Messages donnés à Luz de Maria, octobre 2024

MESSAGE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
À LUZ DE MARIA
27 OCTOBRE 2024

Enfants bien-aimés de Mon Cœur,

JE VOUS AIME DE MON AMOUR ÉTERNEL.
VOUS ÊTES LA PRUNELLE DE MES YEUX (cf. Ps. 17, 8-10), JE VOUS AIME TOUS.

Chers enfants bien-aimés, Je vous offre Mon Cœur d’où J’émanerai Ma Divine Miséricorde vers ceux qui veulent entrer et boire Mon Pardon et Ma Miséricorde afin de parvenir à goûter au Banquet Éternel.

Enfants bien-aimés, cette génération a été détournée vers d’autres chemins qui ne sont pas Ma Voie. Mon Chemin est un, il n’a pas de raccourcis et vous le savez.

Je vous appelle à la conversion, Mes enfants, à un changement de vie convaincant ; sinon, vous n’êtes pas authentiques. Vous ne pouvez pas tolérer en vous les vices de l’ego humain mal utilisé, vous ne pouvez pas tolérer en vous le détachement que vous avez envers Moi et dire que vous êtes Mes enfants.

En ce moment, vous devez avoir l’intention ferme de changer en termes de vos œuvres et actions personnelles ; autrement, vous ne serez pas aimés par vos frères et sœurs – au contraire, vous serez méprisés et évités. Celui qui ne témoigne pas du fait que Je demeure en lui amènera Mes enfants à s’éloigner de Moi.

En ce moment de paix mondiale apparente, vous devez être témoins de Mon Amour et être plus proches de Moi que du monde, plus proches de Moi que de l’ego capricieux qui vous amène à désirer et à exiger les premières places (cf. Lc. 14, 7-11).

En ce moment, tant d’âmes victimes sont en train de se donner pour l’humanité et pour le changement de ceux qui Me lisent ou M’écoutent et prennent Mes Paroles à la légère ou pensent qu’elles sont destinées à d’autres de Mes enfants. Chacune de Mes Paroles est pour chacun de vous personnellement. Vous portez encore les haillons du temps où vous ne me connaissiez pas et maintenant vous me connaissez, mais en même temps vous ne me connaissez pas. Les haillons que vous portez sont fétides et font que vos frères et sœurs ne veulent ni vous écouter ni vous suivre.

J’ai donné un trésor à chacun de Mes enfants, chacun sait ce qu’il est en train de faire de ce trésor. Certains le gardent et le font grandir avec leurs œuvres et leurs actions accomplies dans Mon Amour. Vous devez faire grandir ce trésor en travaillant et en agissant dans la Charité née de Mon Amour, dans l’Espérance née de Mon Amour, placer votre Foi en Moi et le faire grandir. D’autres de Mes enfants gaspillent le trésor, se plaignent de tout et méprisent ce trésor au profit d’une vie mondaine.

Petits enfants, vous n’avez aucune idée de la douleur que me causent ces enfants qui renoncent à tout ce que Je leur ai donné, à tout ce que Je leur ai confié et en ce moment si proche des événements, ils sont tentés par le Diable et ses sbires et tombent du fait de porter avec eux un ego qui ne leur permet pas de marcher ni de regarder d’un côté ou de l’autre. Il ne leur permet pas de se voir à cause de ce gonflement qu’ils ont.

J’insiste tellement sur l’humilité, mais il y en a si peu qui la possèdent, qui gardent Ma Loi et croient vraiment. Il y en a si peu qui pratiquent la charité envers leurs frères et sœurs, qui ne donnent pas continuellement du fiel à leurs frères et sœurs, en regardant leur prochain comme une chose sans valeur.

Mes petits enfants, vous devez réfléchir à ces paroles…

ET FACE AUX CŒURS DE PIERRE, PRIEZ ET CONFIEZ-LES-MOI,
JE VAIS LES CISELER FORTEMENT POUR QU’ILS SE VOIENT
ET NE SE TROMPENT PLUS.

Enfants bien-aimés de Mon Cœur,

Vous devez changer votre comportement de toute une vie, vous devez vous élever et atteindre les sommets face à ce moment où le Diable a commandé à ses sbires de harceler Mes enfants pour les faire tomber.

S’IL Y A UN MOMENT DANS L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ OÙ VOUS DEVEZ RESTER À CÔTÉ DE MOI, DE MA TRÈS SAINTE MÈRE, DE SAINTS AUXQUELS VOUS AVEZ UNE DÉVOTION, DE MES ARCHANGES ET LÉGIONS D’ANGES, C’EST CE MOMENT ; PAS UN AUTRE, NI AVANT NI APRÈS, C’EST CE MOMENT.

Mes petits enfants, l’obscurité envahira la Terre. Combien d’entre vous se sentiront fous de ne pas avoir de moyen de communication, de ne pas avoir la technologie comme en ce moment !

Ma Lumière viendra et en vous fournissant Ma Lumière, vos yeux verront ce que d’autres de Mes enfants ne verront pas, aussi longtemps que vous serez en train de lutter pour vivre dans l’obéissance à Mes Demandes et de la Main de Ma Mère bien-aimée.

Les humbles de cœur (cf. Phil. 2,3 ; Col. 3, 12) recevront des Grâces de Ma part ; vos Anges Gardiens vous aideront. N’ayez pas peur, vous n’êtes pas seuls.

Mes Bien-Aimés, les éléments seront altérés par le radiation qu’ils reçoivent de l’espace, particulièrement du soleil, et ils attaqueront davantage Mes enfants.

Comme vous êtes vulnérables et avec quelle arrogance vous me confrontez, en promouvant une lutte des plus acharnées entre le bien et le mal (cf. Eph. 6,10-13). Plus qu’une guerre entre nations, il s’agit d’une forte guerre spirituelle qui ne prendra fin que lorsque vous passerez par le creuset auquel le Diable vous soumettra.

En ce moment, le manque de foi chez Mes enfants les a amenés à croire que Je ne suis pas présent dans la Sainte Eucharistie.

Petits enfants, vous avez besoin de vous approvisionner en Ma Parole, d’entrer en Moi et de vous approvisionner en nourriture, pour ne pas sortir de chez vous face à la situation chaotique chez ceux qui n’ont pas voulu m’écouter.

Priez, Mes enfants, priez : Je suis présent dans la Sainte Eucharistie, même si vous n’y croyez pas. Vous verrez des miracles dans les mains de Mes Prêtres.

Priez, Mes enfants, priez, l’humanité est dans un état convulsif ; Mes enfants du Moyen-Orient sombrent dans des attaques violentes. Israël attaque et de plus en plus de pays entreront en action. Le Moyen-Orient brûle.

Priez, Mes enfants, la Corée du Nord entre en action contre l’Ukraine et Mes enfants d’Ukraine souffriront plus qu’avant.

Priez, petits enfants, les présidents européens souffriront à cause de la guerre, plus rien ne sera comme avant.

Priez, Mes enfants, priez, l’incertitude grandit à cause d’une foi affaiblie de l’intérieur.

JE SUIS AVEC VOUS JUSQU’À LA FIN (cf. Mt. 28, 18-20), JE NE VOUS ABANDONNERAI PAS.

MES ENFANTS NE DEVRAIENT PAS AVOIR PEUR ; CONTINUEZ SUR LE CHEMIN DU SALUT ÉTERNEL, JE VOUS AIDERAI CONTINUELLEMENT.

VOUS N’ÊTES PAS SEULS ET VOUS DEVEZ LE COMPRENDRE.

En ce temps de guerre, vous recevrez davantage d’Aide Divine ; continuez avec foi afin que rien ne vous éloigne de Moi.

Sachez que sans Moi vous n’êtes rien (cf. Jn. 15, 5), Mon Amour ne change pas comme celui de l’être humain. Je suis présent devant vous ; vous n’êtes pas seuls, croyez en votre Seigneur et votre Dieu, croyez et Mon Aide sera donnée à ceux qui en ont besoin, mais vous devez croire en Moi.

L’amour doit rester actif chez Mes enfants, la fraternité ne doit pas disparaître, au contraire, elle doit grandir pour que les envoyés du Malin n’abattent pas les murailles.

J’ORDONNE À MES ENFANTS D’ÊTRE LUMIÈRE AU SEIN DE
CETTE HUMANITÉ DE TÉNÈBRES…JE VOUS ORDONNE DE PRENDRE MA PAROLE AU SÉRIEUX ; LE RIDEAU DE LA GUERRE MONDIALE S’OUVRE ET VOUS DEVEZ RESTER PRÉPARÉS, SURTOUT DANS L’ESPRIT.

Soyez humbles, ne soyez pas arrogants.
Soyez charitables, ne soyez pas avares.
Soyez unis, n’agissez pas individuellement.
Accomplissez la mission que J’ai confiée à chacun de vous.
Soyez espoir et lumière pour vos frères et sœurs.

Petits enfants bien-aimés, ne gardez pas de ressentiment dans vos cœurs, tout ce que Je vous ai promis viendra à Mes enfants. Restez attentifs, soyez amour et attendez que tout se réalise.

Je vous aime, Je vous protège et chacun de Mes enfants doit coopérer en étant amour, en maintenant la paix chez Mon Peuple, afin qu’il ne soit pas vaincu par le Diable.

Soyez Mon Amour même et respectez Ma Présence réelle dans la Sainte Eucharistie.

Je vous bénis de tout Mon Amour.

Votre Seigneur et Roi Jésus-Christ.

