La sainteté est à portée de cœur…

« La sainteté est avant tout un don de Dieu ! »

Benoît XVI

Cette précision du Pape Benoît nous introduit magnifiquement au mystère de la joie selon les Saints ! Car sur terre, chaque aurore unique m’offre déjà gratuitement le « miracle de la vie » où, à la fois, Dieu se cache en son humilité et se révèle en sa tendresse …

Dans une société de surconsommation, personne n’y prête plus attention… nous sommes comme des « enfants gâtés » devenus hermétiques à la reconnaissance, à la louange face à la gratuité du don de Dieu ! Pourtant, chaque jour est un « miracle de tendresse » où Dieu m’offre « tout » secrètement : des battements de mon cœur au soleil qui se lève, tout me parle de son secret Amour… Alors, comme en déduit un regard de saint : « Chaque jour est un jour de plus pour aimer, un jour de plus pour rêver, un jour de plus pour vivre[1] ! » Saint Jean-Marie Vianney le confirme avec cette simplicité qui vient de l’Evangile : « L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer… Voilà le bonheur de l’homme sur la terre ! » Cela est si simplement vrai…

Nous sommes dans une civilisation ou domine l’envahissement du loisir à tout prix, avec les délires du sexe et de la drogue et cette facilité à presque tout vivre à distance ! Ainsi, la magie envoûtante du « on line » devient peu à peu source de vide, de solitude et de cette dérision des relations qui cache un désespoir. Saint Philippe Néri a une réponse évangélique, non sans humour, à cet immense malaise de la démesure : « Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération… alors, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien ! »

On ne peut ici qu’effleurer le sujet, mais se mettre à écouter les Saints et les Saintes implique de saisir le message central de l’Evangile sur lequel toute leur vie est fondée. Le cher Pape Benoît XVI l’a magnifiquement exprimé :

« La célébration des Saints en regardant leur exemple lumineux, doit réveiller en nous le grand désir d’être comme eux : heureux de vivre proche de Dieu, dans sa lumière, dans la grande famille des amis de Dieu ! Être Saint signifie vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille. C’est notre vocation à tous…

Pour être saints, il ne faut toutefois pas accomplir des actions et des œuvres extraordinaires, ni posséder des charismes exceptionnels, il est nécessaire avant tout d’écouter Jésus, puis de le suivre sans perdre courage face aux difficultés… La sainteté, même si elle exige un effort constant de notre part, est « possible pour tous » parce que, plus qu’une œuvre de l’homme, elle est avant tout un don de Dieu[2]… »

       Et ce « don de Dieu » qui nous fait « transparence de Dieu » d’une manière « à jamais unique », sur la terre comme au Ciel, est la finalité ultime de nos vies…  Alors, les visages uniques des Saints et des Saintes font qu’une Sainte Thérèse de Lisieux me « dit » la beauté de Dieu d’une façon autant « unique » qu’un Saint François d’Assise ! Ainsi, peu importe les péchés ou les erreurs de nos vies, le Christ nous attend jusqu’au bout… Brisons maintenant cette attente comme la pécheresse a brisé son cœur à travers ses larmes sur les pieds de Jésus… (Lc 7,38), il est temps de se réveiller et de ressusciter en sa miséricorde ! A travers Sainte Faustine, n’a-t-il pas fait cette « promesse folle » qui nous ouvre cette porte sacrée du Ciel dont témoigne le bon larron (Lc 23,42-43) :

« La perdition est pour l’âme qui veut se perdre… Seule l’âme qui le voudra elle-même sera damnée, car Dieu ne condamne personne !… Mais celui qui désire le salut trouve la mer inépuisable de la miséricorde du Seigneur… et même si j’avais sur la conscience les péchés de tous les damnés, je n’aurais pas douté de la miséricorde de Dieu, je me serai jetée dans l’abîme de ta Miséricorde[3] ! »

Nous ne sommes nés que pour devenir ce Saint ou cette Sainte désirée par le Père que chante Saint Paul dans sa vision de l’élection éternelle en Jésus Christ :

« Il nous a élus en Lui, dès avant la Fondation du monde, pour être saints et immaculés sous son regard, dans l’amour, déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ ; ainsi l’a voulu sa bienveillance à la louange de sa gloire, et de la grâce dont Il nous a comblés en son Bien-aimé… » (Ep 1,3-6).

Telle est la réalité profonde de la foi à laquelle Jésus nous veut « fidèles » à sa suite jour après jour en le regardant marcher devant nous… (Mc 10,32) Lui qui nous appelle à devenir à sa ressemblance « doux et humble de cœur » (Mt 11,29), car il n’y a pas d’autre « repos » que sa tendresse quand il me dit du haut de la Croix : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). A travers Elle, la sainteté est à portée de cœur… Le Saint Padre Pio l’a tant vécu dans les épreuves de sa vie :

« La force de Satan, qui me combat, est terrible ; mais vive Dieu ! puisqu’il a placé l’issue de la victoire entre les mains de notre céleste Mère. Protégé et guidé par une si tendre Mère, je continuerai à combattre jusqu’à ce que Dieu vienne… empli de confiance en cette Mère, sûr de ne jamais succomber[4]

Alors mon passé, Ô Seigneur, à ta Miséricorde, mon présent à ton Amour et mon avenir à ta Providence ! »

                                                                                                           +M Mickaël

 

[1] Saint Padre Pio, Les plus belles citations de Saints, Hozana.org

[2] Benoît XVI, Rome, 9 novembre 2006.

[3] Sainte Faustine, Petit Journal, 631

[4] Saint Padre Pio, Paroles de lumière, Salvator 2006, p.133.




La patience est la profondeur de l’amour…

« Qu’elle est grande la patience de Dieu…

Combien Dieu recherche le pécheur ! »

Ste Elisabeth de la Trinité, Journal 69

 

Dans une civilisation matérialiste où l’on ne sait plus attendre, « l’immédiateté » de la consommation est reine : des biens matériels multiples à l’information continue, de la commande d’une pizza à la relation d’un soir, tout est possible sur le net qui envahit nos vies ! On est comme des « petits dieux » derrière nos écrans… mais en réalité, ils nous enferment dans la prison dorée de la facilité : ils nous volent en continu la beauté de cette Création où Dieu nous « parle » chaque jour : les couleurs d’une fleur, la splendeur d’un lever de soleil, le charme d’un chant d’oiseau ou la lumière d’un sourire d’enfant… tant et tant de messages uniques nous sont offerts et nous ne les voyons plus !

