« Jésus n’est pas Dieu » : une campagne d’affichage fait scandale aux États-Unis

Un homme est monté sur un panneau publicitaire installé le long d’un axe routier américain pour en corriger le message. L’affiche, qui affirmait que « Jésus n’est pas Dieu », faisait partie d’une campagne controversée

Le geste, filmé et largement relayé sur les réseaux sociaux, a ravivé un débat théologique fondamental et provoqué une vive réaction dans les milieux chrétiens.Depuis plusieurs semaines, des panneaux publicitaires visibles le long de grandes autoroutes américaines, notamment en Californie et en Géorgie, suscitent l’indignation de nombreux chrétiens. Le message affiché se veut sans ambiguïté :

« Jesus is NOT God. Scripture says Jesus did not pre-exist in Heaven ». « Jésus n’est PAS Dieu. L’Écriture affirme que Jésus n’a pas préexisté au Ciel. 

 

Pour une large part du monde chrétien, cette affirmation ne relève pas d’un simple désaccord théologique, mais d’une négation directe du cœur même de la foi chrétienne.

L’affaire a pris une dimension nationale après la diffusion d’une vidéo montrant un homme escaladant l’un de ces panneaux afin d’en modifier le texte. En effaçant le mot « NOT », il a transformé le slogan en « Jesus is God ».

Si l’acte constitue une dégradation de propriété privée au regard de la loi, il a été perçu par de nombreux fidèles comme un geste symbolique de défense publique de la vérité chrétienne. La séquence, largement partagée sur les réseaux sociaux, a déclenché un vaste mouvement de soutien et de réactions.Selon les informations rapportées par CBN News cette campagne d’affichage est à l’initiative de l’organisation religieuse World’s Last Chance. Fondé au début des années 2000, ce mouvement affirme vouloir corriger ce qu’il considère comme des erreurs doctrinales transmises par les Églises chrétiennes traditionnelles. Il rejette explicitement la doctrine de la Trinité, nie la préexistence du Christ et soutient que Jésus serait un homme exceptionnel, choisi par Dieu, mais non Dieu lui-même.Les panneaux ont été volontairement placés dans des zones à très forte visibilité, le long d’axes routiers majeurs et dans des environnements urbains densément fréquentés. Les responsables de la campagne expliquent vouloir provoquer une prise de conscience et inciter le public à relire les Écritures en dehors de toute tradition ecclésiale. Pour de nombreux chrétiens, cette démarche s’apparente plutôt à une stratégie de communication agressive qui instrumentalise l’espace public pour diffuser des thèses étrangères au christianisme historique.

La réaction des milieux chrétiens a été immédiate. Des prêtres, pasteurs et responsables d’Églises ont dénoncé une manipulation de l’Écriture et une confusion doctrinale grave. Plusieurs voix citées dans la presse chrétienne américaine ont rappelé que la divinité du Christ ne constitue pas un point secondaire, mais le fondement même de la foi chrétienne. Des initiatives ont vu le jour pour financer des panneaux alternatifs proclamant explicitement que Jésus est Dieu, en réponse directe à la campagne incriminée.

Rappelons que sur le plan théologique, l’affirmation de la divinité de Jésus-Christ repose sur des textes scripturaires clairs et constants. L’Évangile selon saint Jean ouvre par ces mots : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu », avant d’affirmer que « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». Jésus lui-même s’attribue le Nom divin lorsqu’il déclare : « Avant qu’Abraham fût, moi, Je Suis », une parole qui provoque immédiatement l’hostilité de ses auditeurs, conscients de sa portée. Après la Résurrection, l’apôtre Thomas confesse le Christ en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu », confession que Jésus accueille sans la corriger. L’apôtre Paul enseigne de son côté que « en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».Ces affirmations bibliques ont été reçues, méditées et définies par l’Église au fil des siècles, notamment lors des grands conciles œcuméniques, en particulier celui de Nicée, qui a proclamé le Fils consubstantiel au Père. Nier la divinité du Christ revient ainsi à rompre avec la foi transmise par les apôtres et professée sans interruption par l’Église.

