Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°52-53

[52] Prends bien garde encore de te tourmenter si tu ne jouis pas sitôt de la douce présence de la Sainte Vierge en ton intérieur. Cette grâce n’est pas faite à tous ; et quand Dieu en favorise une âme par grande miséricorde, il lui est bien aisé de la perdre si elle n’est pas fidèle à se recueillir souvent ; et si ce malheur t’arrivait, reviens doucement et fais amende honorable à ta Souveraine.

L’expérience t’en apprendra infiniment plus que je ne t’en dis, et tu trouveras, si tu as été fidèle au peu que je t’ai dit, tant de richesse et de grâces en cette pratique que tu en seras surprise et ton âme en sera toute remplie d’allégresse…

A suivre…

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Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°51

La foi pure de Marie

[51] De plus, prends bien garde de te faire violence pour sentir et goûter ce que tu dis et fais : dis et fais tout dans la pure foi que Marie a eue sur la terre, qu’elle te communiquera avec le temps ; laisse à ta Souveraine, pauvre petite esclave, la vue claire de Dieu, les transports, les joies, les plaisirs, les richesses, et ne prends pour toi que la pure foi, pleine de dégoûts, de distractions, d’ennuis, de sécheresse ; dis: Amen, Ainsi soit‑il, à ce que fait Marie, ma Maîtresse, dans le ciel : c’est ce que je fais de meilleur pour le présent…

A suivre…

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Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°50

[50] Prends bien garde, âme prédestinée, de croire qu’il est plus parfait d’aller tout droit à Jésus, tout droit à Dieu dans ton opération et intention ; si tu veux y aller sans Marie, ton opération, ton intention sera de peu de valeur ; mais y allant par Marie, c’est l’opération de Marie en toi, et, par conséquent, elle sera très relevée et très digne de Dieu.

A suivre…

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Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 6 – Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

 » En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint ! « 

            Le Cœur Immaculé de Marie est le lieu caché par lequel l’Esprit est venu sur l’Eglise naissante à la Pentecôte… Car le Cœur de « Marie, Mère de Jésus » (Ac 1,14) est le « chef d’œuvre » du Saint-Esprit de sa naissance à son couronnement au Ciel ! Mais la plénitude centrale de son Mystère est la maternité divine : en devenant Mère de Dieu, une porte secrète s’est ouverte[1] en son Cœur pour l’humanité et l’amour fou pour son Fils Sauveur la conduira à sa suite jusqu’au pied de la Croix…

Là, s’opérera en Elle une nouvelle naissance par la Parole de l’Agneau crucifié : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Elle devient dans l’extrême douleur « Mère de tout homme et de chaque homme en particulier » comme l’a proclamé Saint Jean-Paul II qui confiera aux jeunes ces paroles d’or :

« A l’Annonciation, Marie, en son sein, donne la nature humaine au Fils de Dieu ; au pied de la Croix, en la personne de Jean, elle accueille en son Cœur l’humanité entière. Mère de Dieu dés le premier instant de l’Incarnation, elle devient Mère des hommes aux derniers moments de la vie de son Fils, Jésus… Au pied de la Croix sur laquelle meurt Celui qu’elle a conçu par le « oui » de l’Annonciation, Marie reçoit de Lui comme une « seconde Annonciation » : « Femme, voici ton fils[2] ! » (Jn 19,26).

Et le si cher Pape Benoît XVI conclut magnifiquement :

« La parole du Crucifié au disciple – à Jean, et à travers lui, à tous les disciples de Jésus : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27) – devient, au fil des générations, toujours nouvellement vraie. De fait, Marie est devenue Mère de tous les croyants. C’est vers sa bonté maternelle comme vers sa pureté et sa beauté virginales que se tournent les hommes de tous les temps et de tous les coins du monde dans leurs besoins et leurs espérances, dans leurs joies et leurs souffrances[3]… »

Ainsi, comme l’Esprit est venu « épouser » la Vierge de Nazareth au moment de l’Incarnation pour engendrer l’inexprimable mystère du Verbe fait chair… L’Esprit passe aussi à travers Elle pour faire naître de son feu (Ac 2,3) la primitive Eglise !

