Le feu purificateur du Purgatoire !

« N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis

et à offrir nos prières pour eux ! »

Saint Jean Chrysostome

      L’existence du Purgatoire est un effet de l’infinie miséricorde de Dieu. Il a inventé ce lieu pour l’ultime purification de beaucoup de ses enfants pas encore totalement traversés par son feu d’amour. Là s’achève leur transformation vers la sainteté pour rejoindre la Jérusalem céleste !…

Dès les premiers temps de l’Eglise, la tradition liturgique a mentionné l’existence d’un état après le passage de la mort : là, les âmes sont « purifiées » avant de parvenir au Ciel à la plénitude de la gloire. Cet état, la Tradition l’appelle « Purgatoire » qui vient du latin « purgare » (purifier, nettoyer, clarifier…). Ainsi, il ne s’agit pas ici d’une certaine approximation mais d’une vérité de foi. Le catéchisme de l’Eglise Catholique nous rappelle que le mystère du Purgatoire fait partie de la doctrine de la foi et qu’il est donc à recevoir avec sérieux par tous les croyants :

« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel.

L’Eglise appelle « Purgatoire » cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. L’Eglise a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence et de Trente. La tradition de l’Eglise, faisant référence à certains textes de l’Ecriture, parle d’un feu purificateur[1]. »

Sainte Catherine de Gênes a reçu de Dieu des lumières décisives  sur l’expérience de chaque âme au Purgatoire. Elle écrit en particulier dans son Traité sur le Purgatoire : « L’âme quittant le corps et ne trouvant pas en elle cette pureté dans laquelle elle a été créée, voyant aussi les empêchements qui retardent son union avec Dieu, comprenant que le Purgatoire peut seul les écarter, s’y jette d’elle-même promptement et volontairement… » Et Sainte Catherine poursuit avec une remarquable précision théologique : « L’âme est consciente de l’immense Amour et de la parfaite Justice de Dieu et, par conséquent, souffre de ne pas avoir répondu de façon parfaite à cet Amour, tandis que l’Amour même de Dieu la purifie des scories de son péché… Ainsi le cœur humain est-il envahi par l’amour de Dieu qui devient l’unique guide, l’unique moteur de son existence[2]. »

Sainte Faustine, prophète de la miséricorde, est aussi un témoin plus récent qui a visité le Purgatoire. Dans son « Petit journal », elle relate son expérience saisissante du Purgatoire :

« Je vis mon Ange Gardien qui m’ordonna de le suivre. En un instant, je me trouvai dans un endroit brumeux, rempli de feu, et là une multitude d’âmes souffrantes. Ces âmes prient avec ferveur, mais sans efficacité pour elles-mêmes, nous seuls pouvons les aider. Les flammes qui les brulaient ne me touchaient pas. Mon Ange Gardien ne me quittait pas un seul instant. Et je demandai à ces âmes quelle était leur plus grande souffrance. Elles me répondirent d’un commun accord, que leur plus grande souffrance était la nostalgie de Dieu…

J’ai vu la Mère de Dieu, visitant les âmes au Purgatoire. Les âmes l’appellent « Etoile de la mer ». Elle leur apporte du soulagement. Je voulais encore leur parler, mais mon Ange Gardien m’a donné le signal du départ… Depuis ce moment, je suis en relations plus étroites avec les âmes souffrantes[3] ! »

La réalité du Purgatoire contribue à nous donner un autre regard sur le sens du péché et du bonheur en nos vies. Oui, le Christ dans l’Evangile nous appelle tous à la seule plénitude dont la  joie ne passera pas… mais peu comprennent que le mystère de la Croix en est l’unique porte ! Il ne s’agit pas de ne plus aimer la vie, mais de tomber follement amoureux de Celui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie ! » (Jn 14,6). N’est-ce pas le témoignage éloquent des Saints de toutes sortes et de tous les milieux qui sont la « la lumière du monde » à travers les siècles ? (Mt 5,14).

En effet, quand cet amour Unique habite nos cœurs ; alors nos épreuves sur la terre, souvent bien lourdes et incompréhensibles, ont un sens et deviennent des préparations purificatrices « si » nous les vivons dans la grâce de la foi, la puissance de l’amour et la force de la prière… ainsi, jaillit alors en nos vies « la lumière de l’espérance » qui nous prépare dans la patience à une autre Vie, belle au-delà de toute attente… Car dans l’amour infini et sauveur de Jésus-Christ, Dieu  nous appelle tous au bonheur éternel du Ciel dans son Royaume avec la multitude des Anges et des Saints!

