« Bea, c’est le plus beau collier du monde ! Ne le cache jamais ! » (Carlo Acutis)

En septembre 2025, le magazine italien Vita a publié une interview exclusive de Beata Anna Sperczyńska, la nounou polonaise (1) qui s’est occupée de Carlo Acutis entre deux et cinq ans. Au cours de la conversation, Beata se souvient de moments simples mais profonds de l’enfance de Carlo et raconte comment elle a fait découvrir Jésus à cet enfant extraordinaire. C’est d’elle que le jeune saint a appris sa première prière, « Ange de Dieu », en polonais.

Beata se souvient :

« Chaque soir, il récitait cette prière comme s’il s’agissait d’une berceuse. Puis nous nous endormions dans la même chambre, et j’avais l’impression que le ciel veillait sur nous. »

Par hasard – ou par providence –, Beata a été engagée par les grands-parents de Carlo pour s’occuper de lui pendant les vacances. Peu après, ses parents, Antonia et Andrea, l’ont invitée à vivre avec la famille à Milan. « J’avais l’impression qu’il m’avait choisie. J’ai été la première personne à lui parler de Dieu. Carlo ne savait pas qui était Jésus, et depuis lors, il n’a jamais cessé de le chercher. »

Une fois, raconte Beata, elle a emmené Carlo à l’église Santa Maria Segreta (Milan), la même église où, des années plus tard, ses funérailles ont été célébrées. « Nous avons allumé un cierge et je lui ai parlé de Jésus. À notre retour, Carlo a tout raconté à ses parents, qui étaient inquiets, car ils n’étaient pas encore pratiquants. Je lui ai donc dit que nous n’y retournerions plus. Mais le lendemain, il m’a dit : « Bea, je ne peux pas manquer de rendre visite à mon ami. Ce sera notre secret. » »

Bien sûr, le secret n’a pas duré. « Carlo est rentré à la maison tout joyeux et a tout raconté à tout le monde ! À partir de ce jour-là, il n’a plus manqué un seul jour d’église. » Le soir, ils priaient le rosaire tous les deux. Carlo utilisait un petit chapelet de dix grains qu’il tenait dans ses mains jusqu’à ce qu’il s’endorme.

Un épisode en particulier est resté gravé dans la mémoire de Beata : « Nous sommes allés à une fête d’anniversaire. Je portais mon chapelet autour du cou, et certaines mères se sont moquées de moi. Gênée, je l’ai caché dans ma chemise. Carlo l’a remarqué et m’a dit : « Béa, c’est le plus beau collier du monde ! Ne le cache jamais ! » Même aujourd’hui, quand j’y repense, je suis émue. Il n’avait que quatre ans, mais il voyait déjà les choses avec pureté et courage. »

Cleiton Ramos, 17 octobre 2025 – ChurchPop.

(1) Au cœur de l’enfance de saint Carlo Acutis se trouvait une femme humble originaire d’un petit village de Pologne, qui l’a aidé à faire ses premiers pas, non seulement dans la vie, mais aussi dans la foi. Elle s’appelle Beata Anna Sperczyńska. Aujourd’hui cadre à New York, elle a passé trois ans comme nounou de Carlo à Milan, s’occupant de lui entre deux et cinq ans.




« Jésus n’est pas Dieu » : une campagne d’affichage fait scandale aux États-Unis

Un homme est monté sur un panneau publicitaire installé le long d’un axe routier américain pour en corriger le message. L’affiche, qui affirmait que « Jésus n’est pas Dieu », faisait partie d’une campagne controversée

Le geste, filmé et largement relayé sur les réseaux sociaux, a ravivé un débat théologique fondamental et provoqué une vive réaction dans les milieux chrétiens.Depuis plusieurs semaines, des panneaux publicitaires visibles le long de grandes autoroutes américaines, notamment en Californie et en Géorgie, suscitent l’indignation de nombreux chrétiens. Le message affiché se veut sans ambiguïté :

« Jesus is NOT God. Scripture says Jesus did not pre-exist in Heaven ». « Jésus n’est PAS Dieu. L’Écriture affirme que Jésus n’a pas préexisté au Ciel. 

 

Pour une large part du monde chrétien, cette affirmation ne relève pas d’un simple désaccord théologique, mais d’une négation directe du cœur même de la foi chrétienne.

L’affaire a pris une dimension nationale après la diffusion d’une vidéo montrant un homme escaladant l’un de ces panneaux afin d’en modifier le texte. En effaçant le mot « NOT », il a transformé le slogan en « Jesus is God ».

Si l’acte constitue une dégradation de propriété privée au regard de la loi, il a été perçu par de nombreux fidèles comme un geste symbolique de défense publique de la vérité chrétienne. La séquence, largement partagée sur les réseaux sociaux, a déclenché un vaste mouvement de soutien et de réactions.Selon les informations rapportées par CBN News cette campagne d’affichage est à l’initiative de l’organisation religieuse World’s Last Chance. Fondé au début des années 2000, ce mouvement affirme vouloir corriger ce qu’il considère comme des erreurs doctrinales transmises par les Églises chrétiennes traditionnelles. Il rejette explicitement la doctrine de la Trinité, nie la préexistence du Christ et soutient que Jésus serait un homme exceptionnel, choisi par Dieu, mais non Dieu lui-même.Les panneaux ont été volontairement placés dans des zones à très forte visibilité, le long d’axes routiers majeurs et dans des environnements urbains densément fréquentés. Les responsables de la campagne expliquent vouloir provoquer une prise de conscience et inciter le public à relire les Écritures en dehors de toute tradition ecclésiale. Pour de nombreux chrétiens, cette démarche s’apparente plutôt à une stratégie de communication agressive qui instrumentalise l’espace public pour diffuser des thèses étrangères au christianisme historique.

La réaction des milieux chrétiens a été immédiate. Des prêtres, pasteurs et responsables d’Églises ont dénoncé une manipulation de l’Écriture et une confusion doctrinale grave. Plusieurs voix citées dans la presse chrétienne américaine ont rappelé que la divinité du Christ ne constitue pas un point secondaire, mais le fondement même de la foi chrétienne. Des initiatives ont vu le jour pour financer des panneaux alternatifs proclamant explicitement que Jésus est Dieu, en réponse directe à la campagne incriminée.

Rappelons que sur le plan théologique, l’affirmation de la divinité de Jésus-Christ repose sur des textes scripturaires clairs et constants. L’Évangile selon saint Jean ouvre par ces mots : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu », avant d’affirmer que « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». Jésus lui-même s’attribue le Nom divin lorsqu’il déclare : « Avant qu’Abraham fût, moi, Je Suis », une parole qui provoque immédiatement l’hostilité de ses auditeurs, conscients de sa portée. Après la Résurrection, l’apôtre Thomas confesse le Christ en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu », confession que Jésus accueille sans la corriger. L’apôtre Paul enseigne de son côté que « en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».Ces affirmations bibliques ont été reçues, méditées et définies par l’Église au fil des siècles, notamment lors des grands conciles œcuméniques, en particulier celui de Nicée, qui a proclamé le Fils consubstantiel au Père. Nier la divinité du Christ revient ainsi à rompre avec la foi transmise par les apôtres et professée sans interruption par l’Église.

Au-delà de la polémique médiatique, cette campagne d’affichage met en lumière une fracture plus profonde dans le paysage religieux contemporain. Elle révèle la persistance de doctrines marginales qui cherchent à se présenter comme bibliques tout en rejetant l’enseignement constant de l’Église. La réaction populaire, illustrée par le geste spectaculaire de cet homme monté sur un panneau d’autoroute, témoigne toutefois de l’attachement toujours vif de nombreux croyants à la confession centrale du christianisme.Dans un espace public saturé de messages idéologiques et publicitaires, cette affaire rappelle que la question de l’identité du Christ demeure décisive. Elle continue de séparer la foi chrétienne authentique des discours qui, sous couvert de retour à l’Écriture, en vident le contenu essentiel.

Source : Tribune chrétienne




Message de Marie à Medjugorje le 25 février 2026

« Chers enfants,

En ce temps de grâce, je vous appelle à nouveau à offrir votre vie à Dieu afin qu’il vous mène vers la résurrection à travers votre conversion personnelle.

Petits enfants, Dieu est proche de vous et il exauce vos prières, mais vous êtes endormis, c’est pourquoi il m’a envoyée vers vous pour vous réveiller et pour que vous rayonniez de sainteté comme une fleur printanière.

Merci d’avoir répondu à mon appel. »




La prière urgente de la Vierge à Fatima – La supplication maternelle de la Femme au Sauveur pour que tous entrent au Ciel… « Et conduisez au Ciel toutes les âmes ! » (5)

La prière urgente de la Vierge à Fatima !

5 – La supplication maternelle de la Femme au Sauveur

pour que tous entrent au Ciel…

« Et conduisez au Ciel toutes les âmes ! »

 

     La Vierge Marie nous plonge ici dans le désir le plus profond du Cœur de Dieu dont l’indicible Regard se pose à chaque instant sur tous  et sur chacun : « Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ! » (1 Tm 2,4). Et, si nous avions quelques doutes,  le témoignage personnel de Saint Paul vient le confirmer avec un éclat particulier :

« Moi, naguère un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur… Mais il m’a été fait miséricorde parce que j’agissais par ignorance, étranger à la foi ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé en moi avec la foi et la charité qui est dans le Christ Jésus. Elle est sûre cette parole et digne d’être accueillie par tous : Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier ! Et s’il m’a été fait miséricorde, c’est pour qu’en moi, le premier, Jésus Christ manifestât toute sa patience, faisant de moi un exemple pour ceux qui doivent croire en Lui en vue de la vie éternelle ! » (1 Th 1,13-16).

« En vue de la vie éternelle ! » Saint Paul réaffirme ici le dessein final  de la Trinité Sainte à travers l’œuvre du Salut réalisée par le Christ Jésus, Verbe éternel fait chair (Jn 1,14)…  or, quand la Vierge de Fatima nous fait demander à son Fils : « Et conduisez au Ciel toutes les âmes ! » Elle nous plonge dans le désir le plus profond du Cœur ouvert de Jésus sur la Croix « car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ! » (Jn 19,10). Alors, 20 siècles plus tard et juste après Fatima, le message de « Jésus miséricordieux » à Sainte Faustine résonne pour notre temps comme un ultime cri d’amour !  Il vient nous réveiller de notre enfermement matérialiste avant qu’il ne soit trop tard… et nous devons y lire la Folie de sa Miséricorde qui veut nous sauver de la séparation éternelle d’avec Lui, notre seul bonheur pour toujours ! Il faut lire et relire ce texte si inspiré et théologiquement si juste : Il doit nous transpercer le cœur… et nous faire basculer dans une vie nouvelle où chaque instant est traversé par l’Infinie Miséricorde de Jésus :

« La perdition est pour l’âme qui veut se perdre… Seule l’âme qui le voudra elle-même sera damnée car Dieu ne condamne personne !…

        Celui qui désire le salut trouve la mer inépuisable de la miséricorde du Seigneur… même si j’avais sur la conscience les péchés de tous les damnés, je n’aurais pas douté de la miséricorde du Seigneur… mais le cœur contrit, je me serai jetée dans l’abîme de Ta Miséricorde !

        O malheureux qui ne profitaient pas maintenant de ce miracle de la Miséricorde… en vain, vous appellerez, il sera déjà trop tard [1] ! »

        Et bientôt un siècle après cette révélation privée majeure qui éclaire les Evangiles et l’Apocalypse de Jean ; il faut se souvenir d’une autre parole prophétique à Sainte Faustine qui  laisse deviner l’urgence unique de notre temps :

      « Tu prépareras le monde à mon ultime venue [2] ! »

                                                                                                                       + Marie-Mickaël

 

[1] Sainte Faustine, Petit Journal, 631 / 1452 / 1318 / 1448.

[2] Petit Journal, 429.




Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie…

« Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à Elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut que l’on vénère avec Lui le Cœur Immaculé de Marie ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée. Ah ! si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai là dans la poitrine, qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ! »

Sainte Jacinta de Fatima

Jacinta Marto, ou Jacinthe Marto en français, est née le à Aljustrel, Fàtima, et morte le à Lisbonne. Avec son frère François et sa cousine Lucie, elle a été témoin des apparitions mariales de Fatima à partir du , tous les 13 du mois, jusqu’au . Bergère de son état, elle avait 7 ans lors des premières apparitions. elle a été canonisée, avec son frère François, le 13 mai 2017. Les deux jeunes saints sont fêtés le 20 février.




Entrer en Carême avec Marie : l’Immaculée démontre que la Grâce est capable de susciter une réponse (Benoît XVI)

La lumière qui émane de la figure de Marie nous aide aussi à comprendre le vrai sens du péché originel.

En Marie, en effet, cette relation avec Dieu que le péché brise est pleinement vivante et agissante. En elle, il n’y a aucune opposition entre Dieu et son être : il y a pleine communion et pleine entente. Il y a un « oui » réciproque de Dieu à elle et d’elle à Dieu. Marie est libre du péché parce qu’elle est toute de Dieu, totalement expropriée par Lui. Elle est pleine de sa Grâce, de son Amour.

La doctrine de l’Immaculée Conception de Marie exprime la certitude de foi que les promesses de Dieu se sont réalisées : que son Alliance ne faillit pas mais qu’elle a produit une racine sainte, d’où a germé le Fruit béni de tout l’univers, Jésus, le Sauveur. L’Immaculée démontre que la Grâce est capable de susciter une réponse, que la fidélité de Dieu sait engendrer une foi vraie et bonne.

Pape Benoît XVI. Allocution du 8 décembre 2010




Les pensées de Marie frappent d’étonnement les anges et les saints !

La Mère de Dieu n’a pas mis par écrit ses pensées, ni son amour pour son Dieu et son Fils, ni les douleurs de son âme au moment de la Crucifixion, car nous n’aurions de toute façon pas pu les comprendre.

Son amour pour Dieu est en effet plus fort et plus ardent que l’amour des Séraphins et des Chérubins ; et toutes les Puissances célestes des Anges et des Archanges sont frappées d’étonnement à son sujet.

Archimandrite Sophrony, Extrait du livre Starets Silouane, Moine du Mont Athos, Éditions Présence, 1973.




La prière urgente de la Vierge à Fatima – La Vierge nous fait demander à Jésus sa Protection du feu de l’Enfer… « Préserve-nous du feu de l’Enfer ! » (4)

La prière urgente de la Vierge à Fatima !

4 – La Vierge nous fait demander à Jésus

sa Protection du feu de l’Enfer…

« Préserve-nous du feu de l’Enfer ! »

     Tel est le second cri vers son Fils Sauveur ! Et si Notre Dame de Fatima nous fait faire une telle prière, c’est que les temps actuels sont « dangereux » à l’extrême ! L’évolution sociétale n’a plus de limites et engendre une terrible dégradation des mœurs… Comment ne pas pressentir alors une influence démoniaque de plus en plus dominante ? Elle est même un signe de ralliement pour toute une jeunesse qui participe chaque année au Hellfest (de Clisson près de Nantes) à travers une musique, des signes et des paroles d’enfer ! De « Iron Maiden à Sépultura, en passant par Déicide !… » La célébration de l’ange des ténèbres est librement affichée !

L’Eglise actuelle, à part Saint Jean-Paul II[1], est elle bien silencieuse sur la présence et l’influence actuelle des démons qui orientent trop souvent les lois et les comportements de notre civilisation actuelle. Il est donc « urgent » de nous réapproprier la plénitude de notre foi catholique sur les fins dernières : n’oublions jamais que chaque instant de notre vie avec ses choix et ses luttes en prépare une autre pour toujours ! Car « au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour[2] » à travers ce que le catéchisme appelle un « jugement particulier » :

« La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ (2 Tm 1,9-10). Le Nouveau Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre finale avec le Christ dans son second Avènement, mais il affirme aussi à plusieurs reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun en fonction de ses œuvres et de sa foi… La parabole du pauvre Lazare et la parole du Christ en Croix au bon larron… (Lc 16,22 / Lc 23,43).

« Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dés sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du Ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours [3]! »

     Et le Concile Vatican II nous prévient avec la même insistance sur le sérieux de la vie sur terre :

     « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’Avertissement du Seigneur, nous restions « vigilants » pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (He 2,27), d’être admis avec Lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (Mt 25,31-46), au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs (Mt 25,26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (Mt 25,41), vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents [4]… »

     Ces vérités engagent notre vie et notre éternité et il est urgent de nous les réapproprier pour fuir les illusions du monde et marcher sur le chemin de la conversion évangélique vers la vraie paix ! C’est pourquoi la Vierge de Fatima nous tourne vers Jésus, notre Unique Sauveur pour lui crier :

                                                     « Préserve-nous du Feu de l’Enfer ! »

    Car même chez beaucoup de catholiques, il y a une peur immature ou un refus secret d’accueillir ces vérités des « fin dernières » qui font pourtant partie intégrante de la foi de l’Eglise. Je me souviens de cette catholique rencontrée à Fatima lors d’un pèlerinage : elle me partageait sa joie de vivre ce pèlerinage à l’école des trois enfants de Fatima… puis tout à coup changea de ton, en disant qu’elle faisait « l’impasse » sur leur vision de l’enfer qu’elle n’admettait pas ! Or, la foi catholique est une comme la Tunique de Jésus (Jn 19,23-24) et l’on ne peut « exclure » une vérité sans mettre en péril l’ensemble[5]

Il faut donc ici méditer un instant [6] sur la vision du 13 juillet 1917 donnée aux 3 enfants de Fatima.  La Vierge y ouvre par un geste la porte de l’Enfer :

« La Vierge ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes « un océan de feu », et plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant des formes humaines… Elles flottaient dans l’incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes avec des nuages de fumée, tombant de tous côtés, semblables à la retombée des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleurs et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur !…

       Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des charbons noirs embrasés… 

       Effrayés, comme pour demander secours, nous avons levés les yeux vers Notre Dame qui nous avait promis de nous emmener au Ciel… Autrement, dit Lucie, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur ! »

     Cette terrible vision bouleversera à jamais la vie, la foi et la prière des enfants de Fatima, en particulier celle de la petite Jacinta : elle va devenir un témoin unique de l’urgence du salut ! Elle qui aimait tant jouer va  maintenant « jouer » toute sa vie pour sauver les pécheurs de l’enfer !

En conclusion : retenons que cette vision  de l’Enfer donne le vrai sens des combats de ce monde : elle nous découvre de quelle horreur éternelle « Jésus est venu nous sauver ! »… Nous touchons là le centre profond du message de Notre Dame de Fatima qui nous a fait cette puissante promesse : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

                                                                                                                   +Marie-Mickaël

 

 

[1] Voir ses Audiences du mercredi sur les « fins dernières : la vie, la mort, le Ciel, le purgatoire et l’l’enfer » de juillet 1999.

[2] Saint Jean de la Croix, Avisos 57.

[3] Catéchisme de l’Eglise catholique, 1021 – 1022.

[4] Concile Vatican II, Lumen gentium, 48.

[5] Cela nous invite aussi à prier pour « l’Unité des Chrétiens » dans la vérité de la foi…

[6] Pour un approfondissement des « Fins dernières » sur Le Ciel, le Purgatoire et l’Enfer, je renvoie à mes méditations der derniers mois…




Elle est si belle !

« Ma Dame à moi, elle est si belle que lorsqu’on l’a vue, on voudrait mourir pour la revoir….

Je l’ai vue, je l’ai vue ! Oh ! qu’elle est belle et que j’ai hâte d’aller la voir ! »

Sainte Bernadette Soubirous

Bernardette Soubirous, née le 7 janvier 1844 à Lourdes et morte le 16 avril 1879 à Nevers, a été témoin de dix-huit apparitions mariales à la grotte de Massabielle entre le 11 février et le 16 juillet 1858. Devenue religieuse, elle est canonisée en 1933.




Quand la Sainte Vierge invite l’Humanité à venir à Lourdes… Paul Claudel

Quand la Sainte Vierge invite l’Humanité à venir à Lourdes, elle l’invite comme Bernadette à manger de l’herbe et à boire de la boue, c’est-à-dire à prendre dans les eaux de l’amour un bain de néant, à nous replonger dans ces eaux baptismales qui nous purifient jusqu’à l’âme, jusqu’à cette image sacrée de Lui-même en nous que Dieu seul connaît et en qui Il Se complaît. Dieu donne rendez-vous à Lourdes pour venir au secours de Sa miséricorde à toute la misère humaine. L’herbe et la boue ne sont que les symboles de cette chair précaire et souffrante dont le spectacle nous est offert dans sa pathétique majesté, et pour qu’il en émane une supplication je dirai officielle, une authentification du fumier de Job, une actualisation du Golgotha.

C’est à cette immense communion expiatoire que nous sommes invités. Venez et enivrez-vous, mes bien-aimés ! dit la Vierge dans le Cantique (5, I). Le Seigneur n’a-t-il pas dit que quand deux ou trois consentent en Son nom, Il est au milieu d’eux pour les exaucer. Que dire quand comme à Lourdes il ne s’agit pas de deux ou trois mais de multitudes immenses qui se sont donné rendez-vous en ce lieu saint pour autre chose que pour consentir ?

Lourdes est une Institution qui bientôt va compter un siècle. Dans les rapports de Dieu avec son Église, elle est devenue un organe. L’aménagement d’un contact. un sanctuaire de fixation (comme on dit abcès de fixation) qui tire du corps de l’Humanité tout ce qui y brûle de souffrance, d’espérance et de prière. Quelque chose de constitué pas seulement pour dire, mais pour montrer à Dieu qu’on n’a plus de recours qu’en Lui seul. Un endroit où l’on se met tous ensemble pour venir au secours de la miséricorde de Dieu, pour l’aider, comme dit l’Écriture, à sortir sa main droite de dessous son aisselle, et à l’étendre sur nous. Nous ne Te lâcherons pas que Tu ne nous aies bénis.

Paul Claudel Paru dans Marie en janvier-février 1954.