L’Esprit est intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité car Marie, « tout en faisant partie de l’Eglise comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous[4] », elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la Mère de l’Eglise. Et comme telle, elle « engendre » continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession en implorant pour eux l’effusion inépuisable de l’Esprit[5]… »

Sur le chemin de la foi, le chrétien ne doit donc jamais oublier que l’Esprit-Saint est autant un Feu qui illumine pour notre joie, qu’un Feu qui purifie pour notre résurrection : Saint Jean de la Croix l’a magnifiquement développé dans cette image de la bûche assaillie par le feu jusqu’à ce qu’elle soit transformée en braise par les flammes ! C’est son poème final et la première strophe nous plonge déjà dans l’œuvre sublime de l’Esprit :

« O Flamme vive d’amour

qui blesse avec tendresse

de mon âme le centre le plus profond !

Puisque maintenant n’est plus tourment,

achève, si tu le veux,

déchire la toile de cette douce rencontre[6]… »

Dans une civilisation où la technologie nous a trop souvent rendus hermétiques à la beauté spirituelle et au mystère du salut… il faut se souvenir de la parole prophétique du Seigneur sur le feu universel qu’Il veut répandre, et qui en dit long sur son inlassable « attente » à la porte de nos cœurs :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé !… » (Lc 12,49).

Alors, ne l’oublions jamais : « Notre Dieu est un feu dévorant ! » (He 12,49) Et notre vie de foi n’est pas simplement de l’ordre d’une pratique extérieure, si fidèle soit-elle : elle est l’aventure ultime de nos vies où Dieu nous emporte dans un Océan d’amour… Là, le silence est Parole, la beauté est inimaginable…

Tout se joue donc maintenant car « On obtient de Dieu tout autant qu’on en espère[7] ! »

                                                                       +Marie-Mickaël

 

Message pour l’été : frères et sœurs bien-aimés, avec ce dernier enseignement, nous entrons dans la période d’été qui nous appelle tous à faire un « break » en vous souhaitant des temps de détentes, de communion et de contemplation ! Le site continuera à donner des nouvelles… et je vous retrouverai début septembre, et aussi pour une « méditation mariale » le 15 août.

 

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[1] « La maternité de Marie, qui commença avec le « fiat » de Nazareth, s’accomplit sous la Croix. S’il est vrai – comme l’observe Saint Anselme – qu’ « à partir du moment du « fiat », Marie commença à nous porter tous dans son sein », la vocation et la mission maternelle de la Vierge à l’égard des croyants en Christ commença de manière effective lorsque Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26). Pape Benoît XVI, Homélie, Rome, 29 novembre 2006.

[2] Saint Jean-Paul II, Message du Saint Père aux jeunes du monde pour la 18° journée mondiale de la jeunesse, Rome, 8 mars 2003.

[3] Pape Benoît XVI, Encyclique « Deus Caritas est », Rome, 25 décembre 2005.

[4] Concile Vatican II, Lumen Gentium, 53.

[5] Saint Jean-Paul II, Lettre sur le Rosaire – Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002.

[6] Saint Jean de la Croix, Docteur de l’Eglise, Vive Flamme d’amour, couplet 1.

[7] Saint Jean de la Croix, Lettre 14.




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°49

[49] 4° Il faut faire toutes ses actions pour Marie, c’est‑à‑dire qu’étant esclave de cette auguste Princesse, il faut qu’elle (l’âme) ne travaille plus que pour Elle, que pour son profit, que pour sa gloire, comme fin prochaine, et pour la gloire de Dieu, comme fin dernière. Elle doit donc en tout ce qu’elle fait, renoncer à son amour propre, qui se prend presque toujours pour fin d’une manière presque imperceptible, et répéter souvent du fond du cœur : O ma chère Maîtresse, c’est pour vous que je vais ici ou là, que je fais ceci ou cela que je souffre cette peine ou cette injure !