Au-delà de la polémique médiatique, cette campagne d’affichage met en lumière une fracture plus profonde dans le paysage religieux contemporain. Elle révèle la persistance de doctrines marginales qui cherchent à se présenter comme bibliques tout en rejetant l’enseignement constant de l’Église. La réaction populaire, illustrée par le geste spectaculaire de cet homme monté sur un panneau d’autoroute, témoigne toutefois de l’attachement toujours vif de nombreux croyants à la confession centrale du christianisme.Dans un espace public saturé de messages idéologiques et publicitaires, cette affaire rappelle que la question de l’identité du Christ demeure décisive. Elle continue de séparer la foi chrétienne authentique des discours qui, sous couvert de retour à l’Écriture, en vident le contenu essentiel.

Source : Tribune chrétienne




María Corina Machado, fidèle dévote de la Vierge Marie, prix Nobel de la paix

D’Ángel Alberto Morillo sur Vida Nueva :María Corina Machado, fidèle dévote de la Vierge Marie, prix Nobel de la paix

Un chapelet sur la poitrine, cette dirigeante de l’opposition a confié à la Mère de Dieu l’espoir que tous ses enfants en exil puissent « rentrer chez eux ».

María Corina Machado, leader de l'opposition

María Corina Machado Parisca, femme politique, ingénieure industrielle, professeure et principale dirigeante de l’opposition au Venezuela, a reçu le prix Nobel de la paix.

Son rôle d’architecte de la lutte démocratique au Venezuela, face à un régime chaviste qui persécute quiconque pense différemment, est bien connu, car Machado est également une dévote fervente de la Vierge Marie.

Durant la campagne présidentielle de 2024, au milieu des sabotages, y compris sa disqualification en tant que candidate, elle est toujours apparue déterminée, portant des chapelets, faisant campagne pour son remplaçant, Edmundo González.

Pour elle, « ce n’était pas seulement une lutte politique » à proprement parler, mais « une lutte spirituelle ». Elle a visité une ville où les habitants accrochaient des chapelets au cou.

Après le 28 juillet, jour où Nicolás Maduro s’est déclaré vainqueur des élections sans montrer les décomptes de voix validant sa victoire, une féroce persécution a éclaté.

Depuis lors, Machado est resté cachée, bien protégée, toujours convaincue que tout « passerait ». Ainsi, dans les moments les plus difficiles, on l’a vu prier le rosaire.

Une foi inébranlable

En fait, sa dévotion est telle que lors de la solennité de la Nativité de la Vierge – ce 8 septembre – il a publié un message sur X pour l’anniversaire de la Mère de Dieu, qu’au « Venezuela nous commémorons également avec le Jour de la Vierge de la Vallée, notre Vallita, et le jour de l’apparition à Guanare de notre sainte patronne, la Vierge de Coromoto ».

Elle a profité de l’occasion pour prier pour le pays, « pour la Liberté et pour chacun de nous, ses enfants ». Machado est mère de trois enfants : Ana Corina, Ricardo et Henrique. Comme des millions de femmes, elle rêve du retour de ses enfants à la maison.

Elle adresse son message marial à tous les Vénézuéliens, leur rappelant que « la Vierge Marie veut nous rappeler qu’elle est présente avec nous chaque jour ! Une mère est TOUJOURS avec ses enfants ; elle nous accompagne dans les moments de solitude, elle nous donne de la force quand nous tombons. »

 

« Notre combat est un combat pour le bien, la vérité et la justice, un combat pour la liberté et la paix. Durant toutes ces années, chaque jour, nous avons résisté et progressé contre le mal parce que nous marchons main dans la main avec Dieu, parce que nous sommes unis par une foi inébranlable et parce que nous sommes protégés par la Vierge », a-t-il écrit.




Le film Sacré-Cœur est éligible aux César du cinéma 2026 !

Le film Sacré-Cœur figure désormais sur la liste officielle des œuvres éligibles aux César du cinéma 2026…et c’est déjà une victoire !

C’est une première étape qui ne vaut ni nomination ni récompense, mais qui marque l’entrée d’un film explicitement inspiré par la foi chrétienne dans le champ institutionnel du cinéma français.Contactés par téléphone, Steven et Sabrina Gunnell ont confié leur étonnement face à cette nouvelle : «Oui, on est très surpris ! Même si “éligible” ne veut pas dire “nominé”, c’est quand même quelque chose pour nous, le fait que le film soit présent sur le site des César », expliquent-ils, soulignant à la fois leur prudence et la portée symbolique de cette visibilité.

