Message de Marie à Medjugorje 25 octobre 2025

Chers enfants, 

Le Très-Haut, dans sa bonté, m’a donné à vous pour vous guider sur le chemin de la paix. Nombreux sont ceux qui ont répondu et prient, mais de nombreuses créatures n’ont pas la paix et n’ont pas connu le Dieu d’amour. C’est pourquoi, petits enfants, priez et aimez, créez des groupes de prière, afin de vous inciter au bien. Je suis avec vous et je prie pour votre conversion.

Merci d’avoir répondu à mon appel. 




Le Rosaire fait éclore la paix… Il est l’Arme puissante des derniers temps !

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix ! »

Saint Jean-Paul II

    Des enfants qui prient le chapelet avec ferveur sont plus puissants que de redoutables armées ! Voilà un des grands messages de la Sainte Vierge à Fatima… Cela signifie que celui et celle qui croit à « la puissance cachée » du Rosaire tient l’avenir de l’humanité entre ses mains priantes ! Nous ne comprenons toujours pas que Dieu aime triompher par ces petits dont « la confiance » en Lui peut bouleverser le cours de l’histoire ! Et pourtant : de Moïse à Elie, et jusqu’au petit David terrassant le géant Goliath… La Bible nous enseigne que la victoire est toujours donnée à la folle confiance des enfants qui ne s’appuient que sur Dieu seul !

Et c’est pourquoi le chapelet s’inscrit dans cette sagesse biblique, mais dans la perspective néotestamentaire des derniers temps après la venue du Messie : la fronde et les pierres de David sont devenues le Rosaire et ses mystères qui conduisent à la victoire à travers la beauté et l’humilité du Cœur de la Vierge Marie… son chapelet est devenu l’arme puissante calquée sur les 150 psaumes. En le priant avec amour et persévérance, en l’offrant chaque jour à Marie, nous protégeons la paix du monde et hâtons le triomphe de son Cœur Immaculé : car la Vierge est bien cette « Femme enveloppée de soleil » (Ap 12,1) qui nous prépare au retour de Jésus ! Et en ce temps d’urgence, elle a remis entre nos mains le trésor du Rosaire pour la paix de nos cœurs et la paix du monde… Ce fut un des grands messages de Saint Jean-Paul II :

« Le Rosaire nous apprend le secret de la paix et en fait un projet de vie… car dans la tranquille succession des Ave Maria, le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable, qui est un don spécial du Ressuscité (Jn 14,27 et 20,21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui[1]… »

Ces quelques lignes nous laissent deviner combien le Saint Père était habité par la grâce incomparable du Rosaire. Ne fût-il pas le prophète de la paix par excellence ? C’est à travers son Rosaire quotidien qu’il l’était… conduit par la tendresse du Cœur Immaculé de Marie !

Alors, suivons ses traces en cette fin des temps chaotique ! Que notre vie devienne un « Rosaire continuel » où chaque instant est tourné vers le Regard de Marie. Et prenons de plus en plus conscience que nous avons entre les mains une arme fatale, un laser imparable, une invincible douceur qui peut vaincre toutes les violences et les guerres en faisant triompher la paix :

« En réalité, tandis qu’il nous conduit à fixer les yeux sur le Christ, le Rosaire nous rend aussi bâtisseurs de la paix du monde. Par sa caractéristique de supplication communautaire et insistante, pour répondre à l’invitation du Christ « à toujours prier sans se décourager » (Lc 18,1), il nous permet d’espérer que, même aujourd’hui, une « bataille » aussi difficile que celle de la paix pourra être gagnée[2] ! »

Le Rosaire est l’arme des doux et il fait de nous des « artisans de paix » (Mt 5,9). Il est aujourd’hui notre premier engagement pour la paix ! Car, traversés par la tendresse de Marie,  nous  pourrons alors affronter les terribles défis actuels avec l’espérance au cœur et la douceur dans le regard…

+Marie-Mickaël

 

[1] Saint Jean-Paul II, Lettre « Le Rosaire de la Vierge Marie », 16 octobre 2002, n° 40.

[2] Saint Jean-Paul II, Lettre Rosaire, n° 40.




Celui qui répand le Rosaire est sauvé…

« Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Celui qui répand le Rosaire est sauvé. »

Parole intérieure entendue par Saint Bartolo Longo au moment de sa conversion

Illustration : le tableau du sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompei, pour lequel Bartolo Longo œuvra toute sa vie.