A suivre…

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Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

« J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

Ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus ! »

       Dans les derniers temps, l’humilité traversée par l’espérance est au cœur de « l’œuvre » de l’Esprit par et en Marie… Nous l’avons déjà signalé : à travers déjà des Saints prophétiques comme petite Thérèse, Saint Jean Bosco, Saint Padre Pio, Saint Maximilien-Kolbe ou Saint Séraphim de Sarov, et tant d’autres… la Sainte Vierge a laissé « entrevoir » la venue plus massive des Apôtres des derniers temps ! Ce sera le moment où l’Eglise et notre civilisation seront dans la tourmente de l’abîme qu’ils surgiront on ne sait d’où… mais Dieu le sait, Lui qui a l’art divin de toujours nous surprendre !

L’invitation du psaume 97 nous laisse deviner « la note majeure » qui dominera dans le cœur et le comportement de ces Apôtres imprévisibles :

« Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles ! » (Ps 97,1)

Et ce « chant nouveau » d’où découlera des merveilles se lèvera de la bouche et de la vie d’enfants, de jeunes, de familles… et de milieux sociaux ou religieux complètement improbables à vue humaine ! Mais l’Œuvre de l’Esprit de Dieu nous surprendra toujours quand il fait monter au cœur de l’homme ce « chant nouveau » qui nous émerveillera car Grand est son Nom :

« Lui qui redit ta majesté plus haute que les cieux

par la bouche des enfants, des tout petits ! » (Ps 8,2)

Jésus à d’ailleurs cité ce passage de psaume (Mt 21,16) face aux grands prêtres et aux scribes, quand les enfants criaient dans le Temple : « Hosanna au fils de David ! » Encore ici ce chant qui jaillit, imprévisible, dans le cœur des « petits » et laisse entrevoir la victoire de Dieu dans l’humilité. D’ailleurs, l’Ecriture Sainte nous invite si souvent à rester dans une « vigilance » de chaque instant… et le Seigneur nous a prévenu en s’identifiant comme un « voleur » (Lc 12,39 / 1 Th 5,4) qui pourrait nous surprendre :

« Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur

sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai ! » (Ap 3,3)

Alors, si pauvres, si pécheurs et si faible que nous soyons, préparons-nous d’abord par l’inlassable fidélité à la prière du Rosaire où, au moins, du chapelet quotidien : là, laissons-nous « former » dans le Cœur de Marie, nouvelle Arche des derniers temps, où l’Esprit transfigure les cœurs des pauvres extrêmes de notre temps… pour en faire les enfants du « Chant nouveau » ! Et c’est pourquoi De Montfort l’a entrevu et proclamé avec une telle force et une telle joie :

« L’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil ; elle découvrira toujours sa malice de Serpent… et protègera jusqu’à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle…

Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon… c’est-à-dire à ses pauvres enfants qu’elle suscitera pour lui faire la guerre ! Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps ; mais en échange, ils seront riches en grâce de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment ; grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé… et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ[1] ! »

A travers la vigilance du saint Rosaire, nous attendons et espérons ces temps nouveaux des Apôtres des derniers temps ! Ils viendront par là où on ne les attend pas… car pauvres entre les pauvres, ils surgiront de divers milieux imprévus et renaîtrons en se mettant à l’école « serrée » de leur Mère : et dans son Cœur Immaculé, ils recevront de l’Esprit un amour fou pour Jésus…  Ils seront alors habités par une invincible espérance qui mettra le feu au monde ! Par le Rosaire continuel, leur vie sera un témoignage constant que Marie est la Porte Royale d’où triomphe l’Amour… cet Amour d’en-Haut qui est la victoire de Elus et resplendit dans la folie de la Croix de l’Unique Sauveur !

Ainsi, plongeons dans le Cœur de Marie que le Saint Padre Pio dévoile comme une immense mer de tendresse et de protection :

« Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu’elle veille sur toi de sa maternelle protection…

Reste toujours plus serré à cette douce Mère céleste, car elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle[2] ! »

 

                                                                                         +Marie-Mickaël

 

[1] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 54.

[2] Saint Padre Pio, Une pensée chaque jour de l’année, 2000, p. 85-86.




