Message de Marie à Medjugorje le 25 septembre 2024
Chers enfants,
Par amour pour vous, Dieu m’a envoyée parmi vous pour vous aimer, vous encourager à la prière et à la conversion à la paix, en vous, dans vos familles et dans le monde. Petits enfants, n’oubliez pas que la vraie paix ne vient qu’à travers la prière, elle vient de Dieu qui est votre paix.
Merci d’avoir répondu à mon appel.
NB : Il est utile de préciser, contrairement à ce qui a été beaucoup publié ces derniers temps, que les récentes annonces du Vatican au sujet de Medjugorje ne sont (malheureusement) pas une reconnaissance des apparitions. Les nouvelles normes de discernement des apparitions établies cette année par le Vatican ne comportent plus de « reconnaissance » telles que les connaissions jusqu’à présent. Il ne faut donc plus en attendre pour aucune apparition…
Un pécheur endurci est sauvé de l’enfer grâce à un petit reste de dévotion mariale
Né à Auray le 14 juillet 1602 dans une riche famille noble, Pierre de Keriolet semble, dès l’enfance, sous emprise démoniaque. Il aime faire le mal. Ses études chez les Jésuites de Rennes ne le corrigent pas, au contraire. Toujours à court d’argent, il vole son entourage.
À vingt ans, il tente de rejoindre l’Empire ottoman pour devenir musulman. Il n’y parviendra jamais, tant les obstacles se dressent sur sa route. Il est victime de brigands alors qu’il traverse l’Allemagne : seul survivant de l’attaque, il implore Notre Dame de Liesse de le sauver. Exaucé, il ne respecte pas le vœu qu’il lui a fait et, pendant plus de quinze ans, il mène une existence de débauches, au cours de laquelle il a peut-être signé un pacte avec le diable.
En 1635, il rentre en France recueillir l’héritage de son père et achète une charge de conseiller au Parlement de Bretagne. Il se sert de son pouvoir de magistrat pour entretenir les haines entre justiciables, éprouvant satisfaction à faire le mal.
À plusieurs reprises, il échappe à la mort, comme si une protection invisible et toute puissante s’étendait sur lui. Au lieu de s’interroger, il se félicite de sa chance exceptionnelle.
C’est dans l’espoir d’être remarqué du jeune duc d’Orléans, frère de Louis XIII, que Pierre de Keriolet accompagne ce dernier à Loudun, en 1636, avec d’autres parlementaires. Une affaire de sorcellerie secoue alors la ville. Pendant un exorcisme en l’église Sainte-Croix de Loudun, le démon, parlant par la bouche de la possédée, apostrophe Pierre de Keriolet en public, lui révèle qui l’a protégé et lui en expose les raisons, évoquant les miracles de protection dont il a bénéficié. En conclusion, le démon précise qu’il se tenait là pour le conduire en enfer, hurlant : « Sans elle et ton ange, je t’aurais emporté ! »
Le lendemain, le diable s’écrie en revoyant Keriolet : « Tiens, revoilà le monsieur d’hier ! S’il continue comme cela, il montera aussi haut dans le Ciel qu’il aurait été bas avec nous en enfer. Ah ! si tu savais ! […] Elle a mis les bras dans la fange jusqu’aux coudes pour le retirer de ses ordures, et cela sous prétexte qu’il gardait un peu de dévotion pour elle !!! Et dire que nous, nous sommes damnés pour un seul péché !!! »
En fait, Keriolet est sauvé pour avoir, toute sa vie et quelles qu’aient été ses fautes, respecté la promesse faite jadis à sa mère : dire chaque jour, quoi qu’il arrive, un Ave Maria en l’honneur de Notre Dame. Alors qu’il était réputé pour son avarice, il a toujours fait généreusement l’aumône, même s’il affirmait que ce n’était pas pour l’amour de Dieu. Or, « l’aumône couvre la multitude des péchés », selon le mot de saint Grégoire le Grand.
Certes, les attaques démoniaques se poursuivront toute la vie de l’abbé de Keriolet, car l’enfer déteste lâcher sa proie, mais ce sera en vain. L’on n’arrache pas à Notre Dame ce qu’elle tient.
Anne Bernet
Auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages pour la plupart consacrés à la sainteté.
« Bien qu’en apparence, il n’y ait en Moi aucune trace de vie,
cependant chaque hostie contient réellement ma vie toute entière.