MESSAGE DE SAINT MICHEL ARCHANGE
À LUZ DE MARIA
21 OCTOBRE 2024

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ,

JE VIENS AU NOM DE LA TRÈS SAINTE TRINITÉ VOUS APPORTER
LA PAROLE DIVINE.

EN TANT QUE CHEF DES ARMÉES CÉLESTES, NOUS SOMMES EN TRAIN DE COMBATTRE L’OPPRESSEUR MALÉFIQUE DES ÂMES.

Les êtres humains ne sont pas conscients de notre vaillant combat contre le mal ni de notre protection constante envers chacun d’entre vous.

TOUS SONT SÉRIEUSEMENT TENTÉS PAR LE DIABLE ET SES LÉGIONS (II Pierre 2, 9) de s’éloigner de la Très Sainte Trinité et de Notre Reine et Mère et de leurs engagements envers la Maison du Père, sans méditer sur le fait que vous êtes proches du moment de l’Avertissement et que vous vous examinerez en subissant une douleur impensable pour avoir commis des actes contraires à la Volonté Divine, pour avoir désobéi et avoir donné la première place à l’ego. Vous vous lamenterez sur la mesure dans laquelle vous avez donné la préférence au monde et non à la Très Sainte Trinité.

Vous résistez à la tentation (cf. Jacques 1, 12-17 ; I Cor. 10, 13) avec la Nourriture Eucharistique, la prière et l’humilité, mais d’autres parmi vous ne résistent pas à la tentation et tombent lorsque le Diable touche leur point le plus faible que possède n’importe quel être humain ; en tombant, ils donnent le triomphe au Diable. Je vous appelle à vous unir pour former un mur de protection afin que le Diable ne puisse pas vous amener à rester par terre.

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ :

VOUS NE COMPRENEZ PAS QUE VOUS VOUS TROUVEZ AU MOMENT OÙ SE DÉROULE L’ACCOMPLISSEMENT DES RÉVÉLATIONS ANNONCÉES. CERTAINES SERONT ATTÉNUÉES PAR L’OFFRANDE DE VOUS-MÊMES, D’AUTRES NE SONT PAS CONDITIONNÉES À LA RÉPONSE DE L’HOMME, PUISQUE C’EST L’HOMME LUI-MÊME QUI EST LA CAUSE DE LA DOULEUR DE L’HUMANITÉ.

Les familles sont attaquées par le Diable : le manque de foi est un déclencheur dans les familles, tout comme la désobéissance et l’ego dont vous êtes la proie ; la même vanité s’empare de vous, vous empêchant de penser au moment présent et le futur arrivera comme un voleur dans la nuit.

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ,

L’eau continue à avancer, devenant un fléau partout où elle arrive, attirant de grandes souffrances avec beaucoup de douleur. Les tremblements de terre annoncés arriveront les uns après les autres. Je vous appelle à ne pas désespérer, vous êtes protégés par Ordre Divin.

Il faut que vous vous prépariez au moment de la panne, il est urgent que vous le fassiez comme il se doit : le soleil menace la terre. Le fléau de la guerre est inévitable ; elle avance en se cachant et sautera silencieusement d’un instant à l’autre comme un géant sans qu’on s’y attende. Elle provoquera une grande douleur en traversant l’océan.

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, criez vers Notre Reine et Mère, elle est devant vous pour que vous lui donniez la main.

Priez, enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, priez : la maladie est arrivée et progresse.

Priez, enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, priez pour toute l’humanité, elle en a besoin.

Priez, enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, priez : adorez Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, adorez-le en esprit et en vérité, Il est le Roi de Gloire, devant Lui tout genou fléchira.

Priez, enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, soyez plus croyants à chaque instant, plus spirituels et moins du monde.

Priez, enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, priez, gardez la foi, notre protection continue envers chaque personne ; gardez votre cœur pur, soyez des créatures de bien et intensifiez la lumière de l’Esprit Divin en vous. Quand il n’y aura pas de lumière créée par l’homme, vous pourrez avoir la Lumière Divine. Gardez la paix.

Enfants de Notre Reine et Mère, restez dans la prière (cf. Eph. 6, 17-18 ; I Thes. 5, 16-18), dans la réparation et l’unité.

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, « adorez-le en esprit et en vérité ».

Je vous bénis.

Saint Michel Archange

MESSAGE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
À LUZ DE MARIA
18 OCTOBRE 2024

Chers enfants bien-aimés de Mon Cœur Immaculé, recevez Ma Bénédiction.

VOUS CONTINUEZ DE VIVRE EN DEHORS DE LA RÉALITÉ VERS LAQUELLE VOUS VOUS DIRIGEZ…

VOUS AVEZ RENVOYÉ LE DISCERNEMENT LOIN DE VOUS EN RECHERCHANT LE CONFORT…

La prière est nécessaire, Mes enfants (cf. Mt. 26, 41 ; Mc. 11, 24-26 ; I Thes. 5, 16-18), la prière est une bénédiction pour chacun de vous. La prière nourrit votre spiritualité ; dans la prière, vous rencontrez Mon Divin Fils, les Archanges, les Anges, les Saints envers lesquels vous avez une dévotion.

Est-ce que vous aspirez à une nouvelle vie ?
Sans l’aide de la prière, il vous sera plus difficile de trouver le chemin de cette nouvelle vie nécessaire pour renforcer une foi ferme et forte. Celui qui ne prie pas voit que son chemin personnel est plus difficile. Le cœur dur et impénétrable s’adoucit par la prière et la Sainte Eucharistie.

PETITS ENFANTS, RÉVEILLEZ-VOUS FACE À LA RÉALITÉ DANS LAQUELLE VOUS VIVEZ !

L’ombre de la guerre est en train de s’étendre sur davantage de pays ; il y a ceux qui choisissent leur camp et décident de soutenir tel ou tel pays parmi ceux qui sont en conflit.

Enfants bien-aimés de Mon Cœur Immaculé :

Il est important que vous sachiez clairement que notre Ange de la Paix bien-aimé est le secours que la Très Sainte Trinité envoie à cette génération dans le moment le plus critique pour l’humanité, comme aide et défenseur de la Parole de Mon Divin Fils contre l’Antéchrist et ses tentacules.

NOTRE CHER ANGE DE LA PAIX BIEN-AIMÉ EST UN JEUNE HOMME QUI VAINCRA L’ANTÉCHRIST, qui attire les êtres humains qui déforment la Parole de la Sainte Écriture. L’Ange de la Paix est protégé par les Légions Angéliques sous le commandement de Saint Michel Archange et de Moi, sa Mère.

NOTRE CHER ANGE DE LA PAIX BIEN-AIMÉ VIVRA À CÔTÉ DE VOUS, ENFANTS DE MON CŒUR IMMACULÉ.

NOTRE CHER ANGE DE LA PAIX BIEN-AIMÉ VIENDRA À LA PLUPART DES ÊTRES HUMAINS QUI AURONT BESOIN DE LUI.

Cette génération est contaminée par l’égoïsme, le mal, la colère, l’incrédulité, à tel point qu’ils ne croient pas à la « Révélation Divine » à cause de l’ego tellement exalté qu’ils ont, ils se sentent supérieurs à Mon Divin Fils. J’en suis affligée : Je vous aime, vous êtes Mes enfants ; pour cette raison, Je vous appelle à la prière, à la repentance, au respect de la Loi de Dieu et à pratiquer les Sacrements et d’autres moyens d’élever l’esprit de Mes enfants vers Mon Divin Fils.

Bien-aimé de Mon Divin Fils, le soleil  n’aura plus une telle affinité avec la Terre. Il lancera sa chaleur si fortement vers la Terre que vous vivrez à nouveau sans communications, sans électricité, sans les commodités de ce moment. Ce n’est pas loin dans le temps, alors préparez-vous ; nous vous l’avons demandé à l’avance. Ayez de quoi vous éclairer et pour préparer à manger, notamment pour les mineurs et les personnes âgées.

Restez vigilants !
Parlez à ceux qui ne connaissent rien au sujet de la guerre, parlez-leur des ténèbres qui viendront à la Terre, alertez vos frères et sœurs sans entrer dans la discorde.

Priez, enfants de Mon Cœur Immaculé, priez, cette génération saura ce que veut dire vivre dans l’obscurité…

…mais en même temps vous connaîtrez l’Envoyé de Mon Divin Fils, notre cher Ange de Paix bien-aimé, en qui tout le monde ne croira pas et qui sera méprisé. Les personnes qui prient sauront pourtant le reconnaître et après un moment difficile, Il sera accueilli et marchera vers ses frères et sœurs qui auront besoin de Lui.

Priez, enfants de Mon Cœur Immaculé, priez : vous souffrirez encore à cause du vent et de l’eau. Soyez dévoués à la prière du Saint Trisagion, c’est très important.

Priez, enfants de Mon Cœur Immaculé, priez les uns pour les autres, priez avec votre cœur.

Priez, enfants de Mon Cœur Immaculé, priez pour ceux qui devront rester aux côtés de notre cher Ange de la Paix bien-aimé.

Priez, enfants de Mon Cœur Immaculé, priez pour que l’ignorance ne s’empare pas de Mes enfants.

Je vous bénis, Je vous porte dans Mon Cœur. Adorez Mon Divin Fils ! (cf. Jn. 4, 23-24).

Maman Marie

MESSAGE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
À LUZ DE MARIA
14 OCTOBRE 2024

Enfants bien-aimés de Mon Cœur Immaculé :

RECEVEZ MA BÉNÉDICTION MATERNELLE. VOUS ÊTES MES ENFANTS BIEN-AIMÉS, ENFANTS DE MON CŒUR IMMACULÉ.