Message de la Reine du Rosaire donné à Gisella, le 11 octobre 2025

Enfants bien-aimés, précieux enfants de Mon Cœur, je vous explique pourquoi la Consécration à Mon Cœur Immaculé est importante. Par la Consécration et la récitation du Rosaire, vous Me permettez d’entrer dans vos vies et vos foyers. Je pourvoirai à tout si vous Me le demandez avec un cœur rempli d’Amour en Dieu.
Enfants, votre foi et votre amour facilitent les choses à Dieu. Mes enfants, il aurait mieux valu que les Iscariotes ne soient jamais nés ! Que de trahisons… même de la part de membres de l’Église elle-même, mais vous serez sauvés grâce à votre foi inébranlable.
Soyez toujours forts ! Vivez chaque jour comme si c’était le dernier. Des épées transpercent encore Mon Cœur Immaculé pour les sept péchés les plus graves (orgueil, envie, colère, paresse, cupidité, gourmandise et luxure).
Enfants, confessez-vous souvent… ! Les temps difficiles sont déjà là, mais beaucoup sont encore liés aux affaires du monde. Votre charité réjouit toujours le Ciel. Une pluie de grâces descendra sur vous aujourd’hui.
Je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !




En 1914 la Vierge a barré la route de Paris aux Allemands et 100 000 hommes l’ont vue (I)

La bataille de la Marne s’est déroulée du 5 au 8 septembre 1914 durant la Première Guerre mondiale. Après l’échec du plan Joffre en Lorraine, l’échec de la bataille des frontières, l’invasion et la retraite, l’armée française recule et il semble que rien ne pourrait la sauver du désastre. Or la 1ère armée allemande de Von Klück, chargée d’investir Paris, décida soudain de délaisser la ville pour poursuivre les forces françaises qu’il estimait en déroute. Et pourtant, très étonnamment, l’armée allemande perdit la bataille sur la Marne, le 8 septembre 1914.

Le journal catholique Le Courrier de la Manche du dimanche 14 janvier 1917 a publié un article citant des sources allemandes dignes de foi puisqu’il s’agit d’un prêtre et de deux officiers qui racontent que la Vierge a barré la route de Paris et que 100 000 hommes l’ont vue, mais devaient se taire sous peine d’être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne qui tient du miracle puisqu’il se produit entre le premier vendredi de septembre et l’octave de la Nativité de la Vierge Marie : ce premier vendredi de septembre, l’armée allemande se détourna soudain de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne ! Oui, Montmartre a été la citadelle inexpugnable qui a protégé Paris.

Le pape Saint Pie X l’avait en quelque sorte prophétisé lorsque, recevant le 10 avril 1910 les pèlerins français, il leur avait dit ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National : « Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Cœur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. »

Le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi ».

Le Courrier de la Manche, journal du dimanche 14 janvier 1917




Les lumières de l’Hostie et les flammes du Cœur de Jésus passent par le Cœur immaculé de Marie

La Bienheureuse Dina Bélanger raconte : « Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Cœur adorable dans l’Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Cœur et l’Hostie me captivaient.

Les deux, son Cœur et l’Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l’un dans l’autre que je ne puis pas expliquer comment il m’était possible de les distinguer l’un de l’autre.

De l’Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Cœur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s’échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu’elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! Qu’elle était pure !

Toutes les lumières de l’Hostie et toutes les flammes du Cœur de Jésus passaient par le Cœur immaculé de la Très Sainte Vierge.

Notre-Seigneur me dit : “Oui, faites-moi régner par Jésus-Marie”. À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement, à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d’amour en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je ne connaissais pas, je dis : “ô Cœur Eucharistique de Jésus, je t’en supplie, par Notre-Dame du Cœur Eucharistique, règne dans toutes les âmes comme tu le veux.” »

Bienheureuse Dina Bélanger (1898-1929)

Religieuse, pianiste et musicienne canadienne membre de la congrégation des Religieuses de Jésus-Marie. Québec




L’invincible douceur du Rosaire pour la Paix !

« Heureux les doux car ils posséderont la terre ! »

Matthieu 5,4

       Il faut se souvenir ici de « l’avertissement » marial donné à Saint Padre Pio lors d’un rêve inoubliable où il était en danger de mort… la Vierge lui dit avec force : « Ne crains rien, je suis là ! Prends ton arme et sers-t’en ! » L’arme dont il s’agit ici n’est pas un revolver ou une kalachnikov, mais bien sûr un chapelet : la seule puissance qui peut arrêter toutes sortes de guerres et rétablir la paix dans les cœurs et dans le monde ! Souvenons-nous ici de la parole prophétique de Sœur Lucie de Fatima : « Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au chapelet, il n’y a pas de problème matériel ou spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le chapelet et nos sacrifices ! »

Dans ces paroles de la Vierge à Padre Pio, comme dans celles de sœur Lucie, est révélé le secret de la victoire sur les forces du mal et de la division. Le 13 mai 1917, à Fatima, Notre Dame n’avait-t-elle pas promis la fin de la première guerre mondiale : « Je suis du Ciel… récitez le chapelet tous les jours, pour obtenir la paix pour le monde ! » Et en passant par la victoire de Lépante[1] et tant d’autres prodiges… laissons-nous émerveiller par la douce puissance du Rosaire de la Vierge ! Par le Notre Père l’Ave et le Gloria,  cette prière mariale n’est-elle pas la plus évangélique ? Et face au défi de la disparition de notre civilisation chrétienne évoqué par Philippe de Villiers[2], la survie jusqu’à la Renaissance viendra par le « réveil » de la prière du Rosaire de Marie[3]

Alors, face aux tentations de lâcher cette prière ou de la prier trop mécaniquement, sans attention du cœur, soyons persuadés que le chapelet est l’arme secrètement puissante et invincible… car elle est le « cri » des pauvres et des petits qui triomphe sur les forces du Mal ! Péguy en était persuadé quand il faisait dire au Seigneur :

« Récite ton chapelet, dit Dieu !

Et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :

Que c’est une dévotion passée qu’on va abandonner…

Cette prière-là, je te le dis,

Est un rayon de l’Evangile ;

On ne la changera pas…

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,

C’est qu’il est simple et qu’il est humble,

Comme fut mon Fils,

Comme fut sa Mère[4]… »

N’oublions donc jamais que le Rosaire n’est pas simplement une dévotion répétitive, mais qu’il est par excellence au quotidien « l’apprentissage de la douceur » : à travers lui, Marie nous façonne à l’image de Jésus « doux et humble de cœur » (Mt 11,29). En effet, inspiré et traversé  par l’amour, il commence dans l’humilité, se creuse dans la patience pour nous conduire à la paix rayonnante. C’est un chemin simple et mystérieux où, peu à peu, L’Esprit ouvre une « brèche » dans notre cœur de pierre. C’est un itinéraire où, Ave près Ave, la Vierge nous emporte dans le mystère de la « douceur trinitaire »…  elle va d’ailleurs opérer dans notre cœur de pécheur un terrible conflit :

« Le cœur de pierre et le cœur de chair souffrent l’un par l’autre. L’amour souffre d’étouffer dans notre cœur de pierre, qui souffre à son tour d’être attaqué du dedans et finalement « déchiré » par la douceur de Dieu ! Déchirement inexprimable dont parle Saint Paul : « Nous gémissons dans les douleurs de l’enfantement avec des gémissements ineffables… » (Rm 8,26). On parle de la « douceur déchirante » des couchers de soleil, de certaines musiques. Mais la douceur de Dieu est infiniment plus déchirante et en même temps, c’est la béatitude ! Demandons la joie d’être déchiré par l’appel de l’Amour… Pour nous y aider, Dieu nous offre la Sainte Vierge. Elle ne nous dispensera pas des douleurs, mais nous évitera celles que nous ajoutons par notre faute. Elle est une invention et un don de Dieu, un geste par lequel Il veut adoucir les douleurs[5]… »

Cette approche si juste du combat spirituel nous laisse « entrevoir » la profondeur mariale de la seconde béatitude évangélique : « Heureux les doux car ils posséderont la terre ! » (Mt 5,4). J’ai toujours pensé que cette béatitude était secrètement « mariale », liée à la terre du Cœur de Marie. Si nous l’habitons par la fidélité au Rosaire, nous serons travaillés, purifiés, adoucit et enflammés par l’œuvre du Saint Esprit… Qui dira la puissance « cachée » du Rosaire de Marie ? Elle est un mystère de pauvreté, de douceur et de paix opéré par la Vierge au fond de nos cœurs…

                                                                                                   +Marie-Mickaël

 

[1] La Fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par le Pape Saint Pie V en la Fête de « Notre-Dame de la Victoire » (1571) en action de grâces pour « la victoire de Lépante » où : face à une flotte musulmane supérieure, les forces chrétiennes nettement désavantagées furent victorieuses ! De fait, le Pape Pie V avait appelé de Rome toute l’Europe à prier le chapelet pour la victoire, tandis que lui avait rassemblé une foule à Rome priant le Rosaire ! C’est une victoire décisive et historique car elle a empêché l’invasion islamique de toute l’Europe… Ne sommes-nous pas confrontés au même défi encore plus grave aujourd’hui sur notre propre terre européenne ?

[2] Voir son livre « Mémoricide », Fayard 2024.

[3] Je sais qu’il existe déjà bien des mouvements marials de qualité qui prient le chapelet pour la paix du monde… mais Il faut créer « d’urgence » en France et dans les autres nations européennes une immense « Communion mondiale de Rosaire quotidien » pour la  conversion évangélique des nations chrétiennes décadentes et celle de l’invasion islamique ! Cela commence dans les familles, les consacrés sous différentes formes, les paroisses, les mouvements de jeunes, les entreprises, les sanctuaires et lieux marials majeurs ou cachés : partout doit monter vers Dieu le Rosaire mondial du combat quotidien pour triompher du mondialisme transhumaniste et de la colonisation musulmane !

[4] Charles Péguy, « Chantre de Chartres ».

[5] Marie Dominique Molinié, Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Saint-Paul 1994, p.114-116.




Mon Coeur Immaculé sera ton refuge…

« Ma fille, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. »

La Sainte Vierge à Lucie
Fatima 13 juin 1917




Canonisation de Bartolo Longo, l’apôtre du Rosaire

Bartolo Longo -DR
Bartolo Longo -DR
« Sa canonisation est une déclaration d’amour que Dieu fait à l’humanité. Même celui qui fut prêtre de Satan a pu devenir saint : c’est le triomphe absolu de la miséricorde. »

Le 19 octobre 2025, le pape Léon XIV proclamera saint Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire de la Vierge du Rosaire de Pompéi. Celui que l’on surnommait autrefois “le prêtre de Satan” sera élevé aux autels de l’Église, au terme d’un parcours de conversion unique dans l’histoire du christianisme. De l’occultisme à la sainteté, la vie de Bartolo Longo révèle la puissance absolue de la miséricorde divine.

Né à Latiano, dans les Pouilles, le 11 février 1841, Bartolo Longo perd sa mère à dix ans et s’éloigne de la foi. Étudiant en droit à Naples, il plonge dans les milieux anticléricaux, rationalistes et maçonniques qui, dans l’Italie unifiée, rejettent violemment l’autorité du pape. Séduit par le spiritisme, il assiste à des séances occultes et participe à des rituels sataniques où la messe catholique est tournée en dérision.Selon plusieurs témoignages et sources hagiographiques, Longo fut même “consacré prêtre satanique”, c’est-à-dire initié à un rituel de parodie sacrilège de la prêtrise catholique. Il s’enfonça alors dans la drogue, la paranoïa et la dépression, vivant dans une terreur spirituelle permanente. Son propre témoignage, repris plus tard par les Dominicains, évoque ces années comme une descente aux enfers : « J’étais un prêtre de Satan, perdu dans les ténèbres, mais Marie m’a tiré de l’abîme. »

En 1871, grâce à son ami Vincenzo Pepe, Bartolo rencontre le père Alberto Radente, un dominicain de grande sagesse. Ce dernier l’aide à confesser ses fautes et à renouer avec la foi catholique. Après un chemin de purification intérieure, il entre dans le Tiers Ordre dominicain sous le nom de frère Rosario. Dès lors, sa vie change radicalement. Il devient un homme de prière et de pénitence, animé d’une certitude : seule la Vierge Marie pouvait sauver ceux que le démon avait séduits.En 1872, alors qu’il se trouvait dans la vallée de Pompéi, Bartolo Longo entendit une voix intérieure lui dire : « Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Celui qui répand le Rosaire est sauvé. » À partir de ce jour, il consacra sa vie à la diffusion du Rosaire. Il enseigna la prière aux paysans, restaura une chapelle abandonnée, puis entreprit la construction du Sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, qui devint un centre spirituel mondialement connu.

Il fonda aussi des orphelinats, un hospice pour les enfants de prisonniers, la communauté des Filles du Saint Rosaire de Pompéi, ainsi que le journal Il Rosario e la Nuova Pompei. Sous son impulsion, Pompéi devint une véritable cité chrétienne : écoles, hôpital, logements ouvriers et structures sociales y virent le jour. Le pape Léon XIII encouragea personnellement ses initiatives, admirant sa ferveur et son apostolat. À la fin de sa vie, Bartolo Longo fit don de tous ses biens au Saint-Siège, préférant mourir dans la pauvreté. Il s’éteignit à Pompéi, le 5 octobre 1926, à 85 ans, assisté de son ami, le futur saint Joseph Moscati.Jean-Paul II le béatifia le 26 octobre 1980, le proclamant « véritable apôtre du Rosaire ». Dans sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (2002), le pape polonais le cita à cinq reprises, soulignant son rôle unique dans la redécouverte de la prière mariale.

Le 18 juin 2024, le prélat de Pompéi adressa au pape une supplique demandant sa canonisation sans reconnaissance de miracle, invoquant la ferveur universelle des fidèles. Le 24 février 2025, alors qu’il était hospitalisé à la clinique Gemelli, le pape François signa le décret de canonisation. Après son décès le 21 avril 2025, son successeur, le pape Léon XIV, confirma la date : Bartolo Longo sera canonisé le 19 octobre 2025, aux côtés de Pier Giorgio Frassati et d’autres bienheureux.Le jour de l’annonce officielle, les cloches du sanctuaire sonnèrent à toute volée. L’archevêque de Pompéi, MonseigneurTommaso Caputo, conduisit un Te Deum devant les reliques du fondateur. Prêtres, religieuses dominicaines, frères des Écoles chrétiennes, fidèles et pèlerins remplirent la basilique pour remercier Dieu. « Bartolo Longo est un père pour tous », déclara Mgr Caputo. « Sa canonisation est une déclaration d’amour que Dieu fait à l’humanité. Même celui qui fut prêtre de Satan a pu devenir saint : c’est le triomphe absolu de la miséricorde. »Mgr Caputo souligna encore : « Longo est un saint moderne, un précurseur de l’Église en sortie chère au pape François. Ses écrits, d’une étonnante modernité, parlent encore à l’homme du XXIe siècle. »

Pour l’Église, la canonisation de Bartolo Longo scelle une vérité fondamentale : aucun péché, si grand soit-il, ne peut surpasser la grâce de Dieu. Celui qui fut un jour prêtre du démon entre désormais dans la gloire comme serviteur de Marie. Il laisse à la postérité une prière devenue universelle, la Supplication à la Vierge de Pompéi, qu’il composa en 1883 et que Jean-Paul II qualifia de « chant d’espérance pour les âmes perdues ».« Le Rosaire, disait Bartolo Longo, est la douce chaîne qui nous relie à Dieu. » Le 19 octobre 2025, sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV proclamera saint celui que le monde croyait perdu, rappelant à l’humanité entière que la lumière du Christ peut jaillir jusque du cœur des ténèbres.




« La prière est une condition posée par Dieu pour l’obtention des grâces »

L’Église proclame que les grâces uniques dont Marie a été comblée dans son Immaculée Conception étaient préparatoires à sa mission, à sa dignité de Mère de Dieu, de première prédestinée et de Reine des Anges. Nous retrouvons d’ailleurs cette pensée dans le nom même de Marie qui signifie entre autres « maîtresse », « souveraine. »

Le 13 janvier 1864, le père Louis-Edouard Cestac (1801-1868), fondateur de la Congrégation des Servantes de Marie au sanctuaire de Notre-Dame du Refuge, à Anglet, entre Bayonne et Biarritz (France), fut subitement frappé comme d’un rayon de clarté divine.

Il vit les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, il eut une vision de Marie qui lui dit que les démons sont déchaînés dans le monde et que l’heure est venue de la prier comme Reine des anges et de lui demander de les envoyer pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer.

« Ma Mère », dit le prêtre, « vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans que l’on vous le demande ? »

« Non, » répondit la Mère de Dieu, « la prière est une condition posée par Dieu même pour l’obtention des grâces. »

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