« Puisque vous ne voulez pas chanter, récitez le chapelet avec moi »

Pour conclure le mois du Rosaire, nous vous proposons de méditer le récit suivant qui nous montre la grande efficacité du Rosaire.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort projetait de se rendre sur l’île d’Yeu, à 17 km de la Rochelle, pour y prêcher une mission. C’était à l’époque de la guerre de Succession d’Espagne. Des pirates anglais sillonnaient la mer et rendaient la côte dangereuse.

A cause de l’insécurité, les compagnons du Missionnaire le conjurent de renoncer à ce voyage. Mais en vain! Il n’a de repos que lorsqu’il a pu décider quelques loups de mer courageux de se mettre à sa disposition avec leur bateau… Le canot prend le large. Tout se passe sans incident. Mais voici qu’après trois heures de voyage, surgissent à l’horizon deux voiliers de pirates qui foncent sur les missionnaires et leur embarcation.

L’équipage pousse des cris d’effroi. Les matelots désespérés s’écrient : « Nous sommes perdus ! » Les compagnons de Grignion fondent en larmes. Quant à lui, il garde sa bonne humeur et se met à chanter des cantiques. Il invite les passagers à l’imiter. Mais ceux-ci restent muets comme les poissons de la mer. « Puisque vous ne voulez pas chanter, dit Montfort, récitez le chapelet avec moi. »

Alors tous se mettent à genoux et d’une voix d’enfants en pleurs, ils récitent les Ave Maria qui planent sur les eaux et pénètrent le ciel. Le chapelet terminé, le missionnaire reprend la parole : « N’ayez pas peur. Notre Mère la Sainte Vierge nous a exaucés ! Nous sommes hors de danger ! » – Hors de danger ? Hurle l’équipage.« Ne voyez-vous donc pas que nous sommes déjà à portée de tir ? »… – Ayez confiance ! insiste Grignion de Montfort.

A l’instant se produit un puissant coup de vent. Les voiliers ennemis font demi-tour et, ballottés comme une coquille de noix, disparaissent à l’horizon. L’équipage de la chaloupe est sauvé, il aborde dans l’île au chant du Magnificat. Lorsque les pauvres pêcheurs eurent connaissance du miracle, ils furent tout yeux et tout oreilles aux prédications du missionnaire. Tous se confessèrent, sauf le gouverneur ; ils devinrent de fervents chrétiens et restèrent fidèles à la récitation du chapelet.

Kleine Lebensbilder de Michael Faltz

Traduit par Frère Albert Pfleger pour le Recueil marial




Le jeune homme riche de l’Evangile : le drame de la génération actuelle !

« Jésus fixa sur lui son regard et l’aima… »

Mc 10,21

 

C’est à l’évidence l’Evangile de Marc qui nous rapporte au mieux cette scène bouleversante, au moment même où Jésus « se mettait en route… » (Mc 10,17) plaçant déjà la démarche de ce jeune face à la condition itinérante du disciple !

Il y a chez lui une aspiration noble, une quête d’absolu ; mais en même temps surgit aussi l’ambiguïté de son cœur quand il désire « avoir la vie éternelle ! » (Mt 19,16). De fait, sa démarche est teintée d’un esprit mercantile car il évalue la vie éternelle en termes « d’avoir ».

On est face à une sorte de désir de possession sur ce qui est « gratuit ! »

On remarquera aussi qu’en appelant Jésus « bon Maitre » (Mc 10,17), ce jeune homme n’a pas découvert la véritable identité de Jésus, comme l’aveugle de Jéricho (Lc 18,35-43) ou le bon larron crucifié avec le Seigneur… (Lc 23,39-43). Il le considère plus comme une sorte de sage ou de gourou de passage qui peut lui apporter une réponse à son questionnement. Et c’est pourquoi le Seigneur tente d’élever son désir trop enfermé dans « l’avoir » pour l’ouvrir à la gratuité de « l’amour ! »

Ainsi, il le renvoie d’abord aux commandements de la Loi mosaïque pour lui faire saisir où elle aboutit comme l’a remarquablement décrit Saint Paul :

« Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler. Ainsi, la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ… Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi au Christ Jésus. Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ ! … » (Ga 3,23-27)

Cette Pâque de la Révélation ne s’est pas encore réalisée dans le cœur du jeune homme comme il l’avoue : « Maître, tout cela, je l’ai gardé ; que me manque-t-il encore ? » (Mt 19,20). Il est « riche », certes, de son observance de la Loi et de ses grands désirs, mais en réalité si pauvre et si seul sans cette foi qui, seule, ouvre les yeux du cœur sur l’Unique Sauveur ! Et c’est alors que Marc est le seul à nous rapporter cette ultime tentative du Sauveur :

« Alors, Jésus fixa sur lui son Regard et l’aima… » (Mc 10,21).