Il faut réapprendre « la patience de la contemplation » et savoir tout arrêter régulièrement pour « regarder et écouter » … et pour cela notre regard doit changer ! Même si cela commence par une purification dont Aristote, le grand philosophe grec, nous prévient :

« La patience est amère, mais son fruit est si doux ! » On n’est pas loin de l’Evangile où Jésus se dévoile comme un Maître « doux et humble de cœur ! » (Mt 11,29). Et la douce humilité de Dieu se révélera dans la bouleversante « patience de la Croix » où flamboie pour nous son infini Amour : « Mon Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font ! » (Lc 23,34). La Passion finale du Fils de Dieu sur la Croix est le signe vertigineux qu’en Dieu, la patience est la profondeur ultime de son Amour pour nous, pauvres pécheurs…

Ainsi, la patience certifie l’amour qui doit s’exercer d’abord envers mon plus proche. Et en ce sens, Saint Paul exhorte les premiers chrétiens à revêtir entre eux « des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience ! » (Col 3,12 / Ep 4,2). Car la patience opère une purification de « l’orgueil du monde » sous toutes ses formes : en effet, l’orgueilleux est souvent pressé et arrogant tandis que l’humble est patient et doux : il se connaît en cette Lumière d’en-Haut qui lui donne un regard miséricordieux sur tous ses semblables ! Paul nous y invite encore : « Ayez de la patience envers tous ! » (1 Th 5,14).

Ce même combat, patient et résolu, contre « l’esprit du monde » ; Saint Jean l’a aussi remarquablement discerné… et il nous a prévenu :

« Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui.

Car tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair,

la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse –

vient non pas du Père, mais du monde.

Or, le monde passe avec ses convoitises ;

mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ! »

(1 Jn 15-17)

Ainsi, la patience est le fondement de l’endurance… elle est ce « trésor caché » qui nous tiendra debout durant les épreuves des derniers temps qui approchent ! En effet, la patience est sœur de cette humilité qui fonde la durée dans la foi ! Et c’est pourquoi, dans la Bible, l’Ecclésiaste nous prévient : « Mieux vaut la patience que la prétention ! » (Qo 7,8). Et le Siracide nous laisse entrevoir la merveille de ce choix : « L’homme patient tient bon jusqu’à son heure, mais à la fin, sa joie éclate ! » (Si 1,23).

Si la patience est d’une importance primordiale sur le chemin de la foi, on ne s’étonnera pas de la retrouver au cœur du célèbre « cri » de Sainte Thérèse d’Avila :

« Que rien ne te trouble,

Que rien ne t’effraie ;

Tout passe.

Dieu ne change pas :

La patience obtient tout !

Celui qui possède Dieu

Ne manque de rien…

Dieu seul suffit ! »

« La patience obtient tout ! » On ne l’oubliera pas au cœur de nos épreuves et de nos découragements… et en ce sens, il nous faudra revenir souvent à la source : notre patience ne tiendra que dans la contemplation de « la patience de Dieu » (Ro 3,26). Elle est la toile de fond de toute l’histoire du salut ! C’est parce que Dieu est patient que l’histoire des hommes continue… mais ce temps « offert » avec une telle gratuité est suspendu à son infinie miséricorde et cela devrait nous faire réfléchir… jusqu’à en être bouleversé et réorienté : il n’y a plus de temps à perdre !…

Car derrière cette incompréhensible patience de Dieu, se cache en même temps « l’impatience de Dieu » : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49). Mais Dieu patiente à cause de la lourdeur des hommes : « Esprits sans intelligence, lents à croire tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,25-26).

Alors, que monte en nos cœurs cet inattendu cri de l’homme « trop seul » quand son Dieu s’éloigne : « Reste avec nous, car le soir tombe ! » (Lc 24,29). Et en effet, la nuit vient dés que l’homme s’éloigne de Dieu…

Tournons-nous résolument vers Celle dont Jésus nous a dit : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27).

Sa maternelle tendresse nous enveloppera en nous donnant cette patiente endurance qui est « le secret des saints » ! Car si la patience est la profondeur de l’amour, elle devient « l’art de savoir tout attendre de Dieu » ! Elle aboutit à cette confiance qui mène à la surprise folle de l’Amour !

N’est-ce-pas là « l’intuition majeure » de Petite Thérèse ? Elle est à inscrire en lettres de feu au plus profond de nos cœurs ! Là, se cache le secret de la sainteté :

« Restons bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher… et si loin que nous soyons, il nous transformera en flammes d’amour…

Oh ! que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens !… C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour[1]… »

La patience est la profondeur de l’amour car elle sait tout attendre de l’Amour…

 

                                                                                +M Mickaël et Marie+Jacinta

 

[1] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 197, p.553.




Le jeune homme riche de l’Evangile : le drame de la génération actuelle !

« Jésus fixa sur lui son regard et l’aima… »

Mc 10,21

 

C’est à l’évidence l’Evangile de Marc qui nous rapporte au mieux cette scène bouleversante, au moment même où Jésus « se mettait en route… » (Mc 10,17) plaçant déjà la démarche de ce jeune face à la condition itinérante du disciple !

Il y a chez lui une aspiration noble, une quête d’absolu ; mais en même temps surgit aussi l’ambiguïté de son cœur quand il désire « avoir la vie éternelle ! » (Mt 19,16). De fait, sa démarche est teintée d’un esprit mercantile car il évalue la vie éternelle en termes « d’avoir ».

On est face à une sorte de désir de possession sur ce qui est « gratuit ! »

On remarquera aussi qu’en appelant Jésus « bon Maitre » (Mc 10,17), ce jeune homme n’a pas découvert la véritable identité de Jésus, comme l’aveugle de Jéricho (Lc 18,35-43) ou le bon larron crucifié avec le Seigneur… (Lc 23,39-43). Il le considère plus comme une sorte de sage ou de gourou de passage qui peut lui apporter une réponse à son questionnement. Et c’est pourquoi le Seigneur tente d’élever son désir trop enfermé dans « l’avoir » pour l’ouvrir à la gratuité de « l’amour ! »

Ainsi, il le renvoie d’abord aux commandements de la Loi mosaïque pour lui faire saisir où elle aboutit comme l’a remarquablement décrit Saint Paul :

« Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler. Ainsi, la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ… Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi au Christ Jésus. Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ ! … » (Ga 3,23-27)

Cette Pâque de la Révélation ne s’est pas encore réalisée dans le cœur du jeune homme comme il l’avoue : « Maître, tout cela, je l’ai gardé ; que me manque-t-il encore ? » (Mt 19,20). Il est « riche », certes, de son observance de la Loi et de ses grands désirs, mais en réalité si pauvre et si seul sans cette foi qui, seule, ouvre les yeux du cœur sur l’Unique Sauveur ! Et c’est alors que Marc est le seul à nous rapporter cette ultime tentative du Sauveur :

« Alors, Jésus fixa sur lui son Regard et l’aima… » (Mc 10,21).

