Bx Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus : C’est par Marie que la miséricorde va se répandre

« Sur le calvaire, alors que la haine triomphe et semble avoir tout détruit de la  personne, de l’œuvre et de la réputation du Christ-Jésus, Marie est debout au pied de la croix, affirmant par sa présence et par son attitude sa force, sa mission, et le triomphe de sa maternité. Rien n’est perdu puisque la fécondité de la Mère n’est point atteinte, mais qu’elle est, au contraire, proclamée et exaltée. C’est par elle que la miséricorde va se répandre et la vie se propager. »

Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (Je veux voir Dieu p. 891).




En son Cœur naissent les étoiles ! Ce Cœur de Marie révélé à Fatima…

Allons-nous enfin choisir jour après jour la douceur des mains de Marie ? N’est-ce pas Elle qui nous plonge dans la puissance de l’Esprit ? N’est-t-Elle pas toujours celle qui attire sur nous l’Amour infini de manière cachée comme à la Pentecôte ? Assurément car la Mère de Jésus était là « d’un même cœur » avec l’Eglise naissante (Ac 1,14)… comme Elle est et sera « toujours là » jusqu’à la fin ! Car depuis sa venue à Fatima, nous savons que le triomphe de son Cœur Immaculé est imminent pour préparer le Retour de Jésus !

Tel est la réalité finale à ne pas oublier dans les grands combats actuels et à venir qui vont venir « éprouver » notre espérance : dans une sagesse qui n’est pas de ce monde, Dieu nous sauvera par des voies déroutantes au moment où tout semblera perdu ! Et c’est pourquoi les enfants de Marie demeureront petits et enfouis en son Cœur Immaculé. Ils traverseront ainsi les terribles épreuves des derniers temps comme Saint Jean l’a suivie jusqu’au pied de la Croix : là, Elle était debout dans la foi et déjà victorieuse dans l’espérance… parce que l’amour pour son Fils Sauveur était sa seule lumière !

Alors, dans cette période redoutable qu’aborde l’Eglise, Il nous faut d’abord découvrir l’expression bouleversante de son Regard maternel posé sans cesse sur nous…  souvenons-nous ici du témoignage de Mélanie de La Salette :

« Les yeux de la très Sainte Vierge, notre tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine… ses yeux brillaient comme deux soleils ! Ils étaient doux et clairs comme un miroir… Dans ses yeux, on voyait le Paradis !… Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la Porte de Dieu[1] !… »

Il nous faut aussi contempler la manière unique dont s’est révélée la Vierge à Fatima. Car son attitude et ses gestes manifestent le mystère de sa merveilleuse Tendresse et de sa puissante Protection pour chacun de nous :

A Fatima, Notre Dame a exprimé sa maternité spirituelle sur nous par « le langage des mains » : sa main droite d’abord, posée sur notre épaule, nous protège et nous plonge en même temps dans la puissance de l’Esprit comme les trois enfants ! Elle nous tend aussi le chapelet pour être fort, confiant et humble dans le combat spirituel de chaque jour…

Sa main gauche tendue vers nous mendie notre prière car, par le Rosaire et nos sacrifices, la Vierge veut sauver les âmes au bord de l’Enfer ! Et c’est pourquoi aussi cette main gauche nous envoie dans toutes sortes de missions, visibles ou cachées, pour annoncer dans l’infinie miséricorde du Père à travers le Visage et le Cœur ouvert de Jésus !

Ainsi, Marie a reçu de la Sainte Trinité la mission de venir nous préparer pour la joie du retour de l’Unique Sauveur ! Elle est au cœur du mystère de la fin des temps comme l’a annoncé un de ses plus grands prophètes : « C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde pour la première fois, et c’est aussi par Elle qu’Il doit y revenir pour la seconde[2]… » Nous voici donc prévenus : veillons sans cesse avec courage !

+Marie-Mickaël

 

[1] Mélanie, Castellammmare, 21 novembre 1878.

[2] Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 1.




Marcel Van : rester blotti sur le Coeur de Marie…

« Quant à moi, chaque fois que j’ai su me blottir sur le Cœur de Marie, j’ai senti qu’elle me rapprochait davantage de Jésus… Ma vie sera désormais sa vie, mes peines seront aussi ses peines, et mon rôle sera de rester toujours blotti sous son manteau immaculé… »

Marcel Van




En son Cœur naissent les étoiles ! Le temps du Cœur Immaculé de Marie…

Pour vivre intensément cette fin des temps sous le Regard de Jésus, Notre Sauveur, il nous faut réentendre la parole « unique » qui a jailli de son Cœur sur la Croix : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Comme toute Parole de Dieu, elle traverse les siècles jusqu’à nous aujourd’hui… et sous savons combien la Mère de Jésus et de l’Eglise s’est manifestée ces deux derniers siècles en tant de lieux d’Apparitions d’hier et d’aujourd’hui dont « Fatima » demeure le cœur !

Là, Elle est venue dire à trois enfants des secrets et des avertissements qui résonnent encore en notre temps… Elle a annoncé les temps redoutables que nous vivons et les épreuves de l’Eglise actuelle. Saint Jean Paul II l’avait deviné comme nul autre Pape :

« Cherchons à comprendre le message extraordinaire qui commença à résonner dans le monde à partir de Fatima !… Ce message de Notre Dame est adressé à tout homme… L’objet de ses soins, c’est tous les hommes de notre époque… Les sociétés menacées par l’apostasie, où l’écroulement de la moralité entraîne avec lui l’écroulement des sociétés !…

Confier le monde au Cœur Immaculé de la Mère signifie revenir au pied de la Croix du Fils… En Elle, se trouve le Cœur de l’Epouse et de la Mère qui connaît toutes les souffrances des hommes et des sociétés de cette terre… et nous pouvons répéter : « Tu es intervenue pour empêcher notre ruine ! En vérité, tu es bénie[1] ! »

La grâce du Christ qui me fait enfant de Dieu me plonge en même temps en la tendresse de la Mère de Dieu : selon la Parole « créatrice » du Fils, Elle est devenue ma Mère au pied de la Croix ! (Jn 19,27). Et désormais, où que je sois, chaque instant de ma vie est mystérieusement enveloppé par sa maternelle douceur… comme Elle le révèle aux enfants de Fatima : son Cœur Immaculé est la terre sacrée de ma renaissance spirituelle !

Alors, en quelles mains allons-nous nous abandonner ? Celle de l’Ennemi de notre avenir en cédant à l’illusion orgueilleuse d’un homme qui s’auto-divinise par  la fascination technologique ?  Va-t-il remplacer le Ciel de Dieu par son paradis terrestre transhumain ? Mais une dynamique de progrès sans fin n’aboutit qu’à une prison de mort ! C’est le délire de la Babylone, décrit dans le livre de l’Apocalypse[2], que nous touchons déjà dans notre tentation actuelle et que Saint Jean-Paul II a vu venir :

« L’Esprit du mensonge essaie de faire croire aux hommes de notre époque qu’ils sont « comme des dieux », en dehors du bien et du mal (Gn 3,15) ; que le péché n’existe pas ; alors que la réalité du péché et du mal assaille, comme jamais auparavant, donnant la preuve de son existence par des menaces d’une dimension jamais connues jusqu’ici[3] ! »

Alors, allons-nous enfin écouter Marie qui dépose le chapelet de la victoire entre nos mains ? Il est temps d’entrer dans le « Refuge » invincible de son Cœur Immaculé…

+Marie-Mickaël

[1] Saint Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982.

[2] Voir les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse.

[3] Saint Jean-Paul II, Rome, 21 août 1984.




St Jean-Paul II : Marie premier tabernacle de l’histoire

Lorsqu’au moment de la Visitation, Marie porte en son sein le Verbe fait chair, elle devient en quelque sorte un « tabernacle » – le premier « tabernacle » de l’histoire – dans lequel le Fils de Dieu, encore invisible aux yeux des hommes, se présente à l’adoration d’Elisabeth, « irradiant » quasi sa lumière à travers les yeux et la voix de Marie.

Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, n° 55




Le chapelet est un rayon de l’Evangile…

Lors d’un rêve où il était en danger de mort, le Saint Padre Pio nous rapporte une parole de la Vierge qui l’a beaucoup marqué : « Ne crains rien, je suis là… Prends ton Arme (le chapelet) et sers-t’en ! »

C’est une invitation pressante au « combat spirituel » face à nos trois ennemis : le monde au sens de Saint Jean (1 Jn 2,15-17), notre nature marquée par le péché (Ro 7,15-20) et enfin le Tentateur ! C’est pourquoi Saint Paul nous invite à revêtir « l’armure de Dieu » pour lutter avec la grâce de Dieu « non contre des adversaires de sang, mais contre les Principautés, les Puissances, les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les Esprits du Mal qui habitent les espaces célestes ! » (Ep 6,10-17). Cela signifie que la vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille : si la paix et la joie nous sont promises par Notre Seigneur (Jn 14,27 et Jn 15,11), notre vie est aussi le lieu d’une lutte constante ! Et comme l’affirme avec réalisme Sainte Catherine de Sienne : « Sans guerre, il n’y a pas de paix ! » Car la terre de notre cœur est encore beaucoup trop occupée par l’Ennemi de la paix…

Ainsi, dans ce redoutable combat « d’abord spirituel » de chaque jour, le Chapelet humble et puissant de la Vierge est « l’Arme des pauvres » et des petits que nous sommes ! Le merveilleux écrivain et poète chrétien Charles Péguy en était convaincu quand il fait dire au Seigneur :

Récite ton Chapelet, dit Dieu

Et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :

Que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner…

Cette prière-là, je te le dis,

Est un rayon de l’Evangile !

On ne la changera pas…

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,

C’est qu’il est simple et qu’il est humble,

Comme fut mon Fils, comme fut sa Mère…

 

Récite ton chapelet, dit Dieu,

Il faut que cette prière tourne et retourne

Comme font entre tes doigts les grains du chapelet…

Alors, quand je voudrai, je te l’assure,

Tu recevras la bonne nourriture

Qui affermit le cœur et rasure l’âme.

Allons, dit Dieu, récite ton chapelet,

Et garde l’esprit en paix[1] ! »

 

Telle est la fidélité où s’exerce la persévérance des pécheurs, car le Rosaire est « l’apprentissage de la douceur » : inspiré par l’amour, il commence dans l’humilité et se creuse dans la patience pour nous conduire à la paix ! A travers lui, la Vierge de tendresse nous façonne lentement à l’image de son Fils « doux et humble de Cœur… » (Mt 11,29).

                                                                   +Marie-Mickaël

[1] Charles Péguy, « Chantre de Chartres ».




Marie modèle des âmes intérieures… Ste Elisabeth de la Trinité

Si tu savais le don de Dieu, disait un jour le Christ à la Samaritaine (Jean 4,10). Mais quel est-il ce don de Dieu, si ce n’est lui-même ? Et, nous dit le disciple bien-aimé, il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1,11). Saint Jean Baptiste pourrait dire encore à bien des chrétiens cette parole de reproche : II y en a un au milieu de vous, en vous, que vous ne connaissez pas (Jean 1/26). Si tu savais le don de Dieu !

Il est une créature qui connut ce don de Dieu, une créature qui n’en perdit pas une parcelle, une créature qui fut si pure, si lumineuse, qu’elle semble être la Lumière elle-même ! Une créature dont la vie fut si simple, si perdue en Dieu que l’on ne peut presque rien en dire. C’est la Vierge fidèle, celle qui gardait toutes choses en son cœur (Luc 2,19.51). Elle se tenait si petite, si recueillie en face de Dieu dans le secret du temple, qu’elle attira les complaisances de la Trinité Sainte : Parce qu’il a regardé la bassesse de sa servante, désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse (Luc 1,48).

