La croix au cou, Jésus plus fort que le feu…




Un ex animateur radio de Chicago parcourt le pays avec une statue de Marie

« Nous sommes tous brisés, mais nous sommes aimés. » C’est ce qu’affirme Kevin Matthews, ancien animateur radio provocateur de Chicago aux États-Unis qui parcourt le pays avec une statue de Marie trouvée près d’une benne à ordures dans le Michigan et qui partage sa prise de conscience de l’amour de Dieu pour son peuple.

Ce n’est que plus tard, lorsqu’il a apporté la statue à une entreprise de pierres tombales recommandée par son pasteur, qu’il s’est mis à pleurer. L’artisan lui a proposé de rassembler les morceaux, de restaurer les mains et de la remettre à neuf. « C’est là que j’ai commencé à pleurer », a-t-il déclaré. « Elle me rappelait moi-même. C’est moi qui étais brisé. »

Kevin a fait réassembler le haut et le bas, mais la fissure est toujours visible et ses mains sont toujours manquantes. Même brisée, a déclaré Matthews, la statue l’a inspiré à renouer avec la foi catholique dans laquelle il a grandi et lui a inculqué une dévotion à Marie, à travers le rosaire et surtout sous son titre de Notre Dame de Fatima.

Il a écrit deux livres sur cette expérience et a fait voyager la statue à travers le pays. Début septembre, il venait de rentrer d’un voyage au Texas et partait le lendemain pour New York.

En 2019, la statue de Marie brisée a été le point central d’une procession le vendredi soir, partant de l’église St. John Cantius (saint Jean de Kenty) à Chicago, qui a attiré des milliers de personnes.

À l’époque, le père Joshua Caswell, chanoine régulier, aujourd’hui pasteur et supérieur des chanoines réguliers de St. Cantius, avait déclaré : « Ce jour-là, j’ai vu des personnes de toutes les couleurs et de toutes les croyances s’inspirer d’une statue qui se trouvait autrefois dans une benne à ordures. J’ai vu les personnes brisées, physiquement et spirituellement, connaître un renouveau ce soir-là. J’espère que ce n’est que le début pour notre ville, que nous pouvons avoir l’espoir que Dieu rétablira toutes choses et que nous avons une mère céleste qui nous aime. »

Aujourd’hui, Matthews affirme que Dieu est au premier plan dans sa vie. « Dieu est la chose la plus importante », dit-il. « Plus important que ma femme, mes enfants, ma vie, la radio… Dieu passe avant tout. »

Michelle Martin, 23 septembre 2025 ChicagoCatholic.com




Sur le point de devenir catholique, Charlie Kirk méditait sur la Vierge Marie comme solution au « féminisme toxique »

Charlie Kirk, militant conservateur assassiné, aurait été sur le point de se convertir au catholicisme au moment de sa mort. Il considérait notamment la Vierge Marie comme une solution au « féminisme toxique » aux États-Unis.

Dans une chronique publiée le 18 septembre dans Angelus, le journal de l’archidiocèse de Los Angeles (États-Unis), Robert Brennan, écrivain de Los Angeles et frère de l’évêque Joseph Brennan de Fresno, en Californie, a écrit que Kirk avait parlé à son frère évêque lors d’un petit-déjeuner de prière, lui racontant « qu’il avait une femme et des enfants catholiques et qu’il assistait à la messe avec eux ».

Kirk avait reconnu les « spéculations » sur son désir de devenir catholique et avait déclaré à Mgr Brennan : « Je suis à deux doigts de me convertir ». Le journaliste précise que son frère lui a donné la permission de partager cette histoire. Il présente aussi une récente vidéo réalisée par Kirk, jusqu’ici chrétien évangélique, dans laquelle, tout en reconnaissant certains « désaccords majeurs » avec le catholicisme, il explique également que les protestants « sous-estiment » la Vierge Marie. « Nous ne parlons pas assez de Marie. Nous ne la vénérons pas assez », déclarait Kirk, affirmant que Marie est « la solution au féminisme toxique » aux États-Unis.

Robert Brennan commente : « Comme il est approprié que l’une des dernières vidéos de Charlie Kirk ait porté sur la Médiatrice par excellence de tous les temps et de tous les lieux ! À sa manière, il tendait la main vers elle, et maintenant, j’en suis convaincu, elle lui rend la pareille. »

20 septembre 2025. The Catholic Herald




La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (II)

L’amour indéfectible d’Ernest Hemingway pour la mère de Jésus transparaît clairement dans son roman de 1954, Le Vieil Homme et la Mer. Le protagoniste, Santiago, avait promis de faire un pèlerinage à Notre-Dame de la Charité du Cobre à Santiago de Cuba, s’il attrapait le poisson qu’il poursuivait. « Je ne suis pas religieux », disait-il. « Mais je dirai dix Notre Père et dix Je vous salue Marie pour que j’attrape ce poisson, et je promets de faire un pèlerinage à la Vierge du Cobre si je l’attrape. C’est une promesse. » Santiago se mit alors à réciter un Ave Maria après l’autre. Hemingway fit de même et, lorsqu’il remporta la plus grande récompense qui soit, le prix Nobel, il offrit son médaillon en or à Notre-Dame de la Charité d’El Cobre. Il ne fait aucun doute que la Vierge le guidait vers des ports sûrs, malgré lui.

Attiré par tout ce qui touchait au Moyen Âge, c’est-à-dire tout ce qui était ancien et catholique, Hemingway visitait régulièrement les célèbres cathédrales européennes, faisant preuve de piété et de révérence. Il assistait à la messe mais ne communiait pas en raison de sa situation matrimoniale et se confessait à un prêtre jésuite nommé Don Andrès, un ami proche, jusqu’à sa mort en 1955.

Hemingway était un homme complexe avec une foi simple. Les visites discrètes dans les cathédrales et les célébrations privées des jours de fête faisaient autant partie de sa vie que la chasse au gros gibier, la pêche en haute mer, la boxe et la corrida, qui, selon lui, lui procuraient une « grâce actuelle » comme il le répétait avec enthousiasme dans des conversations des années 1920.

Plus tard, alors qu’Hemingway sombrait dans une grave maladie mentale, en particulier après son accident d’avion en Afrique en janvier 1954, où il s’était servi de sa tête comme d’un bélier pour s’échapper de l’appareil en feu, il n’était plus le même homme. Son grand ami l’acteur Gary Cooper, converti au catholicisme, alors qu’il était lui-même mourant en mai 1961, chercha à apporter un peu de réconfort spirituel à Hemingway qu’il savait tourmenté.

Comme l’écrit A. E. Hotchner : « Lorsque la douleur eut passé, Cooper tendit la main vers la table de chevet et prit un crucifix, qu’il posa sur l’oreiller à côté de sa tête. “S’il te plaît, transmets un message à Ernest. C’est important et tu ne dois pas oublier, car je ne lui parlerai plus jamais. Dis-lui … que c’était [i.e sa conversion au Catholicisme] la meilleure chose que j’ai jamais faite” ». Gary Cooper est mort le 13 mai 1961, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima.

Hemingway a mis fin à ses jours cinquante jours plus tard, le 2 juillet 1961. Personne n’était là pour le sauver ce jour-là dans sa maison. Ou peut-être que quelqu’un était là…

Adapté de l’article « Hemingway’s Catholic Heart » (Le cœur catholique d’Hemingway) de Mary Claire Kendall, paru dans le numéro de janvier-février 2019 du Saint Austin Review.