Avant l’Appel qui va résonner aux oreilles du jeune homme, ce Regard du Christ est le langage silencieux de l’Amour où tout est déjà dit : « Dieu est plus grand que notre cœur et il sait tout ! » (1 Jn 3,20) Car « Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16) … et son Regard exprime déjà l’intensité d’amour infinie qui se manifestera en son Cœur ouvert sur la Croix : son Regard, c’est son Cœur …

Et face à cet absolu qui seul peut faire basculer une vie, le Sauveur affirme au jeune homme, riche de ses soi-disant grands désirs :

« Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel ; puis, viens, suis-moi ! … » Mais lui, à ces mots, s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens… »  (Mc 10,21-22).

Voici tout à coup l’envers du décor après une démarche si bouleversante… De fait, le jeune homme n’a ni découvert la beauté du Christ, ni laissé sa parole le toucher : et le voilà qui repart vers sa vie errante… il reste riche, seul et triste !

N’y a -t-il pas là un certain parallèle avec cette « génération désenchantée » actuelle évoquée dans la chanson de Mylène Farmer depuis plus de 30 ans ? Elle s’égare dans une société qui brasse du vide et provoque un dégoût de vivre… Et comment ne pas se souvenir ici du cri de Léon Bloy, le juif converti : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints[1] ! » Et l’on ne peut devenir saint qu’en quittant pour de bon ses conforts et ses hésitations face à la vérité libératrice de l’Evangile qui est Quelqu’un : Celui qui a affirmé « je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ! » (Jn 14,6).

Alors, laissons souvent résonner en nos cœurs ce passage d’Evangile, toujours d’actualité : « Une seule chose te manque ! » Et quelle est cette chose unique sinon cette mystérieuse « perle précieuse » (Mt 13,45) qui brille dans le Regard du Christ ! Et même s’il faut toute une vie pour tout lâcher et le suivre enfin jusqu’au bout, son infinie miséricorde sait nous attendre d’une manière inimaginable… Elle attendra le jeune homme riche comme elle a attendu Pierre d’un Regard unique après son reniement ! (Lc 22,61-62). Il l’a su définitivement sur le bord du lac de Tibériade face à l’insistance de Jésus : « Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime ! » (Jn 21,17). Alors, approchons-nous enfin et ne décevons plus la patience de Dieu !

+M Mickaël

 

[1] La Femme pauvre, 1887.




Sainte Thérèse d’Avila : l’oraison est un regard…

« Pensez-vous qu’il se taise, bien que nous ne l’entendions pas ? Non, certes.

Il parle au cœur quand c’est le cœur qui le prie… »

Sainte Thérèse d’Avila, Chemin, 26

Celle qu’on appelle « la Madre » est devenue la première femme proclamée « Docteur de l’Eglise » par le Pape Paul VI, le 27 septembre 1970. Ce titre, qui la rend encore plus universelle, est une évidence de l’Eglise pour celle qui a eu des révélations « uniques » sur le mystère intérieur de l’homme dans le livre des demeures ou le « Château de l’âme ». Même génie quand elle décrit les voies de l’oraison du cœur dans le Camino[1]. Alors, pour sa fête célébrée le 15 octobre, méditons quelques textes splendides qui vont éclairer et fortifier notre pratique concrète de l’oraison ou prière du cœur…

En effet, Thérèse de Jésus conçoit « l’oraison » ou prière du cœur comme l’expérience fondamentale de la foi qui touche le Ressuscité. Pour elle, l’oraison est « une relation intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Celui dont on se sait aimé[2]. » Cette splendide définition nous ouvre à un monde spirituel où est exaltée le fondement de l’oraison silencieuse : une « relation » unique avec Dieu, présent au fond de mon cœur… car Teresa veut nous faire saisir qu’il n’y a pas d’oraison véritable sans une authentique attention du cœur. Pour elle, il est donc primordial de « parler à Dieu avec toute l’attention qui convient à un tel Maître pour comprendre en présence de qui nous sommes. Il parle au cœur quand c’est le cœur qui le prie[3] ! » Ainsi, le cœur de l’oraison c’est l’attention du cœur…

De là, toute prière doit tendre à un dialogue vivant, et la Madre insiste fort pour ne pas opposer prière vocale et oraison silencieuse, parole et intériorité :

« Sachez que l’oraison n’est pas vocale ou mentale parce que nous avons la bouche ouverte ou fermée. Si, quand je prie vocalement, je suis entièrement occupé de Dieu, à qui je m’adresse, si je songe à Lui avec plus de soin qu’aux paroles mêmes que je prononce, j’unis l’oraison mentale à l’oraison vocale[4]. »

C’est pourquoi le Rosaire de Notre Dame est une école de l’attention du cœur. Sa première exigence est d’éveiller en nous « une spiritualité du regard » : Regard sur Marie, « pleine de grâce » … Regard sur « Jésus », fruit béni du sein de Marie ! Regard sur la Très Sainte Trinité à travers le « Gloria » à la fin de chaque dizaine. En réalité, même si cela nous stupéfie : Jésus attend sans cesse de nous ce regard sponsal qui le cherche… car l’oraison est un mystère d’amour ! Dans une civilisation où nous sommes envahis par le bruit omniprésent, la domination des médias et la frénésie de la consommation, nous sommes devenus les prisonniers de l’extériorité !

En réalité, comment ne pas voir que l’enseignement magistral de la Madre sur l’oraison du cœur est « prophétique » pour notre époque ? C’est peut-être aussi pour cette raison que l’Eglise nous la présente comme Docteur de la prière silencieuse pour notre époque si esclave du bruit ! Nous sommes en effet sous la « dictature du relativisme » comme le disait si justement le si cher Pape Benoît XVI… Alors, écoutons un passage phare du Camino où la Madre nous plonge au cœur de l’oraison avec cette sagesse qui vient de l’expérience et cette simplicité qui est la marque de l’Evangile ! Relisons-le souvent car il nous encouragera à faire oraison chaque jour en étant fidèles d’abord à un quart d’heure de silence du cœur :

« Je ne vous demande pas de fixer votre pensée sur Lui, ne de faire de nombreux raisonnements, ou de hautes et savantes considérations. Je ne vous demande qu’une chose : le regarder !

Qu’est-ce qui vous empêche de porter sur Notre Seigneur le regard de l’âme, ne serait-ce qu’un instant, si vous ne pouvez faire plus ?… Car votre Epoux, Lui, ne vous perd jamais de vue ; il a supporté de vous mille péchés affreux sans que son regard ne vous ait jamais quittés. Est-ce donc trop pour vous que de détourner votre regard des objets extérieurs pour le contempler lui-même quelquefois ?