Mais l’âme doit avoir la foi, afin que je puisse agir sur elle…
Oh ! que la foi vivante m’est agréable ! »
Jésus à Sainte Faustine
En cette fin des temps où l’attaque des ténèbres est omniprésente, il faut se souvenir avec force du mystère des 3 blancheurs révélées à St Jean Bosco : on y découvre en particulier que la Sainte Eucharistie qui fait l’Eglise est la blancheur centrale, fondatrice et eschatologique…et que Marie, Mère du Christ, est l’autre blancheur éminente. Ainsi, comme l’a exprimé magnifiquement le théologien français Henri de Lubac : « l’Eglise fait l’Eucharistie, mais l’Eucharistie fait aussi l’Eglise[1]. » Et l’on pourrait ajouter à la suite du Pape Saint Paul VI : « Marie est Mère de l’Eglise ! »
En effet, sans la Sainte Messe l’Eglise n’a plus de sens et d’identité : elle est née au sens fort à la première Cène et elle la perpétue à chaque Messe : le Cardinal Journet nous a alerté sur le Mystère central de la Sainte Messe qui fait l’Eglise. Ecoutons d’urgence ses paroles de lumière qui nous emportent au sommet de la réalité sacramentelle, certes, la plus cachée, mais la plus adorable :
« A chaque fois que les paroles de la consécration sont prononcées, l’Eglise, représentée par le prêtre et les fidèles, est rendue présente au sacrifice sanglant : les deux mille ans qui nous séparent de la Croix sont abolis, nous sommes là comme l’étaient la Sainte Vierge et Saint Jean…
Et chaque génération peut à son tour s’engouffrer dans l’offrande éternelle du Christ, offerte pour tous les temps[2] ! »
Si l‘on prend ces paroles au sérieux, on ne peut plus « assister » à la Messe comme d’habitude : on se découvre, dans la foi, au pied de la Croix avec la Vierge Marie, l’Apôtre Jean et Marie-Madeleine… et les deux mille ans qui nous séparent du mystère la Croix sont abolis ! A chaque Messe, qu’elle le sache ou non, qu’elle le veuille ou non, l’histoire du monde elle-même tourne autour de l’Hostie Sainte. Car à chaque Messe m’est offert la folie de « la Présence réelle » : ce « cri » silencieux de l’Amour infini qui m’appelle dans le Cœur ouvert de Jésus par la lance ! (Jn 19,34).
Et moi, pauvre pécheur, je dois être « la petite goutte d’eau qu’absorbe le vin de messe. Et le vin de messe devient le Sang de l’Homme-Dieu. Et l’Homme-Dieu est substantiellement uni à la Très Sainte Trinité. La petite goutte d’eau est emportée dans le fleuve de vie de la Trinité Sainte[3]… »
Devant un tel Mystère d’amour où Dieu s’offre à nous dans une indicible fragilité, il ne faut pas s’étonner que l’Ennemi de l’Eglise vienne déployer jusqu’au bout sa révolte : en effet, l’ultime attaque de Satan à la fin des temps s’opérera sur la Sainte Messe pour la relativiser, la chosifier, la nier, la protestantiser et c’est déjà très avancé : trop souvent, le sens du silence et de l’adoration a disparu… Cette tendance vérifiable s’est en effet généralisée : Une liturgie démesurée de la Parole et une liturgie de l’Eucharistie express ; un style de communion souvent irrespectueux et très peu ou pas d’action de grâce en silence ; beaucoup de chants et de paroles fraternelles et plus de « recueillement sacré ». Le sens premier de la Sainte Messe a disparu : une « Rencontre » unique et profonde avec Jésus qui vient au fond de mon cœur… L’Amour jaillit du silence et me donne ce « regard nouveau » pour aimer comme Lui !
Il est urgent de le redécouvrir « encore et encore » avec une foi renouvelée par la contemplation : « Un Mystère, une Présence, remplit la plus pauvre des églises catholiques. Elle est habitée… Elle possède la Présence réelle, la présence corporelle du Christ, le lieu où le suprême Amour a touché notre nature humaine pour contracter avec elle des noces éternelles… le foyer de rayonnement capable d’illuminer tout le drame du temps et de l’aventure humaine[4] ! »
[4] Cardinal Charles Journet, Entretiens sur l’Eucharistie, Parole et silence 2000, p.59.
L’apparition de la Salette présentée par ses bergers.
Photo en tête d’article : Maximim et Mélanie photographiés en 1848
Nous reproduirons dans les semaines à venir une revue parue en 2006 (l’Impartial n°199), publiée par le Père Michel Corteville, spécialiste de La Salette.
En voici le prologue :
Résumer en quelques mots le message de Notre Dame de La Salette n’est pas facile : il faudrait redire tout l’amour de Dieu que Marie a voulu y transmettre en soulevant le voile de l’éternité à des
yeux innocents. Mais avant d’en accueillir dans nos cœurs la grande nouvelle, des équivoques propagées sur l’apparition et ses voyants doivent être levées.
– D’abord, La Salette est-elle une apparition terrible, opposée à Lourdes qui ne serait que consolation ?
– Le croire, ce serait ignorer Lourdes : le »mot pénitence 3 fois répété, Bernadette mangeant de l’herbe et se barbouillant de boue, sa surtout vie de misère et de souffrance. Ce serait oublier encore la grande nouveauté de La Salette incarnée par le visage en larmes de Marie : celle de la tendre et réconfortante compassion de Dieu à nos malheurs. Dieu et ses saints pleurent aussi, dans leur gloire, avec ceux qui pleurent sur terre ! Le ciel n’est pas heureux au dessus de nos malheurs. Voilà donc la ruine d’une théologie sans cœur ni âme. Dieu est bien Père et le meilleur des pères, autant père que mère : aussi tendre et compatissant que puissant.
-Il est vrai qu’à La Salette, Marie se fait prophète du péril qu’encourt l’humanité et dénonciatrice du péché, le mal radical. Faut-il s’autoriser de ses paroles médicinales pour parler de retour à l’Ancien Testament ?
– Outre que la tendresse divine n’est pas absente de cette partie de la Bible, ce serait encore oublier le contraste qui partage le discours évangélique en deux registres. Jésus se montre aussi miséricordieux avec les pécheurs conscients de leur faute, qu’il se fait terrible aux orgueilleux et aux hypocrites, fussent-ils docteurs et chefs de son peuple. Et même dans ce cas, Jésus stigmatise le péché mais pas le pécheur : il a accepté Judas l’Apôtre auprès de lui tout en le sachant voleur et traître.
Le vocabulaire prophétique est d’ailleurs fait de mots humains inappropriés à Dieu mais capables de nous interpeller. Colère et vengeance contre les êtres n’existent pas en lui. On ne peut opposer
la plus-que-colère de Dieu contre le mal, qui est le contraire de lui-même, et sa miséricorde pour les créatures œuvres de ses mains. Parler de la « vengeance » de sa justice, c’est exprimer sa tolérance provisoire du mal, surtout dans la mesure où la liberté de l’homme est en jeu, en même temps que sa réprobation, et tôt ou tard, sa répression à la juste mesure de toutes les formes de mal, avec une ample compensation pour ses victimes.
A La Salette, Marie qui parle en prophète est juste en ce qu’elle ne reproche rien aux païens et secoue d’abord la foi des baptisés. Dans le secret de Mélanie, elle interpelle leurs pasteurs avec la
même véhémence que le Christ, selon l’adage du Saint Curé d’Ars : pasteur médiocre, peuple mauvais. Mais elle se penche sur deux gosses recalés au catéchisme : Maximin l’orphelin, qui troque l’église pour le cabaret avec son père, et Mélanie la mal-aimée, toute proche de Dieu dans la souffrance et la nature, comme Bernadette à Bartrès.
Saint Jean-Marie Vianney a bien compris La Salette, mais après avoir longtemps douté, lui, le saint patron des curés – du redoutable curé de Lourdes aussi – en concluant : « Que la Sainte Mère
de Dieu est bonne d’être descendue sur la terre pour nous ! Elle y a pleuré pour nous, pauvres pécheurs ! Il faut bien être reconnaissant et profiter de ses miséricordes. Oh! J’y crois bien et j’en
suis heureux [ … Par La Salette] on comprendra la bonté de la Ste Vierge pour les pauvres pécheurs, et ce n’est pas tout, ce sera de mieux en mieux. Il y aura bien des peines et des tribulations,
mais ce sera pour le bien, et surtout ayons confiance. »
La Salette, parole insupportable aux d’oreilles savantes ? Méditons pour notre part la description à suivre de Notre Dame faite par la « pauvre Mélanie », comme disent des pasteurs avec mépris. (Et qui figure au rang des « PLUS BEAUX TEXTES SUR LA VIERGE MARIE » édités en livre de poche P. Régamey, théologien dominicain). Nous partagerons alors le bonheur d’avoir nous aussi près de nous une telle mère, et pour Sauveur, vivant sur son cœur, Jésus roi d’amour et d’humilité !
« – La Salette … Les pommes de terre ! » ironisait encore Mgr Saliège, grand évêque de Toulouse … Apparition de pacotille ?
– Pas d’idéalisme ! Dieu s’intéresse aussi au matériel qu’il a créé, au « pain quotidien » que la foi et la charité peuvent multiplier. S’il s’adresse aux producteurs et consommateurs de légumes, il parle
aussi sans plus de cérémonie aux « grands » du monde. La Salette a mobilisé, avec la campagne et la ville, les sages : philosophes, théologiens, pasteurs, saints. Dieu rappelle à tous, et à titre d’exemple, aux transporteurs ou aux paysans, qu’à force d’être maudit ou chassé, il n’est pas importun et sait se retirer avec ses bienfaits non désirés … Et il le dit aussi aux nations et à un chef précis, le futur Napoléon III. Quant au secret de Mélanie, comme dans le reste du message, la force du style et l’ampleur des descriptions n’ont pas d’égal. Il confirme la grande tradition mystique de l’Eglise, selon les modalités du genre prophétique qui n’est pas à prendre au pied de la lettre. Après cette précision, le pape Benoît XV ne discute pas sa substance d’origine divine devant Maritain ! [1] Concrètement, qui pourra rire de l’annonce, dans les secrets officiels de 1851 désormais connus, « au plus tard aux années 2000, de la perte de la pratique religieuse des 2/3 de la France ? Ou de la venue d’un pape « attendu de personne » ? Ou d’un pontife sur qui « on tirera » sans pouvoir le mettre à mort ? Ces prophéties avérées sont un gage pour les autres. Sans les ignorer, ne nous laissons pourtant pas troubler par les prédictions apocalyptiques du message de la Vierge – Femme revêtue de soleil que le dragon guette (Ap. 12)- Elles sont conforme à l’Ecriture. Guerres, cataclysmes, persécutions, destructions, tout cela n’est-il pas prédit comme les convulsions qui précéderont la libération (Mt 24, 6-8) ? Quant à Paris, la cité la plus prisée du monde, des mystiques ont aussi parlé de ses malheurs futurs. En note du secret, on lira des paroles de Don Bosco … Mais pourquoi craindre pour la chair ?
Mgr de Bruillard qui accueillit l’apparition et ses voyants
– Don Bosco, on pourrait peut-être le croire, mais les voyants de La Salette ? Ils ont mal tourné ! Maximin le noceur, Mélanie la folle ? C’est écrit dans les meilleurs livres !
-C’est en effet ce que des athées, mais aussi de respectables clercs ont inventé pour tourner en dérision leur parole. Les bergers n’étaient-ils pas trop pauvres et francs pour faire entendre Marie dans leurs salons ? La censure était elle plus difficile que la conversion ? En vérité, à leur manière très différente, après être passés par l’évangélique creuset de la souffrance, les bergers de Marie sont bien arrivés tous les deux – si l’on en croit leurs proches, dont Saint Annibale qui priait lui-même Mélanie- aux côtés de celle qui les a choisi entre tous.
Saint Annibale di Francia
Sur leur pas, méditons le grand remède que Marie nous apprend. Retrouvons l’humilité de l’amour filial, l’obéissance à Dieu, la haine du péché et des injustes richesses, la soif des valeurs sans
prix. Efforçons nous de donner, à tous les niveaux, le témoignage chrétien, radical et intrépide, qui nous est enseigné par la Règle de la Mère de Dieu sous son camouflage de mots simples et forts. Que par ce retour à la source, tout près de Marie, le mal soit vaincu et que le Père se réjouisse au ciel, en son Fils enfin aimé de tous les cœurs.
Abbé Michel Corteville [2]
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[1] Dans ses souvenirs (CARNET DE NOTES, 1965,008), Maritain résume l’attitude du pape et la distinction : -fond authentique -forme à interpréter- par une formule latine. C’était déjà l’opinion des défenseurs du secret : Mgr Zola, évêque de Lecce qui en autorisa la publication après que le secret eut été lu par Léon XIII, le célèbre Père Semenenko, etc. Si la publication du secret de
Mélanie fit scandale dans des évêchés français, et si des commentaires exaltés entraînèrent l’interdiction romaine de le commenter (1915), il n’a jamais été condamné sur le fond. La promulgation du nouveau code de Droit Canonique (1983) a d’ailleurs abrogé les anciens décrets.
[2] le Père Michel de Corteville est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Salette , notamment « Découverte du secret de La Salette » co-écrit avec René Laurentin après que le P. De Corteville ait retrouvé dans les archives du Vatican l’original du premier récit écrit du secret par les voyants ; et aussi « La grande nouvelles des bergers de La Salette », sans doute l’ouvrage le plus complet sur ce sujet.
St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – Merveilles obtenues par le Rosaire, 35e rose
35e ROSE. (B. Alain. 4e p. c. 40).
[108] Le bienheureux Alain rapporte qu’un cardinal, nommé Pierre, du titre de Sainte-Marie delà le Tibre, instruit par saint Dominique, son ami intime, de la dévotion au saint Rosaire, s’y affectionna tellement qu’il en devint le panégyriste et le persuadait à tous. Le cardinal fut envoyé légat dans la Terre Sainte vers les chrétiens qui étaient croisés contre les Sarrasins. Il persuada si bien l’efficace du Rosaire à l’armée chrétienne que tous l’ayant embrassé pour implorer le secours du ciel dans un combat, où ils n’étaient que trois mille, ils triomphèrent de cent mille.
Les démons, comme nous avons vu, craignent infiniment le Rosaire. Saint Bernard dit que la Salutation angélique leur donne la chasse et fait frémir tout l’enfer. Le bienheureux Alain assure qu’il a vu plusieurs personnes, qui s’étaient livrées au diable corps et âme, en renonçant au baptême et à Jésus-Christ, et puis, après avoir pris la dévotion du saint Rosaire, ont été délivrées de sa tyrannie.
23 septembre, fête de St Padre Pio : la grâce spéciale qu’il reçut de Notre-Dame de Fatima
A Fatima, La Vierge Marie a demandé sans relâche aux petits bergers de prier le chapelet tous les jours et d’offrir leur prière pour la paix dans le monde. Une pratique si chère à Padre Pio qu’on l’appelait « Le Rosaire vivant« , tant ses prières étaient nombreuses : à l’autel, au confessionnal, dans sa cellule, le jour, la nuit… En parlant de Notre-Dame, il disait toujours : « Toutes les grâces passent à travers ses mains ».
Le saint frère capucin a-t-il eu des visions de la Vierge ? Tant de phrases confiées à son plus proche entourage ou d’épisodes troublants, semblent le confirmer. Il est dit que dès ses 5 ans il eut des visions de Jésus, d’anges et de saints. Mais lui-même en a toujours fait silence, quand la question lui était franchement posée. Parmi ces épisodes, il y en a un, que peu de gens connaissent, qui relève pourtant du miracle et semble confirmer que son rapport privilégié avec la Vierge était bien réel.
Nous sommes en 1959, la conférence épiscopale italienne vient d’annoncer une année de prière, pendant laquelle la statue de Notre-Dame de Fatima serait sortie de son sanctuaire au Portugal pour faire le tour des villes italiennes. À la plus grande joie de Padre Pio. Mais juste avant sa venue dans le pays, le 25 avril, Padre Pio tombe malade. Il est victime d’une grave pleurésie, au point de ne plus pouvoir célébrer la messe à l’église mais dans sa chambre, à l’aide d’un micro. Et il est toujours alité lorsque la statue arrive à San Giovanni Rotondo, en hélicoptère, le 5 août.
Pour préparer les fidèles à la venue de Marie, Padre Pio ne cessait de les exhorter depuis plusieurs jours à se préparer spirituellement, leur parlant depuis sa cellule avec un micro. Jusqu’à organiser de cette façon toute la journée de prière devant la statue. Il aurait dû lui-même la guider mais il ne le pouvait plus. Le 6 août, la statue doit repartir. Elle fait auparavant le tour de l’hôpital d’où elle devra ensuite s’envoler en hélicoptère pour une autre ville.
À l’hôpital, avant de circuler au milieu des malades, elle est portée à la sacristie, où Padre Pio s’est fait porter sur une chaise. Il s’incline et pose un délicat baiser sur la statue. Puis il dépose dans ses mains le chapelet qu’il a reçu en don d’un de ses groupes de prière, et se fait ramener dans sa cellule, où le rejoindront les deux pilotes de l’hélicoptère pour recevoir sa bénédiction, avant de repartir avec la statue pour une autre destination.
Le moment du départ est arrivé. Padre Pio s’est fait installer sur le balcon de l’église. Les frères racontent qu’au moment où l’hélicoptère a pris son envol, Padre Pio s’est mis à pleurer et à dire à la Vierge :
« Mère, j’ai été malade durant ta visite en Italie, et maintenant tu t’en vas sans me guérir ? »
L’hélicoptère s’éloigne peu à peu de San Giovanni Rotondo. Quand tout à coup, le second pilote demande de revenir en arrière et de tourner trois fois au-dessus du couvent pour saluer Padre Pio. Le capucin sent un alors grand frisson dans son corps et dit à ses confrères : « Je suis guéri ! ». Il n’avait effectivement plus rien, il était guéri. Et tout le monde le sut. Jamais Padre Pio, affirment les témoins, ne s’étaient senti aussi sain et fort comme après le départ de Notre-Dame de Fatima (J. Gallagher, Segni di speranza, Paoline, 1999).
Marie, la raison de toute espérance
Au-dessus de la porte de la chambre de Padre Pio se trouvaient ces mots : « Marie est la raison de toute mon espérance ». Marie, présente dans la statue pèlerine de Fatima, l’avait-elle guéri pour le remercier de toute cette dévotion qu’il lui portait ? Le Père Derobert, « fils spirituel » du frère capucin, se pose la question.
Il se souvient avec émotion du visage extatique de Padre Pio, de son regard merveilleux posé sur une statuette qu’un pèlerin lui présentait pour qu’il la bénisse… et quand il enseignait à tour de bras : « Récitez le Rosaire et récitez-le tout le temps et autant que vous le pouvez ». Padre Pio est mort, serrant dans ses mains son chapelet, qu’il portait partout comme « une arme » puissante. Cette arme qui le ferait « gagner et obtenir toute chose ! », avait promis la Vierge à celui qui portait sur ses membres les stigmates de son Fils en Croix.
Notre-Dame de la Salette (19 septembre) : textes de la Messe
Cette fête commémore la célèbre apparition de la Très Sainte Vierge Marie à deux enfants : Mélanie Calvat et Maximim Giraud, le 19 septembre 1846, à la Salette, petite commune de l’Isère. La Sainte Vierge vint pleurer sur le péché des hommes, leur annoncer les châtiments qui les frapperaient s’ils ne se convertissaient pas. elle insista tout spécialement sur la sanctification du dimanche, le respect du Nom de Dieu et l’abstinence du carême. Cette messe propre fut accordée en 1943.
INTROIT Hébreux 4.16
Approchons-nous avec confiance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde, et de trouver grâce dans un secours opportun. Ps 88 Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur ; de génération en génération ma bouche annoncera votre vérité. V/ Gloire…
COLLECTE
La Sainte Vierge est honorée à La Salette sous le titre de « Réconciliatrice des pécheurs ».
Seigneur Jésus-Christ qui, par votre précieux Sang, avez réconcilié le monde Dieu le Père et avez daigné établir votre Mère réconciliatrice des pécheurs, nous vous en prions : par la pieuse intercession de cette même bienheureuse Vierge Marie, faites que nous obtenions le pardon de nos péchés. Vous qui…
LECTURE du livre de la Genèse 9, 8-17
08 Dieu dit encore à Noé et à ses fils :
09 « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous,
10 et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche.
11 Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
12 Dieu dit encore : « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais :
13 je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
14 Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
15 je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair.
16 L’arc sera au milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre. »
17 Dieu dit à Noé : « Voilà le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et tout être de chair qui est sur la terre. »
GRADUEL Psaume 35, 6.8
Seigneur, votre miséricorde est dans le ciel et votre vérité s’élève jusqu’aux nuées. V/ Votre miséricorde est infinie, ô Dieu : les enfants des hommes espérerons à l’ombre de vos ailes.
ALLELUIA Genèse 9, 17
Alléluia, alléluia. V/ Tel sera le signe de l’alliance que j’ai conclue entre moi et toute chair qui vit sur la terre. Alléluia.
EVANGILE Jean 19, 25-27
25 Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
OFFERTOIRE Jérémie 18, 20
Souvenez-vous, ô Vierge, mère de Dieu, qui vous tenez en présence du Seigneur, d’intercéder en notre faveur, afin qu’il détourne de nous sa colère.
SECRETE
Nous vous offrons Seigneur, des hosties d’apaisement et de louange : afin que, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, réconciliatrice des pécheurs, vous nous pardonniez miséricordieusement nos fautes, et dirigiez nos cœurs chancelants. Par…
Préface de la Sainte Vierge.
COMMUNION
Très digne Reine du monde, ô Marie, Vierge perpétuelle, intercédez pour notre paix et notre salut, vous qui avez enfanté le Christ Notre-Seigneur, Sauveur de tous les hommes.
POST-COMMUNION
Que l’intercession perpétuelle de la bienheureuse Vierge Marie réconciliatrice vienne à notre secours, Seigneur ; afin que, par ces saints échanges, nous obtenions la grâce de votre miséricorde et la récompense de l’éternelle rédemption. Par…
La Veuve de Naïm et la Révélation de la Miséricorde ! Le mystère caché de la Mère de l’Eglise…
« A sa vue, le Seigneur eut compassion d’elle… »
Luc 7,13
Quel Evangile bouleversant où se cachent le mystère de l’Eglise et de la Mère de l’Eglise ! Car comment ne pas voir se profiler derrière la douleur de cette mère qui perd un fils unique, cette autre Mère transpercée d’une immense douleur au pied de la Croix de son Fils ? Dans sa Sagesse éternelle, comment le Cœur de Jésus, bouleversé devant cette veuve de Naïm, n’aurait-il pas entrevu le Cœur douloureux de sa Mère ? On peut donc considérer que cet Evangile implique une perspective mariale, tout en étant d’abord ecclésial comme le souligne magnifiquement Saint Ambroise :
« La divine miséricorde se laisse vite fléchir par les gémissements de cette mère. Elle est veuve ; les souffrances et la mort de son fils unique l’ont brisée… Il me semble que cette veuve, entourée de la foule du peuple, est plus qu’une simple femme méritant par ses larmes la résurrection d’un fils, jeune et unique. Elle est l’image même de la sainte Eglise qui, par ses larmes… obtient de rappeler à la vie le jeune peuple du monde…
Et Ambroise poursuit en nous emmenant au plus profond du mystère de l’Eglise :
« Car à la parole de Dieu les morts ressuscitent, ils retrouvent la voix et la mère recouvre son fils ; il est rappelé de la tombe, il est arraché au sépulcre. Quelle est cette tombe pour vous, sinon votre mauvaise conduite ? Votre tombeau, c’est le manque de foi… de ce sépulcre, le Christ vous libère ; vous sortirez du tombeau si vous écoutez la parole de Dieu. Et si votre péché est trop grave pour que puisse le laver les larmes de votre pénitence, qu’interviennent pour vous les pleurs de votre mère l’Eglise… Elle intercède pour chacun de ses enfants, comme pour autant de fils uniques. En effet, elle est pleine de compassion et éprouve une douleur spirituelle toute maternelle lorsqu’elle voit ses enfants entrainés à la mort par le péché[1]… »
On pourrait reprendre ces paroles inspirées de Saint Ambroise dans un sens marial car elles décrivent aussi la compassion de la Vierge pour tous ses enfants… N’est-Elle pas la « Mère de l’Eglise » comme l’a proclamé avec tendresse le Pape Paul VI : « C’est donc l’âme pleine de confiance et d’amour filial que nous levons les yeux vers elle, malgré notre indignité et notre faiblesse. Elle qui nous a donné avec Jésus la source de la grâce, ne manquera pas de secourir l’Eglise[2]… »
L’Evangile selon Saint Luc est le seul à rapporter cet épisode de la veuve de Naïm où une mère pleure un fils décédé. Aujourd’hui, dans les pièges et les crevasses de la mort, toute une jeunesse bascule en particulier dans les sortilèges des ténèbres… et si beaucoup de mères pleurent sur leurs enfants, notre Mère du Ciel ne cesse de verser des larmes[3] sur ses enfants qui se perdent en s’éloignant dangereusement de son Fils : Lui qui est crucifié pour tous !
Les larmes maternelles de Marie sont le signe de l’extrême tendresse de Dieu. Car ces larmes de la Mère de l’Eglise prolongent le temps de la miséricorde et nous ouvrent la porte du Cœur de Dieu, ouvert sur la Croix : là, jaillit à l’infini la divine miséricorde !… C’est pourquoi abuser de ce « temps béni » est gravissime car, même s’il se prolonge, il ne reviendra pas… et il faut se souvenir encore ici de la parole de Jésus miséricordieux à Sainte Faustine où il évoque un « trop tard » :
« Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine ; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard[4]… »
Il y a donc un « maintenant de la Miséricorde », un rendez-vous plus qu’urgent que Jésus appelle « un miracle » : il doit bouleverser et faire basculer nos cœurs, où que nous en soyons ! Car n’oublions jamais que si l’infinie miséricorde de Dieu manifestée en son Fils crucifié est refusée, oubliée, piétinée, ridiculisée par le plus grand nombre : un jour que Dieu seul sait, le Père exercera alors sa « justice » dont le regard fera la lumière sur chaque instant de nos vies : moment vertigineux de vérité où la plus terrible douleur sera d’avoir ignoré, relativisé ou, pire, refusé son infinie tendresse à travers son Fils bien-aimé !
Puissions-nous nous « réveiller » de la terrible confusion et illusion du « sommeil de la mort » pour ne jamais entendre cette terrible parole de Dieu aux vierges folles sidérées : « En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas ! Veillez donc, car vous ne savez ni le moment, ni l’heure ! » (Mt 25,12-13).
Nous sommes donc prévenus… et c’est « maintenant », si pauvres et fragiles sommes-nous, qu’il faut se rapprocher de Jésus. Dans ses révélations à Sainte Faustine, le Sauveur avait souhaité que les âmes l’invoquent « avec le cœur » à travers une courte prière. Faustine lui proposa des formules connues, mais le Seigneur les écarta et lui proposa celle si connue aujourd’hui :
« Jésus, j’ai confiance en toi ! … »
Que la confiance « immédiate » en la miséricorde de Dieu nous donne ce regard évangélique nouveau qu’avait petite Thérèse :
« A moi, Il a donné sa Miséricorde infinie et c’est à travers elle que je contemple et adore les autre perfections Divines !… Alors, toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même me semble revêtue d’amour… Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? Ah ! le Dieu infiniment juste qui daigna pardonner avec tant de bonté toutes les fautes de l’enfant prodigue, ne doit-Il pas être Juste aussi envers moi qui « suis toujours avec Lui » ? (Lc 15,31) … J’ai reçu la grâce de comprendre plus que jamais combien Jésus désire être aimé[5] »
Ainsi, que notre seule crainte ne soit pas d’avoir un cœur pauvre, mais un cœur partagé. Que Marie, Epouse de l’Esprit, nous plonge en Lui par ses mains de tendresse…
[5] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Manuscrit A, Cerf – DDB, 1996, p.211-212.
St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret admirable du Très Saint Rosaire – Merveilles obtenues par le Rosaire, 34e rose
34e ROSE (B. Alain, 2e p., c. 17.)
[105] Qui pourrait raconter les victoires que Simon, comte de Montfort, a remportées sur les Albigeois sous la protection de Notre-Dame du Rosaire ? Elles sont si fameuses que le monde n’en a jamais vu de pareilles. Il défit une fois dix mille hérétiques avec cinq cents hommes ; une autre fois, avec trente, il demeura vainqueur de trois mille ; ensuite avec huit cents cavaliers et mille hommes d’infanterie, il tailla en pièces l’armée du roi d’Aragon, composée de cent mille hommes, sans perdre qu’un seul cavalier et huit soldats des siens.
[106] De quels dangers la sainte Vierge a-t-elle délivré Alain de l’Anvallay, chevalier breton, qui combattait pour la foi contre les Albigeois ! Un jour, étant environné de ses ennemis de tous côtés, la sainte Vierge lança contre eux cent cinquante pierres et le délivra de leurs mains.
Un autre jour, son vaisseau ayant fait naufrage et étant près d’abîmer, cette bonne Mère lui fit paraître cent cinquante petites collines par sur lesquelles il aborda en Bretagne. Et en mémoire des miracles que la sainte Vierge avait faits en sa faveur à cause d’un Rosaire qu’il récitait tous les jours, il prépara un couvent à Dinan pour loger les religieux du nouvel Ordre de saint Dominique et, s’étant fait religieux, il mourut saintement à Orléans.
[107] Othère, de même soldat breton de Vaucouleurs, a souvent mis en fuite des compagnies entières d’hérétiques et de voleurs, portant son rosaire au bras et à la garde de son épée. Ses ennemis, après avoir été vaincus, lui ont avoué qu’ils avaient vu son épée toute éclatante et une autre fois un bouclier à son bras, dans lequel Jésus-Christ, la sainte Vierge et les saints étaient dépeints, le rendaient invisible et lui donnaient la force de bien charger.
Une fois, avec dix compagnies, il défit vingt mille hérétiques sans perdre un seul des siens, ce qui toucha tellement le général de l’armée hérétique, qu’il vint trouver Othère, abjura son hérésie et déclara qu’il l’avait vu couvert d’armes de feu dans le combat.
En 2013, le diocèse de Syracuse en Italie a fêté le 60ème anniversaire du prodige qui s’y est déroulé pendant quatre jours successifs. Le fait s’était produit les 29, 30, 31 août et 1er septembre 1953 chez un jeune couple, Angelo Lannuso et Antonia Giusto. Un petit relief en plâtre représentant le Cœur Immaculé de Marie, placé au chevet du lit du couple, s’était mis à verser des larmes humaines. Le pape saint Jean-Paul II y fit une visite pastorale le 6 novembre 1994, et dans son homélie il dit :
« Les larmes de la Vierge font partie des signes : elles témoignent de la présence de la Mère dans l’Église et dans le monde. Une mère pleure quand elle voit ses enfants menacés par quelque mal spirituel ou physique. Sanctuaire de la Vierge aux Larmes, tu es destiné à rappeler à l’Église les larmes de la Mère.
Ici, entre ces murs accueillants, que viennent tous ceux qui se sentent oppressés par la conscience du péché et qu’ils fassent ici l’expérience de la richesse de la miséricorde de Dieu et de son pardon ! Que les conduisent ici les larmes de la Mère.
Ce sont des larmes de douleur pour tous ceux qui refusent l’amour de Dieu (…), pour tous ceux qui ne prient pas parce qu’ils sont distraits par mille autres intérêts, ou parce qu’ils demeurent obstinément fermés à l’appel de Dieu. Ce sont des larmes d’espérance, qui font fondre la dureté des cœurs. »