Vous êtes convoqués à prier en ce moment qui secoue l’humanité.

La prière du Saint Rosaire est protection, aide, secours et liberté pour Mes enfants. Le Diable a peur de la prière du Saint Rosaire et s’enfuit avec horreur, si Mes enfants sont dans l’état spirituel approprié. Enfants, rappelez-vous que vous devez rester en état de grâce, en progressant dans la conversion personnelle.

Bien-aimés de Mon Cœur Immaculé, chaque instant est une opportunité pour vous de combattre le mal et d’en sortir victorieux. Mon Divin Fils est miséricordieux : ce sont vous, Mes enfants, qui abusez de la Divine Miséricorde (Cf. Héb. 4, 16 ; Éph. 2, 4-5 ; Tite 3, 5).

Mes enfants, les instruments pour faire connaître la Volonté Divine en ce moment sont persécutés pour avoir fait connaître à l’avance les événements que vous vivez et ceux auxquels vous serez confrontés. L’humanité ne tient qu’à un fil, enfants de Mon Divin Fils.

LA TERRE A ÉTÉ MENACÉE PAR DES ASTÉROÏDES, DES MÉTÉORITES OU DES COMÈTES ET AUTRES OBJETS VENUS DE L’ESPACE ET L’HOMME LES A LOCALISÉS. IL EXISTE UN ASTÉROÏDE QUI, SANS QU’ON L’ATTENDE, APPARAÎTRA AVEC UNE TRAJECTOIRE VERS LA TERRE : C’EST LE CORPS CÉLESTE DE L’AVERTISSEMENT.

Enfants bien-aimés, la guerre continue, les affrontements se succèdent un après l’autre et les innocents souffrent. Le moment de la douleur est venu, de lamentations, d’atrocités à cause l’utilisation de la science mal employée contre l’homme lui-même.

Le caractère incontrôlable de la guerre conduira à une famine massive. La maladie apparaîtra sur la peau et s’aggravera en s’emparant des organes du corps humain, faisant sortir le sang du corps vers l’extérieur. Je vous appelle à posséder l’huile du Bon Samaritain et le calendula.

Enfants bien-aimés de Mon Cœur Immaculé, la douleur s’intensifie au sein de toute l’humanité. Je vous appelle à préparer spirituellement et ensuite à conserver la nourriture – ce que chacun peut faire. Si vous n’arrivez à conserver aucune nourriture, les Anges du Ciel vous apporteront de la « manne » pour apaiser votre faim (cf. Ex. 16, 31 ; Jn. 6, 31).

Enfants bien-aimés, l’Ange bien-aimé de la Paix vous voit dans vos œuvres et vos actions, il souffre en voyant Mon Divin Fils avec une grande douleur pour cette génération ingrate, il souffre lorsqu’il ressent Ma Douleur pour Mes enfants qui n’obéissent pas.

Notre bien-aimé Ange de la Paix a sa famille, qui est persécutée par le Diable. Notre bien-aimé Ange de la Paix entretient une relation étroite avec Mon Invocation en tant que Notre-Dame de Guadalupe.

Bien-aimés, vous ne pouvez pas prendre la mesure de notre bien-aimé Ange de la Paix qui vous accompagnera dans les moments les plus difficiles.

Enfants bien-aimés, vous devez mériter la vie éternelle : chacun a sa mission donnée par Dieu et vous devez la réaliser.

Enfants bien-aimés de Mon Divin Fils :

JE VOUS EXHORTE À ACCOMPLIR LA VOLONTÉ DIVINE ET À ÊTRE OBÉISSANTS DANS L’ACCOMPLISSEMENT DE LA LOI DE DIEU. EN TANT QUE MÈRE JE VOUS GUIDE SI VOUS ME LE PERMETTEZ, JE VOUS MÈNE VERS MON DIVIN FILS.

Je vous bénis, Je vous aime.

Maman Marie

MESSAGE DE SAINT MICHEL ARCHANGE
À LUZ DE MARIA
10 OCTOBRE 2024

Enfants bien-aimés de la Très Sainte Trinité, Ma Protection se trouve sur chacun de vous.

JE VIENS AU NOM DE LA TRÈS SAINTE TRINITÉ POUR VOUS AVERTIR.

Je vous appelle à la conversion, à la prière, à recevoir Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ dûment préparés.

Soyez amour comme la Très Sainte Trinité est Amour (cf. I Jn. 4, 7-9). Il est du devoir de chacun de se concentrer et d’être conscient de ses œuvres et de son comportement personnels, car de cela dépendra votre résistance aux tromperies du Malin qui attaque les êtres humains dans leurs désirs, dans leur esprit, dans leurs pensées et dans leur cœur afin de les faire tomber ; il les maintient dans la boue de cette manière sans qu’ils puissent reprendre leur envol.

Enfants de la Très Sainte Trinité, vous vous trouverez devant l’Avertissement (*) : vous verrez une lumière venant d’en haut et elle éclairera même l’ombre. Puis, ébranlés par ce grand événement, le silence arrivera, vous n’entendrez rien et rien ne bougera. Tout sera dans le Silence de Dieu où chacun sera devant sa propre conscience et s’examinera dans ses œuvres et son comportement, même si on ne le veut pas.

Cet Acte de la Miséricorde Divine sera l’occasion de se convertir pour toute l’humanité. Face à cet excès de Miséricorde Divine, engagez-vous à changer à l’intérieur de vous-mêmes ; et tout en examinant vos péchés, le bien que vous n’avez pas fait et le bien que vous avez refusé de recevoir, vous les verrez et cela vous fera mal.

LA FERME RÉSOLUTION DE FAIRE AVANCER LE CHANGEMENT INTERNE (cf. I Jn. 1, 8-10) EST UN TRÉSOR POUR CELUI QUI LE VEUT.

Enfants bien-aimés de la Très Sainte Trinité, en tant qu’humanité, vous continuerez à faire face aux attaques de la nature.

Enfants de la Très Sainte Trinité, vous souffrirez à cause des émanations du soleil provoquant des orages électriques inattendus, des climats différents en Amérique et en Europe. Plusieurs pays n’auront pas de lumière électrique, l’eau et le vent ne s’arrêteront pas, ils continueront d’être des fléaux pour l’humanité.

L’humanité a le sentiment qu’elle a surmonté l’épreuve et rit des Annonces de la Maison Paternelle, mais lorsqu’elle tourne le regard, elle voit ce qui a été annoncé. Les ouragans continuent, des phénomènes atmosphériques vous surprendront.

Priez, enfants de la Très Sainte Trinité, priez pour les États-Unis et le Mexique, ils souffrent à cause de la nature.

Priez, enfants de la Très Sainte Trinité, priez pour l’Amérique centrale, en particulier pour le Honduras et le Guatemala.

Priez, enfants de la Très Sainte Trinité, priez pour l’Amérique du Sud, la maladie arrive.

Priez, enfants de la Très Sainte Trinité, la guerre continue de s’intensifier.

Enfants de la Très Sainte Trinité, ce sont des moments difficiles pour cette génération livrée aux plaisirs, à la débauche et au péché, qui lui plaît, en désobéissant à la Très Sainte Trinité. On se contente d’aller à l’encontre de ce que le Dieu Un et Trine vous demande.

JE VOUS INVITE À MAINTENIR UNE RÉSERVE ALIMENTAIRE, MAIS SURTOUT À RESTER FERMES DANS LA FOI ET AINSI VOUS POURREZ TROUVER LE POINT CULMINANT DE VOTRE VIE DANS LA MISSION QUI A ÉTÉ CONFIÉE À CHACUN D’ENTRE VOUS.

Priez, priez la Très Sainte Trinité et Notre Reine et Mère, priez avec votre cœur afin de minimiser les attaques qui vous arriveront, si telle est la Volonté Divine.

Gardez à l’esprit que tout ce qui arrive à l’humanité n’est pas voulu par la Très Sainte Trinité, mais est causé pour la plupart par l’être humain.

Priez sans relâche et faites réparation pour ceux qui méprisent les Demandes Divines.

Chacun de vous a une mission personnelle :
Certains ne le savent pas et doivent le découvrir…
D’autres le savent et la méprisent…
Certains aspirent à la Volonté Divine et d’autres la rejettent…

À tout moment et en tout lieu, nous avons la Mission de vous défendre du mal et nous l’accomplissons.

Maintenez l’assurance de la Protection Divine, soyez des créatures de bien.

Je vous bénis.

Saint Michel Archange

MESSAGE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST
À LUZ DE MARIA
LE 6 OCTOBRE 2024

Enfants bien-aimés, vous êtes le trésor de Mon Cœur.

Mes bien-aimés, Je vous bénis, Je vous donne Mon amour pour que vous soyez fidèles à Ma Loi, aux Béatitudes, sans oublier les Sacrements.

MA LOI EST MA LOI ET PAS UN MOT NE PEUT ÊTRE MODIFIÉ, PAS UN SEUL MOT NE PEUT ÊTRE TOUCHÉ (cf. Deut. 4, 2 ; Mt. 5, 17-20 ; Apoc. 22, 18-19).  Mon Amour Divin est profond, il est Divin pour chaque être humain ; c’est pourquoi Je vous appelle avec Mon Amour à l’accomplissement de Ma Parole.

PUISQUE LES DÉMONS SONT SUR LA TERRE, VOUS DEVEZ VOUS DÉCIDER ; VOUS NE POUVEZ PAS ÊTRE TIÈDES. (cf. Apoc. 3, 15-16)

Chacun de vous est un enfant du Dieu vivant et vrai ; vous êtes passés par des embûches, mais ce moment est décisif et vous devez discerner, car le Diable présentera son œuvre et ses actions en cherchant à m’imiter, en trompant beaucoup de gens (Apoc. 13).

LES PAS QUE VOUS FAITES DOIVENT ÊTRE DISCERNÉS AFIN QU’ILS NE VOUS CONDUISENT PAS À LA PERDITION. L’humanité est confrontée à des innovations qui ne viennent pas de Moi, mais du mal.

Enfants bien-aimés, la douleur est arrivée pour l’humanité – la douleur physique et spirituelle face à l’assaut de la Troisième Guerre mondiale.

CETTE GUERRE SERA ARRÊTÉE PAR MOI AVEC L’ÉVÉNEMENT PROPHÉTISÉ PAR LA VOLONTÉ DIVINE, BIEN QUE D’AUTRES ÉVÉNEMENTS MOINS GRANDS SE PRODUIRONT D’ABORD, QUI NE FREINERONT POURTANT PAS LA DURETÉ DU CŒUR HUMAIN.

Enfants bien-aimés, l’eau continue d’être un fléau pour l’humanité, elle arrive soudainement et fait ressembler les villes et les pays à des océans déchaînés.

L’humanité continue à ne pas se préoccuper de la douleur de ses frères et sœurs, mais la souffrance viendra à chaque pays. Vous regardez la guerre de loin sans ressentir de douleur pour ceux qui souffrent, sans penser que les effets de la guerre toucheront toute l’humanité d’une manière ou d’une autre.

ON S’EST MOQUÉ DE MES APPELS, DES APPELS DE MA MÈRE ET DES APPELS DE MON BIEN-AIMÉ SAINT MICHEL ARCHANGE. Les enfants, les rires s’effaceront du visage de Mes enfants lorsque divers pays seront impliqués dans cette folie humaine qu’est la guerre et que l’humanité ne tiendra qu’à un fil.

Vous n’êtes pas convertis, Mes enfants, vous n’êtes pas convertis, vous êtes des insensés !

Priez, Mes enfants, priez, priez : l’eau et le vent se transformeront en un monstre marin.

Priez, Mes enfants, priez pour le Pays de l’Aigle : il souffrira à cause de la nature : l’eau et le vent arrivent.

La Floride souffrira à nouveau ; priez, Mes petits enfants, priez, convertissez-vous, convertissez-vous, préparez-vous d’urgence.

Priez, Mes enfants, priez pour le Mexique, la nature le saisira.

Priez, Mes enfants, continuez à prier pour l’Europe :
elle souffrira fortement à cause de la nature.

Priez Mes enfants, priez pour l’Argentine, la température augmentera fortement, le feu surgira.

MES PETITS ENFANTS, JE VOUS APPELLE À VOUS PRÉPARER…
IL EST URGENT DE VOUS PRÉPARER, CONVERTISSEZ-VOUS !

Priez, recevez-Moi dûment confessés ; vous êtes confrontés à des événements graves ; comme vous le savez, les maladies s’accélèrent.

Préparez-vous, Mes enfants, préparez-vous.

Priez !

Je vous aime et vous bénis.

Votre Jésus




Sauvé du naufrage, l’enfant évangélise des païens par le Rosaire

Au début du 19e siècle, un prêtre pénétra dans les îles de Fernando-Po et d’Amban, aujourd’hui provinces espagnoles. Grande fut sa surprise quand il trouva non loin de la mer, sur le rivage, une croix grossièrement construite, et autour d’elle, un groupe d’enfants indigènes, parmi lesquels s’en trouvait un de peau blanche. Ils récitaient en espagnol le chapelet à haute voix.

En apercevant le prêtre, l’enfant s’écria : « Un curé ! » et tous les autres de tourner aussitôt la tête. Le missionnaire s’approche et demande à l’enfant, qui pouvait avoir dix ans, de le conduire dans la maison de ses parents. « Je n’ai pas ici de parents, répondit-il ; jeté par un naufrage dans cette île, des gens m’ont accueilli. Me rappelant les enseignements de ma mère qui me recommandait de dire tous les jours le chapelet, je me suis mis à le réciter. Comme je n’avais pas de statue de la Sainte Vierge et que je ne savais pas en faire, j’ai fabriqué cette croix devant laquelle je viens dire tous les jours mes prières. Mes petits amis y viennent avec moi, et j’ai tâché de leur apprendre l’Ave Maria afin que nous puissions réciter ensemble le chapelet. »

Le missionnaire demanda à l’enfant depuis combien de temps il était dans cette île. « Je ne le sais pas au juste, répond-il, mais il me paraît que ce doit être longtemps ; car le temps m’a paru long, loin de papa et de maman. » L’enfant conduisit le prêtre dans la maison qui l’avait accueilli, et ces braves gens le reçurent avec beaucoup de respect.

Le lendemain le missionnaire présidait à la récitation du chapelet, à laquelle assistaient plusieurs familles. Il leur adressa quelques paroles ; il alla même de famille en famille, et bientôt, sous la protection de la Reine du Rosaire, une chrétienté fervente se forma, et se développa par l’arrivée d’autres hommes apostoliques. Un de ceux-ci, en retournant en Espagne, prit avec lui l’enfant. Celui-ci eut le bonheur de retrouver ses parents échappés comme lui du naufrage. Il leur raconta les bontés de Marie à son égard, et les effets prodigieux du chapelet dans l’exil où il avait vécu.

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Elisabeth de la Trinité, la grâce d’aimer la vie en profondeur…

 « Il est Tout Amour !

Je lui demande de se révéler à ton âme,

d’être l’Ami que tu saches toujours trouver,

alors tout s’illumine et c’est si bon de vivre ! »

 Lettre 161

 

Ce cri et cette interpellation de Sainte Elisabeth de la Trinité nous révèle en quelque sorte le secret de sa vie… N’y avait-il pas en elle cette grâce unique de découvrir sans cesse cette Présence de Dieu au cœur même de la vie ? Assurément !  La densité de son existence a très vite été fondée sur la « conquête » d’une unité entre activité et intériorité. Très jeune, elle a dû mener une lutte soutenue contre sa nature violente et elle s’est battue pour se laisser toucher et transformer par Jésus, présent au fond de son cœur… et la poursuite de cette unité entre combat spirituel et oraison silencieuse ne fera que grandir avec le temps et portera des fruits d’une telle paix !

A quelques jours du grand départ vers le Ciel, elle pose un tel regard de sagesse sur sa vie qui en dit long sur son itinéraire intérieur. Et elle fait ici une de ses plus belles synthèses sur la vie spirituelle où le chemin de foi mène à ce cœur profond… où nous attend le Maître :

« Que la vie est quelque chose de sérieux ; chaque minute nous est donnée pour nous « enraciner » plus en Dieu, selon l’expression de Saint Paul (Ep 3,17), pour que la ressemblance avec notre divin Modèle soit plus frappante, l’union plus intime. Mais pour réaliser ce plan qui est celui de Dieu lui-même, voici le secret : s’oublier, se quitter, regarder au Maître, ne regarder qu’à Lui, recevoir également comme venant directement de son amour, la joie ou la douleur ; cela établit l’âme sur des hauteurs si sereines !…

Je vous laisse ma foi en la présence de Dieu, du Dieu tout Amour habitant en nos âmes. Je n’ai pas peur de ma faiblesse, c’est elle qui me donne confiance, car le Fort est en moi et sa vertu est toute-puissante (2 Co 12,9) ; elle opère, dit l’Apôtre, au-delà de ce que nous pouvons espérer[1] ! » (Ep 3,20).

Et dans une autre lettre splendide à une sœur carmélite, elle soulève le voile sur sa mission future… et elle la précise avec cette liberté et cette sagesse qui en fait déjà pour nous cette Maîtresse d’intériorité :

« Il me semble qu’au Ciel, ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en Lui-même. Chère petite sœur de mon âme, il me semble que maintenant je vois toutes choses à la lumière du bon Dieu, et si je recommençais ma vie, oh, comme je voudrais ne plus perdre un instant !… Mon Maître me presse, Il ne me parle plus que de l’éternité d’amour. C’est si grave, si sérieux ; je voudrais vivre chaque minute pleine[2]… » On connaît l’émouvante chanson de Cabrel : « Je l’aime à mourir… » Mais Elisabeth, si belle et si vivante, est saisie elle par une autre musique, celle d’un Amour mystérieux : « Jésus… je l’aime à en mourir[3] ! »

Elisabeth de la Trinité vient nous aider à guérir du vide actuel où prédominent le virtuel et l’éphémère. Sa vie nous dit que le bonheur est simple, que l’essentiel est là, tout près de nous, devant nos yeux, à portée de cœur… Elle est aussi pour nous ce témoin étonnant et rassurant : si amoureuse de Jésus et si ouverte à la vie ! Comme le Pape Jean-Paul II l’a dit à la jeunesse lors d’un pèlerinage à Lourdes : Elisabeth possède « la grâce d’aimer la vie ! » dans sa plénitude… car elle a en vérité « ce regard contemplatif qui voit la vie dans sa profondeur en en saisissant les dimensions de gratuité, de beauté, d’appel à la liberté, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante[4] ! »

C’est ce qui se passe dans la vie d’Elisabeth, car elle n’aime pas la vie comme on l’aime aujourd’hui dans une société dominée par la frénésie de la consommation du néo-hédonisme. Bien au contraire, jeune laïque ouverte autant que profonde, « elle sait jouir de tout ce qui lui est offert. Ce qui est bon est bon, ce qui est mal doit être évité. Elle s’enthousiasme facilement et reconnaît la valeur propre de chaque chose. Elle aime le climat chaleureux, le geste généreux, les grands horizons. En même temps, elle sait dépasser, rester détachée, elle écoute les choses chanter leur source[5]… » car la mystérieuse Présence de Dieu autour d’elle et en elle est le centre et la référence constante de sa vie.