Le film est désormais référencé parmi les œuvres pouvant être examinées par les membres de l’Académie. Dans un paysage cinématographique où les références chrétiennes sont rares, cette simple présence revêt une signification particulière.

Elle n’implique aucune reconnaissance artistique acquise, mais elle atteste que le film répond aux critères lui permettant d’entrer dans le processus officiel de sélection.Steven Gunnell avait d’ailleurs tenu à replacer cette annonce dans sa juste perspective sur son compte Facebook, dans un message publié sans triomphalisme. Il y écrivait : « L’idée simple de savoir que le film et le Seigneur se trouvent sur le site des Césars me réjouis profondément ! N’ayez crainte pour nous et nos âmes ! Nous ne serons pas invités ! Et c’est très bien ainsi »Ce commentaire éclaire l’état d’esprit des auteurs du film. L’éligibilité est accueillie comme un fait, non comme une consécration. La satisfaction exprimée tient moins à une reconnaissance mondaine qu’à la visibilité, même discrète, accordée à une œuvre explicitement chrétienne dans un espace culturel où cette dimension est souvent marginalisée.

Pour comprendre la portée symbolique de cette présence, il convient de rappeler ce que représentent les César dans le paysage culturel français. L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a été créée en 1975 à l’initiative de Georges Cravenne. Elle rassemble des professionnels du cinéma et des personnalités du secteur, avec l’objectif de souligner le caractère profondément collectif de la création cinématographique et de mettre en lumière l’ensemble des métiers qui concourent à la réalisation d’un film.Afin d’en assurer la gestion, Georges Cravenne a fondé parallèlement une association loi 1901, l’Association pour la Promotion du Cinéma. Celle-ci réunit notamment les Français ayant reçu un Oscar ainsi que plusieurs personnalités de l’industrie cinématographique. Dans ses propres mots, Georges Cravenne expliquait avoir été marqué très jeune par l’existence des Oscars américains et avoir nourri l’idée de créer un équivalent français, jusqu’à ce que le nom de son ami, le sculpteur César, s’impose naturellement.

Le trophée remis chaque année, le « César », est une reproduction personnalisée de l’œuvre créée par le sculpteur à la demande de Georges Cravenne. La première version fut réalisée pour la cérémonie de 1976, avant que la forme définitive de la statuette ne soit achevée en 1977. Haute d’environ trente centimètres et pesant près de 3,7 kilogrammes, elle est devenue l’un des symboles les plus reconnaissables du cinéma français.

C’est donc dans ce cadre précis, celui d’une institution culturelle née pour promouvoir le cinéma et ses artisans, que Sacré-Cœur apparaît aujourd’hui comme éligible pour la 51 eme cérémonie des César qui se déroulera le 27 février prochain. Le film est concerné par plusieurs catégories, dont celles du meilleur film, du premier film, du documentaire, de la réalisation, du scénario, de la photographie et de la musique, ce qui témoigne d’un projet pensé comme une œuvre cinématographique à part entière.Qu’il soit ou non nommé lors de la cérémonie importe, à ce stade, relativement peu. Comme le soulignent Steven et Sabrina Gunnel, l’essentiel réside déjà dans cette présence officielle. Dans un contexte culturel souvent réservé à l’égard du fait religieux, le simple fait qu’un film centré sur le Cœur du Christ figure sur le site de l’Académie des César apparaît, pour ses auteurs, comme un signe inattendu et, à sa manière, déjà significatif.

Source : Tribune Chrétienne




La croix au cou, Jésus plus fort que le feu…




Un ex animateur radio de Chicago parcourt le pays avec une statue de Marie

« Nous sommes tous brisés, mais nous sommes aimés. » C’est ce qu’affirme Kevin Matthews, ancien animateur radio provocateur de Chicago aux États-Unis qui parcourt le pays avec une statue de Marie trouvée près d’une benne à ordures dans le Michigan et qui partage sa prise de conscience de l’amour de Dieu pour son peuple.

Ce n’est que plus tard, lorsqu’il a apporté la statue à une entreprise de pierres tombales recommandée par son pasteur, qu’il s’est mis à pleurer. L’artisan lui a proposé de rassembler les morceaux, de restaurer les mains et de la remettre à neuf. « C’est là que j’ai commencé à pleurer », a-t-il déclaré. « Elle me rappelait moi-même. C’est moi qui étais brisé. »

Kevin a fait réassembler le haut et le bas, mais la fissure est toujours visible et ses mains sont toujours manquantes. Même brisée, a déclaré Matthews, la statue l’a inspiré à renouer avec la foi catholique dans laquelle il a grandi et lui a inculqué une dévotion à Marie, à travers le rosaire et surtout sous son titre de Notre Dame de Fatima.