Note: Mary Claire Kendall a récemment publié un livre complet sur le même sujet, dont cet article était un prémice, intitulé Hemingway’s Faith (Rowman & Littlefield Publishers, 17 décembre 2024)




La foi catholique d’Ernest Hemingway et son amour pour la Vierge Marie (I)

Né à la fin de l’époque victorienne, Ernest Hemingway ne connaissait au départ que le monde protestant où il a grandi, non loin de Chicago. Plus tard, alors qu’il sert dans le corps ambulancier de la Croix-Rouge américaine en Italie pendant l’été 1918, l’écrivain en herbe découvre la richesse du catholicisme avec tous ses sens. Il s’imprègne de l’amour de Marie et de la réalité rédemptrice de son fils Jésus et les grandes cathédrales européennes qu’il visitait soulignant cette réalité. Il n’avait que dix-sept ans. Cette expérience le transforma.

Hemingway servait au front à Fossalta, en Italie, le long du Piave, près du cœur de l’action, là où il voulait être. Touché par un obus de mortier dans une tranchée, Hemingway perdit connaissance. Alors qu’il attendait d’être transporté à la gare pour être évacué vers l’hôpital, ne sachant pas s’il allait survivre, il était « vraiment effrayé », écrivit-il des années plus tard à son beau-père Thomas Welsh, et pria « avec une foi presque tribale » pour l’intercession de « Notre Dame et de divers saints ».

Hemingway était arrivé en Europe peu après la dernière apparition de Notre Dame de Fatima aux trois petits bergers — Lucie, François et Jacinthe — au Portugal, le 13 octobre 1917. Ces apparitions étaient, pour Hemingway, le plus grand attrait du catholicisme. Il les considérait comme une preuve irréfutable que l’Église était la seule vraie foi. Son ami George Herter écrivait, le 23 février 1978 : « Hemingway était un fervent catholique. Sa religion lui venait principalement des apparitions de la Vierge Marie. Il m’a dit à plusieurs reprises que s’il n’y avait pas la Bible, s’il n’y avait pas de lois ecclésiastiques créées par l’homme, les apparitions prouvaient sans aucun doute que l’Église catholique était la véritable Église. »

Adapté de l’article «  Hemingway’s Catholic Heart  » (Le cœur catholique d’Hemingway) de Mary Claire Kendall, paru dans le numéro de janvier-février 2019 du Saint Austin Review.

Note : Mary Claire Kendall a récemment publié un livre complet sur le même sujet, dont cet article était un prémice, intitulé Hemingway’s Faith (Rowman & Littlefield Publishers, 17 décembre 2024)




« La carrière internationale du film Sacré-Cœur a déjà commencé avec des chiffres hallucinants », confie le patron de SAJE Film

Source : Tribune Chrétienne

De même qu’il y eut, dans les années 90 , une « génération Grand Bleu », marquée par le rêve et la mer, il semble qu’émerge aujourd’hui une « génération Sacré-Cœur « , toute tournée vers le Cœur du Cœur de l’amour

Il fallait sans doute cela pour réveiller les consciences. Il fallait un film capable de déplacer les foules, croyantes ou non, un film qui parle d’amour, du seul véritable amour, celui qui se donne sans retour : l’amour du Christ. Sacré-Cœur, produit et co-réalisé par Steven et Sabrina Gunnell,distribué par SAJE Distribution, a su toucher le cœur du public comme peu d’œuvres contemporaines.

En plein triomphe en France où le film s’apprête à franchir le cap des 400 000 entrées, Hubert de Torcy, patron de SAJE films, a confié à Tribune Chrétienne que le film  reçoit également un accueil triomphal en Afrique et dans l’océan Indien, avec des sorties programmées jusqu’en Amérique et en Asie : c’est une véritable aventure missionnaire du grand écran qui ne fait que commencer et de poursuivre « En Belgique et en Suisse, les salles sont combles comme en France. À Monaco, le film est même prolongé devant la demande du public ».Le film, véritable phénomène, a entamé sa diffusion en Afrique et dans l’océan Indien la semaine dernière. Les premiers résultats confirment un accueil exceptionnel. « À l’île Maurice, nous avons dépassé les 7 000 entrées en deux semaines. En Côte d’Ivoire, c’est un véritable carton avec plus de 2 300 entrées en un seul week-end ! » explique le distributeur français.