Relisons souvent le Chapitre 21 de l’Apocalypse de Saint Jean pour nous laisser saisir par la beauté de « l’Epouse de l’Agneau… avec en elle, la gloire de Dieu ! » (Ap 21,9 et 11). N’oublions jamais que sur terre, « le désir du Ciel » est à cultiver en demandant souvent à la Sainte Vierge la grâce de « la persévérance finale » !

Le purgatoire témoigne enfin de l’infinie miséricorde de Dieu pour les pécheurs si fragiles que nous sommes… Le Saint Padre Pio avait cette réflexion si juste : « Le Purgatoire est doux car on y souffre pour l’amour de Dieu ! » Et il ajoutait cette vérité qui doit aussi traverser notre vie jusqu’au dernier instant :

« J’ai une telle confiance en Jésus que, même si je voyais l’enfer ouvert devant moi et que je me trouvais au bord de l’abîme, je ne douterai pas de Lui, je ne désespérerai pas, je me fierai à Lui ! Voilà la confiance que sa Bonté m’inspire… car s’Il ne m’avait pas tendu la main, qui sait combien de fois ma foi aurait vacillé, mon espérance et ma charité se seraient affaiblies et mon intelligence se serait obscurcie, si Jésus, Soleil éternel, ne l’avait pas illuminée !… Je reconnais que tout est l’œuvre de son Amour infini. Non seulement Il ne m’a rien refusé, mais je tiens à déclarer qu’Il m’a donné plus que je lui ai demandé[4] ! »

Le Purgatoire est « un lieu de douleur » où l’âme est purifiée du non-amour de ses  péchés en ayant une incessante nostalgie de Dieu… mais c’est aussi et surtout « un lieu d’espérance » où l’âme reçoit ce désir d’être transformée dans le feu de l’Amour : car au bout du tunnel, elle aboutira au Ciel

où éclatent la Lumière et la Joie de Dieu ! L’âme enfin traversée par l’infini bonheur du Très-Haut  se joindra « pour toujours » à la Cour céleste des Anges et des Saints ! Elle connaîtra enfin la gloire de la Miséricorde dans les bras du Christ Sauveur qui lui dira : « Au Vainqueur, je donnerai de la manne cachée ; je lui donnerai aussi un caillou blanc… portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit ! » (Ap 2,17).

                                                                                               +Marie-Mickaël

[1] Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1030 – 1031.

[2] Citations tirées de la catéchèse sur Sainte Catherine de Gênes (1447-1510) du Pape Benoît XVI le 12 janvier 2011.

[3] Sainte Faustine, Petit Journal, n° 20.

[4] Saint Padre Pio, Lettre au Père Agostino, 2 décembre 1912.




Je pleure de joie en pensant que cette Créature est ma Mère !

« Oh ! jamais je ne l’ai tant aimée ! Je pleure de joie en pensant que cette Créature toute sereine, toute lumineuse est ma Mère et je me réjouis de sa beauté comme un enfant qui aime sa mère ; j’ai un mouvement très fort vers elle, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel. »

Sainte Elisabeth de la Trinité (fête le 8 novembre), à propos de la Vierge Marie




Tous saints en Marie ! Les saints du 3°millénaire naîtront du Cœur Immaculé de Marie !

« Heureuse et mille fois heureuse est l’âme ici-bas,

à qui le Saint-Esprit révèle le secret de Marie… »

Saint Louis Marie de Montfort

Le secret de Marie, 20

         Nous avons tous à mieux découvrir les voies du Saint Esprit dans l’œuvre du salut pour éclairer et fortifier notre foi en Jésus-Christ. Et c’est pourquoi il faut toujours revenir à ce si simple et indicible mystère « Source » qu’est l’Annonciation. Là, l’Esprit fait par Marie[1] et en Marie « l’œuvre indicible » du Verbe fait chair ! Et ce que laisse pressentir les paroles de L’ange devrait nous bouleverser : « L’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu ! » (Lc 1 ,35). Il faut peser chaque mot et chaque promesse car ici, tout bascule, tout commence et se renouvèle dans un monde qui était si loin de Dieu… et auquel Dieu se lie et se livre à jamais !