Il a écrit deux livres sur cette expérience et a fait voyager la statue à travers le pays. Début septembre, il venait de rentrer d’un voyage au Texas et partait le lendemain pour New York.

En 2019, la statue de Marie brisée a été le point central d’une procession le vendredi soir, partant de l’église St. John Cantius (saint Jean de Kenty) à Chicago, qui a attiré des milliers de personnes.

À l’époque, le père Joshua Caswell, chanoine régulier, aujourd’hui pasteur et supérieur des chanoines réguliers de St. Cantius, avait déclaré : « Ce jour-là, j’ai vu des personnes de toutes les couleurs et de toutes les croyances s’inspirer d’une statue qui se trouvait autrefois dans une benne à ordures. J’ai vu les personnes brisées, physiquement et spirituellement, connaître un renouveau ce soir-là. J’espère que ce n’est que le début pour notre ville, que nous pouvons avoir l’espoir que Dieu rétablira toutes choses et que nous avons une mère céleste qui nous aime. »

Aujourd’hui, Matthews affirme que Dieu est au premier plan dans sa vie. « Dieu est la chose la plus importante », dit-il. « Plus important que ma femme, mes enfants, ma vie, la radio… Dieu passe avant tout. »

Michelle Martin, 23 septembre 2025 ChicagoCatholic.com




Sur le point de devenir catholique, Charlie Kirk méditait sur la Vierge Marie comme solution au « féminisme toxique »

Charlie Kirk, militant conservateur assassiné, aurait été sur le point de se convertir au catholicisme au moment de sa mort. Il considérait notamment la Vierge Marie comme une solution au « féminisme toxique » aux États-Unis.

Dans une chronique publiée le 18 septembre dans Angelus, le journal de l’archidiocèse de Los Angeles (États-Unis), Robert Brennan, écrivain de Los Angeles et frère de l’évêque Joseph Brennan de Fresno, en Californie, a écrit que Kirk avait parlé à son frère évêque lors d’un petit-déjeuner de prière, lui racontant « qu’il avait une femme et des enfants catholiques et qu’il assistait à la messe avec eux ».

Kirk avait reconnu les « spéculations » sur son désir de devenir catholique et avait déclaré à Mgr Brennan : « Je suis à deux doigts de me convertir ». Le journaliste précise que son frère lui a donné la permission de partager cette histoire. Il présente aussi une récente vidéo réalisée par Kirk, jusqu’ici chrétien évangélique, dans laquelle, tout en reconnaissant certains « désaccords majeurs » avec le catholicisme, il explique également que les protestants « sous-estiment » la Vierge Marie. « Nous ne parlons pas assez de Marie. Nous ne la vénérons pas assez », déclarait Kirk, affirmant que Marie est « la solution au féminisme toxique » aux États-Unis.

Robert Brennan commente : « Comme il est approprié que l’une des dernières vidéos de Charlie Kirk ait porté sur la Médiatrice par excellence de tous les temps et de tous les lieux ! À sa manière, il tendait la main vers elle, et maintenant, j’en suis convaincu, elle lui rend la pareille. »

20 septembre 2025. The Catholic Herald




La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (II)

L’amour indéfectible d’Ernest Hemingway pour la mère de Jésus transparaît clairement dans son roman de 1954, Le Vieil Homme et la Mer. Le protagoniste, Santiago, avait promis de faire un pèlerinage à Notre-Dame de la Charité du Cobre à Santiago de Cuba, s’il attrapait le poisson qu’il poursuivait. « Je ne suis pas religieux », disait-il. « Mais je dirai dix Notre Père et dix Je vous salue Marie pour que j’attrape ce poisson, et je promets de faire un pèlerinage à la Vierge du Cobre si je l’attrape. C’est une promesse. » Santiago se mit alors à réciter un Ave Maria après l’autre. Hemingway fit de même et, lorsqu’il remporta la plus grande récompense qui soit, le prix Nobel, il offrit son médaillon en or à Notre-Dame de la Charité d’El Cobre. Il ne fait aucun doute que la Vierge le guidait vers des ports sûrs, malgré lui.

Attiré par tout ce qui touchait au Moyen Âge, c’est-à-dire tout ce qui était ancien et catholique, Hemingway visitait régulièrement les célèbres cathédrales européennes, faisant preuve de piété et de révérence. Il assistait à la messe mais ne communiait pas en raison de sa situation matrimoniale et se confessait à un prêtre jésuite nommé Don Andrès, un ami proche, jusqu’à sa mort en 1955.

Hemingway était un homme complexe avec une foi simple. Les visites discrètes dans les cathédrales et les célébrations privées des jours de fête faisaient autant partie de sa vie que la chasse au gros gibier, la pêche en haute mer, la boxe et la corrida, qui, selon lui, lui procuraient une « grâce actuelle » comme il le répétait avec enthousiasme dans des conversations des années 1920.

Plus tard, alors qu’Hemingway sombrait dans une grave maladie mentale, en particulier après son accident d’avion en Afrique en janvier 1954, où il s’était servi de sa tête comme d’un bélier pour s’échapper de l’appareil en feu, il n’était plus le même homme. Son grand ami l’acteur Gary Cooper, converti au catholicisme, alors qu’il était lui-même mourant en mai 1961, chercha à apporter un peu de réconfort spirituel à Hemingway qu’il savait tourmenté.

Comme l’écrit A. E. Hotchner : « Lorsque la douleur eut passé, Cooper tendit la main vers la table de chevet et prit un crucifix, qu’il posa sur l’oreiller à côté de sa tête. “S’il te plaît, transmets un message à Ernest. C’est important et tu ne dois pas oublier, car je ne lui parlerai plus jamais. Dis-lui … que c’était [i.e sa conversion au Catholicisme] la meilleure chose que j’ai jamais faite” ». Gary Cooper est mort le 13 mai 1961, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima.

Hemingway a mis fin à ses jours cinquante jours plus tard, le 2 juillet 1961. Personne n’était là pour le sauver ce jour-là dans sa maison. Ou peut-être que quelqu’un était là…

Adapté de l’article « Hemingway’s Catholic Heart » (Le cœur catholique d’Hemingway) de Mary Claire Kendall, paru dans le numéro de janvier-février 2019 du Saint Austin Review.

Note: Mary Claire Kendall a récemment publié un livre complet sur le même sujet, dont cet article était un prémice, intitulé Hemingway’s Faith (Rowman & Littlefield Publishers, 17 décembre 2024)




La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (I)

Né à la fin de l’époque victorienne, Ernest Hemingway ne connaissait au départ que le monde protestant où il a grandi, non loin de Chicago. Plus tard, alors qu’il sert dans le corps ambulancier de la Croix-Rouge américaine en Italie pendant l’été 1918, l’écrivain en herbe découvre la richesse du catholicisme avec tous ses sens. Il s’imprègne de l’amour de Marie et de la réalité rédemptrice de son fils Jésus et les grandes cathédrales européennes qu’il visitait soulignant cette réalité. Il n’avait que dix-sept ans. Cette expérience le transforma.

Hemingway servait au front à Fossalta, en Italie, le long du Piave, près du cœur de l’action, là où il voulait être. Touché par un obus de mortier dans une tranchée, Hemingway perdit connaissance. Alors qu’il attendait d’être transporté à la gare pour être évacué vers l’hôpital, ne sachant pas s’il allait survivre, il était « vraiment effrayé », écrivit-il des années plus tard à son beau-père Thomas Welsh, et pria « avec une foi presque tribale » pour l’intercession de « Notre Dame et de divers saints ».

Hemingway était arrivé en Europe peu après la dernière apparition de Notre Dame de Fatima aux trois petits bergers — Lucie, François et Jacinthe — au Portugal, le 13 octobre 1917. Ces apparitions étaient, pour Hemingway, le plus grand attrait du catholicisme. Il les considérait comme une preuve irréfutable que l’Église était la seule vraie foi. Son ami George Herter écrivait, le 23 février 1978 : « Hemingway était un fervent catholique. Sa religion lui venait principalement des apparitions de la Vierge Marie. Il m’a dit à plusieurs reprises que s’il n’y avait pas la Bible, s’il n’y avait pas de lois ecclésiastiques créées par l’homme, les apparitions prouvaient sans aucun doute que l’Église catholique était la véritable Église. »

Adapté de l’article «  Hemingway’s Catholic Heart  » (Le cœur catholique d’Hemingway) de Mary Claire Kendall, paru dans le numéro de janvier-février 2019 du Saint Austin Review.