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°47-48

[47] 2° Il faut faire toute chose en Marie, c’est‑à‑dire qu’il faut s’accoutumer peu à peu à se recueillir au‑dedans de soi‑même pour y former une petite idée ou image spirituelle de la très Sainte Vierge. Elle sera à l’âme l’Oratoire pour y faire toutes ses prières à Dieu, sans crainte d’être rebutée ; la Tour de David pour s’y mettre en sûreté contre tous ses ennemis ; la Lampe allumée pour éclairer tout l’intérieur et pour brûler de l’amour divin ; le Reposoir sacré pour voir Dieu avec elle; et enfin son unique Tout auprès de Dieu, son recours universel. Si elle prie, ce sera en Marie ; si elle reçoit Jésus par la sainte communion, elle le mettra en Marie pour s’y complaire ; si elle agit, ce sera en Marie ; et partout et en tout elle produira des actes de renoncement à elle‑même…

[48] 3° Il faut n’aller jamais à Notre‑Seigneur que par son intercession et son crédit auprès de lui, ne se trouvant jamais seul pour le prier…

A suivre…

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Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

« De prier chaque jour le saint Rosaire (ou le chapelet),

L’Arme humble, cachée et absolue du « Triomphe de ton Cœur »

qui viendra à la fin… »

 

Le Rosaire est la prière ultime et puissante pour traverser les combats et les dangers de l’extrême fin des temps : Notre Mère si proche nous invite chaque jour à garder nos mains et nos cœurs suspendus au chapelet qui nous garde dans la vigilance constante de la foi…

En toutes ses Apparitions, la Vierge nous a tant recommandé la prière quotidienne du Rosaire : « Celui qui se confie à moi par le Rosaire ne périra pas ! » disait-elle à Saint Dominique. Cette vérité, elle la mettra en relief dans ses Apparitions, et tout particulièrement à Akita[1], au Japon, de 1973 à 1981. Dans le message final, il y a comme le résumé de tous les messages de Notre Mère du Ciel donnés au monde depuis ses venues à la Salette, Lourdes, Fatima, Amsterdam et Garabandal. Il nous est donc urgent d’écouter les « Avertissements » maternels qu’Elle a donnés à travers Sœur Agnès, au couvent des Servantes de l’Eucharistie.

Mais auparavant, il est bon de découvrir le signe et le message donnés dans la chapelle du couvent à travers la statue de « Notre Dame de tous les Peuples[2] » : le 20 septembre 1973, la statue s’est mise à pleurer en répandant une odeur suave dans la chapelle… et cela se reproduira 101 fois[3], même devant l’Evêque du lieu et les caméras de télévision. Un Ange visitera Sœur Agnès pour lui en donner la signification : le 0 représente le monde, et le 1 les deux femmes. L’une a apporté le péché, Eve, et l’autre, Marie, a vaincu Satan et nous apporte le salut en enfantant le Christ Sauveur !

Ces pleurs si abondants de la Vierge nous introduisent ici au message final de la Vierge d’Akita où résonne une telle « gravité ». Renvoyant à la dernière Apparition de Notre Dame à Fatima où eut lieu le miracle du soleil, il fut donné le 13 octobre 1973 à Sœur Agnès :

« Comme je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un Châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un Châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant ! Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles ! Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts.

Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Evêques et les prêtres.

Le travail du Diable s’infiltrera même dans l’Eglise de manière que l’on verra des Cardinaux s’opposer à des Cardinaux, et des Evêques contre d’autres Evêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. L’Eglise et les autels seront saccagés. L’Eglise sera pleine de ceux acceptent des compromissions et le Démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.

Le Démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux !

Prie beaucoup le Chapelet. Moi seule peux encore vous sauver des calamités qui approchent. Ceux qui mettent leur confiance en moi seront sauvés ! »

Le Message d’Akita est d’une terrible gravité car, à la suite de Fatima, il s’agit d’une entrée dans l’extrême fin des temps où se révèle la Dame vêtue du soleil signalée dans le Livre de l’Apocalypse : « Une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tète ! » Et, face à Elle : « L’énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes… » (Ap 12,1-3). Dans cet immense combat, caché derrière l’histoire humaine, se joue à chaque instant le salut de tous et de chacun… et la Vierge qui nous aime tant vient nous le rappeler avec un terrible réalisme et une inlassable tendresse !

