Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 7 – Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

« Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus…

Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père

qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils… »

 

Après le temps de l’été, nous nous retrouvons pour continuer à méditer cette consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie, notre Arche Sainte de Paix et de Protection, pour vivre les épreuves des derniers temps. En effet, ceux et celles qui se blottissent jour après jour tout contre la Mère vont traverser plus facilement les terribles séismes de notre époque où tout est et sera de plus en plus bouleversé…

Près de Marie, ils seront tout contre le Cœur de Dieu, quoi qu’il arrive ! Je n’avance pas qu’en la Vierge, tout serait illusoirement facile et sans douleur sur le chemin de la sainteté car le mystère de la Croix est notre rendez-vous incontournable pour naître à la vraie vie… et là, suivons les traces de Saint Jean, le seul Apôtre présent au pied de la Croix : remarquons d’abord son intimité contemplative qui le situait « tout contre Jésus » (Jn 13,23). Son regard suivait en cela celui de la Mère de Jésus qui, dans la foi, « repassait en son cœur » (Lc 2,19) chaque instant de la vie de son Fils… depuis le premier instant où elle le conçut jusqu’au pied de la Croix où elle l’a perdu ! Et si Jean est là, c’est parce que depuis le début le Cœur de la Mère déborde dans le sien et qu’il est emporté par elle jusqu’au pied de la Croix…

A travers Marie, il aime éperdument Jésus crucifié car le Cœur de la Mère le tient debout dans la foi contrairement aux autres Apôtres qui, dans cette épreuve suprême, sont absents et effondrés. Cela semble vouloir dire qu’en Marie, on ne s’éloigne jamais de Jésus ! Et la conséquence ultime, la voici : en Elle et par Elle, je peux vraiment « regarder et adorer » Celui que j’ai transpercé par tous mes péchés… Tel est l’indicible mystère de la Miséricorde qui culmine sur la Croix ! Et comme à l’Annonciation, Marie en est le berceau… et comme à la Visitation, Elle le porte et l’offre au monde… Le Christ l’a proclamé à travers Jean, le bien-aimé : « Voici ta Mère ! A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui… » (Jn 19,27).

Tous ces mystères furent cachés, et il aura fallu des siècles à l’Eglise pour les mieux découvrir. Cela nous prouve que les plus grands évènements qui orientent l’histoire humaine sont spirituels et échappent à la surface en demeurant longtemps enfouis dans le silence et l’humilité… c’est pourquoi le vrai chrétien est fondamentalement un homme et une femme qui, comme la Vierge, situe d’abord sa foi dans la lumière intime du cœur où Dieu parle… (Lc 2,19).

Ainsi, quand nous disons à Marie : « Plonge-moi dans l’Amour infini du Cœur ouvert de Jésus ! » Nous témoignons avec Elle que Le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix est la Parole ultime du Dieu-Amour qui s’offre à moi à chaque instant de cette vie : mystère à la fois Ô combien admirable et en même temps redoutable où notre regard peut voir ou ignorer le message ultime de Dieu… car c’est au pied de la Croix que se joue notre éternité : Là, le Crucifié immobile et silencieux sauve le monde !

C’est pourquoi la Tradition de l’Eglise parle de « Verbum Crucis », cette « Parole de la Croix où dans l’extrême anéantissement, l’Amour dit tout ! Mais cette Kénose[1] exaltée par Saint Paul est aussi sublime que redoutable et seul le Saint-Esprit peut nous donner d’entrer dans ce mystère… car, en face de la Croix, l’Eglise regarde moins la souffrance que le Ciel pressenti par le Bon Larron… (Lc 23,39-43) Les impies eux « vident crucem, non vident unctionem », ils voient la Croix, ils ne voient pas l’onction, c’est-à-dire le Ciel ! Si nous voyons la Croix sans voir le Ciel, nous sommes en danger de perdre la foi comme les Apôtres. Il faut demander la grâce de sentir le Ciel à travers le regard du Christ… Jésus a ouvert les portes, et nous pouvons être possédés dès maintenant par la gloire dans l’obscurité de la foi. Alors, nous commençons à entrevoir le mystère de la Miséricorde[2] ! »

« Et révèle-moi l’indicible tendresse du Père qui me donne tout dans les bras ouverts de son Fils ! »

     Dans le silence et l’indicible douleur de la Croix, Dieu se dit et se révèle comme nulle part ailleurs… et c’est pourquoi ce mystère est central dans la Révélation. L’indicible tendresse du Père me donne « le tout de l’Amour » à travers les bras ouverts de son Fils crucifié : Tout, c’est tout ! Car l’Amour infini qui jaillit du Cœur ouvert de son Fils s’offre à chaque instant de ma vie : c’est le don de sa Grâce continuelle dans l’Esprit, dans les sacrements de son insondable miséricorde qui culmine en la Sainte Eucharistie où, caché, son Amour infini s’offre à mon cœur blessé… et m’entraîne à aimer tous mes frères et sœurs, sans aucune exception !