Avant l’Appel qui va résonner aux oreilles du jeune homme, ce Regard du Christ est le langage silencieux de l’Amour où tout est déjà dit : « Dieu est plus grand que notre cœur et il sait tout ! » (1 Jn 3,20) Car « Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16) … et son Regard exprime déjà l’intensité d’amour infinie qui se manifestera en son Cœur ouvert sur la Croix : son Regard, c’est son Cœur …

Et face à cet absolu qui seul peut faire basculer une vie, le Sauveur affirme au jeune homme, riche de ses soi-disant grands désirs :

« Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel ; puis, viens, suis-moi ! … » Mais lui, à ces mots, s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens… »  (Mc 10,21-22).

Voici tout à coup l’envers du décor après une démarche si bouleversante… De fait, le jeune homme n’a ni découvert la beauté du Christ, ni laissé sa parole le toucher : et le voilà qui repart vers sa vie errante… il reste riche, seul et triste !

N’y a -t-il pas là un certain parallèle avec cette « génération désenchantée » actuelle évoquée dans la chanson de Mylène Farmer depuis plus de 30 ans ? Elle s’égare dans une société qui brasse du vide et provoque un dégoût de vivre… Et comment ne pas se souvenir ici du cri de Léon Bloy, le juif converti : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints[1] ! » Et l’on ne peut devenir saint qu’en quittant pour de bon ses conforts et ses hésitations face à la vérité libératrice de l’Evangile qui est Quelqu’un : Celui qui a affirmé « je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ! » (Jn 14,6).

Alors, laissons souvent résonner en nos cœurs ce passage d’Evangile, toujours d’actualité : « Une seule chose te manque ! » Et quelle est cette chose unique sinon cette mystérieuse « perle précieuse » (Mt 13,45) qui brille dans le Regard du Christ ! Et même s’il faut toute une vie pour tout lâcher et le suivre enfin jusqu’au bout, son infinie miséricorde sait nous attendre d’une manière inimaginable… Elle attendra le jeune homme riche comme elle a attendu Pierre d’un Regard unique après son reniement ! (Lc 22,61-62). Il l’a su définitivement sur le bord du lac de Tibériade face à l’insistance de Jésus : « Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime ! » (Jn 21,17). Alors, approchons-nous enfin et ne décevons plus la patience de Dieu !

+M Mickaël

 

[1] La Femme pauvre, 1887.




La Salette : suite de message, la Règle, derniers avis…

Après la relation du secret, Mélanie poursuit son récit de l’apparition :

Ensuite, la Sainte Vierge me donna, aussi en français, la Règle d’un nouvel Ordre religieux.
Après m’avoir donné la Règle de ce nouvel Ordre religieux, la Sainte Vierge reprit ainsi la suite du discours [aux deux bergers ensemble] :

« S’ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en blé et les pommes de terre se trouveront ensemencées dans les terres.

« Faites-vous bien votre prière, mes enfants?
Nous répondîmes tous les deux: « Oh! non, Madame, pas beaucoup.
« Ah! mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous ne pourrez pas mieux faire, dites un Pater et un Ave Maria ; et quand vous aurez le temps et que vous pourrez mieux faire, vous en direz davantage.

« Il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe ; les autres travaillent tout l’été le dimanche ; et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion. Le carême, ils vont à la boucherie comme des chiens.

« N’avez-vous pas vu du blé gâté, mes enfants ? »
Tous deux, nous avons répondu : « Oh! non Madame.  »
La Sainte Vierge, s’adressant à Maximin :
« Mais toi, mon enfant, tu dois bien en avoir vu une fois vers le Coin, avec ton père. L’homme de la pièce dit à ton père : Venez voir comme mon blé se gâte. Vous y allâtes. Ton père prit deux ou trois épis dans sa main, il les frotta, et ils tombèrent en poussière. Puis, en vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, ton père te donna un morceau de pain en te disant : « Tiens, mon enfant, mange cette année, car je ne sais pas qui mangera l’année, prochaine si le blé se gâte comme cela. »
Maximin répondit : « C’est bien vrai, Madame, je ne me le rappelais pas.  »

La Très Sainte Vierge a terminé son discours en français.
« Eh bien ! mes enfants, vous le ferez passer a tout mon peuple. »

La très belle Dame traversa le ruisseau,et, à deux pas du ruisseau, sans se retourner vers nous qui la suivions (parce qu’elle attirait à elle par son éclat et plus encore par sa bonté qui m’enivrait, qui semblait me faire fondre le cœur), elle nous a dit encore : « Eh bien! mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple.  »

Puis elle a continué à marcher jusqu’à l’endroit où j’étais montée pour regarder où étaient nos vaches. Ses pieds ne touchaient que le bout de l’herbe sans la faire plier. Arrivée sur la petite hauteur, la belle Dame s’arrêta, et vite je me plaçai devant elle pour bien, bien la regarder, et tâcher de savoir quel chemin elle inclinait le plus à prendre… Car c’était fait de moi, j’avais oublié et mes vaches et les maîtres chez lesquels j’étais en service ; je m’étais attachée pour toujours et sans conditions à ma Dame ; oui, je voulais ne plus jamais, jamais la quitter ; je la suivais sans
arrière pensée et dans la disposition de la servir tant que je vivrai. Avec ma Dame, je croyais avoir oublié le paradis ; je n’avais plus que la pensée de la servir en tout ; et je croyais que j’aurais pu faire tout ce qu’elle m’aurait dit de faire, car il me semblait qu’Elle avait beaucoup de pouvoir. Elle me regardait avec une tendre bonté qui m’attirait à Elle ; j’aurais voulu, avec les yeux fermés, m’élancer dans ses bras.


Elle ne m’a pas donné le temps de le faire. Elle s’est élevée insensiblement de terre à une hauteur d’environ un mètre et plus ; et, restant ainsi suspendue en l’air un tout petit instant, ma belle Dame regarda le ciel, puis la terre à sa droite et sa gauche, puis elle me regarda avec des yeux si doux, si aimables et si bons que je croyais qu’Elle m’attirait dans son intérieur, et il me semblait que mon cœur s’ouvrait au sien. Et tandis que mon cœur se fondait en une douce dilatation, la belle figure de ma bonne Dame disparaissait peu à peu ; il me semblait que la lumière en mouvement se
multipliait ou bien se condensait autour de la Très Sainte Vierge, pour m’empêcher de la voir plus longtemps. Ainsi la lumière prenait la place des parties du corps qui disparaissaient à mes yeux ; ou bien il me semblait que le corps de ma Dame se changeait en lumière en se fondant. Ainsi la lumière en forme de globe s’élevait doucement en direction droite. Je ne puis pas dire si le volume de lumière diminuait à mesure qu’Elle s’élevait, ou bien si c’était l’éloignement, qui faisait que je voyais diminuer la lumière à mesure qu’elle s’élevait; ce que je sais, c’est que je suis restée longtemps la tête levée et les yeux fixés sur la lumière, même après que cette lumière, qui allait toujours s’éloignant et diminuant de volume, eût fini par disparaître…  »

De son côté, Maximin raconte :

« Immobiles comme des statues, les yeux fixés sur la Belle-Dame, nous la voyons les pieds réunis, comme le patineur, glisser sur la cime de l’herbe sans la faire fléchir. Revenus de notre ravissement, nous courons après elle ; nous l’atteignons bientôt ; Mélanie se place devant et moi derrière, un peu sur la droite. Là, en notre présence, la Belle-Dame s’éleva insensiblement, resta quelques minutes, entre le ciel et la terre, a une hauteur de deux mètres environ ; puis la tête, le corps, les jambes et les pieds se confondirent avec la lumière qui l’encadrait. Nous ne vîmes
plus qu’un globe de feu s’élever et pénétrer dans le firmament.
Dans notre langage naïf, nous avons appelé ce globe le second soleil. Nos regards furent longtemps attachés sur l’endroit où le globe lumineux avait disparu. Je ne puis dépeindre ici l’extase dans laquelle nous nous trouvions, Je ne parle que de moi ; je sais très bien que tout mon être était anéanti, que tout le système organique était arrêté en ma personne. Lorsque nous eûmes le sentiment de nous-mêmes, Mélanie et moi nous nous regardions sans pouvoir prononcer un seul mot ; tantôt levant les yeux vers le ciel, tantôt les portant à nos pieds et autour de nous, tantôt interrogeant du regard tout ce qui nous environnait. Nous semblions chercher le personnage resplendissant que je n’ai plus revu.
Ma compagne, la première, interrompit le silence et dit :
Cela doit être, Mémin, le bon Dieu ou la Sainte Vierge de mon père, ou peut-être quelque grande sainte,
-Ah ! lui répondis-je, si je l’avais su, je lui aurais bien dit de m’emmener avec elle au ciel ! « 




St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – Merveilles obtenues par le Rosaire, 40e rose

[114] Le bienheureux Alain de la Roche, le Père Jean Dumont, le Père Thomas, les chroniques de saint Dominique et d’autres auteurs qui ont été souvent témoins oculaires, rapportent d’une grande quantité de conversions miraculeuses de pécheurs et pécheresses, qui, depuis 20, 30 et 40 ans étaient dans les derniers désordres, que rien n’avait pu les convertir et qui l’ont été par cette dévotion merveilleuse. Je ne les rapporterai point, de peur d’une trop grande longueur.

Je ne veux pas même rapporter celles que j’ai vues moi-même, de mes propres yeux ;  je les passe sous silence pour plusieurs raisons.

Cher lecteur par votre expérience, si vous pratiquez et prêchez cette dévotion, vous en apprendrez plus qu’en  aucun livre et vous expérimenterez heureusement l’effet des promesses qu’a faites la sainte Vierge à saint Dominique, au bienheureux Alain de la Roche et à ceux qui font fleurir cette dévotion qui lui est si agréable, qui instruit les peuples des vertus de son Fils et des siennes, porte à l’oraison mentale, à l’imitation de Jésus-Christ, à la fréquentation des sacrements, à la pratique solide des vertus et de toutes sortes de bonnes œuvres, à gagner tant de belles indulgences que les peuples ignorent parce que les prédicateurs de cette dévotion n’en parlent quasi jamais et se contentent de faire un sermon du Rosaire, à la mode, bien souvent qui ne cause que de l’admiration, point d’instruction.

[116] Enfin, je me contente de vous dire avec le bienheureux Alain de la Roche que le Rosaire est une source et un magasin de toutes sortes de biens.

1°  P  Peccatoribus proestat poenitentiam  »

2°  S  Sitientibus stillat satietatem ..

3°  A  Alligatis adducit absolutionem ..

4°  L  Lugentibus largitur latitiam  »

5°  T  Tentatis tradit tranquillitatem;

6°  E  Egenis expellit egestatem ..

7°  R  Religiosis reddit reformationem ..

8°  1  Ignorantibus inducit intelligentiam ..

9°  V  Vivis vincit vastitatem ..

10° M Mortuis mittit misericordiam per modum sutfragii.

C’est-à-dire :

1° Les pécheurs obtiennent le pardon

2° Les âmes altérées sont rassasiées 

3° Ceux qui sont liés voient leurs entraves brisées

4° Ceux qui pleurent trouvent la joie

5° Ceux qui sont tentés, la tranquillité

6° Et les indigents reçoivent du secours

7° Les religieux sont réformés

8° Les ignorants instruits

9° Les vivants triomphent de la décadence

10° Et les morts sont soulagés par manière de suffrage.

« Je veux », dit un jour la sainte Vierge au bienheureux Alain, «que les dévots de mon Rosaire aient la grâce et la bénédiction de mon Fils pendant leur vie, à leur mort, et après leur mort, et qu’ils soient affranchis de toutes sortes d’esclavages et qu’ils soient des rois, qu’ils aient la couronne sur la tête, le sceptre à la main et la gloire éternelle. »  Ainsi soit-il.

 

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.




Nicolas Sarkozy et Jésus




Apparitions mariales : rejet de la dimension prophétique ?

En marge de la note récemment émanée, dont on a pu croire qu’elle concernait essentiellement sinon uniquement Medjugorje (cf. Merjugorge: ce n’était pas assez clair), une interview du père Stefano Cecchin, président de l’Académie pontificale mariale, franciscain… et néo-franciscain. Il semblerait que Medjugorje était, au moins en partie, un prétexte, et que ce sont d’autres apparitions qui inquiètent le Vatican.

L’une des priorités de l’engagement du père Cecchin est la lutte contre les phénomènes qui critiquent le pontificat actuel ou qui sont interprétés dans ce sens.

https://katholisches.info/2024/09/27/nicht-medjugorje-sondern-fatima-ist-weiterhin-der-komplizierteste-fall/embed/#?secret=wTe0ljDhuk#?secret=qQganwVizQ

« Ce n’est pas Medjugorje, mais Fatima qui reste le cas le plus complexe ».

« Les Chinois ont peur de Fatima »

Le père Stefano Cecchin affirme que « les interprétations » continuent à faire de Fatima, et non de Medjugorje, le « cas le plus complexe » pour l’Eglise.

Le jugement romain sur Medjugorje par le dicastère de la foi suscite de nombreuses réactions, dont des commentaires et des interviews de représentants de l’Académie pontificale mariale internationale et de l’Observatoire des apparitions et des phénomènes mystiques liés à la figure de la Vierge Marie, qui lui est associé . Lundi dernier, une rencontre organisée par ces institutions s’est tenue à Rome. Parmi les intervenants figuraient le père Stefano Cecchin, président de l’Académie, et Sœur Daniela Del Gaudio, directrice de l’Observatoire. Une interview du père Cecchin a été publiée hier.

Quand l’Observatoire a été mis en place l’année dernière, le père Cecchin a donné une série d’interviews. Depuis l’adoption en mai dernier de nouvelles normes relatives à la procédure d’évaluation des phénomènes surnaturels présumés , les décisions se sont succédé à un rythme soutenu concernant des phénomènes dont certains attendaient une décision depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En raison notamment de la décision concernant Medjugorje, on pouvait s’attendre à ce qu’après la décision de Rome, tant l’Académie que l’Observatoire s’expriment.

En 2023, les déclarations du père Cecchin avaient déjà fait grand bruit. Il avait alors déclaré que les prétendus messages surnaturels parlant de « châtiments » et de « catastrophes » étaient « absolument faux ».

Hier, le podcast « Hablemos Iglesia » du département de communication de la Conférence épiscopale costaricienne a publié une interview du père Cecchin sur le rôle de l’Académie pontificale mariale dans l’élaboration des nouvelles normes et sur l’importance de ces normes dans l’étude et le jugement des présumées apparitions. L’interview se concentre toutefois sur Medjugorje.

Extrait:

Hablemos Iglesia : Ma question suivante est donc de savoir si, selon vous, Medjugorje est le cas le plus complexe d’apparitions mariales.

Père Cecchin : Non, non, ce n’est pas Medjugorje.

HI: Non ?

C : Non. Pour nous, Fatima est le cas le plus complexe, et continue à l’être.

HI: Ah bon? Et pourquoi ?

C: Pas Fatima en soi, mais Fatima dans les interprétations que nous avons, avec les différents groupes qui l’ont interprété. Fatima est l'[apparition] la plus connue dans le monde. Fatima est partout dans le monde. Les Chinois ont peur de Fatima [ndt: pardon pour la familiarité, mais c’est difficile à croire, et les Chinois ont bon dos. A moins qu’il ne s’agisse de ménager les Chinois dans la perspective du prétendu accord en cours].

HI: C’est la plus prophétique?

C: Oui, parce qu’ils ont peur de la chute du communisme. C’est pour cela que les Chinois, la Corée du Nord aussi, ont très peur de Fatima comme d’une réalité qui peut le détruire. Mais Fatima a ce problème d’interprétations et ces interprétations catastrophistes continuent. Différentes interprétations qui… Medjugorje n’a pas ce problème.

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La déclaration énigmatique du marianiste franciscain surprend.

C’est un secret de polichinelle que Rome veut étouffer le phénomène d’Akita au Japon, tout comme la « Dame de tous les Peuples » d’Amsterdam a déjà été jugée comme probablement non surnaturelle [ndt: une jeune Hollandaise, Ida Peerdeman affirme avoir assisté, entre 1945 et 1959, à 56 apparitions de la Vierge sous le nom de ‘Dame de tous les Peuples’. En 2020, un décret du DDF a statué que « la ‘Dame de tous les Peuples’ ne doit pas être vénérée et les fidèles doivent cesser toute propagande » – Aleteia].

Les événements concernant Notre-Dame d’Akita sont considérés comme étant liés à ceux d’Amsterdam, car la statue de la Vierge d’Akita a été sculptée en 1963 sur le modèle de la représentation de la Dame de tous les Peuples d’Amsterdam. En 1973 ont eu lieu différents phénomènes – apparitions, statue de la Vierge en larmes et stigmates sur la statue et la voyante, une religieuse.

Le « message d’Akita » est toutefois considéré comme particulièrement « problématique ». On y appelle à l’expiation pour les péchés des hommes. Un « grave châtiment pour toute l’humanité » est annoncé si les hommes ne se convertissent pas et si les offenses à Dieu ne cessent pas. Ce châtiment sera, selon le message, plus terrible que le déluge. La « seule arme » qui reste aux croyants est le chapelet, qui doit être récité quotidiennement. Le troisième message d’Akita, daté du 13 octobre 1973, contient en outre une partie à laquelle les autorités ecclésiastiques se heurtent, surtout maintenant sous le pape François.

Voici le message:

« Des machinations diaboliques s’introduiront même dans l’Église, et des cardinaux se dresseront contre des cardinaux, et des évêques contre des évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les autels et les églises seront dévastés. L’Église sera remplie de gens qui accepteront des compromis. Séduits par le diable, de nombreux prêtres et religieux abandonneront le service du Seigneur. Le diable s’intéressera particulièrement aux âmes consacrées. Je suis attristé de voir que tant d’âmes se perdent. Si l’on continue à pécher, il n’y aura plus de pardon ».

La voyante, sœur Agnès Katsuko Sasagawa, est décédée le 15 août 2024, en la solennité de l’Assomption, à l’âge de 93 ans. La vénération de Notre-Dame d’Akita a toutefois été autorisée par l’Église. En 1984, après des années d’enquête, l’évêque local compétent, Mgr Johannes Shojiro Ito, a reconnu le caractère surnaturel des événements, déclarant: « Le message d’Akita est le message de Fatima ».

En juin 1988, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi , a confirmé que les messages d’Akita étaient dignes de foi.

Pourtant, des voix s’élèvent à Rome pour dire qu’Akita est aujourd’hui vue « différemment ». La mort de la voyante aurait accru les possibilités de réévaluation.

Amsterdam avait également déjà été reconnue par l’évêque local compétent, mais ce jugement a entre-temps été annulé par le dicastère romain de la foi .

L’une des priorités de l’engagement du père Cecchin est la lutte contre les phénomènes qui critiquent le pontificat actuel ou qui sont interprétés dans ce sens.

Les déclarations faites dans la récente interview indiquent qu’aujourd’hui, Rome a même des problèmes avec Fatima.

Ce n’est pas tout à fait étonnant.

D’une part, la publication du troisième secret en 2000 a tenté de mettre un terme aux discussions et aux spéculations sur cette partie du message de Fatima, mais cela n’a pas vraiment réussi.

Par ailleurs, c’est le père Cecchin qui, reprenant la ligne officielle de Sainte Marthe, a déclaré « absolument faux » tous les messages qui parlent de « châtiments ». Or, c’est exactement ce que fait le message de Fatima, et pas seulement lui.

En revanche, à la question de savoir si la longue durée du phénomène de Medjugorje était un problème, le père Cecchin a répondu par la négative, car il existe des saints qui ont eu des visions toute leur vie, raison pour laquelle la durée ne constitue pas un problème pour l’Académie. « Le problème des apparitions continues n’est pas un problème », a déclaré le franciscain textuellement.

 

Source : article du 28 septembre 2024 par Les coeurs unis magazine :

Apparitions mariales: Fatima dans le collimateur




Sainte Thérèse d’Avila : l’oraison est un regard…

« Pensez-vous qu’il se taise, bien que nous ne l’entendions pas ? Non, certes.

Il parle au cœur quand c’est le cœur qui le prie… »

Sainte Thérèse d’Avila, Chemin, 26

Celle qu’on appelle « la Madre » est devenue la première femme proclamée « Docteur de l’Eglise » par le Pape Paul VI, le 27 septembre 1970. Ce titre, qui la rend encore plus universelle, est une évidence de l’Eglise pour celle qui a eu des révélations « uniques » sur le mystère intérieur de l’homme dans le livre des demeures ou le « Château de l’âme ». Même génie quand elle décrit les voies de l’oraison du cœur dans le Camino[1]. Alors, pour sa fête célébrée le 15 octobre, méditons quelques textes splendides qui vont éclairer et fortifier notre pratique concrète de l’oraison ou prière du cœur…

En effet, Thérèse de Jésus conçoit « l’oraison » ou prière du cœur comme l’expérience fondamentale de la foi qui touche le Ressuscité. Pour elle, l’oraison est « une relation intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Celui dont on se sait aimé[2]. » Cette splendide définition nous ouvre à un monde spirituel où est exaltée le fondement de l’oraison silencieuse : une « relation » unique avec Dieu, présent au fond de mon cœur… car Teresa veut nous faire saisir qu’il n’y a pas d’oraison véritable sans une authentique attention du cœur. Pour elle, il est donc primordial de « parler à Dieu avec toute l’attention qui convient à un tel Maître pour comprendre en présence de qui nous sommes. Il parle au cœur quand c’est le cœur qui le prie[3] ! » Ainsi, le cœur de l’oraison c’est l’attention du cœur…

De là, toute prière doit tendre à un dialogue vivant, et la Madre insiste fort pour ne pas opposer prière vocale et oraison silencieuse, parole et intériorité :

« Sachez que l’oraison n’est pas vocale ou mentale parce que nous avons la bouche ouverte ou fermée. Si, quand je prie vocalement, je suis entièrement occupé de Dieu, à qui je m’adresse, si je songe à Lui avec plus de soin qu’aux paroles mêmes que je prononce, j’unis l’oraison mentale à l’oraison vocale[4]. »

C’est pourquoi le Rosaire de Notre Dame est une école de l’attention du cœur. Sa première exigence est d’éveiller en nous « une spiritualité du regard » : Regard sur Marie, « pleine de grâce » … Regard sur « Jésus », fruit béni du sein de Marie ! Regard sur la Très Sainte Trinité à travers le « Gloria » à la fin de chaque dizaine. En réalité, même si cela nous stupéfie : Jésus attend sans cesse de nous ce regard sponsal qui le cherche… car l’oraison est un mystère d’amour ! Dans une civilisation où nous sommes envahis par le bruit omniprésent, la domination des médias et la frénésie de la consommation, nous sommes devenus les prisonniers de l’extériorité !

En réalité, comment ne pas voir que l’enseignement magistral de la Madre sur l’oraison du cœur est « prophétique » pour notre époque ? C’est peut-être aussi pour cette raison que l’Eglise nous la présente comme Docteur de la prière silencieuse pour notre époque si esclave du bruit ! Nous sommes en effet sous la « dictature du relativisme » comme le disait si justement le si cher Pape Benoît XVI… Alors, écoutons un passage phare du Camino où la Madre nous plonge au cœur de l’oraison avec cette sagesse qui vient de l’expérience et cette simplicité qui est la marque de l’Evangile ! Relisons-le souvent car il nous encouragera à faire oraison chaque jour en étant fidèles d’abord à un quart d’heure de silence du cœur :

« Je ne vous demande pas de fixer votre pensée sur Lui, ne de faire de nombreux raisonnements, ou de hautes et savantes considérations. Je ne vous demande qu’une chose : le regarder !

Qu’est-ce qui vous empêche de porter sur Notre Seigneur le regard de l’âme, ne serait-ce qu’un instant, si vous ne pouvez faire plus ?… Car votre Epoux, Lui, ne vous perd jamais de vue ; il a supporté de vous mille péchés affreux sans que son regard ne vous ait jamais quittés. Est-ce donc trop pour vous que de détourner votre regard des objets extérieurs pour le contempler lui-même quelquefois ?

Considérez qu’il n’attend de vous qu’un regard, comme il le dit à l’Epouse : et selon que vous l’aurez aimé, vous le trouverez ! Car il estime tant ce regard qu’il ne négligera rien de son côté pour l’avoir[5]… »

 

+M Mickaël

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[1] Le Camino ou « Chemin de la perfection », un des ses plus beaux écrits pour fonder la vie d’oraison.

[2] Autobiographie, Chapitre 8.

[3] Chemin de la perfection, Chapitre 28.

[4] Chemin de la perfection, Chapitre 24.

[5] Chemin de la perfection, Chapitre 28.




La Salette : le secret complet de Mélanie

En publiant en 1879 son récit complet, Mélanie écrit enfin tout son secret.

Rédaction du secret en 1851

Sommée de le révéler au Pape Pie IX en 1851 , assistée de l’aide de Marie, elle ne lui en avait dévoilé en effet qu’un résumé, que voici, retrouvé en 1999 avec celui de Maximin, tel qu’il figure dans les archives du Saint Office à Rome :
« Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne :
Le temps de la colère de Dieu est arrivé ! Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse pas de travailler le Dimanche, et si on continue à blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas,  Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon, Mon Fils va faire éclater sa puissance !
Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement. Marseille sera détruite en peu de temps.
Lorsque ces choses arriveront, le désordre sera complet sur la terre, Le monde s’abandonnera à ses passions impies.
Le Pape sera persécuté de toutes parts : on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois-là.
Les prêtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persécutés, et plusieurs mourront pour la foi de Jésus Christ. Une famine régnera en même temps.
Après que toutes ces choses seront arrivées, beaucoup de personnes reconnaîtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pénitence de leurs péchés. Un grand roi montera sur le trône, et régnera pendant quelques années. La religion refleurira et s’étendra par toute la terre et la fertilité sera grande ; le monde content de ne manquer de rien recommencera ses désordres, abandonnera Dieu, et se livrera à ses passions Criminelles.
[Parmi] les ministres de Dieu, et les Epouses de Jésus Christ, il y en a qui se livreront au désordre, et c’est ce qu’il y aura de [plus] terrible, .Enfin, un enfer régnera sur la terre.
Ce sera alors que l’antéchrist naîtra d’une religieuse ; Mais, malheur à elle ! Beaucoup de personnes croiront à lui, parce qu’il se dira le venu du ciel, malheur à ceux qui le croiront.
Le temps n’est pas éloigné, il ne passera pas deux fois 50 ans. »

(Le délai indiqué reste énigmatique. Mélanie précisera que c’est elle qui a ajouté cette indication d’après la vision des évènements prédits qu’elle contemplait en recevant le secret).
Suit l’interdiction formelle de la part de la Vierge de ne rien dire à personne de ce secret… ‘jusqu’à ce que je vous dise de le dire’.

Rédaction du secret en 1879

« Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ; vous pourrez le publier en 1858.

[A la racine des maux, la médiocrité de combien de pasteurs]

« Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu lesquelles par leur infidélité et leur mauvaise vie crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tâche à l’Eternel en faveur du monde .

« Dieu va frapper d’une manière sans exemple. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.

« Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leur intelligence ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles. On souffrira des peines physiques et morales ; Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.
« La Société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements ; on doit s’attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire le calice de la colère de Dieu.

[Avis pour le pape. De l’apostasie à la guerre]

« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX ne sorte plus de Rome après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui. Qu’il se méfie de Napoléon, son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et Empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.
« L’Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur des Seigneurs ; aussi elle sera livrée à la guerre le sang coulera de tous côtés ; les Eglises seront fermées ou profanées ; les prêtres, les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d’une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes il se trouvera même des évêques.
« Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles ; car le temps est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs.
« En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu ; ils les aveugleront de telle manière, qu’à moins d’une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d’âmes.
« Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des églises pour servir ces esprits. Des personnes seront transportées d’un lieu à un autre par ces esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu’ils ne se seront pas conduits par, le bon esprit de l’Evangile qui est un esprit d’humilité, de charité et zèle pour la gloire de Dieu. On fera ressusciter des morts et des justes. (C’est-à-dire que ces morts prendront la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la terre, afin de mieux séduire les hommes ; ces soi-disant morts ressuscités qui ne seront autre chose que le démon sous ces figures, prêcheront un autre Evangile contraire à celui du vrai Christ Jésus, niant l’existence du Ciel) ; soit encore les âmes des damnés. Toutes ces âmes paraîtront comme unies à leur corps. Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s’est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde. Malheur aux Princes de l’Eglise qui ne seront occupés qu’à entasser richesses sur richesses, qu’à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil !
« Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que pour un temps l’Eglise sera livrée à de grandes persécutions ; ce sera le temps des ténèbres ; l’Eglise aura une crise affreuse.
« La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques ; tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde sans amour pour la patrie ni pour la famille.
« Le Saint Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice.
« Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui ni son successeur, {qui ne règnera pas longtemps}, ne verront le triomphe de l’Eglise de Dieu.
« Les gouvernants civils auront tous un même dessein qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place aux matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices.
« Dans l’année 1865, on verra l’abomination dans les lieux saints ; dans les couvents, les fleurs de l’Eglise seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des cœurs. Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu’ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au péché, car les désordres et l’amour des plaisirs charnels seront répandus, par toute la terre.
« La France, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre seront en guerre ; le sang coulera dans les rues ; le Français se battra avec le Français, l’Italien avec l’Italien ; ensuite il y aura une guerre générale qui sera épouvantable. Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France ni de l’Italie parce que l’Evangile de Jésus Christ n’est plus connu. Les méchants déploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons.

[Première intervention divine]

« Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d’épouvante parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des cieux. Paris sera brûlé et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu’homicides, on n’entendra que bruits d’armes et que blasphèmes.
« Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leur pénitence et leurs larmes monteront jusqu’au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession. Alors Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses Anges que tous ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup, les persécuteurs de l’Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise, qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus Christ. L’Evangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès dans la foi, parce qu’il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.

[La deuxième épreuve]

« Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue ; vingt-cinq ans d’abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre.
« Un avant-coureur de l’Antéchrist, avec ses troupes de plusieurs nations, combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde ; il répandra beaucoup de sang, et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un Dieu.
« La terre sera frappée de toutes sortes de plaies (outre la peste et la famine qui seront générales) ; il y aura des guerres jusqu’à la dernière guerre qui sera alors faite par les dix rois de l’Antéchrist, lesquels rois auront tous un même dessein et seront les seuls qui gouverneront le monde. Avant que ceci arrive il y aura une espèce de fausse paix dans le monde ; les méchants se livreront à toutes sortes de péchés; mais les enfants de la sainte Eglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs, croîtront dans Amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus chères. Heureuses les âmes humbles conduites par l’Esprit-Sain t! Je combattrai avec, elles jusqu’à ce qu’elles arrivent à la plénitude de l’âge.
« La nature demande vengeance pour les hommes et elle frémit d’épouvante dans l’attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes. Tremblez, terre, et vous qui faites profession de servir Jésus-Christ, et qui au dedans, vous adorez vous-mêmes ; tremblez, car Dieu va vous livrer à son ennemi parce que les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d’Asmodée et des siens. Ce sera pendant ce temps que naîtra l’Antéchrist d’une religieuse hébraïque, d’une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître de l’impureté son père sera Evèque ; en naissant il vomira des blasphèmes ; il aura des dents, en un mot, ce sera le diable incarné ; il poussera ries cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d’impuretés. Il aura des frères qui, quoiqu »ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants de mal ; à douze ans ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu’ils remporteront ; bientôt ils seront chacun à la tête des armées, assistés par des légions de l’enfer.
« Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu’une faible lumière rougeâtre ; l’eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d’horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc …
« Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.
« Les démons de l’air avec l’Antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs, et les hommes se pervertiront de plus en plus : Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté, l’Evangile sera prêché partout, tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité.

[Appel aux apôtres des derniers temps, victoire de la foi]

« J’adresse un pressant appel à la terre ; j’appelle les vrais disciples du Dieu vivant et régnant dans les cieux ; j’appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j’appelle mes enfants et mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon esprit enfin j’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et dans le silence, dans l’oraison, et la mortification, dans la chasteté et l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus-Christ. Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins.

« L’Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreur diaboliques de l’Antéchrist. Malheur aux habitants de la terre ! il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d’une grêle effroyable d’animaux ; des tonnerres qui ébranleront les villes, des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les airs ; les hommes se battront la tête contre les murailles, ils appelleront la mort, et d’un autre côté la mort fera leur supplice ; le sang coulera de tous côtés. Qui pourra vaincre si Dieu ne diminue le temps de l’épreuve ? Par le sang, les larmes et les prières des justes Dieu se laissera fléchir – Enoch et Elie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra ; le feu du ciel tombera et consumera trois villes ; tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra.

« Voici le temps l’abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres, voici la Bête avec ses sujets, se disant le Sauveur du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au ciel ; il sera étouffé par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes et tout sera renouvelé ; Dieu sera
servi et glorifié.  »

A suivre…




St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – Merveilles obtenues par le Rosaire, 39e rose

39e ROSE

[112] Un recteur d’une paroisse du Danemark  racontait souvent, à la plus grande gloire de Dieu et avec une grande joie de son âme, qu’il avait vu un pareil fruit de la dévotion du Rosaire dans sa paroisse, que cet évêque dans son diocèse.

« J’avais, disait-il, prêché toutes les matières les plus pressantes et les plus fructueuses, sans aucun profit ; je ne voyais aucun amendement dans ma paroisse ; enfin je fis résolution de prêcher le saint Rosaire, j’en expliquai  l’excellence et sa pratique, et je proteste qu’après avoir fait goûter cette dévotion à mon peuple, je vis un changement évident dans six mois.

Tant il est véritable que cette divine prière a une onction toute divine pour toucher les cœurs et leur inspirer l’horreur du péché et l’amour de la vertu. »

La sainte Vierge dit un jour au bienheureux Alain : Comme Dieu a choisi le salut angélique pour l’Incarnation de son Verbe et la Rédemption des hommes ainsi ceux qui désirent réformer les mœurs des peuples  et les régénérer en Jésus-Christ me doivent honorer et saluer par le même salut. Je suis, ajoute-t-elle, la voie par laquelle Dieu est venu aux hommes et il faut qu’après Jésus-Christ  ils obtiennent la grâce et les vertus par mon moyen.

[113] Pour moi, qui écris ceci, j’ai appris, par ma propre expérience, la force de cette prière pour convertir les cœurs les plus endurcis. J’en ai trouvé sur lesquels  toutes  les plus terribles vérités prêchées dans une mission n’avaient fait aucune  impression et qui, pour avoir, par mon conseil, pris la pratique de réciter tous les jours le Rosaire, se sont convertis et donnés tout à Dieu.

J’ai vu une infinie différence entre les mœurs des peuples des paroisses où j’avais fait des missions, parce que les uns, ayant quitté la pratique du chapelet et du Rosaire, étant retombés dans leurs péchés ; et les autres, pour  l’avoir conservée, s’étaient conservés dans la grâce de Dieu et augmentaient tous les jours dans la vertu.

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.




Miracle Eucharistique à Bogota, 10 août 2024