Le message est si « actuel » que d’une certaine manière, on peut dire qu’il est au-dessus de nos têtes ! Clair, dense et rude, il est sans interprétation possible : des catastrophes naturelles jamais vues, des persécutions mondiales et une apostasie unique au sein de l’Eglise approchent à grands pas…

Il est donc éclairant, pour fortifier notre foi, de résumer le message de ND d’Akita :

  1. L’urgence absolue de la prière du Rosaire et de la pénitence pour éviter un châtiment « plus grand que le déluge universel » du temps de Noé…
  2. Une crise sans précédent de l’Eglise où l’apostasie provoque une « division » entre Cardinaux, Evêques et prêtres. Cette division et décadence à l’intérieur de l’Eglise, ne l’a-t-on pas vue se réaliser sous nos yeux durant le pontificat du Pape François ?
  3. L’avertissement d’un grave « châtiment mondial » si l’humanité ne se convertit pas et continue sa descente aux enfers comme jamais dans l’histoire des hommes !
  4. Adorer Jésus dans la « Très Sainte Eucharistie » car Notre Dame nous rappelle combien « Dieu est présent » dans l’Hostie consacrée…
  5. Réaffirmation de la « protection de Marie » à ceux et celles qui se tournent vers Elle et prient son Rosaire : « Celui qui se confie à moi sera sauvé ! »

Cependant, la Vierge nous aime tant que Akita n’est pas son ultime message pour nous « réveiller » ! A partir de 1981, vont suivre d’autres Apparitions tout aussi importantes : Kibého, l’Escorial, Medjugorje… cependant, en ce dernier lieu, elle a affirmé le 23 juin 1982 : « Je suis venue appeler le monde à sa conversion pour la dernière fois. Après, je n’apparaîtrai plus sur terre… »

Ainsi, par la fidélité quotidienne au Rosaire, aux sacrements et à la charité fraternelle, demeurons dans une vigilance inlassable de supplication pour la paix du monde en vue de « hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie[4] ! »

                                                                                                +Marie-Mickaël

 

[1] Apparitions de la Vierge à Sœur Agnès Sasagawa reconnues par l’Eglise à travers l’Evêque du lieu Mgr Ito et confirmées à l’époque par le Préfet de la  Congrégation pour la doctrine de la foi : le Cardinal Ratzinger, futur Pape Benoit XVI. Il dira : « Le message d’Akita est le troisième secret de Fatima ! »

[2] C’est la Vierge de « Notre Dame de tous les peuples » d’Amsterdam qui est apparue à Ida Peerdeman de 1945 à 1959. Au-delà d’une condamnation « récente » du Saint Siège, alors que l’Evêque du lieu avait reconnu les Apparitions authentiques…. Les signes donnés à Akita à travers la statue « Notre Dame de tous les Peuples » sont comme une humble et touchante « réponse » de la Vierge…

[3] Les pleurs de la Vierge d’Akita à travers sa statue se manifestent du 4 janvier 1975 au 15 septembre 1981 : fête de ND des douleurs !

[4] Pape Benoît XVI, Homélie, Fatima 13 mai 2010.




Le secret de Marie, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, n°45-46

[45] 1° La pratique essentielle de cette dévotion consiste à faire toutes ses actions avec Marie, c’est‑à‑dire à prendre la Sainte Vierge pour le modèle accompli de tout ce qu’on doit faire.