Alors, ne l’oublions jamais, Dieu a tout prévu pour me sauver du « feu de l’enfer » qui veut m’emporter du désespoir à la révolte de la damnation… et c’est pourquoi à Fatima, Notre Dame nous a demandé de faire cette prière si actuelle à la fin de chaque dizaine de chapelet :

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer et conduis au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de ta Miséricorde ! »

Cette prière jaillie du Cœur de Marie est théologiquement admirable. Elle est, en effet, une synthèse courte et essentielle du mystère du salut : elle fait d’abord la vérité en nos vies car nous sommes des pécheurs pardonnés et sauvés de l’Enfer par l’infinie miséricorde du Cœur ouvert de Jésus sur la Croix… et c’est tout le sens du mystère de l’Eglise qui n’existe que pour annoncer la Rédemption dans le Christ et faire de nous des suppliants de son infinie Miséricorde qui veut « conduire » au Ciel tous ses enfants, spécialement les plus égarés !

On devrait le rappeler avec force à nombre de croyants qui flirtent avec l’apostasie actuelle. On devrait le « crier » à notre civilisation postmoderne qui est devenue hermétique à la tendresse de Dieu révélée sur la Croix du Seigneur ! N’a-t-elle pas donné naissance à un péché qui n’avait jamais existé jusque là, un péché nouveau ? Car « à force d’endurcir son cœur, elle est devenue christiano-résistante… et à ce moment se produit ce qu’on appelle en médecine une réaction de rejet. On a été vulnérable à la Parole, à l’Amour, à la tendresse du Christ, puis on se blinde. On est obligé de se blinder pour rejeter ce virus que j’appellerai le virus trinitaire, le virus de la tendresse de Dieu[3]… »

Jésus nous avait prévenus : « L’iniquité se multipliant, l’amour de beaucoup se refroidira » (Mt 24,12). Cette parole prophétique tirée des Evangiles eschatologiques est d’une terrible actualité : loin de Dieu, il fait « froid » et il fait « nuit » ! Le Christ, Source de l’amour, a été exclu, marginalisé, privatisé. On a volé la clé du Tabernacle et la porte reste fermée… il en résulte une immense solitude où le « non-sens » du quotidien devenant insupportable, il ne reste plus que l’exaltation subjective : « Tu seras roi ! Tu seras efficace ! Tu seras seul[4] ! »

L’horizontalité de notre société matérialiste et égalitariste a évacué l’aventure du sens ultime : tous égaux, mais tristes… alors, il ne reste plus qu’à se « faire peur » au saut à l’élastique ou au Paris-Dakar ! Pourtant, le message du « petit Prince[5] » continue à résonner : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ! »

La vraie liberté ne naîtra que de la profondeur spirituelle de l’homme : « Le 21° siècle sera religieux ou il ne sera pas ! » avait prophétisé André Malraux. Il ne s’agit pas ici d’une restauration nostalgique du passé mais d’une Pentecôte inédite que la Sainte Vierge prépare avec le Saint Esprit : la « civilisation de l’Amour » prophétisée par le Pape Jean-Paul II… et c’est pourquoi les forces du Mal se déchaînent avec une violence jamais vue pour nous décourager et nous égarer… elles savent que la Lumière commence à se lever !

Blottissons-nous donc sur le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise et Mère des hommes, car le naufrage de notre civilisation se précise… et nous avons tant besoin de son indicible tendresse et de sa puissante protection !

+Marie-Mickaël

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[1] Du grec Kenôsis : « se rendre vide, se priver de tout, s’anéantir ». C’est un langage Paulinien qui essaie d’exprimer l’abaissement, la descente extrême du Fils en sa Passion : « Il s’est dépouillé (vidé) en prenant la condition d’esclave… Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la Croix ! » (Ph2,7-8).

[2] Marie-Dominique Molinié, Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Saint Paul, 1994, p.152-153.

[3] Marie-Dominique Molinié, op. cit., p.195-196.

[4] « L’exaltation du moi, enfin, cette apothéose d’une autonomie individuelle, sans cesse promise, sans cesse élargie… devient, au bout du compte, la dernière ruse d’une modernité qui n’a plus d’autre dessein défini que cette ébriété/malaise de l’individu-roi, sur fond de prolifération technicienne et consumériste… Libre et désaffilié, le moi est menacé d’engloutissement dans son propre triomphe ! » Jean-Claude Guillebaud, La refondation du monde, Seuil, 1999, p.282.

[5] Le petit Prince est le merveilleux ouvrage d’Antoine de Saint Exupéry et il est le deuxième livre le plus vendu dans le monde après la Bible : près de 200 millions d’exemplaires écoulés depuis sa parution à New York en 1943 et traduction en 270 langues et dialectes… Il a aussi été adapté en BD, dessin animé, manga et comédie musicale.




L’importance du Rosaire selon le pape Léon XIII

L’encyclique Octobri mense, publiée le 22 septembre 1891, est la quatrième des onze encycliques écrites par le pape Léon XIII sur le Rosaire. Elle a pour thème le pouvoir de la prière du Rosaire et du chapelet. En voici un extrait :

« Parmi les divers rites et manières d’honorer la Bienheureuse Marie, il en faut préférer quelques-uns, dans la mesure où nous les savons les plus puissants et les plus agréables à notre Mère ; et pour cette raison nous mentionnons spécialement par son nom et recommandons le Rosaire. La langue vulgaire a donné le nom de couronne à cette manière de prier, qui rappelle à nos esprits les grands mystères de Jésus et de Marie unis dans les joies, les peines et les triomphes. La contemplation de ces augustes mystères, contemplés dans leur ordre, apporte aux âmes fidèles une merveilleuse confirmation de la foi, une protection contre la maladie de l’erreur et un accroissement de la force de l’âme. L’âme et la mémoire de celui qui prie ainsi, éclairée par la foi, sont attirées vers ces mystères par la plus douce dévotion, s’y absorbent et s’étonnent devant l’œuvre de la Rédemption de l’humanité, réalisée à un tel prix et par des événements si grands. L’âme est pleine de reconnaissance et d’amour devant ces preuves de l’amour divin ; son espérance s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances.  La prière est composée de paroles venant de Dieu lui-même, de l’archange Gabriel et de l’Église ; plein de louanges et de grands désirs ; et elle se renouvelle et continue dans un ordre à la fois fixe et divers ; ses fruits sont toujours nouveaux et sucrés. L’espérance de l’âme s’élargit et son désir s’accroît pour les choses auxquelles le Christ a préparé ceux qui se sont unis à lui en imitant son exemple et en participant à ses souffrances. »

Pape Léon XIII

Encyclopédie Mariale




Méditation de Saint Bernard pour la fête de l’Assomption

O Femme admirable, unique,
par qui, en Jésus-Christ, tout est renouvelé,
le démon foulé aux pieds, les hommes sauvés,
femme pleine de grâce surabondante de grâce du trop plein de cette plénitude,
Vous inondez toute créature, pour lui rendre sa vigueur.

Vierge bénie au-dessus de tout, par votre bénédiction,
toute la nature est bénie,
et non seulement la création par son Créateur,
mais Celui-ci, à son tour, par sa créature.

Vous qui êtes élevée au-dessus de tout,
Vous si belle à voir, si aimable à contempler,
si douce à aimer,
ayez pitié de celui qui soupire après Vous !
O Merveille de Dieu, je contemple Marie :
rien n’est égal à elle ;
rien, si ce n’est Dieu, n’est plus grand qu’elle.

Dieu a donné à Marie son Fils Lui-même,
Celui que seul, égal à Lui,
Il engendre de son Cœur,
comme S’aimant Lui-même.
De Marie, Dieu S’est fait un Fils,
non un autre Fils que le sien,
mais le même,
Fils de Dieu et Fils de Marie.

Merveille de Dieu ! Tout a été créé par Dieu,
et Dieu est né de Marie !
Dieu qui a tout fait S’est fait Lui-même de Marie ;
ainsi a-t-Il refait tout ce qu’Il avait créé.
Celui qui a pu faire tout de rien n’a pas voulu,
refaire sans Marie,
ce qui avait été souillé par le péché.
Dieu est donc le Père de tout ce qui a été créé,
et Marie la Mère de ce qui est recréé.

O Marie, vraiment le Seigneur est avec Vous,
Lui qui a fait que tous Vous devraient tant, et d’accord avec Lui !




Délivrée des flammes du Purgatoire par le Rosaire

Au royaume d’Aragon (Espagne), vivait une jeune fille nommée Alexandra. Souvent elle avait assisté aux prédications de saint Dominique, et avait fini par entrer dans la Confrérie du Rosaire. Ardente et passionnée, elle oublia trop souvent de dire son chapelet comme elle le devait.

Deux jeunes gens s’étant battus en duel et tués l’un l’autre à son propos, leurs familles se jettent sur Alexandra et l’immolent à leur fureur ; elles précipitent ensuite son cadavre dans un puits. Cependant la Reine du Rosaire n’oublia pas les quelques actes de dévotion d’Alexandra à son égard. Elle inspira à saint Dominique d’aller la ressusciter. Étant venu près du puits, le saint lui cria : « Alexandra, venez dehors. » Ô prodige ! La morte s’anime, et sort pleine de vie, à la vue d’un peuple immense présent à ce miracle.

La ressuscitée se jette aux pieds du saint, et lui dit qu’au moment d’expirer, elle avait obtenu le don de la contrition, grâce aux mérites de la Confrérie du Rosaire ; que les démons voulaient emporter son âme en enfer, mais que Marie était venue la délivrer ; qu’elle était condamnée à deux cents ans de purgatoire, pour la mort des deux jeunes gens, et à cinq cents autres années pour avoir été par sa faute une occasion de péché à beaucoup de personnes ; mais qu’elle espérait que les confrères du Rosaire abrégeraient sa peine par leurs instances auprès de Marie.

Son espoir ne fut point trompé. Elle mourut de nouveau, et au bout de quinze jours elle apparut rayonnante à saint Dominique. Elle lui dit de remercier les confrères, qui avaient été pour elle autant de bienfaiteurs, et qui par leurs suffrages avaient hâté sa délivrance.

Elle ajouta qu’elle venait comme ambassadrice des âmes du purgatoire, conjurer le saint de prêcher et d’étendre la dévotion du Rosaire, qui leur procurait chaque jour un admirable soulagement. « Que les confrères », dit-elle, « appliquent à ces pauvres âmes les indulgences et les faveurs spirituelles dont ils possèdent un trésor si abondant ! Ils n’y perdront rien, car les élus, à leur tour, intercéderont pour eux dans le ciel. Les Anges se réjouissent de cette dévotion, et leur Reine s’est déclarée la tendre Mère de tous ceux qui l’embrassent. »

Ainsi parla cette âme, sur le point d’entrer dans la gloire. Saint Dominique raconta lui-même cette révélation. Prenons donc la résolution de réciter souvent le chapelet en faveur des âmes du purgatoire. Ces âmes ont soif : le chapelet leur ouvre une source d’eau vive.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie ! 6 – Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint !

 » En la Flamme d’Amour de ton Cœur Immaculé :

Brûle les blessures de mes péchés et apaise mes révoltes et mes peines…

Ouvre mon cœur aux Attentes et au Feu de l’Esprit-Saint ! « 

            Le Cœur Immaculé de Marie est le lieu caché par lequel l’Esprit est venu sur l’Eglise naissante à la Pentecôte… Car le Cœur de « Marie, Mère de Jésus » (Ac 1,14) est le « chef d’œuvre » du Saint-Esprit de sa naissance à son couronnement au Ciel ! Mais la plénitude centrale de son Mystère est la maternité divine : en devenant Mère de Dieu, une porte secrète s’est ouverte[1] en son Cœur pour l’humanité et l’amour fou pour son Fils Sauveur la conduira à sa suite jusqu’au pied de la Croix…

Là, s’opérera en Elle une nouvelle naissance par la Parole de l’Agneau crucifié : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Elle devient dans l’extrême douleur « Mère de tout homme et de chaque homme en particulier » comme l’a proclamé Saint Jean-Paul II qui confiera aux jeunes ces paroles d’or :

« A l’Annonciation, Marie, en son sein, donne la nature humaine au Fils de Dieu ; au pied de la Croix, en la personne de Jean, elle accueille en son Cœur l’humanité entière. Mère de Dieu dés le premier instant de l’Incarnation, elle devient Mère des hommes aux derniers moments de la vie de son Fils, Jésus… Au pied de la Croix sur laquelle meurt Celui qu’elle a conçu par le « oui » de l’Annonciation, Marie reçoit de Lui comme une « seconde Annonciation » : « Femme, voici ton fils[2] ! » (Jn 19,26).

Et le si cher Pape Benoît XVI conclut magnifiquement :

« La parole du Crucifié au disciple – à Jean, et à travers lui, à tous les disciples de Jésus : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27) – devient, au fil des générations, toujours nouvellement vraie. De fait, Marie est devenue Mère de tous les croyants. C’est vers sa bonté maternelle comme vers sa pureté et sa beauté virginales que se tournent les hommes de tous les temps et de tous les coins du monde dans leurs besoins et leurs espérances, dans leurs joies et leurs souffrances[3]… »

Ainsi, comme l’Esprit est venu « épouser » la Vierge de Nazareth au moment de l’Incarnation pour engendrer l’inexprimable mystère du Verbe fait chair… L’Esprit passe aussi à travers Elle pour faire naître de son feu (Ac 2,3) la primitive Eglise !

L’Esprit est intimement uni à son Epouse. Ils sont à jamais liés dans le cœur de l’Eglise pour une mystérieuse fécondité car Marie, « tout en faisant partie de l’Eglise comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous[4] », elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la Mère de l’Eglise. Et comme telle, elle « engendre » continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession en implorant pour eux l’effusion inépuisable de l’Esprit[5]… »

Sur le chemin de la foi, le chrétien ne doit donc jamais oublier que l’Esprit-Saint est autant un Feu qui illumine pour notre joie, qu’un Feu qui purifie pour notre résurrection : Saint Jean de la Croix l’a magnifiquement développé dans cette image de la bûche assaillie par le feu jusqu’à ce qu’elle soit transformée en braise par les flammes ! C’est son poème final et la première strophe nous plonge déjà dans l’œuvre sublime de l’Esprit :

« O Flamme vive d’amour

qui blesse avec tendresse

de mon âme le centre le plus profond !

Puisque maintenant n’est plus tourment,

achève, si tu le veux,

déchire la toile de cette douce rencontre[6]… »

Dans une civilisation où la technologie nous a trop souvent rendus hermétiques à la beauté spirituelle et au mystère du salut… il faut se souvenir de la parole prophétique du Seigneur sur le feu universel qu’Il veut répandre, et qui en dit long sur son inlassable « attente » à la porte de nos cœurs :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé !… » (Lc 12,49).

Alors, ne l’oublions jamais : « Notre Dieu est un feu dévorant ! » (He 12,49) Et notre vie de foi n’est pas simplement de l’ordre d’une pratique extérieure, si fidèle soit-elle : elle est l’aventure ultime de nos vies où Dieu nous emporte dans un Océan d’amour… Là, le silence est Parole, la beauté est inimaginable…

Tout se joue donc maintenant car « On obtient de Dieu tout autant qu’on en espère[7] ! »

                                                                       +Marie-Mickaël

 

Message pour l’été : frères et sœurs bien-aimés, avec ce dernier enseignement, nous entrons dans la période d’été qui nous appelle tous à faire un « break » en vous souhaitant des temps de détentes, de communion et de contemplation ! Le site continuera à donner des nouvelles… et je vous retrouverai début septembre, et aussi pour une « méditation mariale » le 15 août.

 

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[1] « La maternité de Marie, qui commença avec le « fiat » de Nazareth, s’accomplit sous la Croix. S’il est vrai – comme l’observe Saint Anselme – qu’ « à partir du moment du « fiat », Marie commença à nous porter tous dans son sein », la vocation et la mission maternelle de la Vierge à l’égard des croyants en Christ commença de manière effective lorsque Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26). Pape Benoît XVI, Homélie, Rome, 29 novembre 2006.

[2] Saint Jean-Paul II, Message du Saint Père aux jeunes du monde pour la 18° journée mondiale de la jeunesse, Rome, 8 mars 2003.

[3] Pape Benoît XVI, Encyclique « Deus Caritas est », Rome, 25 décembre 2005.

[4] Concile Vatican II, Lumen Gentium, 53.

[5] Saint Jean-Paul II, Lettre sur le Rosaire – Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002.

[6] Saint Jean de la Croix, Docteur de l’Eglise, Vive Flamme d’amour, couplet 1.

[7] Saint Jean de la Croix, Lettre 14.




« Je suis rempli d’une immense confiance. C’est ici que j’ai appris à l’être »

Lors de son premier voyage en Pologne, dès 1979, le Pape Jean-Paul II nouvellement élu se rend immédiatement au sanctuaire marial de Czestochowa :

« Je désire en ce sanctuaire de Jasna Gora, dans ma patrie terrestre, la Pologne, confirmer avant tout les actes de consécration et de confiance qui, à divers moments, bien des fois et sous des formes variées, ont été prononcés par le Cardinal Primat et par l’épiscopat polonais. D’une façon tout à fait particulière, je désire confirmer et renouveler l’acte de consécration prononcé à Jasna Gora le 3 mai 1966 à l’occasion du millénaire de la Pologne.

Par cet acte les évêques polonais en se donnant à toi, Mère de Dieu, dans ta “maternelle servitude d’amour” voulaient servir la grande cause de la liberté de l’Église (…) Sainte Vierge, gardienne lumineuse de Czestochowa ! Cette invocation exprime ce qui bat encore dans le cœur de tous les Polonais.

Comment aurais-je pu ne pas venir en ce sanctuaire de grande espérance où j’ai murmuré “Totus tuus” tant de fois en priant ? Comment aurais-je pu ne pas venir écouter battre le cœur de l’Église et de la mère Patrie dans le cœur de la Mère ? Jasna Gora est le lieu où on perçoit l’écho de la vie de la nation tout entière, dans le cœur de sa Mère et sa Reine.

Je confie l’ensemble de l’Église à la Mère du Christ avec la même foi ardente et le même espoir héroïque que cela avait été fait treize ans auparavant. Acceptez que je confie tout cela à Marie. Acceptez que je le lui confie à nouveau et de façon solennelle. Je suis rempli d’une immense confiance. C’est ici que j’ai appris à l’être. »

Jean Paul II,

Homélie à Jasna Gora le 4 juin 1979




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

5 – Plongé dans la Mer de ta tendresse…

« J’espère de tout mon cœur devenir jour après jour

Ton pauvre et petit apôtre des temps nouveaux…

Plongé dans la mer de ta tendresse et rayonnant l’Amour infini de Jésus ! »

       Dans les derniers temps, l’humilité traversée par l’espérance est au cœur de « l’œuvre » de l’Esprit par et en Marie… Nous l’avons déjà signalé : à travers déjà des Saints prophétiques comme petite Thérèse, Saint Jean Bosco, Saint Padre Pio, Saint Maximilien-Kolbe ou Saint Séraphim de Sarov, et tant d’autres… la Sainte Vierge a laissé « entrevoir » la venue plus massive des Apôtres des derniers temps ! Ce sera le moment où l’Eglise et notre civilisation seront dans la tourmente de l’abîme qu’ils surgiront on ne sait d’où… mais Dieu le sait, Lui qui a l’art divin de toujours nous surprendre !

L’invitation du psaume 97 nous laisse deviner « la note majeure » qui dominera dans le cœur et le comportement de ces Apôtres imprévisibles :

« Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles ! » (Ps 97,1)

Et ce « chant nouveau » d’où découlera des merveilles se lèvera de la bouche et de la vie d’enfants, de jeunes, de familles… et de milieux sociaux ou religieux complètement improbables à vue humaine ! Mais l’Œuvre de l’Esprit de Dieu nous surprendra toujours quand il fait monter au cœur de l’homme ce « chant nouveau » qui nous émerveillera car Grand est son Nom :

« Lui qui redit ta majesté plus haute que les cieux

par la bouche des enfants, des tout petits ! » (Ps 8,2)

Jésus à d’ailleurs cité ce passage de psaume (Mt 21,16) face aux grands prêtres et aux scribes, quand les enfants criaient dans le Temple : « Hosanna au fils de David ! » Encore ici ce chant qui jaillit, imprévisible, dans le cœur des « petits » et laisse entrevoir la victoire de Dieu dans l’humilité. D’ailleurs, l’Ecriture Sainte nous invite si souvent à rester dans une « vigilance » de chaque instant… et le Seigneur nous a prévenu en s’identifiant comme un « voleur » (Lc 12,39 / 1 Th 5,4) qui pourrait nous surprendre :

« Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur

sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai ! » (Ap 3,3)

Alors, si pauvres, si pécheurs et si faible que nous soyons, préparons-nous d’abord par l’inlassable fidélité à la prière du Rosaire où, au moins, du chapelet quotidien : là, laissons-nous « former » dans le Cœur de Marie, nouvelle Arche des derniers temps, où l’Esprit transfigure les cœurs des pauvres extrêmes de notre temps… pour en faire les enfants du « Chant nouveau » ! Et c’est pourquoi De Montfort l’a entrevu et proclamé avec une telle force et une telle joie :

« L’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil ; elle découvrira toujours sa malice de Serpent… et protègera jusqu’à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle…

Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon… c’est-à-dire à ses pauvres enfants qu’elle suscitera pour lui faire la guerre ! Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps ; mais en échange, ils seront riches en grâce de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment ; grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé… et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ[1] ! »

A travers la vigilance du saint Rosaire, nous attendons et espérons ces temps nouveaux des Apôtres des derniers temps ! Ils viendront par là où on ne les attend pas… car pauvres entre les pauvres, ils surgiront de divers milieux imprévus et renaîtrons en se mettant à l’école « serrée » de leur Mère : et dans son Cœur Immaculé, ils recevront de l’Esprit un amour fou pour Jésus…  Ils seront alors habités par une invincible espérance qui mettra le feu au monde ! Par le Rosaire continuel, leur vie sera un témoignage constant que Marie est la Porte Royale d’où triomphe l’Amour… cet Amour d’en-Haut qui est la victoire de Elus et resplendit dans la folie de la Croix de l’Unique Sauveur !

Ainsi, plongeons dans le Cœur de Marie que le Saint Padre Pio dévoile comme une immense mer de tendresse et de protection :

« Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu’elle veille sur toi de sa maternelle protection…

Reste toujours plus serré à cette douce Mère céleste, car elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle[2] ! »

 

                                                                                         +Marie-Mickaël

 

[1] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 54.

[2] Saint Padre Pio, Une pensée chaque jour de l’année, 2000, p. 85-86.




Les prodiges de l’Ave Maria

Dans un village du Brabant wallon, un homme qui se livrait presque chaque jour aux plus grands excès de l’ivrognerie et ne cessait de blasphémer, tomba malade après être resté quelques années sans approcher des sacrements. On essaya, mais en vain, de convertir ce malheureux. Quand on vit échouer tous les efforts, on récita le Rosaire pour lui. Une personne qui s’intéressait au sort de ce pécheur, va le trouver, le presse de toute manière et ne peut rien obtenir.

Enfin, après l’avoir longtemps exhorté, elle lui dit : « Je ne vous demande qu’une chose, et je vous laisserai tranquille. Récitez un Ave Maria avec moi. » Elle n’osait en demander davantage.

Le malade consent, récite l’Ave Maria, et à l’instant même il est tout changé. Il demande un confesseur, lui avoue ses fautes, reçoit les sacrements avec la plus édifiante piété et meurt dans les meilleurs sentiments. Ô puissance de la Salutation angélique! Après avoir commencé notre Rédemption, elle la continue dans tous les siècles par des prodiges inouïs.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

4 – Le saint Rosaire du « Triomphe de ton Cœur » !

« De prier chaque jour le saint Rosaire (ou le chapelet),

L’Arme humble, cachée et absolue du « Triomphe de ton Cœur »

qui viendra à la fin… »

 

Le Rosaire est la prière ultime et puissante pour traverser les combats et les dangers de l’extrême fin des temps : Notre Mère si proche nous invite chaque jour à garder nos mains et nos cœurs suspendus au chapelet qui nous garde dans la vigilance constante de la foi…

En toutes ses Apparitions, la Vierge nous a tant recommandé la prière quotidienne du Rosaire : « Celui qui se confie à moi par le Rosaire ne périra pas ! » disait-elle à Saint Dominique. Cette vérité, elle la mettra en relief dans ses Apparitions, et tout particulièrement à Akita[1], au Japon, de 1973 à 1981. Dans le message final, il y a comme le résumé de tous les messages de Notre Mère du Ciel donnés au monde depuis ses venues à la Salette, Lourdes, Fatima, Amsterdam et Garabandal. Il nous est donc urgent d’écouter les « Avertissements » maternels qu’Elle a donnés à travers Sœur Agnès, au couvent des Servantes de l’Eucharistie.

Mais auparavant, il est bon de découvrir le signe et le message donnés dans la chapelle du couvent à travers la statue de « Notre Dame de tous les Peuples[2] » : le 20 septembre 1973, la statue s’est mise à pleurer en répandant une odeur suave dans la chapelle… et cela se reproduira 101 fois[3], même devant l’Evêque du lieu et les caméras de télévision. Un Ange visitera Sœur Agnès pour lui en donner la signification : le 0 représente le monde, et le 1 les deux femmes. L’une a apporté le péché, Eve, et l’autre, Marie, a vaincu Satan et nous apporte le salut en enfantant le Christ Sauveur !

Ces pleurs si abondants de la Vierge nous introduisent ici au message final de la Vierge d’Akita où résonne une telle « gravité ». Renvoyant à la dernière Apparition de Notre Dame à Fatima où eut lieu le miracle du soleil, il fut donné le 13 octobre 1973 à Sœur Agnès :

« Comme je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un Châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un Châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant ! Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles ! Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts.

Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Evêques et les prêtres.

Le travail du Diable s’infiltrera même dans l’Eglise de manière que l’on verra des Cardinaux s’opposer à des Cardinaux, et des Evêques contre d’autres Evêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. L’Eglise et les autels seront saccagés. L’Eglise sera pleine de ceux acceptent des compromissions et le Démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.

Le Démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux !

Prie beaucoup le Chapelet. Moi seule peux encore vous sauver des calamités qui approchent. Ceux qui mettent leur confiance en moi seront sauvés ! »

Le Message d’Akita est d’une terrible gravité car, à la suite de Fatima, il s’agit d’une entrée dans l’extrême fin des temps où se révèle la Dame vêtue du soleil signalée dans le Livre de l’Apocalypse : « Une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tète ! » Et, face à Elle : « L’énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes… » (Ap 12,1-3). Dans cet immense combat, caché derrière l’histoire humaine, se joue à chaque instant le salut de tous et de chacun… et la Vierge qui nous aime tant vient nous le rappeler avec un terrible réalisme et une inlassable tendresse !

Le message est si « actuel » que d’une certaine manière, on peut dire qu’il est au-dessus de nos têtes ! Clair, dense et rude, il est sans interprétation possible : des catastrophes naturelles jamais vues, des persécutions mondiales et une apostasie unique au sein de l’Eglise approchent à grands pas…

Il est donc éclairant, pour fortifier notre foi, de résumer le message de ND d’Akita :

  1. L’urgence absolue de la prière du Rosaire et de la pénitence pour éviter un châtiment « plus grand que le déluge universel » du temps de Noé…
  2. Une crise sans précédent de l’Eglise où l’apostasie provoque une « division » entre Cardinaux, Evêques et prêtres. Cette division et décadence à l’intérieur de l’Eglise, ne l’a-t-on pas vue se réaliser sous nos yeux durant le pontificat du Pape François ?
  3. L’avertissement d’un grave « châtiment mondial » si l’humanité ne se convertit pas et continue sa descente aux enfers comme jamais dans l’histoire des hommes !
  4. Adorer Jésus dans la « Très Sainte Eucharistie » car Notre Dame nous rappelle combien « Dieu est présent » dans l’Hostie consacrée…
  5. Réaffirmation de la « protection de Marie » à ceux et celles qui se tournent vers Elle et prient son Rosaire : « Celui qui se confie à moi sera sauvé ! »

Cependant, la Vierge nous aime tant que Akita n’est pas son ultime message pour nous « réveiller » ! A partir de 1981, vont suivre d’autres Apparitions tout aussi importantes : Kibého, l’Escorial, Medjugorje… cependant, en ce dernier lieu, elle a affirmé le 23 juin 1982 : « Je suis venue appeler le monde à sa conversion pour la dernière fois. Après, je n’apparaîtrai plus sur terre… »

Ainsi, par la fidélité quotidienne au Rosaire, aux sacrements et à la charité fraternelle, demeurons dans une vigilance inlassable de supplication pour la paix du monde en vue de « hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie[4] ! »

                                                                                                +Marie-Mickaël

 

[1] Apparitions de la Vierge à Sœur Agnès Sasagawa reconnues par l’Eglise à travers l’Evêque du lieu Mgr Ito et confirmées à l’époque par le Préfet de la  Congrégation pour la doctrine de la foi : le Cardinal Ratzinger, futur Pape Benoit XVI. Il dira : « Le message d’Akita est le troisième secret de Fatima ! »

[2] C’est la Vierge de « Notre Dame de tous les peuples » d’Amsterdam qui est apparue à Ida Peerdeman de 1945 à 1959. Au-delà d’une condamnation « récente » du Saint Siège, alors que l’Evêque du lieu avait reconnu les Apparitions authentiques…. Les signes donnés à Akita à travers la statue « Notre Dame de tous les Peuples » sont comme une humble et touchante « réponse » de la Vierge…

[3] Les pleurs de la Vierge d’Akita à travers sa statue se manifestent du 4 janvier 1975 au 15 septembre 1981 : fête de ND des douleurs !

[4] Pape Benoît XVI, Homélie, Fatima 13 mai 2010.




Consécration « urgente » au Cœur Immaculé de Marie : 3 – Doux Refuge des derniers temps !

                                               3 – Doux Refuge des derniers temps !

« En ce jour béni, je fais le choix d’entrer et de vivre pour toujours

en ton Cœur Immaculé : « Doux Refuge des derniers temps ! »

 

      Ce « jour béni » est habituellement le samedi où l’Eglise fait référence à la « foi de Marie » durant les jours Saints de la Passion du Seigneur… on a pu avancer qu’en ce « samedi Saint » de la Passion, juste après le Jour de la mort de Jésus en Croix : toute la foi de l’Eglise était concentrée dans le Cœur souffrant de Marie… car en ce samedi de silence, le Christ avait disparu dans le sépulcre, les apôtres étaient effondrés et se cachaient par peur des Juifs (Jn 20,19) : Tout semblait irrémédiablement terminé… et c’est pourtant ce « Jour béni » où toute la foi de l’Eglise était cachée dans le Cœur douloureux de la Vierge : habitée par une indicible souffrance, Elle restait ferme « debout dans la foi et l’espérance » en la Résurrection de son Fils tant aimé…

Ainsi, en ce samedi saint, la Tradition avance que la foi de Marie est « la porte » demeurée ouverte sur la joie du Dimanche de la Résurrection, comme sa foi a été la « porte » par laquelle le Christ est entré dans le monde ! Et c’est pourquoi, à la suite de Pierre et des Apôtres, l’Eglise n’a toujours qu’une seule mission comme l’a rappelé notre nouveau Pape Léon XIV :

« Jeter le filet encore et encore pour plonger dans les eaux du monde l’espérance de l’Evangile, de naviguer sur la mer de la vie pour que tous puissent se retrouver dans l’étreinte de Dieu… c’est l’heure de l’amour[1] ! »

Mais ici, il y a un seuil à passer : prier Marie seulement de l’extérieur où, comme Saint Jean : « prendre la Vierge chez nous… » (Jn 19,27). Elle devient alors mon  lieu sacré  pour la rencontre avec Dieu. Et c’est pourquoi il faut se souvenir ici de « la promesse » de Notre Dame de Fatima à Lucie, car elle nous est aussi adressée :

« Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu[2]… »

Dans sa tendresse, Marie s’offre chaque jour à nous comme « refuge et chemin » pour nous conduire au Christ en ces temps redoutables. Car si nous nous abandonnons entre les mains de tendresse de notre Mère, le combat quotidien de la foi sera plus facile : La Vierge n’est-elle pas au milieu de nous ce « printemps de Dieu » où le spirituel le plus sublime se cache et se déploie dans l’ordinaire le plus humble ? Saint Jean Paul II en avait la forte intuition quand il lui adressait ces paroles prophétiques pour notre temps : « Accompagne nos pas vers les frontières de l’humanité sauvée et pacifiée ! Réjouis notre cœur, affermis-le dans la certitude que le Dragon n’est pas plus fort que ta Beauté !… L’Année mariale se termine, mais le temps des yeux levés vers Marie commence[3]… »

Ces paroles prophétiques demeurent d’une telle actualité et elles nous confirment combien Marie désire tant nous blottir et nous protéger dans le « doux Refuge » de son Cœur…  Tel est l’ultime rendez-vous  pour demeurer fidèle et debout dans cette foi mariale dont l’espérance est invincible !                                   

+Marie-Mickaël

 

[1] Pape Léon XIV, Homélie du début de Pontificat,  Rome, 18 mai 2025.

[2] 4° Mémoire, Compilation du père Luis Kondor, Fatima, 1997.

[3] Saint Jean-Paul II, Rome, 15 août 1987.