Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 8 – O Marie, ma Mère à l’indicible Regard…

« O Marie, ma Mère à l’indicible Regard :

Au cœur de ma fragilité, transfigure à chaque instant mes faiblesses

pour que je devienne un Signe de ta maternelle douceur… »      

      Le mystère de la beauté de Marie, « pleine de grâce » (Lc 1,28) est le plus parfait reflet de la splendeur infinie de Dieu… et je n’ai jamais trouvé une description aussi bouleversante que celle de « Mélanie[1]» à l’Apparition unique de la Vierge sur la montagne de la Salette[2]. Alors, si nous voulons mieux découvrir « la Mère à l’indicible Regard », écoutons avec une attention particulière le témoignage de Mélanie :

« Les yeux de la Très Sainte Vierge, notre tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine. Pour en parler, il faudrait un séraphin ; il faudrait plus, il faudrait le langage de Dieu même, de ce Dieu qui a formé la Vierge Immaculée, Chef-d’œuvre de Sa toute puissance.

Les yeux de l’auguste Marie paraissaient mille et mile fois plus beaux que les brillants, les diamants et les pierres précieuses les plus recherchées ; ils brillaient comme deux soleils ; ils étaient doux de la douceur même… Dans ses yeux, on voyait le Paradis ; ils attiraient à Elle ; il semblait qu’Elle voulait se donner et attirer. Plus je La regardais, plus je la voulais voir ; plus je la voyais, plus je L’aimais, et je L’aimais de toutes mes forces…

Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la Porte de Dieu, d’où l’on voyait tout ce qui peut enivrer l’âme. Quand mes yeux se rencontraient avec ceux de la Mère de Dieu et la mienne, j’éprouvais au-dedans de moi-même une heureuse révolution d’amour… et de protestation de l’aimer et de me fondre d’amour !…

Cette seule vue des yeux de la plus pure des Vierges aurait suffi pour être le Ciel d’un bienheureux… Cette seule vue concentre l’âme en Dieu et le rend comme une morte-vivante, ne regardant les choses de la terre, même les choses les plus sérieuses, que comme des amusements d’enfants ; elle ne voudrait entendre parler que de Dieu et de ce qui touche Sa gloire !… Le péché est le seul mal qu’Elle voit sur la terre, Elle en mourrait de douleur si Dieu ne la soutenait[3]… »

Dans le monde actuel où la laideur et l’horreur du péché dominent presque partout, nous avons tant besoin aujourd’hui de lever les yeux vers la beauté de Marie qui ne reflète que la splendeur divine de ce Dieu qui s’est fait pour nous son petit Enfant : la Beauté absolue s’est cachée en la douceur de son sein et Marie la reflète d’une manière unique ! Ce mystère de « l’Immaculée » affleure à travers la sublime poésie biblique du Cantique des cantiques :

« Tu es toute belle, ma bien-aimée,

et sans tache aucune…

Elle est un jardin bien clos,

ma sœur, ma fiancée,

un jardin bien clos,

une source scellée…

Unique est ma colombe, ma parfaite.

Elle est l’unique de sa mère,

la préférée de celle qui l’enfanta.

Les jeunes femmes l’ont vue et glorifiée,

reines et concubines l’ont célébrée :

« Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore,

belle comme la lune,

resplendissante comme le soleil,

redoutable comme une armée rangée en bataille ? »

Cantique des cantiques, 4,1 ; 7 et 12 / 6,8-10

Comment ne pas deviner ici une allégorie prophétique à la plus belle des femmes que sera l’Immaculée Mère de Dieu ? Car par-dessus tout, Marie est le chef d’œuvre de Dieu qui, seul, a pu dire de Marie : « Tu es toute belle ! » Et dans le mystère de sa présence au pied de la Croix, dont Dieu seul connait la douleur, sa beauté unique est traversée par l’infinie miséricorde du Cœur ouvert de Jésus qui nous la donne : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Vis-à-vis de nous, Elle n’est donc pas loin mais, à chaque instant, si proche dans sa tendresse… si bien que Saint Jean Bosco a pu affirmer d’expérience : « Ceux qui ont confiance en Marie ne seront jamais déçus ! »

Alors, si pauvres et si fragiles que nous sommes, nous pouvons affirmer dans notre certitude mariale : « Au cœur de ma fragilité, transfigure à chaque instant mes faiblesses pour que je devienne un Signe de ta maternelle douceur ! » C’est ici qu’il faut écouter la sagesse émouvante de Saint Louis-Marie de Montfort, le grand prophète de Marie :

