie « Salus Populi Romani ! »




Consécration urgente au Cœur Immaculé de Marie, Refuge ultime de l’extrême fin des temps !

Jésus + Marie

Consécration urgente au Cœur Immaculé de Marie    

Refuge ultime de l’extrême fin des temps !

    

Frères et sœurs bien-aimés, nous vous invitons avec une « urgence particulière » à vous consacrer au Cœur Immaculé de Marie, notre Mère du Ciel, pour qu’Elle vienne veiller sans cesse sur nous… il ne s’agit pas d’une prière de plus à la Vierge Marie, si bonne et nécessaire soit-elle ! Il s’agit d’un rendez-vous incontournable pour notre avenir !

Il est question ici et maintenant d’une urgence face à « la situation internationale » qui se dégrade et s’approche au bord d’un abîme… Et qui peut en mesurer les terribles conséquences pour notre avenir ? Car la 3° guerre mondiale se profile à l’horizon et elle est possiblement nucléaire… Face à cette terrible menace, Notre Dame nous appelle de « toute urgence » à un réveil spirituel : prier chaque jour « le saint Rosaire » (où au moins le Chapelet !) ; offrir des sacrifices, si petits soient-ils, et s’engager à poser des actes d’amour… c’est la seule voie « crédible » pour vaincre ce violent « tsunami » guerrier qui s’approche ! Nous savons que les hommes sont assez « fous » et « irresponsables » pour appuyer sur le bouton qui défigurera l’humanité et notre planète !

Face à cette menace qui plane au-dessus du monde actuel, nous venons vous proposer de méditer, partie après partie, la consécration au Cœur Immaculé de Marie de notre « Communion mariale[1] »… Ainsi, ce temps de méditation qui commence ce 31 mai par le texte intégral nous conduira jusqu’au 28 juin, fête du Cœur Immaculé de Marie. Et nous espérons de tout cœur préparer en secret avec vous toutes et tous « la victoire de Marie » pour la venue de Jésus, Notre Seigneur et Sauveur ! Car Marie l’a promis à Fatima :

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

 

Consécration urgente au Cœur Immaculé de Marie

 

O Marie, notre Mère !…

A Fatima, tu as révélé ton Cœur Immaculé

comme l’Arche de paix et de protection,

dans les terribles épreuves des derniers temps

qui déjà nous menacent…

Portant la Croix dans une main et le Chapelet dans l’autre,

la Parole de Dieu dans le cœur et sur les lèvres,

je veux m’abandonner en la douce profondeur de ton Cœur

où Dieu m’attend…

En ce jour béni, je fais le choix d’entrer et de vivre pour toujours

en ton Cœur Immaculé : « doux Refuge des derniers temps » !

de prier chaque jour le saint Rosaire (ou le chapelet)

L’Arme humble, cachée et absolue du « Triomphe de ton Cœur »

qui viendra « à la fin » !…

J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la Mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus !…

 

En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

Plonge-moi dans l’Amour Infini du Cœur ouvert de Jésus…

Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père

qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils…

 

O Marie, ma Mère à l’indicible Regard :

au cœur de ma fragilité, transfigure à chaque instant mes faiblesses

pour que je devienne un Signe de ta maternelle douceur,

un Témoin de ta puissante tendresse,

un Apôtre des derniers temps, né de ton Cœur Immaculé…

 

O Marie, en ce jour de ta foi silencieuse,

je t’abandonne toute ma vie passée, présente et future…

Et je me consacre tout entier corps, âme et esprit

à la Flamme d’amour de ton Cœur Immaculé…

Je suis tout à toi pour toujours !

 

Cœur Immaculé de Marie, « doux Refuge des derniers temps »                                

Protège-moi, Veille sur moi !…

 

[1] Il s’agit de la « Communion des Refuges du Cœur Immaculé de Marie » dont vous pouvez trouver l’esprit dans le « Livre de vie pour les derniers temps » sur notre site internet : https://refugesdemarie.fr/




L’invincible douceur du Rosaire !

« Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune,

resplendissante comme le soleil,

redoutable comme une armée en bataille ! »

 Cantique des cantiques, 6,10

      Face à l’invasion médiatique actuelle, notre main « rivée au chapelet » nous garde en paix, tout près de la Vierge, car son Rosaire apporte une telle douceur… Il est l’arme infaillible des derniers temps ! Prenons donc conscience que nous avons entre les mains « une arme fatale, un laser imparable, une invincible douceur ! » Le Rosaire est l’arme secrète des enfants de Marie pour préparer le retour de Jésus !