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. »

Sainte Marguerite-Marie-Alacoque (1647-1690)

Et la véritable success story de Sacré-Cœur s’étend désormais au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo, au Cameroun et en République démocratique du Congo.Pour le responsable de SAJE Distribution, cette expansion témoigne d’une véritable soif spirituelle. « Tout cela est très réjouissant. On sent que le public, partout, a besoin d’histoires vraies, lumineuses, porteuses d’espérance », souligne-t-il.Il nous confie également que «  le film poursuivra sa route au Liban courant décembre, avant d’arriver au Canada à la même période. »

Et l’aventure ne s’arrête pas là : « Nous préparons une version pour les États-Unis, dont la sortie est prévue à l’occasion des fêtes du Sacré-Cœur, en juin 2026 », précise le distributeur.Des accords sont également en discussion avec des partenaires en Allemagne et en Espagne, tandis que l’Amérique latine se prépare à accueillir le film : « Des contacts sont déjà établis au Mexique, en Colombie et au Chili ».Et la demande s’élargit encore : « De nombreuses sollicitations nous parviennent des Philippines, mais aussi de Corée du Sud », confie-t-il, avant d’ajouter avec un sourire : « Ce n’est que le début de l’aventure internationale de Sacré-Cœur. »

Partout où il est projeté, Sacré-Cœur rassemble et touche les âmes. De Bruxelles à Abidjan, de Genève à Port-Louis, les spectateurs sortent bouleversés par ce film qui remet le Christ au centre des vies et des histoires humaines.Il y avait longtemps qu’un film n’avait pas su dire l’amour vrai avec autant de simplicité et de force. Dans les regards des spectateurs émus, dans les applaudissements qui montent à la fin des séances, on devine qu’il se passe quelque chose de plus grand qu’un simple succès de cinéma : un réveil des cœurs. Rappelons que les Visitandines de Nantes peinent à répondre à l’avalanche de commandes de leur « Sauvegarde du Sacré Cœur » ( photo).

Le film ne se contente pas d’émouvoir, il appelle à aimer, à croire, à espérer.Et de même qu’il y eut, dans les années 90 , une « génération Grand Bleu », marquée par le rêve et la mer, il semble qu’émerge aujourd’hui une génération Sacré-Cœur, toute tournée vers le Cœur du Cœur de l’amour, une génération qui cherche, dans l’obscurité du monde, la lumière du monde.

Philippe-Marie, 07/11/2025




Le cardinal Müller tire la sonnette d’alarme: la synodalité est un cheval de Troie dans l’Eglise

Source : Benoît et moi

Le cardinal Müller a préfacé un ouvrage en anglais, paru le 9 octobre dernier, intitulé The Trojan Horse in the Catholic Church , dont l’auteur, un prêtre anonyme (nous respectons ses raisons…) signe « Father Enoch » .
L’ex-préfet de la CDF et gardien de l’héritage littéraire et théologique de Benoît XVI, y met en garde contre les dangers du processus synodal.
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Ayant participé aux synodes de 2023 et 2024, il estime que les deux synodes « ont été utilisés comme un moyen de saper la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église et de la remplacer par une ‘pyramide inversée’ de gouvernement»… et aussi de faire avancer la cause LGBT au sein de l’Église.

(Source: www.lifesitenews.com , Maike Hickson)

L’ordre du jour du Synode sur la synodalité a été extrêmement contrôlé, seuls certains orateurs choisis étant autorisés à s’adresser longuement à l’assemblée. L’ensemble du processus a été très manipulé afin d’atteindre les résultats souhaités par ceux qui étaient en charge des travaux du Synode.

L’un des principaux objectifs était de favoriser la normalisation de l’homosexualité – un autre thème central du livre, qui traite de diverses figures de l’Église, y compris de nombreux prélats, qui soutiennent cet agenda maléfique.