Considérez qu’il n’attend de vous qu’un regard, comme il le dit à l’Epouse : et selon que vous l’aurez aimé, vous le trouverez ! Car il estime tant ce regard qu’il ne négligera rien de son côté pour l’avoir[5]… »

 

+M Mickaël

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[1] Le Camino ou « Chemin de la perfection », un des ses plus beaux écrits pour fonder la vie d’oraison.

[2] Autobiographie, Chapitre 8.

[3] Chemin de la perfection, Chapitre 28.

[4] Chemin de la perfection, Chapitre 24.

[5] Chemin de la perfection, Chapitre 28.




Sainte Faustine : l’urgence du chapelet de la Miséricorde !

« Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées de ma miséricorde

 pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort ! »

Jésus à Sainte Faustine, Petit journal 754

Le 5 octobre, l’Eglise fête Sainte Faustine et à travers son « petit journal », on apprend que c’est Jésus lui-même qui lui a inspiré le « chapelet de la miséricorde » (475-476). Cela signifie que cette prière nous fait entrer dans l’urgence des derniers temps où est offert comme jamais « l’infinie patience » du Dieu de la miséricorde… Alors, écoutons battre le Cœur de Dieu qui nous appelle avec des paroles qui « lui seul » peut prononcer :

« Oh ! quelles grandes grâces j’accorderai aux âmes qui diront ce chapelet… les entrailles de ma miséricorde sont émues pour ceux qui disent ce chapelet. Inscris ces mots, ma fille, parle au monde de ma miséricorde, que l’humanité entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde. C’est un signe pour les derniers temps… après, viendra le jour de la justice. Tant qu’il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu’ils profitent du sang et de l’eau qui ont jailli pour eux…

Ô âmes humaines, où chercherez-vous refuge au jour de la colère de Dieu ? Fuyez maintenant vers les sources de la miséricorde divine. Oh ! quel grand nombre d’âmes je vois… elles ont adoré la miséricorde divine et elles vont chanter l’hymne de gloire dans l’éternité[1] ! »

Devant un tel débordement d’amour du Cœur de Jésus, l’unique Sauveur, ne soyons pas comme le jeune homme riche qui cherchait la lumière avec un cœur partagé (Mt 19,22). Ses multiples richesses sont devenues tout à coup un terrible obstacle, un poids du cœur qui empêche de suivre Jésus… et hormis les Saints et Saintes d’hier et d’aujourd’hui, il nous faut bien reconnaître que nous ressemblons tous encore au jeune homme « riche » ! On se dits prêts à suivre Jésus, on l’aime et on le prie, mais en gardant encore un maximum d’indépendance et de sécurité… on n’a pas encore fait profondément ce saut de la confiance qui mène à « l’abandon » total entre les bras de l’Amour…

D’ailleurs, Jésus l’affirme juste après : « il sera difficile à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux ! » (Mt 19,23).  Le Seigneur nous presse en nous avertissant « tant qu’il en est encore temps » ! Chaque instant qui passe, nous jouons notre éternité et il faut se souvenir avec force qu’au moment du « grand passage », chacun et chacune de nous sera « pesé » dans le mystère de la foi, de l’humilité et de l’amour sur toute sa vie !

Mais, devant l’impossible des hommes, surgit soudain une réalité bouleversante : il jaillit du Cœur transpercé de Jésus sur la Croix un mystère : son « Cœur ouvert » par la lance de nos péchés devient alors la réponse folle et sans limites de son infinie miséricorde ! On ne peut d’ailleurs douter que dans cet évangile, ce mystère unique se manifeste aux Apôtres et à nous dans les yeux du Maître : « Fixant sur eux son regard, Jésus leur dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu, tout est possible ! » (Mt 19,27).

Quand Jésus fixe son Regard, c’est pour ouvrir nos cœurs à la plus grande vérité de notre salut qu’il dit et redit sans cesse pour nous à Sainte Faustine :

« Ma fille, crois-tu avoir suffisamment écrit sur ma miséricorde ? Ce que tu as écrit n’est qu’une petite goutte, comparé à l’océan ! Je ne suis qu’amour et miséricorde ; il n’y a pas de misère qui puisse se mesurer à ma miséricorde, ni de misère qui puisse en venir à bout puisqu’au moment de se communiquer – ma miséricorde s’amplifie… L’âme qui fait confiance à ma miséricorde est la plus heureuse car je prends moi-même soin d’elle.[2] »

Alors, pour tenir debout en ces derniers temps éprouvants, soyons « fidèles chaque jour » au chapelet ou au Rosaire de la Vierge…  Et accrochons-nous aussi au chapelet si possible « quotidien » de la miséricorde. Les promesses bouleversantes de Jésus sont là à chaque instant et viennent « résonner » en nos cœurs de pauvres pécheurs :

« Dis constamment ce chapelet que je t’ai enseigné. Quiconque le dira sera l’objet d’une grande miséricorde à l’heure de sa mort ! Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut ; et même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois, obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde… Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde ; je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde[3]… »

+M Mickaël

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[1] Petit Journal, 848.

[2] Petit journal, 1273.

[3] Petit journal, 687.




La perle précieuse du Saint Rosaire pour la paix du monde

« Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur… » 

Matthieu 6,21

 

A l’approche du 7 octobre, Fête de Notre Dame du Rosaire, il est urgent d’imiter le négociant de l’Evangile : « Quand il a trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle ! » (Mt 13,45). Mais avons-nous découvert que le Rosaire est cette « perle unique » de la vie chrétienne et ce « trésor sans fond » de l’Evangile, caché en notre cœur ? Il faut se souvenir ici de la première Apparition de Notre Dame à Fatima à travers le regard de la petite Jacinta :

« La Dame avait les mains jointes, comme ceci – et Jacinta se levait et joignait les mains pour imiter la vision – Entre les doigts, elle avait un chapelet. Ah ! quel beau chapelet elle avait !… tout en or, brillant comme les étoiles de la nuit, et un Crucifix qui brillait, qui brillait… Ah ! quelle belle Dame[1] ! »

Cependant, toute splendide qu’elle soit, cette première Apparition n’est pas sans surprise !