Le Rosaire exerce à l’apprentissage de la douceur : en le priant, on commence dans l’humilité ; en persévérant, on grandit dans cette patience dont le fruit est paix… Saint Jean-Paul II, si fidèle au Rosaire quotidien, le confirme avec brio :

« Le Rosaire apprend le secret de la paix et en fait un projet de vie… car dans la tranquille succession de Ave Maria, le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable, qui est un don spécial du Ressuscité (Jn 14,27 / 20,21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui[1]… »

En ce temps où pèse la terrible menace de la 3° guerre mondiale, le Rosaire est l’arme des doux et des humbles à l’image du Seigneur « doux et humble de cœur ! » (Mt 11,29). Il est, plus que jamais, notre premier engagement de prière intense pour la paix du monde !…

Saint Séraphim de Sarov a eu cette parole prophétique : « Acquiers la paix intérieure et une multitude trouvera le salut autour de toi ! » Mais pour qu’advienne ce mystère de paix rayonnante, notre vie doit devenir un Rosaire continuel où chaque instant est tourné vers le regard de Marie, chaque action remise entre ses mains de tendresse, chaque élan du cœur vécu en son Cœur Immaculé. Le Rosaire exprime notre capacité permanente d’abandon à la Mère qui nous fera ressembler inéluctablement à son Fils !

C’est de l’humble et puissante prière du Rosaire que « surgiront » les Apôtres des derniers temps prophétisés par Saint Louis-Marie de Montfort car « Marie doit éclater plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps[2] ! » En effet, l’Immaculée nous appelle à la résistance spirituelle qui, si humble et si longue qu’elle paraisse, prépare la victoire « définitive » de son Cœur sur les puissances des ténèbres… elle s’opérera par l’invincible « douceur » du Rosaire, la prière phare de la fin des temps !

En ce sens, notre Mère si proche nous tend comme jamais le chapelet dont l’humble puissance peut vaincre les plus graves menaces, des conflits armés actuels aux dérives sociétales les plus dangereuses… car face à un tel déferlement où le péché est normalisé,  justifié et encouragé ; la folie de la 3° guerre mondiale, possiblement atomique, est à nos portes ! Le seul dépassement d’une civilisation décadente est un déferlement de violence…

En cette ultime épreuve, le saint Rosaire nous donnera la force de rester debout dans la foi, avec Marie au pied de la Croix : ce sera et c’est déjà le plus grand « Cénacle douloureux » de toute l’histoire de l’Eglise… et il engendrera une immense « Pentecôte d’amour et de joie » sur l’humanité qui dépassera toutes les attentes ! La seule condition pour qu’advienne ce temps béni est de devenir un « enfant de Marie » qui passe en tout par « la porte secrète » de son Cœur Immaculé… De Montfort nous y invite avec une telle allégresse mariale ! Que ses paroles prophétiques se gravent en nos cœurs :

« Heureux ceux et celles qui entrent en Marie comme dans l’Arche de Noé ! Les eaux du déluge du péché qui noient tant de monde, ne leur nuiront point… Pauvres enfant de Marie, votre faiblesse est extrême, votre inconstance est grande, votre fond est bien gâté… vous êtes tirés de la même masse corrompue des enfants d’Adam et Eve ; mais ne vous découragez pas pour cela ; consolez-vous ; réjouissez-vous : voici le secret que je vous apprends, secret inconnu de presque tous les chrétiens…

Mettez, versez dans le sein et le Cœur de Marie tous vos trésors, toutes vos grâces et vertus : c’est un vaisseau d’esprit, c’est un vaisseau d’honneur, c’est un vaisseau digne de dévotion… Depuis que Dieu même en personne s’est enfermé avec toutes ses perfections dans ce vaisseau, il est devenu tout spirituel et la demeure spirituelle des âmes les plus spirituelles… Oh ! Qu’un homme qui a tout donné à Marie, qui se confie, se perd en tout et pour tout en Marie est heureux !

Je vous prie donc instamment, par l’amour que je vous porte en Jésus et Marie… de réciter tous les jours votre chapelet et même, si vous en avez le temps, votre Rosaire, et vous bénirez, à l’heure de votre mort, le jour et l’heure que vous m’avez cru… Quand viendra ce temps heureux et ce siècle de Marie ?… Ce temps ne viendra que quand on connaîtra et on pratiquera la dévotion que j’enseigne : « Pour que votre règne arrive, Seigneur, qu’arrive le règne de Marie[3] ! »

En écoutant ce message unique, nous pouvons discerner que nous sommes arrivés, aujourd’hui, au seuil ultime de sa réalisation… car la venue de la Vierge à Fatima nous a fait basculer dans l’extrême fin des temps où les ténèbres se déchaînent parce que l’épaisse nuit va laisser place à une fulgurante aurore ! Et Celle qui  est  « le cœur levant » de cette aurore triomphera par « sa beauté » selon l’intuition splendide de Saint Jean-Paul II :

« Réjouis notre cœur, O Mère ! Affermis-le dans la certitude

que le Dragon n’est pas plus fort que ta beauté[4] ! »

Ainsi, Marie nous a prévenus à Fatima pour nous garder dans l’invincible espérance :

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

 

                                                                                                            +M Mickaël

[1] Saint Jean-Paul II, Le Rosaire de la Vierge Marie, 16 octobre 2002, n° 40.

[2] Traité de la vraie dévotion à Marie, n° 50 à 59.

[3] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 175-177-178-217-254.

[4] Saint Jean-Paul II, Angélus du 15 août 1988, Rome.