Il faudrait revenir ici à l’expérience « unique » du prophète face à fidélité de Dieu qui est folle, démesurée car « ce jour-là, Osée a compris, et on n’avait jamais compris avant lui, quels étaient les motifs secrets de la jalousie de Dieu. Que cette jalousie, c’était en réalité l’envers, et en même temps la pierre de touche, d’un sentiment qu’on aurait jamais imaginé chez le Créateur à l’égard de sa créature : que Dieu soit amoureux de sa créature, amoureux de ce qui ne tient sa vie que de lui… et cependant il ne s’agit pas seulement de pitié, de compassion, de « se pencher vers », il s’agit d’aimer. Or, il n’y a pas d’amour sans admiration… dans la pitié, il y a la certitude qu’on est mieux placé que l’autre, on se penche vers la misère de l’autre, tandis qu’un amour authentique dit toujours admiration. Et quand Dieu dit qu’il aime, c’est très grave, cela voudrait dire qu’il admire… Oh ! que le miséricordieux en soit attendri tant qu’on voudra, mais qu’il aime[2] ? »

Il est capital d’être habité par cette découverte incontournable du prophète Osée si l’on veut quelque peu approcher la folie de l’Amour de Dieu dans le mystère de l’Incarnation…  et que Saint Jean a résumé d’une phrase qui traverse les siècles : « Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16). Et « le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ! » (Jn 1,14).

Et le plus grand des mystères s’est opéré dans le sein d’une jeune fille de Nazareth : « Et le nom de la vierge était Marie ! » (Lc 1,27).   il faut ici en percevoir toutes les conséquences : de la Visitation au pied de la Croix (Jn 19,26-27) et de la Pentecôte (Ac 1,14) à l’Assomption ; nous avons à découvrir combien l’Esprit est toujours intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le Cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité… Un des grands chantres de Marie l’a proclamé :

« Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps… La formation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires… Quand le Saint-Esprit, son Epoux, l’a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment et autant qu’elle donne place à son Epouse[3]… »

Ce mystère de l’Union sacrée entre l’Esprit et Marie pour la sanctification des élus a ses prophètes à travers plusieurs  grands saints de l’époque récente[4]… mais ils ne font qu’annoncer l’apogée des « grands saints des derniers temps » entrevue par De Montfort : ils seront enfantés dans le sein de Marie selon une intuition magistrale du plus grand des Pères de l’Eglise :

« Saint Augustin se surpassant soi-même et tout ce que je viens de dire, dit que tous les prédestinés, pour être conforme à l’image du Fils de Dieu, sont en ce monde cachés dans le sein de la Très Sainte Vierge, où ils sont gardés, nourris, entretenus et agrandis par cette bonne Mère, jusqu’à ce qu’elle les enfante à la gloire, après la mort, qui est proprement le jour de leur naissance, comme l’Eglise appelle la mort des justes. O mystère de grâce inconnu[5] !… »

La sainteté du 3°millénaire sera démesurément « mariale » dans l’humilité de la Vierge et la puissance du Saint-Esprit : là, les plus petits brilleront de l’invincible tendresse du Cœur Immaculé de Marie… car son Cœur est le « Refuge » unique et secret des derniers temps en lequel, face à Dieu, nous serons « Saints et immaculés en sa présence dans l’amour… » (Ep 1,4)

                                                                                          +Marie-Mickaël

 

[1] Elle est celle dont l’abandon personnel à Dieu, l’amour pour Dieu, l’humilité furent tels que Dieu put naître d’elle… L’Incarnation eût été tout aussi impossible sans le « voici la servante du Seigneur » de la Vierge que sans la volonté du Père ! » Antoine Bloom, Evêque orthodoxe, L’école de la prière, Seuil 1972, p. 151-152.

[2] Dominique Barthélémy, op., Dieu et son image, ébauche d’une théologie biblique, Cerf 1973, p. 159-160.

[3] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 35-36.

[4] Pensons à Saint Jean Bosco, Sainte Bernadette de Lourdes, Saint Maximilien-Marie Kolbe, Saint Padre Pio… et tant d’autres !

[5] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 33.




Le Christ vaincra par Marie…

« Le Christ vaincra par Marie. Il veut qu’elle soit associée aux victoires de l’Église, dans le monde d’aujourd’hui et dans celui de demain. »

Saint Jean-Paul II (Extrait de « Entrez dans l’espérance)




Le Rosaire fait éclore la paix… Il est l’Arme puissante des derniers temps !

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix ! »

Saint Jean-Paul II

    Des enfants qui prient le chapelet avec ferveur sont plus puissants que de redoutables armées ! Voilà un des grands messages de la Sainte Vierge à Fatima… Cela signifie que celui et celle qui croit à « la puissance cachée » du Rosaire tient l’avenir de l’humanité entre ses mains priantes ! Nous ne comprenons toujours pas que Dieu aime triompher par ces petits dont « la confiance » en Lui peut bouleverser le cours de l’histoire ! Et pourtant : de Moïse à Elie, et jusqu’au petit David terrassant le géant Goliath… La Bible nous enseigne que la victoire est toujours donnée à la folle confiance des enfants qui ne s’appuient que sur Dieu seul !