Lucie manifeste à la Vierge son étonnement que Francisco ne voit, ni n’entende rien ? La Dame se tourna alors vers le petit garçon et le regarda avec une expression mêlée de bonté et de maternel reproche :

  • « Oui, il ira ; mais il devra dire beaucoup de chapelets ! »

En effet, il faut savoir que Francisco ne priait pas assez le chapelet et l’avait délibérément « raccourci[2] » ! Alors, quand Lucia se plaint à la Vierge que Francisco ne la voit pas, la réponse de la Dame est précise :

  • « Dis-lui de réciter le chapelet et il me verra aussi ! »

Lucia fait la commission et Francisco commence à réciter le chapelet… Après quelques Ave Maria, il voit tout à coup la Dame dont l’éclat l’éblouit ! Par contre, il ne l’entend pas et il restera silencieux et méditatif. Ce n’est qu’après le départ de la Vierge qu’il se fera répéter ses paroles par Jacinta et Lucia. Et quand cette dernière lui dit que Notre Dame l’emmènerait au Ciel, mais qu’il devrait prier beaucoup de chapelets, il s’exclama :

  • « O, ma Notre-Dame, des chapelets, j’en réciterai autant que vous le voudrez ! »

C’est une promesse à laquelle il restera très fidèle car, dans sa si belle âme, on le verra au quotidien dire seul de nombreux chapelets ! Nous ressemblons tous à Francisco et face à nos fragilités, nous avons à rebondir comme lui dans un esprit de conversion évangélique en nous confiant fort à la Vierge…

Nous n’avons pas encore saisi le mystère de puissance du Rosaire, cette prière qui peut changer nos vies et transformer le monde ! Car il y a un secret dans la récitation de cette prière mariale qui nous emporte dans l’immense vague de l’Esprit « cachée » dans la simplicité de la répétitivité… une sorte de corde sacrée vers l’au-delà à laquelle on s’accroche et nous ouvre déjà les portes du Ciel !

Le monde des Saints et Saintes l’a transpiré merveilleusement et il n’est qu’à les écouter pour le découvrir… car en priant le Rosaire, on découvre comme eux que « Marie est comme un beau fleuve qui, sans réserve et dans la plénitude de son flot, s’écoule vers Dieu. Tout ce qui s’abandonne à son maternel courant s’écoule vers ce terme divin de la façon la plus sûre, la plus complète, la plus rapide… Toute âme livrée à Marie marche et s’écoule vers l’Océan infini de l’Amour !… Le Rosaire, c’est un enchaînement d’amour de Marie à la Trinité[3] ! »

Le Rosaire est donc l’arme secrète des enfants de Marie pour préparer le retour de Jésus. Il est l’arme infaillible des derniers temps : prenons conscience que nous avons entre les mains et dans cette prière du cœur « une arme fatale, un laser imparable, une invincible douceur. » En ce temps où pèse la terrible menace d’une troisième et fatale guerre mondiale, le Rosaire est « l’arme des doux » pour vaincre le plan de Satan vers l’apocalypse nucléaire ! Et vu la situation extrême où nous sommes arrivés au Moyen orient ou en Ukraine, le Rosaire est notre premier engagement de prière intense pour la paix du monde ! Alors, n’oublions pas « l’alerte » que nous a donné Lucie de Fatima :

« Depuis que la très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au chapelet, il n’y a pas de problème matériel ou spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le chapelet et nos sacrifices ! »

+M Mickaël

 

[1] Témoignages sur les Apparitions de Fatima, par le Père De Marchi, Fatima, Ediçoes Missoés Consolata, 2000, p.60.

[2] « D’après ce que nous a dit Mr Marto, le père de Jacinta et Francisco… il semble que c’est Francisco qui avait imaginé la manière expéditive de se débarrasser du chapelet », Père De Marchi, Témoignages sur les Apparitions de Fatima, Ediçoes Missoes Consolata, 2000, p.56.

[3] Père Vayssières, Le Rosaire, Traditions monastiques 2018, p.12-13.




Saint Michel Archange : notre Ange Protecteur pour les derniers temps !

« Un combat s’engagea dans le Ciel :

Mickaël et ses Anges combattirent le Dragon…

Et le Dragon riposta, appuyé par ses Anges,

mais ils eurent le dessous et furent chassés du Ciel ! »

Apocalypse 12,7-8

Saint Michel Archange est par excellence l’Ange du combat pour la lumière, car comme le signale mystérieusement ce passage de l’Apocalypse, il s’est levé le premier contre la révolte de Satan, l’Ange déchu, et ses Anges qu’il a chassé du Ciel ! Il a d’ailleurs posé la question « majeure » qui traverse le temps et révèle son nom : Mîkhâ’êl : « Qui est comme Dieu[1] ? » Cette question de l’Archange à Satan nous renvoie au cœur de la tentation fondamentale de l’homme contemporain : prendre la place de Dieu et s’ériger comme norme suprême à sa place… Souvenons-nous ici de la tentation originelle qui est celle de notre civilisation décadente :

« L’esprit du mensonge essaie de faire croire aux hommes de notre époque qu’ils sont « comme des dieux » (Gn 3,5), en dehors du bien et du mal ; que le péché n’existe pas ; tandis que la réalité du péché et du mal assaille, comme jamais auparavant, donnant la preuve de son existence par des menaces d’une dimension jamais connue jusqu’ici[2] ! »

Ces paroles du si cher Pape Saint Jean-Paul II datent de 1984 et l’on peut constater la portée de son regard prophétique quand il annonce « des menaces d’une dimension jamais connue jusqu’ici ! » 40 ans plus tard, en 2024, nous y sommes… et c’est pourquoi le Pape polonais voulut rétablir dans l’Eglise en 1984 la prière à Saint Michel Archange composée par le Pape Léon XIII cent ans avant en 1884. Ce dernier, à la suite d’une révélation sur les plans de Satan pour détruire l’Eglise, décida de rédiger une prière à l’Archange qui serait récitée à la fin de chaque Messe :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat !

Soyez notre secours contre la malice et les embûches du Démon.

Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant !

Et vous, Prince de la Milice Céleste,

repoussez en enfer par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais

qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes ! Amen ! »

 

Malheureusement, le Concile Vatican II supprima cette prière. Mais en 1984, le Pape Jean-Paul II la rétablit mais sans être écouté…

Alors, reprenons le flambeau car il est de « toute urgence » de réciter avec force et ferveur cette prière à Saint Michel Archange après chaque Messe[3]. En effet, il faut bien saisir que dans l’apocalyptique guerre actuelle, visible et surtout invisible, la Vierge des derniers temps et la Reine des Anges nous confie à la garde de Saint Michel Archange : Chef et Prince des Armées célestes, il a chassé du Ciel Satan et ses Anges rebelles ! (Ap 12,7-12). Défenseur et Protecteur de la Sainte Eglise catholique, confions-nous chaque jour à sa puissante protection… spécialement le matin, avant l’activité de la journée :

« Saint Michel Archange, de ta lumière illumine-moi !

Saint Michel Archange, de tes ailes protège-moi !

Saint Michel Archange, de ton épée défends-moi !

Et fais de moi, un enfant de lumière et de paix ! »

 

Et le soir, avant le repos de la nuit :

« O Saint Michel Archange,

Je me réfugie avec confiance à l’ombre de tes ailes :

Protège-moi, défends-moi et veille sur moi

à chaque instant de la nuit…

Et à l’heure de la mort, viens à mon secours !