[46] C’est pourquoi, avant d’entreprendre quelque chose, il faut renoncer à soi‑même et à ses meilleures vues, il faut s’anéantir devant Dieu, comme de soi incapable de tout bien surnaturel et de toute action utile au salut ; il faut recourir à la très Sainte Vierge, et s’unir à elle et à ses intentions, quoique inconnues ; il faut s’unir par Marie aux intentions de Jésus‑Christ c’est‑à‑dire se mettre comme un instrument entre les mains de la très Sainte Vierge, afin qu’elle agisse en nous, de nous et pour nous, comme bon lui semblera, à la plus [grande] gloire de son Fils, et par son Fils, Jésus à la gloire du Père ; en sorte qu’on ne prenne de vie intérieure et d’opération spirituelle que dépendamment d’elle…

A suivre…

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Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 3 – Doux Refuge des derniers temps !

                                               3 – Doux Refuge des derniers temps !

« En ce jour béni, je fais le choix d’entrer et de vivre pour toujours

en ton Cœur Immaculé : « Doux Refuge des derniers temps ! »

 

      Ce « jour béni » est habituellement le samedi où l’Eglise fait référence à la « foi de Marie » durant les jours Saints de la Passion du Seigneur… on a pu avancer qu’en ce « samedi Saint » de la Passion, juste après le Jour de la mort de Jésus en Croix : toute la foi de l’Eglise était concentrée dans le Cœur souffrant de Marie… car en ce samedi de silence, le Christ avait disparu dans le sépulcre, les apôtres étaient effondrés et se cachaient par peur des Juifs (Jn 20,19) : Tout semblait irrémédiablement terminé… et c’est pourtant ce « Jour béni » où toute la foi de l’Eglise était cachée dans le Cœur douloureux de la Vierge : habitée par une indicible souffrance, Elle restait ferme « debout dans la foi et l’espérance » en la Résurrection de son Fils tant aimé…

Ainsi, en ce samedi saint, la Tradition avance que la foi de Marie est « la porte » demeurée ouverte sur la joie du Dimanche de la Résurrection, comme sa foi a été la « porte » par laquelle le Christ est entré dans le monde ! Et c’est pourquoi, à la suite de Pierre et des Apôtres, l’Eglise n’a toujours qu’une seule mission comme l’a rappelé notre nouveau Pape Léon XIV :

« Jeter le filet encore et encore pour plonger dans les eaux du monde l’espérance de l’Evangile, de naviguer sur la mer de la vie pour que tous puissent se retrouver dans l’étreinte de Dieu… c’est l’heure de l’amour[1] ! »

Mais ici, il y a un seuil à passer : prier Marie seulement de l’extérieur où, comme Saint Jean : « prendre la Vierge chez nous… » (Jn 19,27). Elle devient alors mon  lieu sacré  pour la rencontre avec Dieu. Et c’est pourquoi il faut se souvenir ici de « la promesse » de Notre Dame de Fatima à Lucie, car elle nous est aussi adressée :

« Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu[2]… »

Dans sa tendresse, Marie s’offre chaque jour à nous comme « refuge et chemin » pour nous conduire au Christ en ces temps redoutables. Car si nous nous abandonnons entre les mains de tendresse de notre Mère, le combat quotidien de la foi sera plus facile : La Vierge n’est-elle pas au milieu de nous ce « printemps de Dieu » où le spirituel le plus sublime se cache et se déploie dans l’ordinaire le plus humble ? Saint Jean Paul II en avait la forte intuition quand il lui adressait ces paroles prophétiques pour notre temps : « Accompagne nos pas vers les frontières de l’humanité sauvée et pacifiée ! Réjouis notre cœur, affermis-le dans la certitude que le Dragon n’est pas plus fort que ta Beauté !… L’Année mariale se termine, mais le temps des yeux levés vers Marie commence[3]… »

Ces paroles prophétiques demeurent d’une telle actualité et elles nous confirment combien Marie désire tant nous blottir et nous protéger dans le « doux Refuge » de son Cœur…  Tel est l’ultime rendez-vous  pour demeurer fidèle et debout dans cette foi mariale dont l’espérance est invincible !                                   

+Marie-Mickaël

 

[1] Pape Léon XIV, Homélie du début de Pontificat,  Rome, 18 mai 2025.

[2] 4° Mémoire, Compilation du père Luis Kondor, Fatima, 1997.

[3] Saint Jean-Paul II, Rome, 15 août 1987.