Et c’est pourquoi le chapelet s’inscrit dans cette sagesse biblique, mais dans la perspective néotestamentaire des derniers temps après la venue du Messie : la fronde et les pierres de David sont devenues le Rosaire et ses mystères qui conduisent à la victoire à travers la beauté et l’humilité du Cœur de la Vierge Marie… son chapelet est devenu l’arme puissante calquée sur les 150 psaumes. En le priant avec amour et persévérance, en l’offrant chaque jour à Marie, nous protégeons la paix du monde et hâtons le triomphe de son Cœur Immaculé : car la Vierge est bien cette « Femme enveloppée de soleil » (Ap 12,1) qui nous prépare au retour de Jésus ! Et en ce temps d’urgence, elle a remis entre nos mains le trésor du Rosaire pour la paix de nos cœurs et la paix du monde… Ce fut un des grands messages de Saint Jean-Paul II :

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix et en fait un projet de vie… car dans la tranquille succession des Ave Maria, le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable, qui est un don spécial du Ressuscité (Jn 14,27 et 20,21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui[1]… »

Ces quelques lignes nous laissent deviner combien le Saint Père était habité par la grâce incomparable du Rosaire. Ne fût-il pas le prophète de la paix par excellence ? C’est à travers son Rosaire quotidien qu’il l’était… conduit par la tendresse du Cœur Immaculé de Marie !

Alors, suivons ses traces en cette fin des temps chaotique ! Que notre vie devienne un « Rosaire continuel » où chaque instant est tourné vers le Regard de Marie. Et prenons de plus en plus conscience que nous avons entre les mains une arme fatale, un laser imparable, une invincible douceur qui peut vaincre toutes les violences et les guerres en faisant triompher la paix :

« En réalité, tandis qu’il nous conduit à fixer les yeux sur le Christ, le Rosaire nous rend aussi bâtisseurs de la paix du monde. Par sa caractéristique de supplication communautaire et insistante, pour répondre à l’invitation du Christ « à toujours prier sans se décourager » (Lc 18,1), il nous permet d’espérer que, même aujourd’hui, une « bataille » aussi difficile que celle de la paix pourra être gagnée[2] ! »

Le Rosaire est l’arme des doux et il fait de nous des « artisans de paix » (Mt 5,9). Il est aujourd’hui notre premier engagement pour la paix ! Car, traversés par la tendresse de Marie,  nous  pourrons alors affronter les terribles défis actuels avec l’espérance au cœur et la douceur dans le regard…

+Marie-Mickaël

 

[1] Saint Jean-Paul II, Lettre « Le Rosaire de la Vierge Marie », 16 octobre 2002, n° 40.

[2] Saint Jean-Paul II, Lettre Rosaire, n° 40.




Celui qui répand le Rosaire est sauvé…

« Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Celui qui répand le Rosaire est sauvé. »

Parole intérieure entendue par Saint Bartolo Longo au moment de sa conversion

Illustration : le tableau du sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompei, pour lequel Bartolo Longo œuvra toute sa vie.




L’invincible douceur du Rosaire pour la Paix !

« Heureux les doux car ils posséderont la terre ! »

Matthieu 5,4

       Il faut se souvenir ici de « l’avertissement » marial donné à Saint Padre Pio lors d’un rêve inoubliable où il était en danger de mort… la Vierge lui dit avec force : « Ne crains rien, je suis là ! Prends ton arme et sers-t’en ! » L’arme dont il s’agit ici n’est pas un revolver ou une kalachnikov, mais bien sûr un chapelet : la seule puissance qui peut arrêter toutes sortes de guerres et rétablir la paix dans les cœurs et dans le monde ! Souvenons-nous ici de la parole prophétique de Sœur Lucie de Fatima : « Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au chapelet, il n’y a pas de problème matériel ou spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le chapelet et nos sacrifices ! »

Dans ces paroles de la Vierge à Padre Pio, comme dans celles de sœur Lucie, est révélé le secret de la victoire sur les forces du mal et de la division. Le 13 mai 1917, à Fatima, Notre Dame n’avait-t-elle pas promis la fin de la première guerre mondiale : « Je suis du Ciel… récitez le chapelet tous les jours, pour obtenir la paix pour le monde ! » Et en passant par la victoire de Lépante[1] et tant d’autres prodiges… laissons-nous émerveiller par la douce puissance du Rosaire de la Vierge ! Par le Notre Père l’Ave et le Gloria,  cette prière mariale n’est-elle pas la plus évangélique ? Et face au défi de la disparition de notre civilisation chrétienne évoqué par Philippe de Villiers[2], la survie jusqu’à la Renaissance viendra par le « réveil » de la prière du Rosaire de Marie[3]

Alors, face aux tentations de lâcher cette prière ou de la prier trop mécaniquement, sans attention du cœur, soyons persuadés que le chapelet est l’arme secrètement puissante et invincible… car elle est le « cri » des pauvres et des petits qui triomphe sur les forces du Mal ! Péguy en était persuadé quand il faisait dire au Seigneur :

« Récite ton chapelet, dit Dieu !