« Pauvres enfant de Marie, votre faiblesse est extrême, votre inconstance est grande, votre fond est bien gâte… vous êtes tirés de la même masse corrompue des enfants d’Adam et Êve ; mais consolez-vous : mais réjouissez-vous ; voici le secret que je vous apprends, secret inconnu de presque tout les chrétiens…

Versez dans le sein et le cœur de Marie tous vos trésors, toutes vos grâces et vertus… car depuis que Dieu même en personne s’est enfermé avec toutes ses perfections dans ce vaisseau, il est devenu la demeure spirituelle des âmes les plus spirituelles… Oh ! qu’un homme qui a tout donné à Marie est heureux ! Il est tout à Marie, et Marie est tout à lui…

Que les fidèles serviteurs de la Sainte Vierge disent donc hardiment avec Saint Jean Damascène : « Ayant confiance en vous, ô Mère de Dieu, je serai sauvé ; ayant votre protection, je ce craindrai rien ; avec votre secours, je combattrai et mettrai en fuite mes ennemis : car votre dévotion est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu’il veut sauver[4] ! »

                                                      +Marie-Mickaël

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[1] Marie de la Croix, née Mélanie Calvat, bergère de la Salette ; Castellamare, le 21 novembre 1878 : Imprimatur de Mgr Sauveur-Louis, Évêque de Leccé en 1979 et du R.P. A. Lepidi, O.P., Rome le 6 juin 1922.

[2] C’est le 19 septembre 1846 que la Vierge Marie est apparue à deux enfants, Mélanie Calvat et Maximin Giraud, sur les hauteurs du village de La Salette dans le département de l’Isère en France.

[3] Récit complet de l’Apparition de Notre Dame de la Salette : melaniecalvat.org

[4] Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n°177-178 179-182.




15 septembre : Notre-Dame des Douleurs

On lit dans les lettres annuelles de la Compagnie de Jésus, qu’aux Indes un jeune homme, sortant de sa chambre pour aller commettre un péché, entendit une voix qui lui criait : « Arrête ! où vas-tu ? »

Il se tourna et ses yeux se fixèrent sur une statue de Notre-Dame des Douleurs qui se trouvait là et qui, tirant le glaive plongé dans Son sein, le lui présenta en lui disant : « Prends ce glaive, et perce-Moi plutôt que de blesser Mon Fils par ce péché. »

À ces mots, le jeune homme, tout contrit et fondant en larmes, se prosterna à terre, demanda à Dieu et à la Sainte Vierge le pardon de sa faute et l’obtint.

Source : magnificat.ca




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 7 – Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

« Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père

qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils… »

 

Après le temps de l’été, nous nous retrouvons pour continuer à méditer cette consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie, notre Arche Sainte de Paix et de Protection, pour vivre les épreuves des derniers temps. En effet, ceux et celles qui se blottissent jour après jour tout contre la Mère vont traverser plus facilement les terribles séismes de notre époque où tout est et sera de plus en plus bouleversé…

Près de Marie, ils seront tout contre le Cœur de Dieu, quoi qu’il arrive ! Je n’avance pas qu’en la Vierge, tout serait illusoirement facile et sans douleur sur le chemin de la sainteté car le mystère de la Croix est notre rendez-vous incontournable pour naître à la vraie vie… et là, suivons les traces de Saint Jean, le seul Apôtre présent au pied de la Croix : remarquons d’abord son intimité contemplative qui le situait « tout contre Jésus » (Jn 13,23). Son regard suivait en cela celui de la Mère de Jésus qui, dans la foi, « repassait en son cœur » (Lc 2,19) chaque instant de la vie de son Fils… depuis le premier instant où elle le conçut jusqu’au pied de la Croix où elle l’a perdu ! Et si Jean est là, c’est parce que depuis le début le Cœur de la Mère déborde dans le sien et qu’il est emporté par elle jusqu’au pied de la Croix…

A travers Marie, il aime éperdument Jésus crucifié car le Cœur de la Mère le tient debout dans la foi contrairement aux autres Apôtres qui, dans cette épreuve suprême, sont absents et effondrés. Cela semble vouloir dire qu’en Marie, on ne s’éloigne jamais de Jésus ! Et la conséquence ultime, la voici : en Elle et par Elle, je peux vraiment « regarder et adorer » Celui que j’ai transpercé par tous mes péchés… Tel est l’indicible mystère de la Miséricorde qui culmine sur la Croix ! Et comme à l’Annonciation, Marie en est le berceau… et comme à la Visitation, Elle le porte et l’offre au monde… Le Christ l’a proclamé à travers Jean, le bien-aimé : « Voici ta Mère ! A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui… » (Jn 19,27).

Tous ces mystères furent cachés, et il aura fallu des siècles à l’Eglise pour les mieux découvrir. Cela nous prouve que les plus grands évènements qui orientent l’histoire humaine sont spirituels et échappent à la surface en demeurant longtemps enfouis dans le silence et l’humilité… c’est pourquoi le vrai chrétien est fondamentalement un homme et une femme qui, comme la Vierge, situe d’abord sa foi dans la lumière intime du cœur où Dieu parle… (Lc 2,19).

Ainsi, quand nous disons à Marie : « Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus ! » Nous témoignons avec Elle que Le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix est la Parole ultime du Dieu-Amour qui s’offre à moi à chaque instant de cette vie : mystère à la fois Ô combien admirable et en même temps redoutable où notre regard peut voir ou ignorer le message ultime de Dieu… car c’est au pied de la Croix que se joue notre éternité : Là, le Crucifié immobile et silencieux sauve le monde !

C’est pourquoi la Tradition de l’Eglise parle de « Verbum Crucis », cette « Parole de la Croix où dans l’extrême anéantissement, l’Amour dit tout ! Mais cette Kénose[1] exaltée par Saint Paul est aussi sublime que redoutable et seul le Saint-Esprit peut nous donner d’entrer dans ce mystère… car, en face de la Croix, l’Eglise regarde moins la souffrance que le Ciel pressenti par le Bon Larron… (Lc 23,39-43) Les impies eux « vident crucem, non vident unctionem », ils voient la Croix, ils ne voient pas l’onction, c’est-à-dire le Ciel ! Si nous voyons la Croix sans voir le Ciel, nous sommes en danger de perdre la foi comme les Apôtres. Il faut demander la grâce de sentir le Ciel à travers le regard du Christ… Jésus a ouvert les portes, et nous pouvons être possédés dès maintenant par la gloire dans l’obscurité de la foi. Alors, nous commençons à entrevoir le mystère de la Miséricorde[2] ! »

« Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils ! »

     Dans le silence et l’indicible douleur de la Croix, Dieu se dit et se révèle comme nulle part ailleurs… et c’est pourquoi ce mystère est central dans la Révélation. L’indicible tendresse du Père me donne « le tout de l’Amour » à travers les bras ouverts de son Fils crucifié : Tout, c’est tout ! Car l’Amour infini qui jaillit du Cœur ouvert de son Fils s’offre à chaque instant de ma vie : c’est le don de sa Grâce continuelle dans l’Esprit, dans les sacrements de son insondable miséricorde qui culmine en la Sainte Eucharistie où, caché, son Amour infini s’offre à mon cœur blessé… et m’entraîne à aimer tous mes frères et sœurs, sans aucune exception !

Alors, ne l’oublions jamais, Dieu a tout prévu pour me sauver du « feu de l’enfer » qui veut m’emporter du désespoir à la révolte de la damnation… et c’est pourquoi à Fatima, Notre Dame nous a demandé de faire cette prière si actuelle à la fin de chaque dizaine de chapelet :

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer et conduis au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de ta Miséricorde ! »

Cette prière jaillie du Cœur de Marie est théologiquement admirable. Elle est, en effet, une synthèse courte et essentielle du mystère du salut : elle fait d’abord la vérité en nos vies car nous sommes des pécheurs pardonnés et sauvés de l’Enfer par l’infinie miséricorde du Cœur ouvert de Jésus sur la Croix… et c’est tout le sens du mystère de l’Eglise qui n’existe que pour annoncer la Rédemption dans le Christ et faire de nous des suppliants de son infinie Miséricorde qui veut « conduire » au Ciel tous ses enfants, spécialement les plus égarés !

On devrait le rappeler avec force à nombre de croyants qui flirtent avec l’apostasie actuelle. On devrait le « crier » à notre civilisation postmoderne qui est devenue hermétique à la tendresse de Dieu révélée sur la Croix du Seigneur ! N’a-t-elle pas donné naissance à un péché qui n’avait jamais existé jusque là, un péché nouveau ? Car « à force d’endurcir son cœur, elle est devenue christiano-résistante… et à ce moment se produit ce qu’on appelle en médecine une réaction de rejet. On a été vulnérable à la Parole, à l’Amour, à la tendresse du Christ, puis on se blinde. On est obligé de se blinder pour rejeter ce virus que j’appellerai le virus trinitaire, le virus de la tendresse de Dieu[3]… »

Jésus nous avait prévenus : « L’iniquité se multipliant, l’amour de beaucoup se refroidira » (Mt 24,12). Cette parole prophétique tirée des Evangiles eschatologiques est d’une terrible actualité : loin de Dieu, il fait « froid » et il fait « nuit » ! Le Christ, Source de l’amour, a été exclu, marginalisé, privatisé. On a volé la clé du Tabernacle et la porte reste fermée… il en résulte une immense solitude où le « non-sens » du quotidien devenant insupportable, il ne reste plus que l’exaltation subjective : « Tu seras roi ! Tu seras efficace ! Tu seras seul[4] ! »

L’horizontalité de notre société matérialiste et égalitariste a évacué l’aventure du sens ultime : tous égaux, mais tristes… alors, il ne reste plus qu’à se « faire peur » au saut à l’élastique ou au Paris-Dakar ! Pourtant, le message du « petit Prince[5] » continue à résonner : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ! »

La vraie liberté ne naîtra que de la profondeur spirituelle de l’homme : « Le 21° siècle sera religieux ou il ne sera pas ! » avait prophétisé André Malraux. Il ne s’agit pas ici d’une restauration nostalgique du passé mais d’une Pentecôte inédite que la Sainte Vierge prépare avec le Saint Esprit : la « civilisation de l’Amour » prophétisée par le Pape Jean-Paul II… et c’est pourquoi les forces du Mal se déchaînent avec une violence jamais vue pour nous décourager et nous égarer… elles savent que la Lumière commence à se lever !

Blottissons-nous donc sur le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise et Mère des hommes, car le naufrage de notre civilisation se précise… et nous avons tant besoin de son indicible tendresse et de sa puissante protection !

+Marie-Mickaël

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[1] Du grec Kenôsis : « se rendre vide, se priver de tout, s’anéantir ». C’est un langage Paulinien qui essaie d’exprimer l’abaissement, la descente extrême du Fils en sa Passion : « Il s’est dépouillé (vidé) en prenant la condition d’esclave… Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la Croix ! » (Ph2,7-8).

[2] Marie-Dominique Molinié, Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Saint Paul, 1994, p.152-153.

[3] Marie-Dominique Molinié, op. cit., p.195-196.

[4] « L’exaltation du moi, enfin, cette apothéose d’une autonomie individuelle, sans cesse promise, sans cesse élargie… devient, au bout du compte, la dernière ruse d’une modernité qui n’a plus d’autre dessein défini que cette ébriété/malaise de l’individu-roi, sur fond de prolifération technicienne et consumériste… Libre et désaffilié, le moi est menacé d’engloutissement dans son propre triomphe ! » Jean-Claude Guillebaud, La refondation du monde, Seuil, 1999, p.282.

[5] Le petit Prince est le merveilleux ouvrage d’Antoine de Saint Exupéry et il est le deuxième livre le plus vendu dans le monde après la Bible : près de 200 millions d’exemplaires écoulés depuis sa parution à New York en 1943 et traduction en 270 langues et dialectes… Il a aussi été adapté en BD, dessin animé, manga et comédie musicale.




L’importance du Rosaire selon le pape Léon XIII

L’encyclique Octobri mense, publiée le 22 septembre 1891, est la quatrième des onze encycliques écrites par le pape Léon XIII sur le Rosaire. Elle a pour thème le pouvoir de la prière du Rosaire et du chapelet. En voici un extrait :

« Parmi les divers rites et manières d’honorer la Bienheureuse Marie, il en faut préférer quelques-uns, dans la mesure où nous les savons les plus puissants et les plus agréables à notre Mère ; et pour cette raison nous mentionnons spécialement par son nom et recommandons le Rosaire. La langue vulgaire a donné le nom de couronne à cette manière de prier, qui rappelle à nos esprits les grands mystères de Jésus et de Marie unis dans les joies, les peines et les triomphes. La contemplation de ces augustes mystères, contemplés dans leur ordre, apporte aux âmes fidèles une merveilleuse confirmation de la foi, une protection contre la maladie de l’erreur et un accroissement de la force de l’âme. L’âme et la mémoire de celui qui prie ainsi, éclairée par la foi, sont attirées vers ces mystères par la plus douce dévotion, s’y absorbent et s’étonnent devant l’œuvre de la Rédemption de l’humanité, réalisée à un tel prix et par des événements si grands. L’âme est pleine de reconnaissance et d’amour devant ces preuves de l’amour divin ; son espérance s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances.  La prière est composée de paroles venant de Dieu lui-même, de l’archange Gabriel et de l’Église ; plein de louanges et de grands désirs ; et elle se renouvelle et continue dans un ordre à la fois fixe et divers ; ses fruits sont toujours nouveaux et sucrés. L’espérance de l’âme s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances. »

Pape Léon XIII

Encyclopédie Mariale




Méditation de Saint Bernard pour la fête de l’Assomption

O Femme admirable, unique,
par qui, en Jésus-Christ, tout est renouvelé,
le démon foulé aux pieds, les hommes sauvés,
femme pleine de grâce surabondante de grâce du trop plein de cette plénitude,
Vous inondez toute créature, pour lui rendre sa vigueur.

Vierge bénie au-dessus de tout, par votre bénédiction,
toute la nature est bénie,
et non seulement la création par son Créateur,
mais Celui-ci, à son tour, par sa créature.

Vous qui êtes élevée au-dessus de tout,
Vous si belle à voir, si aimable à contempler,
si douce à aimer,
ayez pitié de celui qui soupire après Vous !
O Merveille de Dieu, je contemple Marie :
rien n’est égal à elle ;
rien, si ce n’est Dieu, n’est plus grand qu’elle.

Dieu a donné à Marie son Fils Lui-même,
Celui que seul, égal à Lui,
Il engendre de son Cœur,
comme S’aimant Lui-même.
De Marie, Dieu S’est fait un Fils,
non un autre Fils que le sien,
mais le même,
Fils de Dieu et Fils de Marie.

Merveille de Dieu ! Tout a été créé par Dieu,
et Dieu est né de Marie !
Dieu qui a tout fait S’est fait Lui-même de Marie ;
ainsi a-t-Il refait tout ce qu’Il avait créé.
Celui qui a pu faire tout de rien n’a pas voulu,
refaire sans Marie,
ce qui avait été souillé par le péché.
Dieu est donc le Père de tout ce qui a été créé,
et Marie la Mère de ce qui est recréé.

O Marie, vraiment le Seigneur est avec Vous,
Lui qui a fait que tous Vous devraient tant, et d’accord avec Lui !




Délivrée des flammes du Purgatoire par le Rosaire

Au royaume d’Aragon (Espagne), vivait une jeune fille nommée Alexandra. Souvent elle avait assisté aux prédications de saint Dominique, et avait fini par entrer dans la Confrérie du Rosaire. Ardente et passionnée, elle oublia trop souvent de dire son chapelet comme elle le devait.

Deux jeunes gens s’étant battus en duel et tués l’un l’autre à son propos, leurs familles se jettent sur Alexandra et l’immolent à leur fureur ; elles précipitent ensuite son cadavre dans un puits. Cependant la Reine du Rosaire n’oublia pas les quelques actes de dévotion d’Alexandra à son égard. Elle inspira à saint Dominique d’aller la ressusciter. Étant venu près du puits, le saint lui cria : « Alexandra, venez dehors. » Ô prodige ! La morte s’anime, et sort pleine de vie, à la vue d’un peuple immense présent à ce miracle.

La ressuscitée se jette aux pieds du saint, et lui dit qu’au moment d’expirer, elle avait obtenu le don de la contrition, grâce aux mérites de la Confrérie du Rosaire ; que les démons voulaient emporter son âme en enfer, mais que Marie était venue la délivrer ; qu’elle était condamnée à deux cents ans de purgatoire, pour la mort des deux jeunes gens, et à cinq cents autres années pour avoir été par sa faute une occasion de péché à beaucoup de personnes ; mais qu’elle espérait que les confrères du Rosaire abrégeraient sa peine par leurs instances auprès de Marie.

Son espoir ne fut point trompé. Elle mourut de nouveau, et au bout de quinze jours elle apparut rayonnante à saint Dominique. Elle lui dit de remercier les confrères, qui avaient été pour elle autant de bienfaiteurs, et qui par leurs suffrages avaient hâté sa délivrance.

Elle ajouta qu’elle venait comme ambassadrice des âmes du purgatoire, conjurer le saint de prêcher et d’étendre la dévotion du Rosaire, qui leur procurait chaque jour un admirable soulagement. « Que les confrères », dit-elle, « appliquent à ces pauvres âmes les indulgences et les faveurs spirituelles dont ils possèdent un trésor si abondant ! Ils n’y perdront rien, car les élus, à leur tour, intercéderont pour eux dans le ciel. Les Anges se réjouissent de cette dévotion, et leur Reine s’est déclarée la tendre Mère de tous ceux qui l’embrassent. »

Ainsi parla cette âme, sur le point d’entrer dans la gloire. Saint Dominique raconta lui-même cette révélation. Prenons donc la résolution de réciter souvent le chapelet en faveur des âmes du purgatoire. Ces âmes ont soif : le chapelet leur ouvre une source d’eau vive.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 6 – Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

 » En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint ! « 

            Le Cœur Immaculé de Marie est le lieu caché par lequel l’Esprit est venu sur l’Eglise naissante à la Pentecôte… Car le Cœur de « Marie, Mère de Jésus » (Ac 1,14) est le « chef d’œuvre » du Saint-Esprit de sa naissance à son couronnement au Ciel ! Mais la plénitude centrale de son Mystère est la maternité divine : en devenant Mère de Dieu, une porte secrète s’est ouverte[1] en son Cœur pour l’humanité et l’amour fou pour son Fils Sauveur la conduira à sa suite jusqu’au pied de la Croix…

Là, s’opérera en Elle une nouvelle naissance par la Parole de l’Agneau crucifié : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Elle devient dans l’extrême douleur « Mère de tout homme et de chaque homme en particulier » comme l’a proclamé Saint Jean-Paul II qui confiera aux jeunes ces paroles d’or :

« A l’Annonciation, Marie, en son sein, donne la nature humaine au Fils de Dieu ; au pied de la Croix, en la personne de Jean, elle accueille en son Cœur l’humanité entière. Mère de Dieu dés le premier instant de l’Incarnation, elle devient Mère des hommes aux derniers moments de la vie de son Fils, Jésus… Au pied de la Croix sur laquelle meurt Celui qu’elle a conçu par le « oui » de l’Annonciation, Marie reçoit de Lui comme une « seconde Annonciation » : « Femme, voici ton fils[2] ! » (Jn 19,26).

Et le si cher Pape Benoît XVI conclut magnifiquement :

« La parole du Crucifié au disciple – à Jean, et à travers lui, à tous les disciples de Jésus : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27) – devient, au fil des générations, toujours nouvellement vraie. De fait, Marie est devenue Mère de tous les croyants. C’est vers sa bonté maternelle comme vers sa pureté et sa beauté virginales que se tournent les hommes de tous les temps et de tous les coins du monde dans leurs besoins et leurs espérances, dans leurs joies et leurs souffrances[3]… »

Ainsi, comme l’Esprit est venu « épouser » la Vierge de Nazareth au moment de l’Incarnation pour engendrer l’inexprimable mystère du Verbe fait chair… L’Esprit passe aussi à travers Elle pour faire naître de son feu (Ac 2,3) la primitive Eglise !

L’Esprit est intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité car Marie, « tout en faisant partie de l’Eglise comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous[4] », elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la Mère de l’Eglise. Et comme telle, elle « engendre » continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession en implorant pour eux l’effusion inépuisable de l’Esprit[5]… »

Sur le chemin de la foi, le chrétien ne doit donc jamais oublier que l’Esprit-Saint est autant un Feu qui illumine pour notre joie, qu’un Feu qui purifie pour notre résurrection : Saint Jean de la Croix l’a magnifiquement développé dans cette image de la bûche assaillie par le feu jusqu’à ce qu’elle soit transformée en braise par les flammes ! C’est son poème final et la première strophe nous plonge déjà dans l’œuvre sublime de l’Esprit :

« O Flamme vive d’amour

qui blesse avec tendresse

de mon âme le centre le plus profond !

Puisque maintenant n’est plus tourment,

achève, si tu le veux,

déchire la toile de cette douce rencontre[6]… »

Dans une civilisation où la technologie nous a trop souvent rendus hermétiques à la beauté spirituelle et au mystère du salut… il faut se souvenir de la parole prophétique du Seigneur sur le feu universel qu’Il veut répandre, et qui en dit long sur son inlassable « attente » à la porte de nos cœurs :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé !… » (Lc 12,49).

Alors, ne l’oublions jamais : « Notre Dieu est un feu dévorant ! » (He 12,49) Et notre vie de foi n’est pas simplement de l’ordre d’une pratique extérieure, si fidèle soit-elle : elle est l’aventure ultime de nos vies où Dieu nous emporte dans un Océan d’amour… Là, le silence est Parole, la beauté est inimaginable…

Tout se joue donc maintenant car « On obtient de Dieu tout autant qu’on en espère[7] ! »

                                                                       +Marie-Mickaël

 

Message pour l’été : frères et sœurs bien-aimés, avec ce dernier enseignement, nous entrons dans la période d’été qui nous appelle tous à faire un « break » en vous souhaitant des temps de détentes, de communion et de contemplation ! Le site continuera à donner des nouvelles… et je vous retrouverai début septembre, et aussi pour une « méditation mariale » le 15 août.

 

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[1] « La maternité de Marie, qui commença avec le « fiat » de Nazareth, s’accomplit sous la Croix. S’il est vrai – comme l’observe Saint Anselme – qu’ « à partir du moment du « fiat », Marie commença à nous porter tous dans son sein », la vocation et la mission maternelle de la Vierge à l’égard des croyants en Christ commença de manière effective lorsque Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26). Pape Benoît XVI, Homélie, Rome, 29 novembre 2006.

[2] Saint Jean-Paul II, Message du Saint Père aux jeunes du monde pour la 18° journée mondiale de la jeunesse, Rome, 8 mars 2003.

[3] Pape Benoît XVI, Encyclique « Deus Caritas est », Rome, 25 décembre 2005.

[4] Concile Vatican II, Lumen Gentium, 53.

[5] Saint Jean-Paul II, Lettre sur le Rosaire – Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002.

[6] Saint Jean de la Croix, Docteur de l’Eglise, Vive Flamme d’amour, couplet 1.

[7] Saint Jean de la Croix, Lettre 14.




« Je suis rempli d’une immense confiance. C’est ici que j’ai appris à l’être »

Lors de son premier voyage en Pologne, dès 1979, le Pape Jean-Paul II nouvellement élu se rend immédiatement au sanctuaire marial de Czestochowa :

« Je désire en ce sanctuaire de Jasna Gora, dans ma patrie terrestre, la Pologne, confirmer avant tout les actes de consécration et de confiance qui, à divers moments, bien des fois et sous des formes variées, ont été prononcés par le Cardinal Primat et par l’épiscopat polonais. D’une façon tout à fait particulière, je désire confirmer et renouveler l’acte de consécration prononcé à Jasna Gora le 3 mai 1966 à l’occasion du millénaire de la Pologne.

Par cet acte les évêques polonais en se donnant à toi, Mère de Dieu, dans ta “maternelle servitude d’amour” voulaient servir la grande cause de la liberté de l’Église (…) Sainte Vierge, gardienne lumineuse de Czestochowa ! Cette invocation exprime ce qui bat encore dans le cœur de tous les Polonais.

Comment aurais-je pu ne pas venir en ce sanctuaire de grande espérance où j’ai murmuré “Totus tuus” tant de fois en priant ? Comment aurais-je pu ne pas venir écouter battre le cœur de l’Église et de la mère Patrie dans le cœur de la Mère ? Jasna Gora est le lieu où on perçoit l’écho de la vie de la nation tout entière, dans le cœur de sa Mère et sa Reine.

Je confie l’ensemble de l’Église à la Mère du Christ avec la même foi ardente et le même espoir héroïque que cela avait été fait treize ans auparavant. Acceptez que je confie tout cela à Marie. Acceptez que je le lui confie à nouveau et de façon solennelle. Je suis rempli d’une immense confiance. C’est ici que j’ai appris à l’être. »

Jean Paul II,

Homélie à Jasna Gora le 4 juin 1979




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

« J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

Ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus ! »

       Dans les derniers temps, l’humilité traversée par l’espérance est au cœur de « l’œuvre » de l’Esprit par et en Marie… Nous l’avons déjà signalé : à travers déjà des Saints prophétiques comme petite Thérèse, Saint Jean Bosco, Saint Padre Pio, Saint Maximilien-Kolbe ou Saint Séraphim de Sarov, et tant d’autres… la Sainte Vierge a laissé « entrevoir » la venue plus massive des Apôtres des derniers temps ! Ce sera le moment où l’Eglise et notre civilisation seront dans la tourmente de l’abîme qu’ils surgiront on ne sait d’où… mais Dieu le sait, Lui qui a l’art divin de toujours nous surprendre !

L’invitation du psaume 97 nous laisse deviner « la note majeure » qui dominera dans le cœur et le comportement de ces Apôtres imprévisibles :

« Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles ! » (Ps 97,1)

Et ce « chant nouveau » d’où découlera des merveilles se lèvera de la bouche et de la vie d’enfants, de jeunes, de familles… et de milieux sociaux ou religieux complètement improbables à vue humaine ! Mais l’Œuvre de l’Esprit de Dieu nous surprendra toujours quand il fait monter au cœur de l’homme ce « chant nouveau » qui nous émerveillera car Grand est son Nom :

« Lui qui redit ta majesté plus haute que les cieux

par la bouche des enfants, des tout petits ! » (Ps 8,2)

Jésus à d’ailleurs cité ce passage de psaume (Mt 21,16) face aux grands prêtres et aux scribes, quand les enfants criaient dans le Temple : « Hosanna au fils de David ! » Encore ici ce chant qui jaillit, imprévisible, dans le cœur des « petits » et laisse entrevoir la victoire de Dieu dans l’humilité. D’ailleurs, l’Ecriture Sainte nous invite si souvent à rester dans une « vigilance » de chaque instant… et le Seigneur nous a prévenu en s’identifiant comme un « voleur » (Lc 12,39 / 1 Th 5,4) qui pourrait nous surprendre :

« Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur

sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai ! » (Ap 3,3)

Alors, si pauvres, si pécheurs et si faible que nous soyons, préparons-nous d’abord par l’inlassable fidélité à la prière du Rosaire où, au moins, du chapelet quotidien : là, laissons-nous « former » dans le Cœur de Marie, nouvelle Arche des derniers temps, où l’Esprit transfigure les cœurs des pauvres extrêmes de notre temps… pour en faire les enfants du « Chant nouveau » ! Et c’est pourquoi De Montfort l’a entrevu et proclamé avec une telle force et une telle joie :

« L’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil ; elle découvrira toujours sa malice de Serpent… et protègera jusqu’à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle…

Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon… c’est-à-dire à ses pauvres enfants qu’elle suscitera pour lui faire la guerre ! Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps ; mais en échange, ils seront riches en grâce de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment ; grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé… et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ[1] ! »

A travers la vigilance du saint Rosaire, nous attendons et espérons ces temps nouveaux des Apôtres des derniers temps ! Ils viendront par là où on ne les attend pas… car pauvres entre les pauvres, ils surgiront de divers milieux imprévus et renaîtrons en se mettant à l’école « serrée » de leur Mère : et dans son Cœur Immaculé, ils recevront de l’Esprit un amour fou pour Jésus…  Ils seront alors habités par une invincible espérance qui mettra le feu au monde ! Par le Rosaire continuel, leur vie sera un témoignage constant que Marie est la Porte Royale d’où triomphe l’Amour… cet Amour d’en-Haut qui est la victoire de Elus et resplendit dans la folie de la Croix de l’Unique Sauveur !

Ainsi, plongeons dans le Cœur de Marie que le Saint Padre Pio dévoile comme une immense mer de tendresse et de protection :

« Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu’elle veille sur toi de sa maternelle protection…

Reste toujours plus serré à cette douce Mère céleste, car elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle[2] ! »

 

                                                                                         +Marie-Mickaël

 

[1] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 54.

[2] Saint Padre Pio, Une pensée chaque jour de l’année, 2000, p. 85-86.




Les prodiges de l’Ave Maria

Dans un village du Brabant wallon, un homme qui se livrait presque chaque jour aux plus grands excès de l’ivrognerie et ne cessait de blasphémer, tomba malade après être resté quelques années sans approcher des sacrements. On essaya, mais en vain, de convertir ce malheureux. Quand on vit échouer tous les efforts, on récita le Rosaire pour lui. Une personne qui s’intéressait au sort de ce pécheur, va le trouver, le presse de toute manière et ne peut rien obtenir.

Enfin, après l’avoir longtemps exhorté, elle lui dit : « Je ne vous demande qu’une chose, et je vous laisserai tranquille. Récitez un Ave Maria avec moi. » Elle n’osait en demander davantage.

Le malade consent, récite l’Ave Maria, et à l’instant même il est tout changé. Il demande un confesseur, lui avoue ses fautes, reçoit les sacrements avec la plus édifiante piété et meurt dans les meilleurs sentiments. Ô puissance de la Salutation angélique! Après avoir commencé notre Rédemption, elle la continue dans tous les siècles par des prodiges inouïs.