Cardinal Müller

(…)

A noter que, si ce processus synodal a été lancé par le pape François, le pape Léon semble avoir l’intention de poursuivre cette réforme.

Par le mandat du pape François, et maintenant avec le soutien du pape Léon XIV, nous entrons dans un processus de trois ans au cours duquel les diocèses d’abord, puis les organismes ecclésiastiques plus importants (nationaux, internationaux et continentaux) travailleront à la mise en œuvre des directives contenues dans le document final.

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À la fin de cette période, il y aura une « Assemblée ecclésiale post-synodale » à Rome en 2028, qui s’efforcera de poursuivre la mise en œuvre du travail du Synode et de son thème, « Pour une Église synodale » : Communion, participation et mission.

Voici donc la préface du cardinal Müller:

C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation à rédiger une préface à The Trojan Horse in the Catholic Church: Synod on Synodality: The Attempt to Invert the Bride of Christ’s Hierarchy and Moral Order (Le cheval de Troie dans l’Église catholique : Synode sur la synodalité : la tentative de renverser la hiérarchie et l’ordre moral de l’Épouse du Christ), un ouvrage que j’ai trouvé être une vue d’ensemble et une critique précieuses du document final du Synode sur la synodalité.

J’ai assisté aux réunions des assemblées 2023 et 2024 du Synode sur la synodalité à Rome, et j’ai pu faire l’expérience directe du fonctionnement interne des deux assemblées et des ordres du jour qui étaient proposés.

J’ai constaté que la nature même du synode des évêques avait été fondamentalement modifiée. Il ne s’agissait plus d’un événement épiscopal authentique, d’une réunion des successeurs des apôtres pour se rencontrer et discuter de sujets choisis par le pape, puis pour offrir au Saint-Père des conseils sur ces questions. Les évêques n’ont plus eu l’occasion de s’adresser à leurs frères dans l’épiscopat, d’exprimer leurs pensées et de faire des commentaires de manière significative. Les évêques étaient désormais relégués à une position de participants au même titre que les autres participants laïcs, à la manière de la voie synodale allemande et plus selon la compréhension anglicane que catholique de la mission et de la nature de l’Église, authentiquement expliquée dans le troisième chapitre de Lumen Gentium : la constitution hiérarchique et sacramentelle de la Sainte Église.

Lors du Synode, ce nouveau format – le « processus synodal », comme on l’appelle – a été utilisé comme un moyen de saper la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église et de la remplacer par une « pyramide inversée » de gouvernement – l’un des principaux thèmes du Cheval de Troie.

Le plan de mise en œuvre du processus synodal demandé par le document final du Synode est une tentative de transformer l’Église du Christ en une institution séculière et mondaine guidée non pas par l’enseignement de Notre Seigneur tel qu’il est révélé dans les Saintes Écritures et la Tradition apostolique ; mais plutôt un appel à embrasser, à la manière de l’hérésie moderniste, des principes « démocratiques » comme guide pour les enseignements doctrinaux et moraux de l’Église, tout en revendiquant hardiment (et sans vergogne) l’inspiration et la direction de l’Esprit Saint dans tout ce qui est proposé.

Ainsi, l’Église n’est plus le Peuple de Dieu, le Corps du Christ et le Temple du Saint-Esprit, mais plutôt une ONG avec un agenda religieux-émotionnel et moraliste. Le concept même d’une soi-disant « Église synodale » contredit au moins partiellement, sinon totalement, la conception catholique de l’Église.

Qu’est-ce qui constitue ce « processus synodal » dans cette « Église synodale » nouvellement conçue ?

Je peux partager ici ce que j’ai observé lors des deux assemblées du Synode sur la synodalité, qui sont probablement un modèle pour le processus synodal actuellement mis en œuvre (selon les directives du document final, et comme discuté en détail dans Le Cheval de Troie) dans les diocèses et les paroisses du monde entier, en préparation de l’Assemblée ecclésiale qui doit se tenir à Rome en octobre 2028.