Le Père se penchant vers cette créature si belle, si ignorante de sa beauté, voulut qu’elle soit la Mère, dans le temps, de celui dont il le Père dans l’éternité. Alors l’Esprit d’amour qui préside à toutes les opérations de Dieu survint, la Vierge dit son « Fiat » : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole (Luc 1,38). Et le plus grand des mystères fut accompli ; et, par la descente du Verbe en elle, Marie fut pour toujours la proie de Dieu.

Il me semble que l’attitude de la Vierge, durant les mois qui s’écoulèrent entre l’Annonciation et la Nativité, est le modèle des âmes intérieures, des êtres que Dieu a choisis pour vivre « au dedans », au fond de l’abîme sans fond. Dans quelle paix, dans quel recueillement, Marie se rendait et se prêtait à toutes choses ! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle car à travers tout, la Vierge restait l’adorante du don de Dieu ! Cela ne l’empêchait pas de se dépenser au dehors lorsqu’il s’agissait d’exercer la charité. L’Évangile nous dit que Marie parcourut en toute hâte les montagnes de Judée pour se rendre chez sa cousine Élisabeth (Luc 1,39).

Jamais la vision ineffable qu’elle contemplait en elle-même ne diminua sa charité extérieure car, dit le bienheureux Ruusbroek, si la contemplation « s’en va vers la louange, et vers l’éternité de son Seigneur, elle possède l’unité et ne la perdra pas. Qu’un ordre du ciel arrive, elle se retourne vers les hommes, compatit à toutes leurs nécessités, se penche vers toutes leurs misères ; il faut qu’elle pleure et qu’elle féconde. Elle éclaire comme le feu ; comme lui, elle brûle, absorbe et dévore, soulevant vers le ciel ce qu’elle a dévoré. Et quand elle a fait son action en bas, elle se soulève et reprend brûlante de son feu le chemin de la hauteur ».

Sainte Elisabeth de la Trinité, Le Ciel dans la foi n° 39 et 40.




Les Apparitions de Marie : La Salette !

En ce mois de mai de Marie, nous revenons sur les Apparitions de la Vierge les plus récentes « reconnues » par l’Eglise catholique. En ce sens, on peut considérer l’Apparition unique de La Salette comme une source première car elle nous fait véritablement entrer dans l’accélération de la fin des temps…

A partir du livre remarquable du Père Michel Corteville qui a découvert le secret de la Salette dans les archives du Vatican en l’an 2000, et de l’Abbé René Laurentin, grand mariologue, nous avons désormais accès à ces révélations… Elles laissent présager des évènements mondiaux redoutables pour notre temps, mais aussi et surtout la victoire de l’amour du Christ et le triomphe du Cœur Immaculé de Marie comme annoncé à Fatima !

A travers le témoignage de Mélanie, voyante de La Salette avec Maximin, nous contemplerons aujourd’hui ce que je considère comme la plus belle et la plus bouleversante description du « Regard » de la Sainte Vierge… Il faudra souvent y revenir !

+Marie-Mickaël

 

« Dans ses yeux, on voyait le Paradis… »

« Les yeux de la très Sainte Vierge, notre Tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine. Pour en parler, il faudrait un séraphin, il faudrait plus… il faudrait le langage de Dieu même, de ce Dieu qui a formé la Vierge Immaculée, chef d’œuvre de sa toute-puissance ! Les yeux de l’auguste Marie… brillaient comme deux soleils ! Ils étaient doux, de la douceur même, clairs comme un miroir. Dans ses yeux, on voyait le Paradis !…

Plus je la regardais, plus je la voulais voir ; plus je la voyais, plus je l’aimais et je l’aimais de toutes mes forces !

Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la porte de Dieu, d’où l’on voyait tout ce qui peut enivrer l’âme. Quand mes yeux se rencontraient avec ceux de la Mère de Dieu et la mienne, j’éprouvais au-dedans de moi-même une heureuse révolution d’amour et une protestation de l’aimer et de me fondre d’amour. En nous regardant, nos yeux se parlaient à leur mode, et je l’aimais tant que j’aurais voulu l’embrasser dans le milieu de ses yeux qui attendrissaient mon âme et semblaient l’attirer et la faire fondre avec la mienne ! Ses yeux me plantèrent un doux tremblement dans tout mon être ; et je craignais de faire le moindre mouvement qui pût lui être désagréable tant soit peu…

Cette seule vue des yeux de la plus pure des Vierges aurait suffi pour être le Ciel d’un bienheureux ; aurait suffi pour faire entrer une âme dans la plénitude des volontés du Très-Haut parmi les évènements qui arrivent dans le cours de la vie mortelle… Cette seule vue concentre l’âme en Dieu, et la rend comme morte vivante, ne regardant toutes les choses de la terre, même les choses qui paraissent les plus sérieuses, que comme des amusements d’enfants : elle ne voudrait entendre parler que de Dieu et de ce qui touche à sa Gloire !… Le péché est le seul mal qu’elle voit sur la terre. Elle en mourrait de douleur si Dieu ne la soutenait ! »

Mélanie, Castellammare, 21 novembre 1878.




Le Saint-Esprit agit seulement en Elle et par Elle ( St Maximilien Kolbe)

« Le Saint-Esprit, l’Époux Divin de l’Immaculée, agit seulement en Elle et, par Elle, Il communique la vie surnaturelle, la vie de la grâce, la vie divine, la participation à l’amour Divin, à la divinité. »

Saint Maximilien-Marie Kolbe




Le regard de Saint Jean XXIII sur Bernadette de Lourdes !

Série les Papes de Marie  

     Les méditations mariales vont continuer, mais un peu plus espacées… et nous allons nous mettre aussi à l’écoute des Saints et des Saintes, des Pères de l’Eglise, des Papes, des témoins de la foi notre temps ! Et cela toujours dans la même finalité :

  • « Fortifier fortement notre foi en Eglise » en ces temps d’épreuves ;
  • « Elever notre espérance en Marie » face au monde actuel si lourd ;
  • « Rayonner l’Amour infini de Jésus » face à toutes les violences contemporaines !

       Il est plus que temps d’espérer de toute urgence dans l’infinie miséricorde du Seigneur qui nous redit « plus que jamais » pour tenir debout dans l’espérance : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27).  +Marie-Mickaël

 __________________________________________

Le regard de Saint Jean XXIII sur Bernadette de Lourdes !

  « Bernadette a entendu, elle seule, les confidences de Marie, et elle les a transmises au monde. Et le monde – c’est le grand miracle d’ordre moral -, le monde y a cru et continue d’y croire !

      Combien admirable, chez Bernadette, la parfaite conformité à la doctrine dont la céleste Dame l’avait rendue dépositaire[1] ! Et combien lumineux l’exemple de cette sainteté qui ouvrit à une enfant si petite et si humble la voie des Cieux, dans l’au-delà, et lui assura pour toujours sur la terre la gloire des autels et la vénération de tout le peuple chrétien ! Quelle doctrine ! Quel exemple ! Quel encouragement pour nous !

     « Ce qu’il y a de faible dans le monde, dit Saint Paul, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force ; ce qui dans le monde est sans naissance et qu’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi… » (1 Co 1,27-28)

      Modèle de la prière à Marie, exemple de force humble et souriante, éloquente par le silence même dans lequel elle s’est enveloppée une fois remplie sa mission, Sainte Bernadette nous reporte comme irrésistiblement vers ce vrai centre spirituel de Lourdes, la grotte des Apparitions, où les paroles de la Mère de Dieu ne cessent de retentir au cœur de ses enfants. Et en même temps, la voyante qui eut le courage de quitter pour toujours ce lieu de l’ineffable rencontre nous rappelle que Lourdes n’est qu’un point de départ :

     La grâce qu’on y reçoit est un trésor que, loin d’enfouir stérilement, on doit faire fructifier pour la gloire de Dieu et le service de l’Eglise ! »

Saint Jean XXIII, Saint Louis des Français, 18 février 1959

[1] Il s’agit ici bien sûr du mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge !