En son Cœur naissent les étoiles ! Ce Cœur de Marie révélé à Fatima…

Allons-nous enfin choisir jour après jour la douceur des mains de Marie ? N’est-ce pas Elle qui nous plonge dans la puissance de l’Esprit ? N’est-t-Elle pas toujours celle qui attire sur nous l’Amour infini de manière cachée comme à la Pentecôte ? Assurément car la Mère de Jésus était là « d’un même cœur » avec l’Eglise naissante (Ac 1,14)… comme Elle est et sera « toujours là » jusqu’à la fin ! Car depuis sa venue à Fatima, nous savons que le triomphe de son Cœur Immaculé est imminent pour préparer le Retour de Jésus !

Tel est la réalité finale à ne pas oublier dans les grands combats actuels et à venir qui vont venir « éprouver » notre espérance : dans une sagesse qui n’est pas de ce monde, Dieu nous sauvera par des voies déroutantes au moment où tout semblera perdu ! Et c’est pourquoi les enfants de Marie demeureront petits et enfouis en son Cœur Immaculé. Ils traverseront ainsi les terribles épreuves des derniers temps comme Saint Jean l’a suivie jusqu’au pied de la Croix : là, Elle était debout dans la foi et déjà victorieuse dans l’espérance… parce que l’amour pour son Fils Sauveur était sa seule lumière !

Alors, dans cette période redoutable qu’aborde l’Eglise, Il nous faut d’abord découvrir l’expression bouleversante de son Regard maternel posé sans cesse sur nous…  souvenons-nous ici du témoignage de Mélanie de La Salette :

« Les yeux de la très Sainte Vierge, notre tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine… ses yeux brillaient comme deux soleils ! Ils étaient doux et clairs comme un miroir… Dans ses yeux, on voyait le Paradis !… Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la Porte de Dieu[1] !… »

Il nous faut aussi contempler la manière unique dont s’est révélée la Vierge à Fatima. Car son attitude et ses gestes manifestent le mystère de sa merveilleuse Tendresse et de sa puissante Protection pour chacun de nous :

A Fatima, Notre Dame a exprimé sa maternité spirituelle sur nous par « le langage des mains » : sa main droite d’abord, posée sur notre épaule, nous protège et nous plonge en même temps dans la puissance de l’Esprit comme les trois enfants ! Elle nous tend aussi le chapelet pour être fort, confiant et humble dans le combat spirituel de chaque jour…

Sa main gauche tendue vers nous mendie notre prière car, par le Rosaire et nos sacrifices, la Vierge veut sauver les âmes au bord de l’Enfer ! Et c’est pourquoi aussi cette main gauche nous envoie dans toutes sortes de missions, visibles ou cachées, pour annoncer dans l’infinie miséricorde du Père à travers le Visage et le Cœur ouvert de Jésus !

Ainsi, Marie a reçu de la Sainte Trinité la mission de venir nous préparer pour la joie du retour de l’Unique Sauveur ! Elle est au cœur du mystère de la fin des temps comme l’a annoncé un de ses plus grands prophètes : « C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde pour la première fois, et c’est aussi par Elle qu’Il doit y revenir pour la seconde[2]… » Nous voici donc prévenus : veillons sans cesse avec courage !

+Marie-Mickaël

 

[1] Mélanie, Castellammmare, 21 novembre 1878.

[2] Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 1.




En son Cœur naissent les étoiles ! Le temps du Cœur Immaculé de Marie…

Pour vivre intensément cette fin des temps sous le Regard de Jésus, Notre Sauveur, il nous faut réentendre la parole « unique » qui a jailli de son Cœur sur la Croix : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Comme toute Parole de Dieu, elle traverse les siècles jusqu’à nous aujourd’hui… et sous savons combien la Mère de Jésus et de l’Eglise s’est manifestée ces deux derniers siècles en tant de lieux d’Apparitions d’hier et d’aujourd’hui dont « Fatima » demeure le cœur !

Là, Elle est venue dire à trois enfants des secrets et des avertissements qui résonnent encore en notre temps… Elle a annoncé les temps redoutables que nous vivons et les épreuves de l’Eglise actuelle. Saint Jean Paul II l’avait deviné comme nul autre Pape :

« Cherchons à comprendre le message extraordinaire qui commença à résonner dans le monde à partir de Fatima !… Ce message de Notre Dame est adressé à tout homme… L’objet de ses soins, c’est tous les hommes de notre époque… Les sociétés menacées par l’apostasie, où l’écroulement de la moralité entraîne avec lui l’écroulement des sociétés !…

Confier le monde au Cœur Immaculé de la Mère signifie revenir au pied de la Croix du Fils… En Elle, se trouve le Cœur de l’Epouse et de la Mère qui connaît toutes les souffrances des hommes et des sociétés de cette terre… et nous pouvons répéter : « Tu es intervenue pour empêcher notre ruine ! En vérité, tu es bénie[1] ! »

La grâce du Christ qui me fait enfant de Dieu me plonge en même temps en la tendresse de la Mère de Dieu : selon la Parole « créatrice » du Fils, Elle est devenue ma Mère au pied de la Croix ! (Jn 19,27). Et désormais, où que je sois, chaque instant de ma vie est mystérieusement enveloppé par sa maternelle douceur… comme Elle le révèle aux enfants de Fatima : son Cœur Immaculé est la terre sacrée de ma renaissance spirituelle !

Alors, en quelles mains allons-nous nous abandonner ? Celle de l’Ennemi de notre avenir en cédant à l’illusion orgueilleuse d’un homme qui s’auto-divinise par  la fascination technologique ?  Va-t-il remplacer le Ciel de Dieu par son paradis terrestre transhumain ? Mais une dynamique de progrès sans fin n’aboutit qu’à une prison de mort ! C’est le délire de la Babylone, décrit dans le livre de l’Apocalypse[2], que nous touchons déjà dans notre tentation actuelle et que Saint Jean-Paul II a vu venir :

« L’Esprit du mensonge essaie de faire croire aux hommes de notre époque qu’ils sont « comme des dieux », en dehors du bien et du mal (Gn 3,15) ; que le péché n’existe pas ; alors que la réalité du péché et du mal assaille, comme jamais auparavant, donnant la preuve de son existence par des menaces d’une dimension jamais connues jusqu’ici[3] ! »

Alors, allons-nous enfin écouter Marie qui dépose le chapelet de la victoire entre nos mains ? Il est temps d’entrer dans le « Refuge » invincible de son Cœur Immaculé…

+Marie-Mickaël

[1] Saint Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982.

[2] Voir les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse.

[3] Saint Jean-Paul II, Rome, 21 août 1984.




Le pontificat de Léon XIV a été consacré à Notre Dame de Fatima

Environ 470 000 pèlerins se sont rassemblés à Fátima (1), au Portugal, les 12 et 13 mai 2025 pour commémorer le 108e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie. Le thème dominant de cet événement de deux jours était un appel à l’espoir au milieu des conflits mondiaux et des prières pour le pontificat de Léon XIV.

À la fin de la messe de clôture, devant l’image de la Vierge Marie, Mgr José Ornelas, évêque de Leiria-Fátima, a consacré le pontificat de Léon XIV au Cœur Immaculé de Marie : « Nous sommes à vos pieds, les évêques… et cette multitude de pèlerins, en ce 108e anniversaire de votre apparition aux petits bergers dans cette Cova da Iria pour vous consacrer le ministère de l’actuel successeur de Pierre et évêque de Rome, le Saint-Père Léon XIV », a prié Mgr Ornelas.

L’évêque a également demandé à la Mère de Dieu d’accorder au nouveau Pape la tendresse, le discernement, le courage et la capacité, inspirée par le message de Fátima, de « continuer à lancer au monde le cri urgent de la paix », comme il l’a fait dans ses premiers mots à Rome après son élection : « La paix soit avec vous tous ! »

Le cardinal brésilien Jaime Spengler, qui présidait le pèlerinage international anniversaire de Fátima, a souligné le rôle de Marie : « Marie est une mère ! Une mère qui enfante, soigne, accompagne, guide, corrige et encourage ! C’est pourquoi nous la contemplons et la laissons veiller sur nous. Laissons-nous guider par elle, écoutons ce qu’elle continue à nous dire : Faites tout ce que mon fils vous dira ! Chère mère, accompagne-nous, veille sur nous ».

Vingt-sept évêques ont participé à la messe, dont deux cardinaux : António Marto, évêque émérite de Leiria-Fátima, et Fortunato Frezza, chanoine de la basilique Saint-Pierre, ainsi que 282 prêtres et 14 diacres.

www.aciafrique.org

(1) Fatima au Portugal où la Bienheureuse Vierge Marie est apparue à trois enfants bergers en 1917




Marie nous est envoyée… Elle surgit comme l’aurore !

Marie nous est envoyée…

 2 – Elle surgit comme l’aurore ! (Ct 6,10)

 

     Depuis le Pape Jean XXIII qui a suscité le Renouveau de l’Eglise en lançant le Concile Vatican II, l’attente d’une nouvelle Pentecôte était espérée… elle est venue en partie par le Renouveau Charismatique et tant de réalités nouvelles et rayonnantes dans l’Eglise, mais assez vite contredites par une crise profonde qui a engendré les drames que nous connaissons aujourd’hui…

C’est pourquoi il faut humblement espérer une Pentecôte nouvelle pour l’Eglise  par le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise car il en va non seulement de sa survie mais de celle du monde ! Un Père de l’Eglise l’a magnifiquement exprimé : « Le Feu caché et comme étouffé sous les cendres de ce monde… éclatera  et embrasera divinement l’écorce de la mort[1] ! »

     L’Eglise a reçu ce Feu caché et voilà pourquoi elle est toujours là après 2000 ans.  Et la prophétie de Léon Bloy vient nous éveiller à l’essentiel sur la finalité du mystère de la foi à travers le mystère de l’Eglise : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints ! » En ce sens, Saint Jean-Paul II, le Pape marial, nous invite à plonger dans ce mystère profond de l’Eglise, toujours présent en cœur :

« Au milieu des problèmes, des déceptions et des espoirs que connaît notre époque… l’Eglise demeure fidèle au mystère de sa naissance. Si c’est un fait historique que l’Eglise est sortie du Cénacle le jour de la Pentecôte, on peut dire qu’en un sens elle ne la jamais quitté. Spirituellement, l’évènement de la Pentecôte n’appartient pas seulement au passé : l’Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L’Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ…On comprend ainsi le sens profond du motif pour lequel, en union avec la Vierge-Mère, l’Eglise, comme l’Epouse, se tourne continuellement vers son divin Epoux, ainsi que l’atteste les paroles de l’Apocalypse citées par le Concile[2] : « L’Esprit et l’Epouse disent au Seigneur Jésus : Viens[3] ! »

     Dans la puissance de l’Esprit, Marie nous est envoyée car Elle a reçu de la Très Sainte Trinité la mission de nous préparer pour le retour de Jésus ! C’est par la « victoire » de son Cœur Immaculé annoncée à Fatima que nous entrerons dans l’ère nouvelle, « la civilisation de l’Amour » prophétisée par Saint Jean-Paul II.

    Ici donc, dans cette attente où l’obsession des dates peut devenir une dangereuse tentation, l’essentiel est la vigilance du cœur dans le Cœur de Marie par la prière du Rosaire, la vie sacramentelle, la pénitence et l’amour fraternel… car La Vierge, Mère de l’Eglise, vu par Saint Jean dans l’île de Patmos est bien le mystère de « la Femme » enveloppée du soleil (Ap 12,1) qui est le Christ triomphant !

    En contemplant Marie à Fatima, spécialement le 13 octobre, on comprend qu’Elle la Femme de l’Apocalypse dont la tendresse protectrice nous est donnée pour les épreuves de la fin des temps ! Et dans la Bible, le Cantique des cantiques le laisse magnifiquement deviner : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille ? » (Ct 6,10)

Oui, qui est cette Femme qui, par ses mains lumineuses plonge les trois enfants de Fatima dans l’immensité de Dieu ? Qui est cette Vierge qui, ouvrant les portes de l’Enfer, veut nous faire deviner son indicible désir de nous emmener à la joie du Ciel ? Qui est cette Femme qui, d’un geste de la main, fait tourner le soleil ? C’est tout simplement Notre Mère à tous dont l’ineffable tendresse la fait se pencher sur nous jour et nuit….                            

  +Marie-Mickaël                 

                                                   

[1] Saint Grégoire de Nysse, Contre Eunome, 5, Patrologie Grecque 45,708.

[2] Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium, LG 4, Ap 22,17.

[3] Saint Jean-Paul II, Encyclique Dominum et vivificantem, 18 mai 1986, n° 66.




5 leçons de Notre Dame de Fatima toujours d’actualité (II)

Voici la suite des cinq leçons vitales de Notre Dame de Fatima qui parlent de manière prophétique à notre monde d’aujourd’hui :

3. « Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour changer de vie »

Lors de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre Dame a montré aux trois enfants une vision terrifiante de l’enfer. Elle leur dit : « Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si ce que je demande est fait, beaucoup d’âmes seront sauvées et il y aura la paix. »

Le père Gabriele Amorth, ancien exorciste en chef de Rome, a dit un jour que le plus grand mensonge du diable est de faire croire qu’il n’existe pas et que l’enfer n’existe pas. Le monde d’aujourd’hui a perdu le sens du péché et des conséquences éternelles. Au fil des siècles, les saints ont décrit que le tourment et la douleur vécus en enfer sont bien plus grands et plus intenses que toutes les souffrances imaginables sur Terre, et que l’âme les ressentira – non pas pendant 5, 10 ou même 20 ans – mais pour toute l’éternité.

4. « Il n’y a pas de problème, je vous le dis, aussi difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du Saint Rosaire »

Le Rosaire est l’arme spirituelle la plus puissante de notre temps. Dans toutes les apparitions depuis les années 1900, la Vierge a exhorté à sa récitation quotidienne.

En 1955, après des années de croisades nationales autour du Rosaire, les troupes soviétiques se sont retirées d’Autriche sans verser une seule goutte de sang. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des prêtres jésuites ont survécu au bombardement atomique d’Hiroshima, à seulement un kilomètre du point zéro, attribuant leur survie miraculeuse aux prières quotidiennes du Rosaire. Lors de la bataille de Lépante en 1571, une flotte chrétienne a vaincu l’Empire ottoman après que le pape Pie V a appelé toute l’Europe à prier le Rosaire.

5. « Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’il n’y a  personne qui se sacrifie et prie pour elles. »

Les trois bergers de Fatima ont offert de nombreux sacrifices, tous pour la conversion des pécheurs. À Fatima, la Vierge a demandé : « Vous offrirez-vous à Dieu et supporterez-vous toutes les souffrances qu’il vous enverra – en réparation des péchés qui l’offensent et pour la conversion des pécheurs ? » Les enfants ont répondu : « Nous le ferons ».