L’ordre du jour du Synode sur la synodalité a été extrêmement contrôlé, seuls certains orateurs choisis étant autorisés à s’adresser longuement à l’assemblée. L’ensemble du processus a été très manipulé afin d’atteindre les résultats souhaités par ceux qui étaient en charge des travaux du Synode.

L’un des principaux objectifs était de favoriser la normalisation de l’homosexualité – un autre thème central du Cheval de Troie, qui traite de diverses figures de l’Église, y compris de nombreux prélats, qui soutiennent cet agenda maléfique.

Comme je l’ai dit au journaliste Edward Pentin,

« en fin de compte, toutes ces soi-disant réflexions synodales visent à nous préparer à accepter l’homosexualité ».

Les participants au synode ont déclaré : « Nous avons de nouvelles idées, révélées par l’Esprit Saint », qui leur permettent d’affirmer que les actes homosexuels sont une manière authentique d’exprimer l’amour et que ces actes doivent être bénis, en contradiction totale avec la parole révélée de Dieu.

Mais en vérité, ceux qui promeuvent l’agenda homosexuel de cette manière blasphèment le Saint-Esprit dans leur tentative d’introduire des doctrines qui sont contraires à l’Écriture et à la Tradition, ainsi qu’à la loi naturelle.

Encore une fois, comme je l’ai dit à Edward Pentin,

« ils introduisent une nouvelle herméneutique avec laquelle ils veulent réconcilier la Parole de Dieu avec ces idéologies – des idéologies anti-chrétiennes. Mais nous ne pouvons pas réconcilier le Christ et l’Antéchrist. Cette idéologie homosexuelle, « LGBT », est, en son centre, une idéologie anti-chrétienne. C’est l’esprit de l’Antéchrist qui parle à travers eux ».

J’espère sincèrement que tous ceux (y compris les évêques et les prêtres) qui n’ont pas encore lu le Document final du Synode sur la synodalité (que le Pape François a déclaré être reçu comme faisant partie de son magistère ordinaire), ou qui peut-être ne l’ont pas lu de manière critique, liront Le Cheval de Troie afin de mieux saisir les dangers que le « processus synodal » pose non seulement pour la structure hiérarchique et sacramentelle de l’Église catholique telle qu’elle a été fondée et voulue par le Christ, mais aussi pour l’ensemble de l’ordre moral chrétien, et pour le bien-être de la famille et de la société en général, qui dépend de cet ordre ; mais aussi pour l’ensemble de l’ordre moral chrétien et pour le bien-être de la famille et de la société dans son ensemble, qui dépend de cet ordre.

Nous devrions tous nous souvenir de l’herméneutique catholique :

« Ce magistère n’est pas au-dessus de la parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui a été transmis, l’écoutant avec piété, la gardant scrupuleusement et l’expliquant fidèlement, selon un mandat divin et avec l’aide de l’Esprit Saint, il tire de cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il présente à la croyance comme divinement révélé » .

(Dei Verbum 10)

Son Éminence Gerhard Cardinal Müller,
ancien Préfet de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi
9 octobre 2025
Fête de Notre Dame de Champion
Seule Apparition Mariale approuvée aux Etats-Unis




[VIDEO] Film Sacré Coeur : « Votre film m’a scotché ! » : le très beau témoignage de Gad Elmaleh :

Source : Tribune Chrétienne
« Que tu sois musulman, juif, athée, agnostique… Ce film parle à tout le monde »

C’est un témoignage simple, sincère et plein d’émotion que l’acteur Gad Elmaleh a livré dans une vidéo devenue virale après la projection du film Sacré-Cœur. En présence des époux Gunnell, réalisateurs de ce long métrage inspiré du message du Cœur de Jésus, l’humoriste, habituellement prompt à faire rire, a cette fois laissé parler son cœur.Visiblement touché, Gad Elmaleh confie avec cette pointe d’humour et de pudeur qui le caractérisent :

« Votre film m’a scotché ! , ce film m’a touché au Coeur fort !  » » Avant d’ajouter, plus grave : « Le monde meurt de ne pas se savoir aimé. » Une phrase tirée du film, mais qu’il reprend à son compte, soulignant combien ce message résonne dans notre époque marquée par la solitude et la perte de sens.