Et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :

Que c’est une dévotion passée qu’on va abandonner…

Cette prière-là, je te le dis,

Est un rayon de l’Evangile ;

On ne la changera pas…

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,

C’est qu’il est simple et qu’il est humble,

Comme fut mon Fils,

Comme fut sa Mère[4]… »

N’oublions donc jamais que le Rosaire n’est pas simplement une dévotion répétitive, mais qu’il est par excellence au quotidien « l’apprentissage de la douceur » : à travers lui, Marie nous façonne à l’image de Jésus « doux et humble de cœur » (Mt 11,29). En effet, inspiré et traversé  par l’amour, il commence dans l’humilité, se creuse dans la patience pour nous conduire à la paix rayonnante. C’est un chemin simple et mystérieux où, peu à peu, L’Esprit ouvre une « brèche » dans notre cœur de pierre. C’est un itinéraire où, Ave près Ave, la Vierge nous emporte dans le mystère de la « douceur trinitaire »…  elle va d’ailleurs opérer dans notre cœur de pécheur un terrible conflit :

« Le cœur de pierre et le cœur de chair souffrent l’un par l’autre. L’amour souffre d’étouffer dans notre cœur de pierre, qui souffre à son tour d’être attaqué du dedans et finalement « déchiré » par la douceur de Dieu ! Déchirement inexprimable dont parle Saint Paul : « Nous gémissons dans les douleurs de l’enfantement avec des gémissements ineffables… » (Rm 8,26). On parle de la « douceur déchirante » des couchers de soleil, de certaines musiques. Mais la douceur de Dieu est infiniment plus déchirante et en même temps, c’est la béatitude ! Demandons la joie d’être déchiré par l’appel de l’Amour… Pour nous y aider, Dieu nous offre la Sainte Vierge. Elle ne nous dispensera pas des douleurs, mais nous évitera celles que nous ajoutons par notre faute. Elle est une invention et un don de Dieu, un geste par lequel Il veut adoucir les douleurs[5]… »

Cette approche si juste du combat spirituel nous laisse « entrevoir » la profondeur mariale de la seconde béatitude évangélique : « Heureux les doux car ils posséderont la terre ! » (Mt 5,4). J’ai toujours pensé que cette béatitude était secrètement « mariale », liée à la terre du Cœur de Marie. Si nous l’habitons par la fidélité au Rosaire, nous serons travaillés, purifiés, adoucit et enflammés par l’œuvre du Saint Esprit… Qui dira la puissance « cachée » du Rosaire de Marie ? Elle est un mystère de pauvreté, de douceur et de paix opéré par la Vierge au fond de nos cœurs…

                                                                                                   +Marie-Mickaël

 

[1] La Fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par le Pape Saint Pie V en la Fête de « Notre-Dame de la Victoire » (1571) en action de grâces pour « la victoire de Lépante » où : face à une flotte musulmane supérieure, les forces chrétiennes nettement désavantagées furent victorieuses ! De fait, le Pape Pie V avait appelé de Rome toute l’Europe à prier le chapelet pour la victoire, tandis que lui avait rassemblé une foule à Rome priant le Rosaire ! C’est une victoire décisive et historique car elle a empêché l’invasion islamique de toute l’Europe… Ne sommes-nous pas confrontés au même défi encore plus grave aujourd’hui sur notre propre terre européenne ?

[2] Voir son livre « Mémoricide », Fayard 2024.

[3] Je sais qu’il existe déjà bien des mouvements marials de qualité qui prient le chapelet pour la paix du monde… mais Il faut créer « d’urgence » en France et dans les autres nations européennes une immense « Communion mondiale de Rosaire quotidien » pour la  conversion évangélique des nations chrétiennes décadentes et celle de l’invasion islamique ! Cela commence dans les familles, les consacrés sous différentes formes, les paroisses, les mouvements de jeunes, les entreprises, les sanctuaires et lieux marials majeurs ou cachés : partout doit monter vers Dieu le Rosaire mondial du combat quotidien pour triompher du mondialisme transhumaniste et de la colonisation musulmane !