O toi qui est si bon… »

Seul Jésus-Christ Notre Seigneur peut sauver nos âmes de l’Enfer[4] où veut nous faire tomber Satan et ses démons ! En ce sens, nous nous confierons chaque jour à la garde puissante de Saint Michel Archange : il est « le Porte-étendard du salut, notre défenseur dans le combat, vainqueur de Satan et terreur des démons, sa prière conduit aux Cieux[5] ! »

Enfin, nous demanderons à Saint Michel Archange « Ange de la paix » de nous guider vers la lumière de la Jérusalem céleste, en nous accordant par-dessus tout : « le don de la persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres » en étant « délivrés par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis… pour être conduits à la gloire éternelle du Ciel[6] ! »

+M Mickaël

 

[1] Selon l’hébreu, Mîkhâ’êl : Mi, Cha « qui est semblable » et El « Clarté, Lumière, Lumineux, Dieu », Elohim signifiant : « Qui est comme Dieu ? », « Quis ut Deus ? » en latin.

[2] Saint Jean-Paul II, Rome, 21 août 1984.

[3] Elle est d’ailleurs prévue dans « Prières après la Messe » du nouveau Missel de la forme extraordinaire sorti en 2022, p.1069.

[4] Souvenons-nous ici de la troisième Apparition de la Vierge à Fatima le 13 juillet 1917 où Elle montre aux trois enfants l’horreur de l’Enfer… Elle demandera alors d’ajouter, après chaque dizaine de chapelet, cette prière urgente : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin… »

[5] Extrait des litanies de Saint Michel Archange.

[6] Extrait du « Chapelet de Saint Michel Archange ou Couronne Angélique. »




Le Cœur de la Sainte Messe : la Présence réelle !

 « Bien qu’en apparence, il n’y ait en Moi aucune trace de vie,

 cependant chaque hostie contient réellement ma vie toute entière.

Mais l’âme doit avoir la foi, afin que je puisse agir sur elle…

Oh ! que la foi vivante m’est agréable ! »

Jésus à Sainte Faustine

 

En cette fin des temps où l’attaque des ténèbres est omniprésente, il faut se souvenir avec force du mystère des 3 blancheurs révélées à St Jean Bosco : on y découvre en particulier que la Sainte Eucharistie qui fait l’Eglise est la blancheur centrale, fondatrice et eschatologique…et que Marie, Mère du Christ, est l’autre blancheur éminente. Ainsi, comme l’a exprimé magnifiquement le théologien français Henri de Lubac : « l’Eglise fait l’Eucharistie, mais l’Eucharistie fait aussi l’Eglise[1]. » Et l’on pourrait ajouter à la suite du Pape Saint Paul VI : « Marie est Mère de l’Eglise ! »

En effet, sans la Sainte Messe l’Eglise n’a plus de sens et d’identité : elle est née au sens fort à la première Cène et elle la perpétue à chaque Messe : le Cardinal Journet nous a alerté sur le Mystère central de la Sainte Messe qui fait l’Eglise. Ecoutons d’urgence ses paroles de lumière qui nous emportent au sommet de la réalité sacramentelle, certes, la plus cachée, mais la plus adorable :

« A chaque fois que les paroles de la consécration sont prononcées, l’Eglise, représentée par le prêtre et les fidèles, est rendue présente au sacrifice sanglant : les deux mille ans qui nous séparent de la Croix sont abolis, nous sommes là comme l’étaient la Sainte Vierge et Saint Jean…

Et chaque génération peut à son tour s’engouffrer dans l’offrande éternelle du Christ, offerte pour tous les temps[2] ! »

Si l‘on prend ces paroles au sérieux, on ne peut plus « assister » à la Messe comme d’habitude : on se découvre, dans la foi, au pied de la Croix avec la Vierge Marie, l’Apôtre Jean et Marie-Madeleine… et les deux mille ans qui nous séparent du mystère la Croix sont abolis ! A chaque Messe, qu’elle le sache ou non, qu’elle le veuille ou non, l’histoire du monde elle-même tourne autour de l’Hostie Sainte. Car à chaque Messe m’est offert la folie de « la Présence réelle » : ce « cri » silencieux de l’Amour infini qui m’appelle dans le Cœur ouvert de Jésus par la lance ! (Jn 19,34).

Et moi, pauvre pécheur, je dois être « la petite goutte d’eau qu’absorbe le vin de messe. Et le vin de messe devient le Sang de l’Homme-Dieu. Et l’Homme-Dieu est substantiellement uni à la Très Sainte Trinité. La petite goutte d’eau est emportée dans le fleuve de vie de la Trinité Sainte[3]… »

Devant un tel Mystère d’amour où Dieu s’offre à nous dans une indicible fragilité, il ne faut pas s’étonner que l’Ennemi de l’Eglise vienne déployer jusqu’au bout sa révolte : en effet, l’ultime attaque de Satan à la fin des temps s’opérera sur la Sainte Messe pour la relativiser, la chosifier, la nier, la protestantiser et c’est déjà très avancé : trop souvent, le sens du silence et de l’adoration a disparu…  Cette tendance vérifiable s’est en effet généralisée : Une liturgie démesurée de la Parole et une liturgie de l’Eucharistie express ; un style de communion souvent irrespectueux et très peu ou pas d’action de grâce en silence ; beaucoup de chants et de paroles fraternelles et plus de « recueillement sacré ». Le sens premier de la Sainte Messe a disparu : une « Rencontre » unique et profonde avec Jésus qui vient au fond de mon cœur… L’Amour jaillit du silence et me donne ce « regard nouveau » pour aimer comme Lui !

Il est urgent de le redécouvrir « encore et encore » avec une foi renouvelée par la contemplation : « Un Mystère, une Présence, remplit la plus pauvre des églises catholiques. Elle est habitée… Elle possède la Présence réelle, la présence corporelle du Christ, le lieu où le suprême Amour a touché notre nature humaine pour contracter avec elle des noces éternelles… le foyer de rayonnement capable d’illuminer tout le drame du temps et de l’aventure humaine[4] ! »

+M Mickaël

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[1] Dans son livre : « Méditation sur l’Eglise ».

[2] Cardinal Journet, Missel pour la forme extraordinaire du rite romain, Edition Sainte Madeleine, 2022, p.1031.

[3] Cardinal Mercier, Missel, op.cit., p.1019.

[4] Cardinal Charles Journet, Entretiens sur l’Eucharistie, Parole et silence 2000, p.59.