L’acteur, qui a déjà témoigné à plusieurs reprises de sa quête spirituelle et de son chemin vers la foi chrétienne , n’a pas caché sa joie d’avoir découvert un film capable de toucher au cœur sans exclure personne : « Que tu sois musulman, juif, athée, agnostique… Ce film parle à tout le monde. » Par ces mots, il souligne l’universalité du message du Sacré-Cœur, un amour offert à tous, sans distinction.

Ce message rejoint, dans son essence, l’appel constant du pape Léon XIV à redécouvrir le Cœur du Christ comme source d’unité et de réconciliation. Là où la société moderne divise et catégorise, le film rappelle que l’amour divin dépasse toutes les frontières religieuses et culturelles. Le Cœur de Jésus n’appartient pas à une élite spirituelle, il s’offre à toute âme blessée, qu’elle soit croyante ou non.Dans un monde saturé d’images, de bruits et de conflits, Sacré-Cœur ose remettre au centre une vérité que beaucoup ont oubliée : Dieu aime chaque personne, même celle qui se croit loin de Lui. En redonnant chair à cette certitude, le film répond à une soif profonde, celle d’être reconnu et aimé pour soi-même.

Les époux Steven et Sabrina Gunnell, au côté de l’acteur lors de ce témoignage, ne pouvaient que savourer la plus belle des reconnaissances : celle de l’artiste, comme celle des centaines de milliers de personnes – près de 300 000 – venues voir ce film qui part désormais à l’étranger. Et les voix de triste sire de certains journaux dits « catholiques » n’y changeront rien : ce succès repose sur un message d’amour, face à des idéologies trompeuses qui oublient que seul l’amour du Cœur du Christ peut toucher et transformer le monde.

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En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100.000 hommes l’ont vue (II)

Le 3 janvier 1915 un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagnait. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : « Oh ! La Vierge de la Marne ! »

La meilleure preuve d’authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit :

« C’était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l’ambulance d’Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d’un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Il disait souvent : « Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. »

Enfin, le jour où il reçut l’extrême-onction, il dit aux infirmiers : « Vous m’avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n’est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer.

Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100 000 hommes qui l’avons vu. »

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917




En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100 000 hommes l’ont vue (I)

La bataille de la Marne s’est déroulée du 5 au 8 septembre 1914 durant la Première Guerre mondiale. Après l’échec du plan Joffre en Lorraine, l’échec de la bataille des frontières, l’invasion et la retraite, l’armée française recule et il semble que rien ne pourrait la sauver du désastre. Or la 1ère armée allemande de Von Klück, chargée d’investir Paris, décida soudain de délaisser la ville pour poursuivre les forces françaises qu’il estimait en déroute. Et pourtant, très étonnamment, l’armée allemande perdit la bataille sur la Marne, le 8 septembre 1914.

Le journal catholique Le Courrier de la Manche du dimanche 14 janvier 1917 a publié un article citant des sources allemandes dignes de foi puisqu’il s’agit d’un prêtre et de deux officiers qui racontent que la Vierge a barré la route de Paris et que 100 000 hommes l’ont vue, mais devaient se taire sous peine d’être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne qui tient du miracle puisqu’il se produit entre le premier vendredi de septembre et l’octave de la Nativité de la Vierge Marie : ce premier vendredi de septembre, l’armée allemande se détourna soudain de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne ! Oui, Montmartre a été la citadelle inexpugnable qui a protégé Paris.

Le pape Saint Pie X l’avait en quelque sorte prophétisé lorsque, recevant le 10 avril 1910 les pèlerins français, il leur avait dit ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National : « Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Cœur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. »

Le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917