En la regardant vivre, on la sent si ouverte à tous et à ce qu’offre la société, si partante pour l’aventure, si émerveillée de la Création. Oui, tout la passionne, mais en même temps rien n’est plus attirant que le Visage de l’Epoux, « si captivant, si beau[6] ! » Cette double dimension est très marquante dans la vie de l’éblouissante Elisabeth qui attirait le regard des garçons dans les soirées dansantes…  C’est qu’en étant si happée par ce Dieu caché en son cœur, elle est en même temps une amoureuse de la vie, avec ses multiples relations, son sens de l’aventure et son attention si délicate aux autres ! Ecoutons là partager à ses amies les « plus belles vacances de sa vie » dans le midi de la France, en ce début de l’été 1898 :

« Notre séjour ici n’a été qu’une suite de plaisirs : matinées dansantes, matinées musicales, parties de campagne, tout se succédait. La société de Tarbes est très agréable ; j’ai vu une quantité de jeunes filles, toutes plus charmantes les unes que les autres… et nous emportons un délicieux souvenir de Tarbes !… J’ai eu mes 18 ans avant-hier et madame De Rostang m’a donné une ravissante garniture de chemisette en turquoise[7] !…

En quittant Tarbes nous avons été à Lourdes, ce coin du Ciel où nous avons passé trois jours délicieux comme on ne peut en passer que là ; j’ai bien pensé à vous au pied de la grotte ; ah ! si vous saviez quels bons moments on y passe, et comme on est ému ! Il n’y avait pas de grands pèlerinages… j’aime Lourdes avec ce calme ! »

Et ensuite, c’est la visite des Pyrénées par Luchon, Cauterets et là, Elisabeth est transportée : « muette d’extase devant ces belles montagnes dont je suis folle et que j’aurais voulu ne jamais quitter[8] ! » Et puis, c’est le séjour dans l’Aude vers ce cher Carlipa qu’elle aime tant : « Même après les belles Pyrénées, je lui trouve son cachet ! Je mène une vie calme et tranquille, cette vie de campagne que j’aime tant[9]… »

Décidément, la vie d’Elisabeth est le contraire de l’ennui et elle nous prouve qu’aimer Jésus par-dessus tout nous rend, non seulement, plus merveilleusement humain mais rayonnant, déjà, d’une Lumière que tout le monde cherche…

      +M Mickaël

 

 

[1] Sainte Elisabeth de la Trinité, Œuvres complètes, Lettre 333, Cerf 1991, p.790.

[2] Lettre 335, p.792-793.

[3] Journal 17.

[4] Jean-Paul II, L’Evangile de la vie, n° 83.

[5] Conrad De Meester, Ta présence est ma joie, 1994, p. 14.

[6] Poésie 77, p. 998.

[7] Lettre 14, à Alice Chervau, p. 237.

[8] Lettre 15, à Valentine Defougues, p. 238-239.

[9] Lettre 16, à Françoise de Sourdon, p. 243.




La Salette : l’accueil de l’évènement

Tel est le récit des Bergers de La Salette (voir les articles des dernières semaines). Leur témoignage exhaustif montre qu’il ne s’agit ni d’une leçon confiée à de simples perroquets, ni d’une apparition mineure. En 1846, analphabètes et ignorants du Français, pouvaient-ils en expliquer toute la portée ! L’apparition approuvée et Mgr de Bruillard parti, pourquoi les avoir transformés en simples marionnettes d’exaltés ou en illusionnés réduits à l’éloignement ? Un autre témoin de l’Apparition, plus lointain et moins entraîné à sa suite sur le chemin du calvaire, aurait-il existé ?
Voici la vision de M. Le Beaumont, cultivateur du hameau des Chambons :
Vers 3 h. 1/2 le 19 septembre 1846 il se reposait, le dos tourné vers Corps, regardant ses bœufs. Il se sent poussé à se retourner… au-dessus de Corps, il aperçut un grand cercle de lumière tirant sur le rouge, il le contemple en extase : oh que c’est beau ! … Puis un éclair part du côté de la Salette, tirant sur le jaune. L’éclair s’approche du cercle. Le cercle s’ouvre, l’éclair entre dedans… Il regarde un moment : comme c’est beau!… tout disparaît. III
Le cultivateur dételle ses bœufs et rentre chez lui, littéralement muet de stupeur. Croyant à un malaise, les siens le couchent jusqu’à ce qu’il reprenne ses sens… Mais ce témoin ne s’est pas manifesté. C’est une parente qui consigna son témoignage, longtemps après.

L’accueil de l’évènement

Aussitôt raconté par les deux jeunes bergers, l’événement de la Salette frappa vivement les auditeurs : paysans du hameau des Ablandins qui n’iront pas travailler aux champs le lendemain, dimanche, comme d’habitude, et le vieux curé de la Salette qui en instruira aussitôt ses paroissiens en chaire.

Deux semaines plus tard, l’Abbé Mélin, qui fait fonction d’archiprêtre à Corps, avertit son évêque de l’émoi du peuple en exprimant son impression positive :

« Le récit de ces deux enfants a produit un effet extraordinaire dans les environs, même chez les hommes. Je les ai interrogés séparément et chez moi, et sur les lieux même[s] où je suis arrivé après quatre heures de marche pénible ; les autorités les ont menacé[s] pour les faire taire ; on leur a offert de l’argent pour leur faire dire le contraire de ce qu’ils affirmaient, ni les menaces, ni, les promesses n’ont pu faire varier leur langage ; ils disent toujours les mêmes choses et à qui veut l’entendre.
Je suis allé très lentement dans les informations que j’ai pu prendre, je n’ai rien pu découvrir qui dénote le moins du monde la supercherie ou le mensonge. La première idée de toute la contrée a été de faire bâtir un oratoire dans cet endroit […]
L’interprétation des fidèles a été tout naturellement que c’était la bonne Mère qui venait avertir le monde, avant que son Fils ne laisse tomber sur lui ses vengeances. Ma conviction personnelle, d’après tout ce que j’ai pu recueillir de preuves, ne diffère pas de celle des fidèles, et je crois que cet avertissement est une grande faveur du Ciel. Je n’ai pas besoin d’autre prodige pour croire, mon désir bien sincère, serait que le bon Dieu, dans sa miséricorde opérât quelque  nouvelle merveille pour confirmer la première. »

La nouvelle de l’apparition se répandit vite , mais suscite bientôt de préoccupantes oppositions, politiques et/ou ecclésiastiques. L’autorité diocésaine met donc cinq ans à l’étudier.
Les nombreux interrogatoires des deux bergers, pris séparément puis confrontés, établirent le discours que la « belle Dame » leur adresse ensemble, en français puis en patois : le « message public ». Au terme de l’enquête, Rome fut consultée, les légats de l’évêque de Grenoble remirent aussi en main propre au Pape Pie IX le « message secret » écrit et scellé par chacun des témoins. Après quoi, par le mandement du 19 sept. 1851 , Mgr de Bruillard put déclarer que : l’apparition de la Très Sainte Vierge à deux bergers, le 19 septembre 1846 […] porte en elle-même tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine.

Ce décret ne mit pas fin à l’incrédulité de quelques membres du clergé local soutenus par l’Archevêque de Lyon ou l’évêque de Gap. Devant le langage terre à terre de la belle Dame, son vocabulaire plus bibliques que théologique, les esprits forts se faisaient sceptiques et le grand Lacordaire s’exclamait : « Absurde, ridicule, impossible » !
Tout en gardant au sens premier du message sa vérité frappante, d’autres penseurs retrouveront, à travers le concret de la lettre et du geste, la « grande nouvelle » mariale adressée au monde tout entier.

Le message de Marie proclamé sur la montagne déborde son contexte immédiat. L’apparition a lieu l’après-midi du samedi 19 septembre 1846. Dans la liturgie, l’heure était à la
pénitence (des « Quatre-Temps » du début dé l’automne) : plus exactement, aux premières vêpres de la Fête de N.D. des Sept Douleurs célébrée le lendemain.

A suivre…




St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – La manière sainte de réciter le Rosaire, 43e rose

43e ROSE

[122] Comme il n’y a point de prière plus méritoire à l’âme et plus glorieuse à Jésus et à Marie que le Rosaire bien dit, il n’y en a point aussi qui soit plus difficile à bien dire et dans laquelle il soit plus difficile de persévérer, à cause particulièrement des distractions qui viennent comme naturellement dans la répétition si fréquente de là même prière.

Lorsqu’on dit l’office de la sainte Vierge, ou les sept psaumes, ou quelques autres prières que le chapelet ou le Rosaire, le changement ou la diversité des termes dont ces prières sont conçues arrêtent l’imagination et récréent l’esprit, et par conséquent donnent facilité à l’âme pour les bien réciter. Mais dans le Rosaire, comme on y a toujours le même Pater et Ave à dire, et la même forme à y garder, il est bien difficile qu’on ne s’y ennuie, qu’on ne s’y endorme et qu’on ne l’abandonne, pour prendre d’autres prières plus récréatives et moins ennuyeuses. C’est ce qui fait qu’il faut infiniment plus de dévotion pour persévérer dans la récitation du saint Rosaire que d’aucune autre prière, quand ce serait le psautier de David.

[123] Ce qui augmente cette difficulté, c’est notre imagination, qui est si volage qu’elle n’est pas quasi un moment en repos, et la malice du démon si infatigable à nous distraire et [à] nous empêcher de prier. Que ne fait point ce malin esprit contre nous, tandis que nous sommes à dire notre Rosaire contre lui ? Il augmente notre langueur et notre négligence naturelles. Avant de commencer notre prière, il augmente notre ennui, nos distractions et nos accablements ; pendant que nous le prions, il nous accable de tous côtés, et il nous sifflera après que nous l’aurons dit avec beaucoup de peines et de distractions : « Tu n’as rien dit qui vaille ; ton chapelet, ton Rosaire, ne vaut rien, tu ferais bien mieux de travailler et de faire tes affaires ; tu perds ton temps à réciter tant de prières vocales sans attention ; une demi-heure de méditation ou une bonne lecture vaudrait bien mieux. Demain, que tu seras moins endormi, tu prieras avec plus d’attention, remets le reste de ton Rosaire à demain. » Ainsi le diable, par ses artifices, fait souvent quitter le Rosaire tout à fait ou en partie, ou fait prendre le change ou le fait différer.

[124] Ne le croyez pas, cher confrère du Rosaire, et prenez courage, quoique pendant tout votre Rosaire votre imagination n’ait été remplie que d’imaginations et pensées extravagantes, que vous avez tâché de chasser le mieux que vous avez pu, quand vous vous en êtes aperçu. Votre Rosaire est d’autant meilleur qu’il est plus méritoire ; il est d’autant plus méritoire qu’il est difficile ; il est d’autant plus difficile qu’il est naturellement moins agréable à l’âme et qu’il est plus rempli de misérables petites mouches et fourmis, qui, ne faisant que courir çà et là dans l’imagination malgré la volonté, ne (lui) donnent pas à l’âme le temps de goûter ce qu’elle dit et de se reposer dans la paix.

[125] S’il faut que vous combattiez, pendant tout votre Rosaire, contre les distractions qui vous viennent, combattez vaillamment les armes au poing, c’est-à-dire en continuant votre Rosaire, quoique sans aucun goût ni consolation sensible : c’est un terrible combat, mais salutaire à l’âme fidèle. Si vous mettez les armes bas, c’est-à-dire si vous quittez votre Rosaire, vous êtes vaincu, et pour lors, le diable, comme vainqueur de votre fermeté, vous laissera en paix et vous reprochera au jour du jugement votre pusillanimité et infidélité. Qui fidelis est in minimo et in majori fidelis erit, Luc 16, 10 : « Celui qui est fidèle dans les petites choses le sera aussi dans les plus grandes. » Celui qui est fidèle à rejeter les plus petites distractions à la moindre partie de ses prières, sera aussi fidèle dans les plus grandes choses. Rien n’est si sûr ; puisque le Saint-Esprit l’a dit. Courage donc, bon serviteur et servante fidèle à Jésus-Christ et à la sainte Vierge, qui avez pris la résolution de dire votre Rosaire tous les jours. Que la multitude des mouches (j’appelle ainsi les distractions qui vous font la guerre pendant que vous priez), ne soient pas capables de vous faire lâchement quitter la compagnie de Jésus et de Marie, dans laquelle vous êtes en disant votre Rosaire. Je mettrai ci-après des moyens de diminuer les distractions.

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.




Messages de la Reine du Rosaire donnés à Gisella Cardia, Trevignano Romano, octobre 2024

Message de la Reine du Rosaire remis à Gisella le 9 octobre 2024

Chère fille, merci de m’accueillir dans ton coeur, je suis ici en tant que Mère, je te demande de t’approcher de Dieu avec amour et pour l’amour.

Priez beaucoup et faites des cénacles de prière. Priez le Saint Rosaire pour que le mal ne l’emporte pas.

Ma filleprie spécialement pour l’Eglise, pour les prêtres, pour les schismatiques et les hérétiques, afin qu’ils reviennent sur le chemin qui mène au ciel.

Priez pour les prêtres, fils bien-aimés, afin qu’ils soient sel de la terre comme les premiers prêtres et lumière pour éclairer l’humanité. Soyez fidèles à l’Évangile et à la vraie doctrine de l’Église et soyez courageux et fervents comme les premiers Apôtres.

Maintenant, je vous laisse avec ma bénédiction maternelle, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Message de la Reine du Rosaire remis à Gisella le 3 octobre 2024

Enfants bien-aimés, merci d’être réunis ici en prière et d’écouter mon appel dans vos coeurs.

Mes enfants, je vous demande en ce moment si délicat : rassemblez-vous souvent dans la récitation du Saint Rosaire, une arme puissante pour détruire le Mal, qui est fort et qui veut détruire vos vies, votre foi et vos familles.

Mes enfants, soyez prêts !

Tout ce qui a été prédit dans les apparitions du monde, maintenant, suivront des événements désagréables… La peur et l’angoisse seront dans le cœur d’une grande partie de l’humanité, mais seuls ceux qui ont la vraie foi, ceux qui connaissent mon Fils, auront la paix et la sérénité dans leur cœur. C’est ce que je vous dis : réfugiez-vous dans mon Coeur Immaculé et dans celui de Jésus ! Lui qui vous abreuvera, même quand l’eau n’est plus bonne. Lui qui vous rassasiera quand la nourriture ne sera plus là. Lui qui, lorsque les ténèbres descendront sur le monde et qu’il n’y aura plus de lumière, sera votre Lumière parfaite.

Mes enfants, que cherchez-vous dans le monde ?

A présent, il ne peut y avoir que de la souffrance !
Soyez de vrais disciples !
Répandez la parole et prêchez l’Évangile, car seul Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie.
Soyez toujours vigilants !

Les inondations, les tremblements de terre et les guerres continueront avec puissance.

Mais vous, mes enfants, soyez en paix !
Donnez de l’espoir à vos frères, car quiconque croit en Lui sera sauvé et aura la vie éternelle. Convertissez-vous, mes enfants, je suis ici parce que je vous aime et que je vous garde dans mon coeur, que la paix soit avec vous.

Maintenant je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.




Dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse

C’est déjà une merveille pour les saints de recevoir une grâce qui sanctifie leur âme ; mais la grâce que reçut l’âme de la Vierge fut en telle abondance qu’elle rejaillit jusque sur sa chair, afin que dans cette chair Marie conçut le Fils de Dieu…

La grâce de Marie fut tellement abondante qu’elle a rejailli sur l’humanité tout entière. Qu’un saint possède assez de grâce pour suffire au salut d’un grand nombre, n’est-ce pas une grande chose ?

Mais en posséder assez pour satisfaire au salut de tous les hommes de ce monde, voilà qui est la plus étonnante des merveilles. C’est le cas du Christ, et c’est aussi celui de la bienheureuse Vierge ; car dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse.

Saint Thomas d’Aquin

Sur la Salutation Angélique , traduction . Synave, Vie de Jésus, t. I, trad. de la Somme Théologique, éd. de la Revue des Jeunes, 1927




La sainteté est à portée de cœur…

« La sainteté est avant tout un don de Dieu ! »

Benoît XVI

Cette précision du Pape Benoît nous introduit magnifiquement au mystère de la joie selon les Saints ! Car sur terre, chaque aurore unique m’offre déjà gratuitement le « miracle de la vie » où, à la fois, Dieu se cache en son humilité et se révèle en sa tendresse …

Dans une société de surconsommation, personne n’y prête plus attention… nous sommes comme des « enfants gâtés » devenus hermétiques à la reconnaissance, à la louange face à la gratuité du don de Dieu ! Pourtant, chaque jour est un « miracle de tendresse » où Dieu m’offre « tout » secrètement : des battements de mon cœur au soleil qui se lève, tout me parle de son secret Amour… Alors, comme en déduit un regard de saint : « Chaque jour est un jour de plus pour aimer, un jour de plus pour rêver, un jour de plus pour vivre[1] ! » Saint Jean-Marie Vianney le confirme avec cette simplicité qui vient de l’Evangile : « L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer… Voilà le bonheur de l’homme sur la terre ! » Cela est si simplement vrai…

Nous sommes dans une civilisation ou domine l’envahissement du loisir à tout prix, avec les délires du sexe et de la drogue et cette facilité à presque tout vivre à distance ! Ainsi, la magie envoûtante du « on line » devient peu à peu source de vide, de solitude et de cette dérision des relations qui cache un désespoir. Saint Philippe Néri a une réponse évangélique, non sans humour, à cet immense malaise de la démesure : « Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération… alors, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien ! »

On ne peut ici qu’effleurer le sujet, mais se mettre à écouter les Saints et les Saintes implique de saisir le message central de l’Evangile sur lequel toute leur vie est fondée. Le cher Pape Benoît XVI l’a magnifiquement exprimé :

« La célébration des Saints en regardant leur exemple lumineux, doit réveiller en nous le grand désir d’être comme eux : heureux de vivre proche de Dieu, dans sa lumière, dans la grande famille des amis de Dieu ! Être Saint signifie vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille. C’est notre vocation à tous…

Pour être saints, il ne faut toutefois pas accomplir des actions et des œuvres extraordinaires, ni posséder des charismes exceptionnels, il est nécessaire avant tout d’écouter Jésus, puis de le suivre sans perdre courage face aux difficultés… La sainteté, même si elle exige un effort constant de notre part, est « possible pour tous » parce que, plus qu’une œuvre de l’homme, elle est avant tout un don de Dieu[2]… »

       Et ce « don de Dieu » qui nous fait « transparence de Dieu » d’une manière « à jamais unique », sur la terre comme au Ciel, est la finalité ultime de nos vies…  Alors, les visages uniques des Saints et des Saintes font qu’une Sainte Thérèse de Lisieux me « dit » la beauté de Dieu d’une façon autant « unique » qu’un Saint François d’Assise ! Ainsi, peu importe les péchés ou les erreurs de nos vies, le Christ nous attend jusqu’au bout… Brisons maintenant cette attente comme la pécheresse a brisé son cœur à travers ses larmes sur les pieds de Jésus… (Lc 7,38), il est temps de se réveiller et de ressusciter en sa miséricorde ! A travers Sainte Faustine, n’a-t-il pas fait cette « promesse folle » qui nous ouvre cette porte sacrée du Ciel dont témoigne le bon larron (Lc 23,42-43) :

« La perdition est pour l’âme qui veut se perdre… Seule l’âme qui le voudra elle-même sera damnée, car Dieu ne condamne personne !… Mais celui qui désire le salut trouve la mer inépuisable de la miséricorde du Seigneur… et même si j’avais sur la conscience les péchés de tous les damnés, je n’aurais pas douté de la miséricorde de Dieu, je me serai jetée dans l’abîme de ta Miséricorde[3] ! »

Nous ne sommes nés que pour devenir ce Saint ou cette Sainte désirée par le Père que chante Saint Paul dans sa vision de l’élection éternelle en Jésus Christ :

« Il nous a élus en Lui, dès avant la Fondation du monde, pour être saints et immaculés sous son regard, dans l’amour, déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ ; ainsi l’a voulu sa bienveillance à la louange de sa gloire, et de la grâce dont Il nous a comblés en son Bien-aimé… » (Ep 1,3-6).

Telle est la réalité profonde de la foi à laquelle Jésus nous veut « fidèles » à sa suite jour après jour en le regardant marcher devant nous… (Mc 10,32) Lui qui nous appelle à devenir à sa ressemblance « doux et humble de cœur » (Mt 11,29), car il n’y a pas d’autre « repos » que sa tendresse quand il me dit du haut de la Croix : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). A travers Elle, la sainteté est à portée de cœur… Le Saint Padre Pio l’a tant vécu dans les épreuves de sa vie :

« La force de Satan, qui me combat, est terrible ; mais vive Dieu ! puisqu’il a placé l’issue de la victoire entre les mains de notre céleste Mère. Protégé et guidé par une si tendre Mère, je continuerai à combattre jusqu’à ce que Dieu vienne… empli de confiance en cette Mère, sûr de ne jamais succomber[4]

Alors mon passé, Ô Seigneur, à ta Miséricorde, mon présent à ton Amour et mon avenir à ta Providence ! »

                                                                                                           +M Mickaël

 

[1] Saint Padre Pio, Les plus belles citations de Saints, Hozana.org

[2] Benoît XVI, Rome, 9 novembre 2006.

[3] Sainte Faustine, Petit Journal, 631

[4] Saint Padre Pio, Paroles de lumière, Salvator 2006, p.133.




La Salette : description de la Vierge

Maximin :
« Lorsque je dois parler de la Belle-Dame qui m’est apparue sur la Sainte Montagne, j’éprouve l’embarras que devait éprouver saint Paul en descendant du troisième ciel. Non, l’oeil de l’homme, n’a jamais vu, son oreille n’a jamais entendu ce qu’il m’a été donné de voir et d’entendre.
Comment des enfants ignorants, appelés à s’expliquer sur des choses si extraordinaires, auraient-ils rencontré une justesse d’expression que des esprits d’élite ne rencontrent pas toujours pour peindre des objets vulgaires! Qu’on ne s’étonne donc pas si ce que nous avons appelé bonnet, couronne, fichu, chaînes, roses, tablier, robe, bas, boucles et souliers en avait à peine la forme. Dans ce beau costume, il n’y avait rien de terrestre ; les rayons seuls et de lumières différentes s’entrecroisant, produisaient un magnifique ensemble que nous avons amoindri et matérialisé.
Une expression n’a de valeur que par l’idée qu’on y attache ; mais où trouver dans notre langue, des expressions pour rendre des choses dont les hommes n’ont nulle idée. C’était une lumière, mais lumière bien différente de toutes les autres ; elle allait directement à mon cœur sans passer par mes organes, et cependant avec une harmonie que les plus beaux concerts ne sauraient reproduire, que dis-je ? avec une saveur que les plus douces liqueurs ne sauraient avoir.
Je ne sais quelles comparaisons employer, parce que les comparaisons prises dans le monde sensible sont atteintes du défaut que je reproche aux mots de notre langue : elles n’offrent pas à l’esprit l’idée que je veux rendre. Lorsqu’à la fin d’un feu d’artifice la foule s’écrie : « voici le bouquet ! » y a-t-il un rapport bien grand entre une réunion de fleurs et un ensemble de fusées qui éclatent ? Non, assurément ; eh bien! la distance qui sépare les comparaisons que j’emploie et les idées que je veux rendre est infiniment plus considérable encore. »

Mélanie :
« La Très Sainte Vierge était grande et bien proportionnée. Elle paraissait être si légère qu’avec un souffle on l’aurait fait remuer, cependant elle était immobile et bien posée. Sa physionomie était majestueuse, imposante, mais non imposante comme le sont les Seigneurs d’ici-bas. Elle imposait une crainte respectueuse. En même temps que Sa Majesté imposait du respect mêlé d’amour, elle attirait à elle. Son regard était doux et pénétrant ; ses yeux semblaient parler avec les miens, mais la conversation venait d’un profond et vif sentiment d’amour envers cette beauté ravissante qui me liquéfiait. La douceur de son regard, son air de bonté incompréhensible faisaient comprendre et sentir qu’elle attirait à elle et qu’elle voulait se donner ; c’était une expression d’amour qui ne peut s’exprimer avec la langue de chair ni avec les lettres de l’alphabet.
Le vêtement de la Très Sainte Vierge était blanc argenté et tout brillant. II n’avait rien de matériel : il était composé de lumière et de gloire, variant et scintillant ; sur la terre il n’y a pas d’expression ni de comparaison à donner.
La Sainte Vierge était toute belle et toute formée d’amour. En la regardant, je languissais de me fondre en elle. Dans ses atours comme dans sa personne tout respirait la majesté, la splendeur, la magnificence d’une Reine incomparable. Elle paraissait blanche, immaculée, cristallisée, éblouissante, céleste, fraîche, neuve, comme une Vierge ; il semblait que la parole, Amour, s’échappait de ses lèvres argentées et toutes pures. Elle me paraissait comme une bonne Mère, pleine de bonté, d’amabilité, d’amour pour nous, de compassion, de miséricorde.
La couronne de roses qu’elle avait mise sur la tête était si belle, si brillante qu’on ne peut pas s’en faire une idée ; les roses de diverses couleurs n’étaient pas de la terre ; c’était une réunion de fleurs qui entouraient la tête de la Très Sainte Vierge en forme de couronne ; niais les roses se changeaient et se remplaçaient, puis, du cœur de chaque rose il sortait une si belle lumière qu’elle ravissait, et rendait les roses d’une beauté éclatante. De la couronne de roses s’élevaient comme des branches d’or et une quantité d’autres petites fleurs mêlées avec des brillants. Le tout formait un très
beau diadème, qui brillait tout seul plus que notre soleil de la terre.
La Sainte Vierge avait une très jolie croix suspendue à son cou. Cette croix paraissait être dorée, -je dis doré pour ne pas dire une plaque d’or ; car j’ai vu quelquefois des objets dorés avec diverses nuances d’or, ce qui faisait à mes yeux un bien plus bel effet qu’une simple plaque d’or-. Sur cette belle croix toute brillante de lumière était un Christ, était Notre Seigneur, les bras étendus sur la croix. Presque aux deux extrémités de la croix, d’un côté il y avait un marteau, de l’autre une tenaille. Le Christ était couleur de chair naturelle, mais il brillait d’un grand éclat; et lumière qui sortait de tout son corps paraissait comme des dards très brillants qui me fendaient le cœur du désir de me fondre en lui. Quelquefois, le Christ paraissait être mort ; il avait la tête penchée et le corps était comme affaissé, comme pour tomber, s’il n’avait été retenu par les clous qui le retenaient à la croix.
J’en avais une vive compassion, et j’aurais voulu dire au monde entier son amour inconnu, et infiltrer dans les âmes des mortels l’amour le plus senti et la reconnaissance la plus vive envers un Dieu qui n’avait nullement besoin de nous pour être tout ce qu’il est, ce qu’il était et ce qu’il sera toujours; et pourtant, Ô amour incompréhensible à l’homme, il s’est fait homme, et il à voulu mourir, oui ! mourir, pour mieux écrire dans nos âmes et dans notre mémoire l’amour fou qu’il a pour nous ! Oh ! que je suis malheureuse de me trouver si pauvre en expressions pour redire l’amour de notre bon Sauveur pour nous ; mais, d’un autre côté, que nous sommes heureux de pouvoir sentir mieux ce que nous ne pouvons exprimer !
D’autre fois, le Christ semblait vivant ; il avait la tête droite, les yeux ouverts, et paraissait être sur la croix par sa propre volonté. Quelquefois aussi, il paraissait parler: il semblait montrer qu’il était en croix pour nous, par amour pour nous, pour nous attirer à son amour, qu’il a toujours un amour nouveau pour nous, que son amour du commencement et de l’année 33 est toujours celui d’aujourd’hui et qu’il sera toujours.
La Sainte Vierge pleurait presque tout le temps qu’elle me parla. Ses larmes coulaient une à une, lentement jusqu’à ses genoux, puis, comme des étincelles de lumière, elles disparaissaient. Elles étaient brillantes, et pleines d’amour. J’aurais voulu la consoler et qu’elle ne pleurât plus. Mais il me semblait qu’elle avait besoin de montrer ses larmes pour mieux montrer son amour oublié des hommes. J’aurais voulu me jeter dans ses bras et lui dire: « Ma bonne Mère, ne pleurez pas ! je veux vous aimer pour tous les hommes de la terre. » Mais il me semblait qu’elle me disait: « II y en a tant qui ne me connaissent pas ! »
J’étais entre la mort et la vie, en voyant d’un côté tant d’amour,tant de désir d’être aimée, et d’un autre côté tant de froideur et d’indifférence … Oh ! ma Mère, Mère toute belle et tout aimable, mon amour, cœur de mon cœur !
Les larmes de notre tendre Mère, loin d’amoindrir son air de Majesté, de Reine et de Maîtresse, semblaient au contraire l’embellir, la rendre plus belle, plus puissante, plus remplie d’amour, plus maternelle, plus ravissante, et j’aurais mangé ses larmes qui faisaient sauter mon cœur de compassion et d’amour. Voir pleurer une mère, et une telle Mère, sans prendre tous les moyens imaginables pour la consoler, pour changer ses douleurs en joie, cela se comprend-il ? O Mère plus que bonne, vous avez été formée de toutes les prérogatives dont Dieu est capable ; vous avez
comme épuisé la puissance de Dieu ; vous êtes;bonne, et puis bonne de la bonté de Dieu même. Dieu s’est agrandi en vous formant son chef-d’œuvre terrestre et céleste.
La Très Sainte Vierge avait un tablier jaune. Que dis-je, jaune ? Elle avait un tablier plus brillant que plusieurs soleils ensemble. Ce n’était pas une étoffe matérielle, c’était un composé de gloire, et cette gloire était scintillante et d’une beauté ravissante. Tout en la Sainte Vierge me portait fortement et me faisait comme glisser à adorer et à aimer mon Jésus dans tous les états de sa vie mortelle.
La Très Sainte Vierge avait deux chaînes, l’une un peu plus large que l’autre. A la plus étroite était suspendue la croix dont j’ai fait mention plus haut. Ces chaînes (puisqu’il faut leur donner le nom de chaînes) étaient comme des rayons de gloire d’un grand éclat, variant et scintillant.
Les souliers (puisque souliers il faut dire) étaient blancs, mais d’un blanc argenté, brillant ; il y avait des roses autour. Ces roses étaient d’une beauté éblouissante, et du cœur de chaque rose sortait une flamme de lumière très belle et très agréable à voir. Sur les souliers il y avait une boucle en or, non en or de la terre, mais bien de l’or du paradis.
La vue de la Sainte Vierge était elle-même un paradis accompli . Elle avait en elle tout ce qui pouvait satisfaire, car la terre était oubliée. La Sainte Vierge était entourée de deux lumières. La première lumière, plus près de la Très Sainte Vierge, arrivait jusqu’à nous ; elle brillait d’un éclat très beau et très scintillant. La seconde lumière s’étendait un peu plus autour de la Belle Dame et nous nous trouvions dans celle-là ; elle était immobile (c’est-à-dire qu’elle ne scintillait pas) mais bien plus brillante que notre pauvre soleil de la terre. Toutes ces lumières ne faisaient pas mal aux yeux et ne fatiguaient nullement la vue.
Outre toutes ces lumières, toute cette splendeur, il sortait encore des groupes ou faisceaux de lumière ou des rayons de lumière, du corps de la Sainte Vierge, de ses habits et de partout.
La voix de la Belle Dame était douce ; elle enchantait, ravissait, faisait du bien au cœur ; elle rassasiait, aplanissait tous les obstacles, elle calmait, adoucissait. Il me semblait que j’aurai toujours voulu manger de sa belle voix, et mon cœur semblait danser ou vouloir aller à sa rencontre pour se liquéfier en elle.
Les yeux de la très Sainte Vierge, notre Tendre Mère, ne peuvent pas se décrire par une langue humaine. Pour en parler, il faudrait un séraphin, il faudrait plus, il faudrait le langage de Dieu même, de ce Dieu qui a formé la Vierge immaculée, chef-d’œuvre de sa toute puissance. Les yeux de l’auguste Marie paraissaient mille et mille fois plus beaux que les brillants, les diamants, les pierres précieuses les plus recherchées ; ils brillaient comme deux soleils, ils étaient doux, de la douceur même, clairs comme un miroir. Dans Ses yeux, on voyait le paradis. ils attiraient à elle, il semblait
qu’Elle voulait se donner et attirer. Plus je la regardais, plus je la voulais voir ; plus je la voyais, plus je l’aimais et je l’aimais de toutes mes forces.
« Les yeux de la belle Immaculée étaient comme la porte de Dieu, d’où l’on voyait tout ce qui peut enivrer l’âme. Quand mes yeux se rencontraient avec ceux de la Mère de Dieu et la mienne j’éprouvais au dedans de moi-même une heureuse révolution d’amour et une protestation de l’aimer et de me fondre d’amour ! En nous regardant, nos yeux se parlaient à leur mode, et je l’aimais tant que j’aurais voulu l’embrasser dans le milieu de ses yeux qui attendrissaient mon âme et semblait l’attirer et la faire fondre avec la mienne. Ses yeux me plantèrent un doux tremblement dans tout mon être ; et je craignais de faire le moindre mouvement qui pût lui être désagréable tant soit peu.
Cette seule vue des yeux de la plus pure des Vierges aurait suffi pour être le Ciel d’un bienheureux ; aurait suffi pour faire entrer une âme dans la plénitude des volontés du Très Haut parmi les événements qui arrivent dans le cours de la vie mortelle ; aurait suffi pour faire faire à cette âme de continuels actes de louange, de remerciement, de réparation et d’expiation. Cette seule vue concentre l’âme en Dieu, et la rend comme une morte vivante, ne regardant toutes les choses de la terre, même les choses qui paraissent les plus sérieuses, que comme des amusements d’enfants : elle ne voudrait entendre parler que de Dieu et de ce qui touche à sa Gloire.
Le péché est le seul mal qu’Elle voit sur la terre. Elle en mourrait de douleur si Dieu ne la soutenait. Amen ! »




St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – La manière sainte de réciter le Rosaire, 42e rose

[119] Il ne suffit pas, pour bien prier, d’exprimer nos demandes par la plus excellente de toutes les manières d’oraison qui est le Rosaire, mais il faut encore y apporter une grande attention, car Dieu écoute plutôt la voix du cœur que celle de la bouche. Prier Dieu avec des distractions volontaires serait une grande irrévérence, qui rendrait nos Rosaires infructueux et nous remplirait de péchés. Comment ose-t-on demander à Dieu qu’il nous écoute, si nous ne nous écoutons pas nous-mêmes, et si, pendant que nous prions cette redoutable majesté qui fait tout trembler, nous nous arrêtions volontairement à courir après un papillon ? C’est éloigner de soi la bénédiction de ce grand Seigneur et la changer dans la malédiction portée contre ceux qui font l’ œuvre de Dieu négligemment : Maledictus qui facit opus Dei negligenter (Jérémie 48, 10).

[120] Vous ne pouvez pas, à la vérité, réciter votre Rosaire sans avoir quelques distractions involontaires ; il est même bien difficile de dire un Ave Maria sans que votre imagination toujours remuante ne vous ôte quelque chose de votre attention ; mais vous pouvez le réciter sans distractions volontaires, et vous devez prendre toutes sortes de moyens pour diminuer les involontaires et fixer votre imagination.

A cet effet, mettez-vous en la présence de Dieu, croyez que Dieu et sa sainte Mère vous regardent, que votre bon Ange à votre main droite prend vos Ave Maria comme autant de roses, s’ils sont bien dits, pour en faire une couronne à Jésus et à Marie, et qu’au contraire, le démon est à votre gauche et rôde autour de vous, pour dévorer vos Ave Maria et les marquer sur son livre de mort, s’ils ne sont pas dits avec attention, dévotion et modestie ; surtout ne manquez pas de faire les offrandes des dizaines en l’honneur des mystères, et de vous représenter, dans l’imagination, Notre-Seigneur et sa sainte Mère dans le mystère que vous honorez.

[121] On lit dans la vie du bienheureux Herman, de l’ordre de Prémontré, que, lorsqu’il disait le Rosaire avec attention et dévotion, en méditant les mystères, la sainte Vierge lui apparaissait toute brillante de lumière, avec une beauté et majesté ravissantes. Mais ensuite, sa dévotion s’étant refroidie et ne récitant plus son Rosaire qu’à la hâte, et sans attention, elle lui apparut le visage tout ridé, triste et désagréable. Herman, étonné d’un tel changement, la sainte Vierge lui dit : « Je parais telle devant tes yeux, que je suis à présent dans ton âme, car tu ne me traites plus que comme une personne vile et méprisable. Où est le temps que tu me saluais avec respect et attention, en méditant mes mystères et admirant mes grandeurs ? »

 

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