La Veuve de Naïm et la Révélation de la Miséricorde ! Le mystère caché de la Mère de l’Eglise…

« A sa vue, le Seigneur eut compassion d’elle… »

Luc 7,13

       Quel Evangile bouleversant où se cachent le mystère de l’Eglise et de la Mère de l’Eglise ! Car comment ne pas voir se profiler derrière la douleur de cette mère qui perd un fils unique, cette autre Mère transpercée d’une immense douleur au pied de la Croix de son Fils ? Dans sa Sagesse éternelle, comment le Cœur de Jésus, bouleversé devant cette veuve de Naïm, n’aurait-il pas entrevu le Cœur douloureux de sa Mère ? On peut donc considérer que cet Evangile implique une perspective mariale, tout en étant d’abord ecclésial comme le souligne magnifiquement Saint Ambroise :

« La divine miséricorde se laisse vite fléchir par les gémissements de cette mère. Elle est veuve ; les souffrances et la mort de son fils unique l’ont brisée… Il me semble que cette veuve, entourée de la foule du peuple, est plus qu’une simple femme méritant par ses larmes la résurrection d’un fils, jeune et unique. Elle est l’image même de la sainte Eglise qui, par ses larmes… obtient de rappeler à la vie le jeune peuple du monde…

Et Ambroise poursuit en nous emmenant au plus profond du mystère de l’Eglise :

« Car à la parole de Dieu les morts ressuscitent, ils retrouvent la voix et la mère recouvre son fils ; il est rappelé de la tombe, il est arraché au sépulcre. Quelle est cette tombe pour vous, sinon votre mauvaise conduite ? Votre tombeau, c’est le manque de foi… de ce sépulcre, le Christ vous libère ; vous sortirez du tombeau si vous écoutez la parole de Dieu. Et si votre péché est trop grave pour que puisse le laver les larmes de votre pénitence, qu’interviennent pour vous les pleurs de votre mère l’Eglise… Elle intercède pour chacun de ses enfants, comme pour autant de fils uniques. En effet, elle est pleine de compassion et éprouve une douleur spirituelle toute maternelle lorsqu’elle voit ses enfants entrainés à la mort par le péché[1]… »

On pourrait reprendre ces paroles inspirées de Saint Ambroise dans un sens marial car elles décrivent aussi la compassion de la Vierge pour tous ses enfants… N’est-Elle pas la « Mère de l’Eglise » comme l’a proclamé avec tendresse le Pape Paul VI : « C’est donc l’âme pleine de confiance et d’amour filial que nous levons les yeux vers elle, malgré notre indignité et notre faiblesse. Elle qui nous a donné avec Jésus la source de la grâce, ne manquera pas de secourir l’Eglise[2]… »

L’Evangile selon Saint Luc est le seul à rapporter cet épisode de la veuve de Naïm où une mère pleure un fils décédé. Aujourd’hui, dans les pièges et les crevasses de la mort, toute une jeunesse bascule en particulier dans les sortilèges des ténèbres… et si beaucoup de mères pleurent sur leurs enfants, notre Mère du Ciel ne cesse de verser des larmes[3] sur ses enfants qui se perdent en s’éloignant dangereusement de son Fils : Lui qui est crucifié pour tous !

Les larmes maternelles de Marie sont le signe de l’extrême tendresse de Dieu. Car ces larmes de la Mère de l’Eglise prolongent le temps de la miséricorde et nous ouvrent la porte du Cœur de Dieu, ouvert sur la Croix : là, jaillit à l’infini la divine miséricorde !… C’est pourquoi abuser de ce « temps béni » est gravissime car, même s’il se prolonge, il ne reviendra pas… et il faut se souvenir encore ici de la parole de Jésus miséricordieux à Sainte Faustine où il évoque un « trop tard » :

« Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine ; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard[4]… »

Il y a donc un « maintenant de la Miséricorde », un rendez-vous plus qu’urgent que Jésus appelle « un miracle » : il doit bouleverser et faire basculer nos cœurs, où que nous en soyons ! Car n’oublions jamais que si l’infinie miséricorde de Dieu manifestée en son Fils crucifié est refusée, oubliée, piétinée, ridiculisée par le plus grand nombre : un jour que Dieu seul sait, le Père exercera alors sa « justice » dont le regard fera la lumière sur chaque instant de nos vies : moment vertigineux de vérité où la plus terrible douleur sera d’avoir ignoré, relativisé ou, pire, refusé son infinie tendresse à travers son Fils bien-aimé !

Puissions-nous nous « réveiller » de la terrible confusion et illusion du « sommeil de la mort » pour ne jamais entendre cette terrible parole de Dieu aux vierges folles sidérées : « En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas ! Veillez donc, car vous ne savez ni le moment, ni l’heure ! » (Mt 25,12-13).

Nous sommes donc prévenus… et c’est « maintenant », si pauvres et fragiles sommes-nous, qu’il faut se rapprocher de Jésus. Dans ses révélations à Sainte Faustine, le Sauveur avait souhaité que les âmes l’invoquent « avec le cœur » à travers une courte prière. Faustine lui proposa des formules connues, mais le Seigneur les écarta et lui proposa celle si connue aujourd’hui :

« Jésus, j’ai confiance en toi ! … »

Que la confiance « immédiate » en la miséricorde de Dieu nous donne ce regard évangélique nouveau qu’avait petite Thérèse :

« A moi, Il a donné sa Miséricorde infinie et c’est à travers elle que je contemple et adore les autre perfections Divines !… Alors, toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même me semble revêtue d’amour… Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? Ah ! le Dieu infiniment juste qui daigna pardonner avec tant de bonté toutes les fautes de l’enfant prodigue, ne doit-Il pas être Juste aussi envers moi qui « suis toujours avec Lui » ? (Lc 15,31) … J’ai reçu la grâce de comprendre plus que jamais combien Jésus désire être aimé[5] »

Ainsi, que notre seule crainte ne soit pas d’avoir un cœur pauvre, mais un cœur partagé. Que Marie, Epouse de l’Esprit, nous plonge en Lui par ses mains de tendresse…

+M Mickaël

 


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[1] Saint Ambroise, Traité sur Saint Luc, Missel forme extraordinaire du rite romain, p.901.

[2] Saint Paul VI, Signum Magnum, 13 mai 1967.

[3] La statue de Notre Dame d’Akita a versé des larmes plus de cent fois…  Comme à Syracuse en Italie et dans tant d’autres lieux !

[4] Sainte Faustine, Petit journal, 1448.

[5] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Manuscrit A, Cerf – DDB, 1996, p.211-212.




Noé ou Ninive ? Le message d’Akita à la lumière de la Bible…

« Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé,

car la terre est pleine de violence à cause des hommes…

Entre dans l’arche, toi et toute ta famille,

Car je t’ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération… »

Genèse 6,13 – 7,1

Dans le message final de la Vierge du 13 octobre 1973 à Akita au Japon[1], une référence directe au déluge du temps de Noé est évoquée : « Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’en a jamais vu auparavant : un feu tombera du ciel et fera disparaître une grande partie de l’humanité… » Et Marie ajoute ce terrible détail : « Les survivants se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts ! » Cependant, Elle laisse entrevoir qu’à travers la fidélité au Rosaire et à la Sainte Eucharistie, nous pourrons tenir debout comme la Vierge elle-même au pied de la Croix (Jn 19,25) :

« Les seules armes qui vous resteront alors seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire… Le travail du Diable s’infiltrera même dans l’Église… »

Il nous faut comprendre ici le Cœur de la Vierge qui, depuis plus d’un siècle et demi, après ses Apparitions à La Salette, Lourdes, Fatima et tant d’autres… « voit » la descente aux enfers de l’humanité et le terrible risque, aujourd’hui plus que jamais, d’une apocalypse nucléaire ! Elle nous demande non seulement un « réveil spirituel », mais d’entrer en lutte contre le péché qui « envahit » les cœurs sous l’influence déchaînée du Dragon ! (Ap 12,3-5). Et cette lutte s’effectue chaque jour dans notre propre cœur si souvent « divisé » entre la grâce de Dieu, source de lumière et de paix, et le feu de l’Enfer qui nous assaille de ses ténèbres…

Cette tendresse prévenante de la Vierge à Akita est constante et ses Apparitions nous le rappellent avec force et douceur : voilà pourquoi elles sont si importantes… car même s’il est évident que « la béatitude de la foi » doit suffire comme l’a affirmé le Seigneur Jésus à Thomas (Jn 20,28) … Il n’a pas hésité à nous donner sa Mère à travers Jean (Jn 19,27) pour cheminer dans cette foi. Il nous l’a aussi envoyée dans ses Apparitions maternelles qui nous guident et viennent fortifier notre foi : un pèlerinage à Lourdes ou Fatima est une telle grâce pour la vie chrétienne !

Découvrir la tendresse prévenante de la Vierge est pour nous aujourd’hui d’une urgence absolue ! Car Marie est, en quelque sorte, comme une maman qui voit son petit enfant jouer sur les rails d’une voie ferrée : le TGV peut arriver d’un moment à l’autre et Elle accourt pour le prévenir et le protéger ! Mais entendra-t-il ses paroles urgentes ? Et voudra-t-il les écouter ?

Rien n’est moins sûr… Alors écoutons à nouveau notre Mère avec sérieux et attention :

« La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux… »

La Vierge nous dévoile ici les souffrances de son Cœur Immaculé face à tant d’âmes perdues en Enfer… Qui comprendra l’abyssale tristesse de notre Mère ? Si peu de cœurs en réalité… Et devant une telle amnésie collective, Marie tente de nous réveiller en nous prévenant d’une mystérieuse « frontière » valable pour chaque personne et pour l’humanité : la généralisation et la gravité des péchés qui entraînera la fin du pardon…

La prophétie se réalise aujourd’hui sous nos yeux, à tous les étages de notre civilisation, où la normalisation de l’horreur nous fait aboutir à une décadence jamais vue sur terre ! Et face à cette situation tragique, il nous faut surtout éviter de subir les redoutables influences du Mal en cédant à un fatalisme qui tue l’espérance… an contraire, nous sommes appelés par l’Esprit à « une joie inédite » en continuant à lutter par la prière mariale du Rosaire et cette attention gratuite aux autres : elle « dit » l’infinie Miséricorde de Dieu révélée sur la Croix… Ne serait-ce que par un regard ou un service caché.

C’est ici qu’il est décisif de s’approcher un peu, beaucoup, passionnément de ce Cœur de Dieu dont l’éblouissante et mystérieuse miséricorde retentit partout dans Bible et à chaque instant de l’histoire. Notre appel est de lui ressembler… en se laissant aimer par Lui pour l’aimer « à la folie » comme les Saints et les Saintes de tous les temps ! L’humilité sur la terre d’exil prépare la gloire du Ciel. Tel est le mystère le plus profond de l’Eglise :

« L’Eglise a ses racines dans le Ciel et ses feuilles dans la tempête ! Quand on sait qu’elle renferme des pécheurs mais pas de péchés, alors on peut l’aimer ainsi, comme l’épouse de l’Agneau : on sait qu’elle est déjà à moitié dans les Cieux… Qui vit cela, sait qu’il a pour compagnons réels les Anges et les Saints[2] ! »

Quant à trop vouloir « savoir » le temps ou « prophétiser » le jour de la justice redoutable de Dieu… nous devons demeurer humbles et convaincus qu’il y a des « seuils » mystérieux que Dieu seul voit ! Car d’abord, l’infinie patience de Dieu en sa miséricorde est hors d’évaluation et nous dépassera toujours comme ce fût le cas à Ninive : Dieu annonce, par le prophète Jonas, la destruction de l’immense ville et, contre toute attente, le Roi et le peuple écoutent en choisissant la conversion : « On criera vers Dieu avec force, on se couvrira de sacs, et chacun se détournera de sa mauvaise conduite… Qui sait si Dieu ne se ravisera pas ? (Jon 3,6-10). Dieu vit… et revint sur sa décision ! »

Face à cette miséricorde si patiente avec un ennemi d’Israël, Jonas lui, perd patience devant cet incompréhensible Cœur de Dieu : « Je savais que tu es un Dieu de pitié et de tendresse ! » (Jon 4,1-4). Mais d’autre part, nous savons aussi qu’à la prière bouleversante d’Abraham pour sauver Sodome, Dieu ne trouva pas un seul juste dans la ville mais la dépravation générale la plus extrême… le feu du ciel tomba alors sur Sodome et Gomorrhe ! (Gn 19,23-24). Ainsi, Dieu nous surprendra toujours autant par sa miséricorde que par sa justice ! Alors, n’oublions jamais cette parole de sagesse de Jésus qui nous est adressée à travers Sainte Faustine :

« O malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine ; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard[3]… »

Il n’est bien sûr jamais trop tard pour se tourner vers Dieu… mais repousser à toujours plus tard de l’accueillir vraiment nous éloigne dangereusement de Lui. C’est pourquoi le Cœur Immaculé de Marie nous est donné : c’est l’Arche Refuge des derniers temps pour être à l’heure de la Miséricorde !

+M Mickaël

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[1] Akita est la suite de Fatima… pour mieux connaître ces Apparitions reconnues et incontournables : voir mes méditations sur « Akita » en janvier et août 2024.

[2] Cardinal Journet, Missel pour la forme extraordinaire du rite romain, Editions Sainte Madeleine, p.1032.

[3] Petit Journal, 1448.