Note : Mary Claire Kendall a récemment publié un livre complet sur le même sujet, dont cet article était un prémice, intitulé Hemingway’s Faith (Rowman & Littlefield Publishers, 17 décembre 2024)




« La carrière internationale du film Sacré-Cœur a déjà commencé avec des chiffres hallucinants », confie le patron de SAJE Film

Source : Tribune Chrétienne

De même qu’il y eut, dans les années 90 , une « génération Grand Bleu », marquée par le rêve et la mer, il semble qu’émerge aujourd’hui une « génération Sacré-Cœur « , toute tournée vers le Cœur du Cœur de l’amour

Il fallait sans doute cela pour réveiller les consciences. Il fallait un film capable de déplacer les foules, croyantes ou non, un film qui parle d’amour, du seul véritable amour, celui qui se donne sans retour : l’amour du Christ. Sacré-Cœur, produit et co-réalisé par Steven et Sabrina Gunnell,distribué par SAJE Distribution, a su toucher le cœur du public comme peu d’œuvres contemporaines.

En plein triomphe en France où le film s’apprête à franchir le cap des 400 000 entrées, Hubert de Torcy, patron de SAJE films, a confié à Tribune Chrétienne que le film  reçoit également un accueil triomphal en Afrique et dans l’océan Indien, avec des sorties programmées jusqu’en Amérique et en Asie : c’est une véritable aventure missionnaire du grand écran qui ne fait que commencer et de poursuivre « En Belgique et en Suisse, les salles sont combles comme en France. À Monaco, le film est même prolongé devant la demande du public ».Le film, véritable phénomène, a entamé sa diffusion en Afrique et dans l’océan Indien la semaine dernière. Les premiers résultats confirment un accueil exceptionnel. « À l’île Maurice, nous avons dépassé les 7 000 entrées en deux semaines. En Côte d’Ivoire, c’est un véritable carton avec plus de 2 300 entrées en un seul week-end ! » explique le distributeur français.

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. »

Sainte Marguerite-Marie-Alacoque (1647-1690)

Et la véritable success story de Sacré-Cœur s’étend désormais au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo, au Cameroun et en République démocratique du Congo.Pour le responsable de SAJE Distribution, cette expansion témoigne d’une véritable soif spirituelle. « Tout cela est très réjouissant. On sent que le public, partout, a besoin d’histoires vraies, lumineuses, porteuses d’espérance », souligne-t-il.Il nous confie également que «  le film poursuivra sa route au Liban courant décembre, avant d’arriver au Canada à la même période. »

Et l’aventure ne s’arrête pas là : « Nous préparons une version pour les États-Unis, dont la sortie est prévue à l’occasion des fêtes du Sacré-Cœur, en juin 2026 », précise le distributeur.Des accords sont également en discussion avec des partenaires en Allemagne et en Espagne, tandis que l’Amérique latine se prépare à accueillir le film : « Des contacts sont déjà établis au Mexique, en Colombie et au Chili ».Et la demande s’élargit encore : « De nombreuses sollicitations nous parviennent des Philippines, mais aussi de Corée du Sud », confie-t-il, avant d’ajouter avec un sourire : « Ce n’est que le début de l’aventure internationale de Sacré-Cœur. »

Partout où il est projeté, Sacré-Cœur rassemble et touche les âmes. De Bruxelles à Abidjan, de Genève à Port-Louis, les spectateurs sortent bouleversés par ce film qui remet le Christ au centre des vies et des histoires humaines.Il y avait longtemps qu’un film n’avait pas su dire l’amour vrai avec autant de simplicité et de force. Dans les regards des spectateurs émus, dans les applaudissements qui montent à la fin des séances, on devine qu’il se passe quelque chose de plus grand qu’un simple succès de cinéma : un réveil des cœurs. Rappelons que les Visitandines de Nantes peinent à répondre à l’avalanche de commandes de leur « Sauvegarde du Sacré Cœur » ( photo).

Le film ne se contente pas d’émouvoir, il appelle à aimer, à croire, à espérer.Et de même qu’il y eut, dans les années 90 , une « génération Grand Bleu », marquée par le rêve et la mer, il semble qu’émerge aujourd’hui une génération Sacré-Cœur, toute tournée vers le Cœur du Cœur de l’amour, une génération qui cherche, dans l’obscurité du monde, la lumière du monde.

Philippe-Marie, 07/11/2025




Le cardinal Müller tire la sonnette d’alarme: la synodalité est un cheval de Troie dans l’Eglise

Source : Benoît et moi

Le cardinal Müller a préfacé un ouvrage en anglais, paru le 9 octobre dernier, intitulé The Trojan Horse in the Catholic Church , dont l’auteur, un prêtre anonyme (nous respectons ses raisons…) signe « Father Enoch » .
L’ex-préfet de la CDF et gardien de l’héritage littéraire et théologique de Benoît XVI, y met en garde contre les dangers du processus synodal.
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Ayant participé aux synodes de 2023 et 2024, il estime que les deux synodes « ont été utilisés comme un moyen de saper la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église et de la remplacer par une ‘pyramide inversée’ de gouvernement»… et aussi de faire avancer la cause LGBT au sein de l’Église.

(Source: www.lifesitenews.com , Maike Hickson)

L’ordre du jour du Synode sur la synodalité a été extrêmement contrôlé, seuls certains orateurs choisis étant autorisés à s’adresser longuement à l’assemblée. L’ensemble du processus a été très manipulé afin d’atteindre les résultats souhaités par ceux qui étaient en charge des travaux du Synode.

L’un des principaux objectifs était de favoriser la normalisation de l’homosexualité – un autre thème central du livre, qui traite de diverses figures de l’Église, y compris de nombreux prélats, qui soutiennent cet agenda maléfique.

Cardinal Müller

(…)

A noter que, si ce processus synodal a été lancé par le pape François, le pape Léon semble avoir l’intention de poursuivre cette réforme.

Par le mandat du pape François, et maintenant avec le soutien du pape Léon XIV, nous entrons dans un processus de trois ans au cours duquel les diocèses d’abord, puis les organismes ecclésiastiques plus importants (nationaux, internationaux et continentaux) travailleront à la mise en œuvre des directives contenues dans le document final.

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À la fin de cette période, il y aura une « Assemblée ecclésiale post-synodale » à Rome en 2028, qui s’efforcera de poursuivre la mise en œuvre du travail du Synode et de son thème, « Pour une Église synodale » : Communion, participation et mission.

Voici donc la préface du cardinal Müller:

C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation à rédiger une préface à The Trojan Horse in the Catholic Church: Synod on Synodality: The Attempt to Invert the Bride of Christ’s Hierarchy and Moral Order (Le cheval de Troie dans l’Église catholique : Synode sur la synodalité : la tentative de renverser la hiérarchie et l’ordre moral de l’Épouse du Christ), un ouvrage que j’ai trouvé être une vue d’ensemble et une critique précieuses du document final du Synode sur la synodalité.

J’ai assisté aux réunions des assemblées 2023 et 2024 du Synode sur la synodalité à Rome, et j’ai pu faire l’expérience directe du fonctionnement interne des deux assemblées et des ordres du jour qui étaient proposés.

J’ai constaté que la nature même du synode des évêques avait été fondamentalement modifiée. Il ne s’agissait plus d’un événement épiscopal authentique, d’une réunion des successeurs des apôtres pour se rencontrer et discuter de sujets choisis par le pape, puis pour offrir au Saint-Père des conseils sur ces questions. Les évêques n’ont plus eu l’occasion de s’adresser à leurs frères dans l’épiscopat, d’exprimer leurs pensées et de faire des commentaires de manière significative. Les évêques étaient désormais relégués à une position de participants au même titre que les autres participants laïcs, à la manière de la voie synodale allemande et plus selon la compréhension anglicane que catholique de la mission et de la nature de l’Église, authentiquement expliquée dans le troisième chapitre de Lumen Gentium : la constitution hiérarchique et sacramentelle de la Sainte Église.

Lors du Synode, ce nouveau format – le « processus synodal », comme on l’appelle – a été utilisé comme un moyen de saper la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église et de la remplacer par une « pyramide inversée » de gouvernement – l’un des principaux thèmes du Cheval de Troie.

Le plan de mise en œuvre du processus synodal demandé par le document final du Synode est une tentative de transformer l’Église du Christ en une institution séculière et mondaine guidée non pas par l’enseignement de Notre Seigneur tel qu’il est révélé dans les Saintes Écritures et la Tradition apostolique ; mais plutôt un appel à embrasser, à la manière de l’hérésie moderniste, des principes « démocratiques » comme guide pour les enseignements doctrinaux et moraux de l’Église, tout en revendiquant hardiment (et sans vergogne) l’inspiration et la direction de l’Esprit Saint dans tout ce qui est proposé.

Ainsi, l’Église n’est plus le Peuple de Dieu, le Corps du Christ et le Temple du Saint-Esprit, mais plutôt une ONG avec un agenda religieux-émotionnel et moraliste. Le concept même d’une soi-disant « Église synodale » contredit au moins partiellement, sinon totalement, la conception catholique de l’Église.

Qu’est-ce qui constitue ce « processus synodal » dans cette « Église synodale » nouvellement conçue ?

Je peux partager ici ce que j’ai observé lors des deux assemblées du Synode sur la synodalité, qui sont probablement un modèle pour le processus synodal actuellement mis en œuvre (selon les directives du document final, et comme discuté en détail dans Le Cheval de Troie) dans les diocèses et les paroisses du monde entier, en préparation de l’Assemblée ecclésiale qui doit se tenir à Rome en octobre 2028.

L’ordre du jour du Synode sur la synodalité a été extrêmement contrôlé, seuls certains orateurs choisis étant autorisés à s’adresser longuement à l’assemblée. L’ensemble du processus a été très manipulé afin d’atteindre les résultats souhaités par ceux qui étaient en charge des travaux du Synode.

L’un des principaux objectifs était de favoriser la normalisation de l’homosexualité – un autre thème central du Cheval de Troie, qui traite de diverses figures de l’Église, y compris de nombreux prélats, qui soutiennent cet agenda maléfique.

Comme je l’ai dit au journaliste Edward Pentin,

« en fin de compte, toutes ces soi-disant réflexions synodales visent à nous préparer à accepter l’homosexualité ».

Les participants au synode ont déclaré : « Nous avons de nouvelles idées, révélées par l’Esprit Saint », qui leur permettent d’affirmer que les actes homosexuels sont une manière authentique d’exprimer l’amour et que ces actes doivent être bénis, en contradiction totale avec la parole révélée de Dieu.

Mais en vérité, ceux qui promeuvent l’agenda homosexuel de cette manière blasphèment le Saint-Esprit dans leur tentative d’introduire des doctrines qui sont contraires à l’Écriture et à la Tradition, ainsi qu’à la loi naturelle.

Encore une fois, comme je l’ai dit à Edward Pentin,

« ils introduisent une nouvelle herméneutique avec laquelle ils veulent réconcilier la Parole de Dieu avec ces idéologies – des idéologies anti-chrétiennes. Mais nous ne pouvons pas réconcilier le Christ et l’Antéchrist. Cette idéologie homosexuelle, « LGBT », est, en son centre, une idéologie anti-chrétienne. C’est l’esprit de l’Antéchrist qui parle à travers eux ».

J’espère sincèrement que tous ceux (y compris les évêques et les prêtres) qui n’ont pas encore lu le Document final du Synode sur la synodalité (que le Pape François a déclaré être reçu comme faisant partie de son magistère ordinaire), ou qui peut-être ne l’ont pas lu de manière critique, liront Le Cheval de Troie afin de mieux saisir les dangers que le « processus synodal » pose non seulement pour la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église catholique telle qu’elle a été fondée et voulue par le Christ, mais aussi pour l’ensemble de l’ordre moral chrétien, et pour le bien-être de la famille et de la société en général, qui dépend de cet ordre ; mais aussi pour l’ensemble de l’ordre moral chrétien et pour le bien-être de la famille et de la société dans son ensemble, qui dépend de cet ordre.

Nous devrions tous nous souvenir de l’herméneutique catholique :

« Ce magistère n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui a été transmis, l’écoutant avec piété, la gardant scrupuleusement et l’expliquant fidèlement, selon un mandat divin et avec l’aide de l’Esprit Saint, il tire de cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il présente à la croyance comme divinement révélé » .

(Dei Verbum 10)

Son Éminence Gerhard Cardinal Müller,
ancien Préfet de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi
9 octobre 2025
Fête de Notre Dame de Champion
Seule Apparition Mariale approuvée aux Etats-Unis