Le message de Fatima n’est pas une relique du passé, mais une prophétie qui se déroule en temps réel. Nous sommes la génération qui se tient au seuil d’une grande bataille spirituelle. La Vierge n’est pas apparue à des théologiens, à des évêques ou à des dirigeants du monde entier. Elle est apparue à trois pauvres petits bergers. Pourquoi ? Pour montrer que le plan du Ciel ne dépend pas des puissants, mais des personnes de bonne volonté. Elle attend notre « oui ».

Valerie Joy Escalona, 19 mai 2025

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5 leçons de Notre Dame de Fatima toujours d’actualité (I)

Nous vivons une époque marquée par la guerre, le terrorisme et les bouleversements politiques. Une crise sociale, morale et spirituelle sans précédent plane sur notre monde. Les sociétés sont aux prises avec le relativisme moral et le caractère sacré de la vie et de la famille est menacé. Il n’y a pas de solution purement humaine aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Il y a plus de 100 ans, Notre Dame de Fatima est apparue à un monde également secoué par la guerre et l’agitation, avec un message d’espoir et la solution du Ciel. Ses paroles, aussi urgentes aujourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque, offrent une lumière pour notre temps. Voici cinq leçons vitales de Fatima qui parlent de manière prophétique à notre monde d’aujourd’hui :

1. « La paix ou la guerre dépendent de la pratique de cette dévotion »

Notre Dame a fait deux demandes spécifiques à Fatima : que le Saint-Père consacre la Russie à son Cœur Immaculé – une demande satisfaite par le pape saint Jean-Paul II le 25 mars 1984 – et que chaque personne se consacre individuellement à son Cœur Immaculé par le biais de la dévotion des cinq premiers samedis.

2. « La dernière bataille entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille »

Sœur Lucie de Fatima a prévenu que la dernière bataille concernerait le mariage et la famille. Aujourd’hui, nous voyons cette prophétie se réaliser en temps réel. Nous assistons à de graves attaques contre la famille par la promotion et la normalisation du divorce, de l’avortement, des unions entre personnes du même sexe et de l’idéologie du genre. Les enfants grandissent sans la présence d’un père et d’une mère. L’idéologie du genre enseigne qu’il n’y a pas d’homme et de femme, que le genre est « fluide » et qu’il y a autant d’identités que de lettres dans l’alphabet.

Le caractère sacré de la vie est attaqué par l’avortement, faussement qualifié de « soins de santé », d’« émancipation des femmes » ou d’« autonomie du corps ». Les mères sont amenées à croire que le meurtre d’un enfant dans le ventre de sa mère est un « droit ».

À Fatima, la Vierge a mis en garde contre ces attaques. Elle a dit : « Il y a plus d’âmes qui vont en enfer pour les péchés de la chair que pour toute autre raison ».

Valerie Joy Escalona, 19 mai 2025

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Du 25 mars 1984 au 25 mars 1991 : Notre Dame de Fatima fait tomber l’URSS

Le 25 mars est la fête de l’Annonciation, autrement dit de la conception virginale de Jésus ; cette fête précède de 9 mois Noël, la naissance de Jésus.

Le 25 mars 1984, sa sainteté le pape Jean Paul II, en communion avec tous les évêques, prononce la consécration du monde entier au cœur immaculé de Marie, tout en priant particulièrement pour la Russie (1).

A cette époque, les deux blocs qui s’opposent après le pacte de Yalta connaissent une période de profonde crise à cause des missiles à ogive nucléaire, Pershing et SS20 installés à Cuba et orientés vers les États-Unis. Au Kremlin, engagé dans la guerre en Afghanistan, sont montés au pouvoir des personnalités obscures de la Nomenclature tels que Andropov et Chernenko.

Peu après, totalement inattendu, est arrivé au pouvoir au Kremlin Mickaël Gorbatchev et sa « Perestroïka », en même temps que grandissait en Pologne le syndicat Solidarnosc, ce qui a permis d’ouvrir finalement entre les deux « grandes puissances » un dialogue profitable sur le désarmement nucléaire.

Le 9 novembre 1989, soudainement, le symbole même de la division Est-Ouest et de la guerre froide, le Mur de Berlin, tombe en éclat. Une partie de ce mur est porté au sanctuaire de Fatima.

Le 8 décembre 1991, à la Diète de Moscou, les députés représentant toutes les Républiques de l’URSS décident de dissoudre la fédération des Républiques socialistes soviétiques (URSS), née de la Révolution d’octobre 1917. Chaque république retrouve ainsi son indépendance. Quelques temps plus tard, Gorbatchev a déclaré qu’il n’avait jamais compris ce qui s’était passé ce jour du 8 décembre 1991 dans la tête des députés !

Or ce 8 décembre 1991, fête de l’Immaculée conception, est le 8ème anniversaire du jour où Jean Paul II envoya aux évêques du monde entier sa lettre leur demandant de l’accompagner dans l’Acte de Consécration au Cœur Immaculé de Marie !

Et… le 25 décembre 1991, Gorbatchev signe par conséquent l’acte de démission de Président de l’URSS : sept ans et 9 mois avant, Jean Paul II avait fait la consécration demandée par Notre Dame de Fatima.

Encyclopédie Mariale

Sr Lucie, dans une lettre du 21 novembre 1989, a confirmé que  le pape saint  Jean-Paul II a bien réalisé la consécration selon les indications de Notre Dame de Fatima. (Publiée dans R. Laurentin, Comment la Vierge Marie leur a rendu la liberté, ŒIL, Paris, 1991, p.87-88).




Avertissement de l’Annonciation finale : « Entrons d’urgence dans l’Arche du Cœur Immaculé de Marie !

Avertissement de l’Annonciation finale :

« Entrons d’urgence dans l’Arche du Cœur Immaculé de Marie !

Pour garder nos cœurs éveillés dans « la lumière de la foi » (Jn 12,46), Jésus nous dit « aujourd’hui » comme à aucun autre moment de l’histoire de l’Eglise et de l’humanité :

« Voici ta Mère ! » (Jn 19,27).

Ainsi, Juste avant les grands évènements[1] du temps de la fin, nous entrons dans le temps de préparation des « Refuges du Cœur de Marie » ! Face à l’écroulement imminent de notre civilisation ultra décadente et agressive qui peut mener à l’horreur d’une guerre « possiblement nucléaire », notre préparation spirituelle et matérielle s’avère donc urgente[2]

Il faut bien comprendre qu’approche l’écroulement de notre civilisation postmoderne follement libertaire et destructrice, et qu’il faut sans tarder se préparer comme l’a fait Noé : « Pour échapper aux eaux du Déluge, Noé entra dans l’Arche et avec lui ses fils, sa femme et les femmes de ses fils… ainsi que toutes les espèces de bêtes… » (Ge 7,7 et 14).

Aujourd’hui, il nous faut entrer de toute urgence « dans l’Arche bénie du Cœur Immaculé de Marie !» Là, nous serons en sécurité entre ses bras maternels… Elle nous protégera et nous inspirera l’attitude et les choix les plus justes pour ces temps d’épreuves. N’oublions jamais que ses Apparitions à Fatima nous mettent face à la réalité du péché qui peut nous mener en Enfer… mais Fatima nous place d’abord et surtout devant la beauté et la tendresse de Marie qui vient du Ciel où Dieu nous veut avec Lui !

   Alors, une fois de plus, et pour notre constance dans la joie, gardons au plus profond du cœur la promesse de Notre Dame de Fatima : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! » Et n’ayons plus peur de rien !… car si, à travers la fidélité quotidienne à « son » Rosaire, nous savons que notre douce Mère veille sur nous à chaque instant : Elle nous donnera, en nous faisant contempler Jésus de la Crèche à la Croix, la grâce unique de la « Persévérance finale » de la foi en la Miséricorde du Père pour nous et pour tous ! Pour conclure en beauté, laissons résonner maintenant et souvent les paroles de l’Apôtre Saint Jean qui a si souvent reposé sur le Cœur de Dieu (Jn 13,25) à travers le « mystère » de la Femme :

  « Près de la Croix de Jésus… Voyant sa Mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa Mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici ta Mère ! » A partir de cette heure le disciple la prit chez lui. » (Jn 19,25-27)

       Voici donc l’Annonciation finale !… non plus opérée par l’Ange Gabriel « envoyé par Dieu » à la Vierge… mais par Dieu lui-même crucifié sur le bois de la Croix ! C’est l’Annonciation divine Unique à travers une double Parole de Dieu : « Femme, voici ton Fils ! » « Fils, voici ta Mère ! » (Jn 19,26-27).

Et ce « Voici ta Mère ! » résonnera à travers les siècles au cœur du monde … Car Dieu nous offre « la tendresse de la Femme » lumineuse et douloureuse de l’Apocalypse : cette Mère de l’Agneau qui est devenue « ma Mère » !

       Laissons donc résonner en notre cœur cette Parole de Dieu qui nous est offerte pour aujourd’hui comme à aucun autre moment de l’histoire :

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune et sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ! Elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement ! Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu… En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un Enfant mâle, celui qui doit mener les nations avec un sceptre de fer ; et l’Enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s’enfuyait au désert…

       Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant-mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps… »  (Ap 12,1-3-8 / 12-14)

         Ainsi, appuyés constamment sur le Cœur Immaculé de notre Mère, nous deviendrons en Eglise les pauvres et lumineux prophètes de ce « Dieu Amour » qu’a chanté Saint Jean de son Evangile à l’Apocalypse… et tout spécialement en finale de sa première Epitre. Dans les épreuves des derniers temps qui s’intensifient, repassons souvent en notre cœur (Lc 2,19) les lumineuses paroles de celui qui a si souvent « reposé » sur le Cœur de Dieu :

   « Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli… Et nous, nous avons contemplé et nous témoignons que le Père a envoyé son Fils, le Sauveur du monde… nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru !

       Dieu est Amour ! Celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. En ceci consiste l’accomplissement de l’amour en nous : que nous ayons pleine assurance au Jour du Jugement… Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte ! Car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas consommé en amour…

      Quant à nous, aimons, puisque Lui nous a aimés le premier ! » (1 Jn 4,11-19).

 

                                                                                                                           + Marie-Mickaël

 

[1] L’avenir appartient à Dieu et Jésus nous a prévenu : « Veillez donc car vous ne savez  ni le jour, ni l’heure ! » (Mt 25,13). Nous pouvons cependant « déduire » de l’insistance de Notre Dame à visiter la terre pour nous avertir et nous protéger du déchaînement actuel « inédit » des puissances du mal, que nous sommes arrivés dans les temps qui sont les derniers… et les Apparitions majeures de la Vierge depuis deux siècles : de la rue du Bac à Lourdes, de La Salette à Fatima, de Garabandal à Akita, et de l’Escorial à Medjugorje nous préparent à des événements douloureux, mais qui aboutiront après l’Avertissement, le Grand Miracle et les Trois jours de ténèbres à une terre renouvelée : cette « la civilisation de l’Amour » prophétisée par Saint Jean-Paul II !

[2] La préparation spirituelle est première : une vie de prière fidèle à travers le chapelet quotidien où, mieux, le Rosaire ; l’oraison silencieuse et l’Adoration du Saint Sacrement ; la méditation de la Parole de Dieu ; une vie sacramentelle intense : Sainte Messe et confession régulière ; et par-dessus tout « la conversion » de notre vie à l’Evangile par un amour vivant de Jésus, un amour fraternel vigilant et un abandon de chaque instant au Cœur Immaculé de Marie… La préparation matérielle a aussi son importance en vue des possibles bouleversements à venir : réserves d’eau, conserves diverses et de légumineuses… des réserves de 3-4 mois, ou plus, permettront de survivre durant les temps difficiles et de partager avec ceux qui n’auront plus rien.

 




La prière urgente de la Vierge à Fatima ! Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps ! (7)

7 – La prière urgente de la Vierge à Fatima !

Un mystérieux Credo marial pour la fin des temps !

« O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’Enfer !

Et conduis au Ciel toutes les âmes,

spécialement celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

Notre Dame de Fatima, 13 juillet 1917

    

En repassant en notre cœur (Lc 2,19), cette prière au Seigneur jailli du Cœur Immaculé de Marie, on voit peu à peu se profiler une profession de foiune sorte de mini « Credo » où transparaît le cœur du cœur de notre foi catholique ! Nous avons essayé d’approcher « la densité spirituelle » que contient et dégage cette prière apparemment si simple, et qui nous ouvre pourtant le mystère insondable de la foi à Jésus, seul Sauveur et Seigneur !

      En fixant notre regard sur Lui, Jésus, la Vierge de Fatima déroule sous nos yeux les points essentiels de la Rédemption : La prière continuelle, le pardon des péchés, la protection de l’Enfer ; et par-dessus tout, cet amour jaillissant du Cœur du Christ qui veut « conduire au Ciel toutes les âmes ! » Tel est mystère de la Miséricorde où « la Beauté crucifiée » s’offre à la misère….

       Tel est le « mini Credo » jailli du Cœur Immaculé de Notre Dame de Fatima ! Imitant la Vierge, l’immense théologien qu’était le Pape Benoît XVI est venu un jour chuchoter à notre cœur sa courte et dense Profession de foi :

      « Jésus est venu nous dire qu’il nous veut tous au Paradis… et que l’Enfer, dont on parle peu à notre époque, existe pour tous ceux qui ferment leur propre cœur à l’amour du Père[1] ! »

        Alors, écoutons sans nous lasser l’ultime appel de Jésus miséricordieux dont témoigne aujourd’hui la liturgie de l’Eglise par le Dimanche de la  divine Miséricorde. Cette fête a été instituée par le Pape Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sainte Faustine Kowalska. Aussi, quel relief prennent aujourd’hui les paroles de Christ :

« Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir. Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde. Chaque âme en relation avec moi, méditera mon amour et ma miséricorde durant toute l’éternité… La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier Dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde [2] ! »

     Ce message urgent du Christ miséricordieux nous laisse entendre, presque un siècle après, que nous arrivons à la fin du temps de la miséricorde[3] obtenu par Notre Dame de Fatima face à l’Ange de la Justice de Dieu ! Et nul doute que si elle continue à s’enfermer dans les ténèbres de l’orgueil et de la violence, « notre civilisation est en train de se perdre sous nos yeux »… elle défie Dieu « en flirtant » avec l’impardonnable péché annoncé dans l’Evangile :

« Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis (Mt 12,31)… mais quiconque aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de rémission : il est coupable d’une faute éternelle ! » (Mc 3,29).

Et le catéchisme de l’Eglise catholique précise :

« Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon des péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle [4]… »

Ces vérités de l’Evangile ont un retentissement éternel et elles sont trop souvent ignorées dans l’Eglise d’aujourd’hui… Il est donc urgent de se les réapproprier en méditant chaque jour la Parole de Dieu et le catéchisme de l’Eglise catholique. Il nous faut être délivré par la puissance de l’Esprit de ce que la Sainte Ecriture appelle « l’endurcissement du cœur »… et dont le Christ a si souvent souffert dans l’Evangile ! (Mc 3,5).

Aussi, laissons maintenant résonner les paroles si inspirées de Saint Louis Marie de Montfort, le « grand Prophète de Marie [5] » !  Depuis plus de trois siècles, il avait annoncé l’ère des derniers temps d’où surgiront les Apôtres de Marie… et qui a des yeux pour voir devine que l’écroulement actuel nous appelle de toute urgence à entrer dans l’Arche du Cœur Immaculé de la Vierge : là, dans une Eglise pauvre et cachée, l’Esprit prépare en secret la plus grande Pentecôte mariale de l’histoire humaine ! C’et déjà aujourd’hui et c’est surement pour demain…

« C’est par la très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde pour la première fois, et c’est aussi par Elle qu’Il doit y venir pour la seconde fois…

        Elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit !

        Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps… Elle a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps : la formation et l’éducation des grands Saints qui seront à la fin du monde lui est réservée… Heureux ceux et celles qui entrent en Elle comme dans l’Arche de Noé ! Les eaux du déluge de péchés, qui noient tant de monde, ne leur nuiront point !

       Que les fidèles serviteurs de la Sainte Vierge disent donc hardiment avec Saint Jean Damascène : « Ayant confiance en vous, Ô Mère de Dieu, je serai sauvé ! Ayant votre protection, je ne craindrai rien ; avec votre secours, je combattrai et mettrai en fuite mes ennemis : car votre dévotion est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu’il veut sauver [6]… »

                                                                                                                +Marie-Mickaël

     

 

[1] Pape Benoît XVI, Rome, 25 mars 2007.

[2] Petit Journal, 699.

[3] Certes, la miséricorde de Dieu est éternelle pour tous et chacun… mais lorsqu’elle est ignorée, refusée et même ridiculisée ou piétinée par « l’aveuglement sans limites »  des pécheurs : ce mystère terrible des « cœurs endurcis » appelle l’œuvre de la justice divine. La Bible en témoigne dans « le déluge » du temps de Noé (Gn 6 à 9) ou la destruction de Sodome et Gomorrhe par la pluie de feu et de souffre… (Gn 19).

[4] Catéchisme de l’Eglise catholique, 1864.

[5] Saint Louis Marie de Montfort, 31 janvier 1673 – 28 avril 1716.

[6] Saint Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 1 / 50 / 35 / 175 / 182.




La prière urgente de la Vierge à Fatima – La Vierge nous fait supplier Jésus miséricordieux pour les âmes en danger… « Spécialement celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! » (6)

La prière urgente de la Vierge à Fatima

6 – La Vierge nous fait supplier Jésus miséricordieux

pour les âmes en danger…

« Spécialement celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! »

 

Nous voici arrivés à la dernière partie de la prière inspirée par Notre Dame de Fatima : Elle nous tourne vers l’infinie miséricorde de Jésus qui, à travers la folie de la Croix, va chercher les pécheurs les plus en danger … c’est sans aucun doute ici le désir et le « cri » le plus profond du Cœur Immaculé et douloureux de Marie !

    Quand Elle nous fait supplier le Sauveur pour ceux et celles « qui ont le plus besoin de ta miséricorde ! » Il s’agit d’âmes déjà en grand danger qui ont comme « déjà » un pied en enfer… et c’est pourquoi l’inlassable déploiement de la miséricorde du Christ est à l’œuvre, avant que ne vienne le temps de sa Justice ! Il faut donc bien saisir le sens d’une « vision » donnée aux enfants de Fatima où il y a ce « face à face » stupéfiant entre Notre Dame et l’Ange des derniers temps ! Cette vision prophétique est redoutable de sens pour les temps modernes, et encore plus, à mon avis, pour notre actuelle postmodernité ! C’est pourquoi elle doit inspirer urgemment notre prière :

« Nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semble-t-il, devaient incendier le monde ! Mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui… L’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence [1] ! »

     Il se dégage d’abord de cette « vision » une menace venant du Ciel provoquée par les terribles péchés de l’humanité… et puis, par sa main de tendresse, Marie arrête le « feu du jugement » pour donner aux hommes « un ultime temps de miséricorde » et de conversion ! C’est le sens de l’intervention finale de l’Ange [2] quand il crie trois fois « pénitence ! » Et c’est bien aussi l’invitation de Notre Dame de Fatima : Elle nous demande de vivre, comme ses petits messagers, la fidélité quotidienne au Chapelet (mieux : au Rosaire…) et à l’esprit de sacrifice. Ecoutons ici le témoignage si beau de Sœur Lucie : « Dieu ne châtie pas l’homme. C’est l’homme lui-même qui, par ses dérèglements, provoque les châtiments !… Seul l’homme est capable de pécher ! Mais jusqu’au dernier moment, Dieu attend les bras ouverts le retour du fils qui, lui ayant tourné le dos, n’a pas cessé d’être dans son Cœur, parce que Dieu est Amour et aime toujours[3]… »

    Ainsi, une quinzaine d’années après la venue de Notre Dame de Fatima qui a marqué le recul du « temps de la justice »… il y a véritablement « une réponse du Ciel » où, à travers le message universel de Jésus à Sainte Faustine en Pologne, Dieu ouvre « le temps de l’extrême miséricorde » ! Il nous faut donc prendre conscience « aujourd’hui » de l’extrême gravité du temps qui est le nôtre pour « changer de vie » et choisir au plus vite « notre urgente conversion » : d’abord, le rendez-vous « quotidien » avec Notre Mère à travers le Chapelet ou, mieux, le Rosaire, la méditation constante de la Parole de Dieu, une vie sacramentelle fidèle, une profonde humilité ouverte sur l’invincible espérance… et l’Amour sans limites qui jaillit du Cœur ouvert de Jésus ! 

    Dans le prolongement du « message urgent » de la Vierge à Fatima, les paroles uniques de Jésus miséricordieux à Sainte Faustine doivent plus que jamais « résonner quotidiennement dans notre vie » ! Prenons conscience que bientôt un siècle après, et vu l’état moral déplorable du monde actuel, nous arrivons peut-être au bout de la patience de Dieu… Avec la grande réinitialisation (The Great Reset) annoncée par Klaus Schwab[4] pour 2035, les bouleversements mondiaux sont à nos portes et il est temps de préparer « les Refuges de la Vierge » dans nos lieux de vie pour y vivre et rayonner l’infinie Miséricorde du Cœur de Jésus ! N’annonçait-Il pas à travers Sainte Faustine la terrible décadence des temps que nous vivons avec leurs tragiques conséquences :

« Tu prépareras le monde à mon ultime venue[5]…  Les âmes périssent malgré mon amère Passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c’est la fête de ma Miséricorde ! Si elles n’adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l’éternité ! Secrétaire de ma miséricorde, écris, parle aux âmes de ma grande miséricorde, car le Jour terrible, le jour de ma justice est proche [6]… »

       Et la Vierge des derniers temps nous prévient et nous alerte, elle aussi, autant que son Fils :

« J’ai donné au monde le Sauveur, et toi tu dois parler au monde de Sa grande miséricorde et préparer le monde à la seconde venue de Celui qui viendra, non comme Sauveur miséricordieux, mais comme juste Juge. Oh ! Ce Jour est terrible… Le Jour de la justice a été décidé, le Jour de la colère de Dieu, les Anges tremblent devant lui ! Parle aux âmes de cette grande miséricorde, tant que c’est le temps de la pitié ; si tu te tais maintenant, tu répondras en ce Jour terrible pour un grand nombre d’âmes. N’aie peur de rien, sois fidèle jusqu’à la fin, je compatis avec toi [7]… »

     Laissons résonner en nos cœurs ces dernières paroles de Marie à Sainte Faustine, elles s’adressent  aussi à chacun de nous : « N’aie peur de rien, sois fidèle jusqu’à la fin, je compatis avec toi… »

     N’y a-t-il pas là une merveilleuse « petite synthèse » pour « réussir » notre grand combat de la fin des temps ? Assurément, car la Vierge est toujours simple et profonde dans ses conseils où résonnent la concision et la beauté de l’Evangile ! Et c’est pourquoi ses recommandations suivent un ordre de sagesse pour que nous restions « debout » dans la foi et l’espérance :

  1. « N’aie peur de rien ! » C’est pourquoi notre Mère commence par « écarter la crainte » aux divers visages qui viennent si souvent nous assiéger…  Elle a gardé en son Cœur les paroles ultimes de son Fils bien-aimé : « Veillez et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ! » (Lc 21,36). La peur disperse et abat ; la foi unifie et tient debout dans la paix…
  2. « Sois fidèle jusqu’à la fin ! » La foi qui dure devient l’espérance… et plus que tous, Marie a été « fidèle » à Jésus jusqu’à l’ultime et indicible douleur au pied de la Croix ! Elle sait, mieux que quiconque, jusqu’où va la fidélité quand on aime…  et c’est pourquoi le samedi saint, toute l’Eglise a été suspendue à son espérance : Elle est « la Femme fidèle » jusqu’à la fin ! Et en cette fin des temps, La Vierge nous invite à la « persévérance finale » en murmurant à notre cœur : « Sois fidèle jusqu’à la fin ! »
  3. « Je compatis avec toi ! » Cette dernière parole est un débordement de tendresse qui nous assure qu’à travers son Cœur douloureux et Immaculé, Notre Mère « souffre avec nous » : dans les épreuves de nos vies, Elle est là, mystérieusement… nous enveloppant comme Elle a recouvert son Fils crucifié de sa douce et fidèle compassion ! et c’est pourquoi le « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27) de l’unique Sauveur résonne dans l’histoire de l’Eglise et du mondeMarie est à jamais la Mère penchée sur chaque instant de nos vies !

                                                                                                                                  +Marie-Mickaël

 

[1] Troisième partie du secret de Fatima.

[2] On peut se demander si cet Ange ne serait pas Saint Michel Archange qui, dans l’Ecriture, a une mission si forte à la fin des temps ? Voir Dn 12,1 et Ap 12,7.

[3] Carmel de Coïmbra, Un chemin sous le regard de Marie, Biographie de Sœur Lucie de Fatima, Parvis 2016, p.322.

[4] Il est le fondateur du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, et ses livres et conférences annoncent « la grande Réinitialisation » de l’homme et de la société…

[5] Petit Journal, 429.

[6] Petit Journal, 965.

[7] Petit Journal, 635.