[4] Charles Péguy, « Chantre de Chartres ».

[5] Marie Dominique Molinié, Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Saint-Paul 1994, p.114-116.




« Lui ouvrir dès qu’il viendra ! »

« Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître à son retour de noces,

afin de lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera !

Heureux ces serviteurs

que le Maître, à son arrivée, trouvera fidèles à veiller ! » (Luc 12,36-37)

     Dans les temps qui sont les nôtres, revenons d’urgence aux Evangiles des temps de la fin. Il ne s’agit pas d’une fuite vers l’avant…  mais d’une foi  habitée par le réalisme eschatologique de la Parole de Dieu : « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître ! » (Mt24,42). Car selon l’Evangile, la « Source » de l’Amour résonne à travers deux appels qui viennent frapper à notre porte : d’abord, l’appel au silence du cœur pour laisser résonner « le cri » de l’incessante prière vers la Présence cachée, mystérieuse, mais non moins réelle du Seigneur ressuscité. N’a-t-il pas affirmé avant de monter vers le Père : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps !… » (Mt 28,20). « Veillez et priez en tout temps ! » (Lc 21,36). Et aussi cet autre appel, indissociable du premier, où s’accomplit la plénitude de l’amour de Dieu : « Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas !… Si Dieu nous a tant aimés, nous devons nous aimer les uns les autres ! (1 Jn 4,20 et 11) Telle est la Parole de Dieu qui nous interpelle, puisque proclamée par le plus contemplatif des Apôtres !

Ainsi, à la suite des Apôtres et des premiers chrétiens, les Saints et les Saintes de tous les temps sont les témoins lumineux de ces deux absolus de l’Evangile. Ils furent tous de grands priants débordants de charité fraternelle ! Mais la vie de certains a mis plus en relief l’un ou l’autre appel : pensons à Saint Bruno, fondateur des Chartreux, qui, par toute sa vie, a témoigné de cette vocation contemplative où, dans la solitude du désert, Dieu révèle son Visage… Dans un appel au silence fondé sur l’Evangile, n’écrivait-il pas à son meilleur ami :

« Quelle utilité, quelle joie divine la solitude et le silence du désert apportent à qui les aime, ceux-là seuls le savent qui en ont fait l’expérience… Ici, on s’efforce d’acquérir cet œil dont le clair regard blesse l’Epoux d’amour et dont la pureté donne de voir Dieu ! Ici, on jouit d’un loisir sans oisiveté, on se repose dans une action tranquille. Ici, pour le labeur du combat, Dieu donne à ses athlètes la récompense désirée : une paix que le monde ignore et la joie dans l’Esprit-Saint. Telle est la meilleure part que Marie a choisie (Lc 10,42) et qui ne sera pas enlevée[1] ! »

Ecoutons maintenant un Saint Vincent de Paul qui fût pour les plus pauvres ce merveilleux visage du Christ : « Les âmes humbles, simples et charitables sur la terre, sont des soleils que Dieu dans le Ciel montrent aux bienheureux qui l’entourent… car dans l’autre monde, ce seront les pauvres qui ouvriront les portes à leurs bienfaiteurs[2] ! »

Quelles merveilles a fait naître l’Evangile pour nous tous dans l’histoire de l’Eglise ! Et il nous faut retrouver d’urgence cette indicible joie de veiller dans la prière et dans l’amour… avec ce bonheur d’attendre avec patience car nous n’avons qu’une vie pour dire à Dieu : « Je t’aime plus que tout ! » N’est-il pas notre Créateur et notre Sauveur ? Les Saintes et les Saints l’ont proclamé par toute leur vie : la persévérance dans « l’attente joyeuse » est le signe lumineux de la grâce et de l’élection ! Cela vient contredire avec force « l’immédiateté » consommatrice de notre civilisation décadente… car Il y a un « bonheur de la patience » fondé sur la force de l’humilité qui vient nous délivrer de l’orgueil de vouloir dominer toujours et partout ! Dans une entreprise comme dans une vie, ceux et celles qui ne voient que la performance deviennent inhumains… ils sont devenus incapables de cette « écoute miséricordieuse » qu’a eu le Christ avec les pauvres et les pécheurs que nous sommes tous !

Je pense ici à une remarque de sagesse sur la mission de Saint Jean Chrysostome qui affirmait :

« Dieu ne nous demande pas de réussir mais de travailler ! Or, notre travail ne sera pas moins récompensé parce qu’on ne nous aura pas écoutés… Le Christ savait bien que Judas ne se convertirait pas et pourtant jusqu’à la fin il essayait de le convertir, en lui reprochant sa faute dans les termes les plus touchants : « Ami, pourquoi es-tu venu ? » (Mt 26,50). Or, si le Christ, le modèle des pasteurs a travaillé jusqu’à la fin à la conversion d’un homme désespéré, que ne devons-nous pas faire pour ceux envers qui il nous est ordonné de toujours espérer[3] ! »

Cet élan de gratuité des « pauvres de cœur » est déjà l’œuvre de l’espérance : ils désirent sans cesse la victoire de la Lumière et de l’Amour… mais ils sont libres face à  l’immédiateté de l’issue et de la réussite que Dieu seul donnera par des chemins qui nous échappent ! Cela vaut autant pour la mission que pour la conversion : l’important n’est pas de réussir mais de se battre jusqu’au bout ! La Tradition de l’Eglise appelle ce trésor le don de la « persévérance finale ». Cela implique que notre cœur soit habité par « un incessant désir » qui soulève notre prière ! Car « le cœur qui crie » brûle d’un amour déjà éternel comme l’a admirablement découvert Saint Augustin :

« Tout mon désir est devant Toi ! » (Ps 37,10). Non pas devant les hommes qui ne sauraient voir le cœur ; mais c’est « sous tes yeux que sont mes désirs… Et mon Père qui voit dans le secret te le rendra ! »(Mt 6,6). Car ton désir, c’est ta prière ; et si ton désir est continuel, ta prière est continuelle. Aussi, n’est-ce pas en vain que l’Apôtre a dit : « Priez sans cesse ! » (1 Th 5,17)… mais je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.  Il est cependant dans l’âme une autre prière incessante, qui est le désir. Quoi que tu fasses, tu ne cesses point de prier, si tu désires le repos du Ciel. Si donc tu ne veux pas interrompre ta prière, n’interromps pas ton désir. Un désir incessant est une voix continuelle. Te taire, ce serait ne plus aimer. Qui donc se sont tus ? Ceux dont il est dit : « Et comme l’iniquité se multiplie, la charité de beaucoup se refroidira ! » (Mt 24,12). La charité qui se refroidit, c’est le silence du cœur ; la flamme de la charité au contraire est le cri du cœur ! Si ta charité demeure fervente, tu cries toujours ; si tu cries sans cesse, tu désires toujours[4] ! »

Ainsi, comme l’affirme Saint Paul : « Espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec constance ! » (Ro 8,25). Et c’est sans aucun doute l’œuvre mystérieuse de l’Esprit au plus profond de notre cœur : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables… et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu ! » (Ro 8,26-27).

                                                                                          +Marie-Mickaël

 

[1] Lettre à Raoul le Verd, Sources Chrétiennes, n° 88, p.71.

[2] Maximes spirituelles, 1576.

[3] Saint Jean Chrysostome (345-407), Commentaire Evangile de Saint Matthieu.

[4] Saint Augustin, Discours sur les psaumes, Psaume 37, n° 14, Tome1, Sagesses chrétiennes, Cerf 2007, p.553.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie, Méditation ultime

Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie

Méditation ultime  

« Cœur Immaculé de Marie, doux Refuge des derniers temps !

Protège-moi ! Veille sur moi ! »

      Tel est le « cri » final de cette consécration : un désir immense d’entrer dans le « Refuge » du « Cœur Immaculé de Marie » pour demeurer fidèle à Jésus et vivre en paix l’épreuve ultime des derniers temps qui s’accélère !… Il faut donc le redire inlassablement pour que cela devienne en nos vies une urgence première et régulière : chaque samedi et grandes Fêtes de la Vierge, offrons-nous à son Cœur Immaculé à travers la consécration que je vous propose ici ou une autre… mais soyons fidèles à demander d’urgence la protection du « Cœur Immaculé de Marie » ! Saint Jean-Paul II en avait une vive conscience après l’attentat qui l’aurait « emporté », si la main de Marie n’avait dévié la balle mortelle[1]… et cela le 13 mai 1981, jour de la première Apparition de Notre Dame à Fatima ! Aussi, un an après, durant une messe solennelle au Sanctuaire et devant une immense foule ; le Saint Père dit avec une vive émotion durant son homélie :

« Je veux vous faire une confidence : en reprenant conscience après l’opération, mes premières pensées ont été pour ce sanctuaire de Fatima… car je voulais témoigner toute ma gratitude au Cœur de la Mère céleste qui m’a sauvé la vie. J’ai vu dans tout ce qui arrivé la protection maternelle de Notre Dame… Je viens en pèlerinage à Fatima, avec la majorité d’entre vous, chers pèlerins, avec un chapelet en main, le nom de Marie sur les lèvres et le cantique de la miséricorde dans le cœur !… A cet instant, ici, dans le sanctuaire de Fatima, je veux répéter devant vous tous : « Totus Tuus ! Je suis tout à Toi, Ô Mère[2] ! »

Eh bien, nous aussi, suivons les traces de Jean-Paul II : dans la force de la foi et la paix de l’espérance, réfugions-nous dans le Cœur Immaculé de Marie, notre « doux Refuge des derniers temps »… et, comme le Pape, nous témoignerons du plus beau secret de notre vie : « J’ai vu dans tout ce qui est arrivé la protection maternelle de Notre Dame… » Ainsi, protégés dans les bras de Marie, nous traverserons les ultimes épreuves de notre temps pour voir un jour, de nos yeux, la réalisation de sa tendre et puissante promesse :

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

C’est bien dans cette certitude, logée au plus profond de notre cœur, que nous vivons jour après jour dans l’espérance des pauvres qui attendent tout de Dieu à travers la tendresse de sa Mère… Devant la foule de nos péchés et notre si profonde fragilité, nous n’avons d’autre espérance que de lever les yeux vers Jésus, notre Sauveur !… et de recevoir avec une « absolue confiance » cette dernière parole issue de son Cœur miséricordieux :

« Voici ta Mère ! » (Jn 19,27)

Cette ultime Parole de Dieu devra « résonner sans cesse » tout au long de notre vie… afin que notre cœur glisse peu à peu vers la tendresse de la Mère que Jésus nous offre comme l’ultime secret de sa Miséricorde ! Ainsi, « le rôle maternel de la Vierge se poursuit jusqu’à ce que tous soient rassemblés dans le Christ, et ce rôle s’intensifie au fur et à mesure que nous entrons dans les derniers temps… car Satan se déchaîne pour nous engloutir, mais Marie est l’Arche dans laquelle il faut monter pour être protégés[3] ! »

Alors, dans une douce confiance, repassons en nos cœurs (Lc 2,19) cette consécration à son Cœur Immaculé qui deviendra peu à peu notre voie victorieuse vers le Ciel…

                                                                                                +Marie-Mickaël

 

Ô Marie, notre Mère !

A Fatima, tu as révélé ton Cœur Immaculé

comme l’Arche de paix et de protection,

dans les terribles épreuves des derniers temps

qui déjà nous menacent…

Portant la Croix dans une main et le Chapelet dans l’autre,

la Parole de Dieu dans le cœur et sur les lèvres,

je veux m’abandonner en la douce profondeur de ton Cœur

où Dieu m’attend…

En ce jour béni, je fais le choix d’entrer et de vivre pour toujours

en ton Cœur Immaculé : « doux Refuge des derniers temps » !…

de prier chaque jour le saint Rosaire (ou le chapelet)…

L’Arme humble, cachée et absolue du « Triomphe de ton Cœur »

qui viendra « à la fin » !…

 

J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la Mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus !…

 

En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

Plonge-moi dans l’Amour Infini du Cœur ouvert de Jésus…

Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père

qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils… 

O Marie, ma Mère à l’indicible Regard :

au cœur de ma fragilité, transfigure à chaque instant mes faiblesses

pour que je devienne un Signe de ta maternelle douceur,

un Témoin de ta puissante tendresse,

un Apôtre des derniers temps, né de ton Cœur Immaculé…

  

O Marie, en ce jour de ta foi silencieuse,

je t’abandonne toute ma vie passée, présente et future…

Et je me consacre tout entier corps, âme et esprit

à la Flamme d’amour de ton Cœur Immaculé…

Je suis tout à toi pour toujours !

Cœur Immaculé de Marie,

« doux Refuge des derniers temps ! »                                

Protège-moi, Veille sur moi !…

 

[1] « C’est une main maternelle qui guida la trajectoire de la balle ! » Cardinal Joseph Ratzinger, 13 mai 2000.

[2] Saint Jean-Paul II, Fatima, 13 mai 1982.

[3] Marie-Jacinta, Le Rosaire du Cœur de Marie – prière des derniers temps, Editions du Jubilé, 2019, p.93-94.




Ste Thérèse de Lisieux : comme la plus tendre des mères…

«La Sainte Vierge ne manque jamais de me protéger dès que je l’invoque. S’il me survient une inquiétude, un embarras, bien vite, je me tourne vers elle et toujours comme la plus tendre des mères, elle se charge de mes intérêts. Que de fois en parlant aux novices, il m’est arrivé de l’invoquer et de ressentir les bienfaits de sa maternelle protection ».

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus