Le secret admirable du Très Saint Rosaire. (14)- La prière du Credo – Saint Louis Marie Grignion de Montfort.

DEUXIÈME DIZAINE

L’excellence du saint Rosaire dans

les prières dont il est composé.

 

11e ROSE

[34] Le Credo ou le Symbole des Apôtres qu’on récite sur la croix du Rosaire ou du chapelet, étant un sacré raccourci et abrégé des vérités chrétiennes, est une prière d’un grand mérite, parce que la foi est la base, le fondement et le commencement de toutes les vertus chrétiennes, de toutes les vertus éternelles et de toutes les prières que Dieu a [pour] agréables. Accedentem ad Deum credere oportet (He 11, 6). Il faut que celui qui s’approche de Dieu par la prière commence par croire, et plus il aura de foi, et plus sa prière aura de force et de mérite en elle-même et rendra de gloire à Dieu.

Je ne m’arrêterai pas à expliquer les paroles du Symbole des Apôtres ; mais je ne puis m’empêcher de déclarer que ces trois premières paroles : Credo in Deum : « Je crois en Dieu », renfermant les actes des trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité, ont une efficace merveilleuse pour sanctifier l’âme et terrasser le démon. C’est avec ces paroles que plusieurs saints ont vaincu les tentations, particulièrement celles qui sont contre la foi, l’espérance ou la charité, soit pendant la vie, soit à l’heure de la mort. Ce furent les dernières paroles que saint Pierre le martyr écrivit le mieux qu’il put avec le doigt sur le sable, lorsque ayant la tête fendue en deux par un coup de sabre qu’un hérétique lui donna, il était près d’expirer.

[35] Comme la foi est la seule clef qui nous fait entrer dans tous les mystères de Jésus et de Marie renfermés au saint Rosaire, il faut le commencer en récitant le Credo avec une grande attention et dévotion, et plus notre foi sera vive et forte, et plus le Rosaire sera méritoire. Il faut que cette foi soit vive et animée par la charité, c’est-à-dire que pour bien réciter le saint Rosaire, il faut être en grâce de Dieu ou dans la recherche de cette grâce ; il faut que la foi soit forte et constante, c’est-à-dire qu’il ne faut pas chercher dans la pratique du saint Rosaire seulement son goût sensible et sa consolation spirituelle, c’est-à-dire qu’il ne faut pas l’abandonner parce qu’on a une foule de distractions involontaires dans l’esprit, un dégoût étrange dans l’âme, un ennui accablant et un assoupissement presque continuel dans le corps ; il n’est pas besoin de goût ni de consolation, ni de soupirs, ni d’élans, ni de larmes, ni d’application continuelle de l’imagination, pour bien réciter son Rosaire. La foi pure et la bonne intention suffisent. Sola fides sufficit[1].

[1] Hymne Pange Lingua

 

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.




La spiritualité de Bernadette en quelques mots

Article de l’encyclopédie mariale du site Marie de Nazareth.

Si les débuts de la vocation de Bernadette sont bien ceux d’une « voie extraordinaire », toute sa vie, depuis la fin des apparitions et son entrée en religion, est celle d’une « voie ordinaire ».

***

N’ayant pas la moindre propension à l’introspection, Bernadette ne s’analyse jamais et se confie à peine. Pourtant, dans son petit carnet intime on retrouve des notes, telle celle-ci à la Vierge Marie :

« Ô ma Mère, prenez mon cœur et enfoncez-le dans le cœur de mon Jésus »,

ou cette affirmation ardente :

« Jésus, mon Dieu, je vous aime par-dessus toutes choses »,

qui en disent beaucoup sur ce véritable tempérament mystique qui s’ignore.

Elle écrit encore dans son carnet : « L’important n’est pas de faire beaucoup, mais de bien faire ». Tous ses actes en seront le témoignage. Trente ans avant Thérèse de l’Enfant Jésus, cette pratique de l’amour dans les occupations les plus quotidiennes, si elle est depuis toujours recommandée à la vie chrétienne, n’est pas le canon le plus reconnu de la sainteté et le comportement de Bernadette a souvent dérouté ceux qui la rencontraient, parfois même jusqu’à ses supérieures.

Pour l’une d’elles qui, agacée par sa simplicité un peu fruste, son absence de mysticisme, son espièglerie peu dévote, refuse de croire que la Mère de Dieu ait pu la choisir et lui demande une preuve, elle soulève un pan de sa robe, révélant la plaie de son genou [tuberculose malgré laquelle elle travaille] et répond : « Ceci, peut-être ». Son interlocutrice en sera bouleversée.

L’année 1879, la dernière de sa vie terrestre, sera très dure. À la souffrance physique s’ajoute celle de la nuit de la foi. Comme quelques années plus tard la carmélite de Lisieux, Bernadette va connaître les affres du doute intérieur. De cette épreuve d’amour pur, elle triomphera avec toute la force de sa volonté tendue dans une foi aveugle, s’enfermant dans le sein de Marie, se reposant coûte que coûte sur le cœur de Jésus, demandant sa grâce pour rester fidèle.




Messages reçus par Luz de Maria du 14 mars au 15 avril 2024

MESSAGE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
À LUZ DE MARIA
11 AVRIL 2024

Mes enfants bien-aimés, Je vous aime, Mes enfants, Je vous aime.

Mes bien-aimés, recevez Ma bénédiction.

MA MISÉRICORDE EST OUVERTE À VOUS TOUS.

J’ai ouvert Ma Miséricorde, venez goûter à cette source d’amour et de pardon (cf. Jn. 4, 13-14). Ma Très Sainte Mère vous guide en tant que Mère et Enseignante pour vous sortir des ténèbres dans lesquelles certains de Mes enfants ont plongé.

Mes enfants,

MA MISÉRICORDE EST INFINIE, COMME EST INFINI L’AMOUR DE NOTRE TRINITÉ.

Je vous offre Mes Mains, Je vous offre Mes Pieds, Je vous offre Mon Côté blessé…
Mon Amour vous appelle, Mes enfants, Mon Amour vous montre la nécessité de vous unir à Moi pour sauver l’âme.

AUGMENTEZ VOTRE FOI, BUVEZ DE MON AMOUR ET
NOURRISSEZ AINSI VOTRE FOI.
IL EST IMPORTANT QUE VOTRE FOI SOIT FERME ET FORTE AFIN DE POUVOIR CONTINUER À SUPPORTER CE QUE LES ÉLÉMENTS ET L’ÊTRE HUMAIN VONT APPORTER À L’HUMANITÉ.

Mes bien-aimés, les éléments continuent à fouetter toute l’humanité en guise de purification pour le genre humain. Les phénomènes naturels ne diminueront pas, mais augmenteront fortement face à la folie du genre humain.

Mes enfants, ne confondez pas le fait que Ma Miséricorde est ouverte à chacun de vous, avec l’idée que la purification de l’humanité ait été arrêtée : continuez avec le processus de conversion en étant fidèles à tout moment, sans faiblir.

L’eau des mers est dangereuse en ce moment où il y aura de grands tremblements de terre dans la mer et où des vagues de grandes dimensions pénétreront dans la terre avec force.

L’être humain est enclin à la haine et, dans son désir de vengeance, initiera directement la mise en suspens de toute l’humanité. Les armes qui ne sont pas encore connues de la grande majorité des nations et qui ont été créées en secret par une nation de l’Est, émergeront d’un moment à l’autre, frappant de leur puissance destructrice des nations qui possèdent des armes nucléaires.

Mes enfants, tout en restant étonnée par l’utilisation de l’intelligence humaine pour provoquer une grande tragédie au sein de l’humanité, chaque nation fera connaître l’abus de la technologie mal utilisée au plus haut degré.

L’histoire de cette génération est pitoyable, la dureté de son cœur est sans pareille (cf. Héb. 3, 7-9). Je vous appelle à l’amour et, au lieu de cela, on m’accable continuellement, on ne veut pas être fraternel, mais seulement faire preuve de puissance pour vaincre son frère et, s’il faut le mettre à mort, on le fera.

LE RESSENTIMENT EST UN MAUVAIS CONSEILLER : il vous aveugle, obscurcit totalement votre pensée et dans ces conditions, l’être humain est saisi par le manque d’amour et le manque de respect envers son frère, il est en proie à l’avidité et au manque de respect envers ses semblables.

Je ne vis pas chez les êtres humains au cœur de pierre, mais ils ont un léger vernis de Mes Lois, qu’ils ne respectent pas, et de Mes Commandements, auxquels ils ne vont pas obéir. Cette attitude n’est pas digne de ceux qui se disent Mes enfants.

JE VIENS AVEC MA JUSTICE QUI NE CESSE D’INCLURE MA MISÉRICORDE. AUTREMENT, VOUS MÉRITEZ UN TEL CHÂTIMENT QUE JE DEVRAIS ACCÉLÉRER TOUS LES ÉVÉNEMENTS, TOUTE LES RÉVÉLATIONS.

Priez, Mes enfants, priez : une poussière jaunâtre est l’arme mortelle possédée par une grande nation. Elle causera des morts en abondance en la répandant sur le champ de bataille.

Priez, Mes enfants, priez, la maladie se propagera, elle fera en sorte que les frontières se fermeront rapidement à nouveau.

Priez, Mes enfants, priez, le Moyen-Orient est un foyer de guerre, Mes enfants ne s’attendent pas à une telle cruauté.

Priez, Mes enfants, priez, le pays du Nord sera fortement secoué.

Priez, Mes enfants, priez, le Chili sera secoué, la Bolivie sera secouée.

Priez Mes enfants, priez, la France attirera l’attention et il y aura grande douleur.

Priez, Mes enfants, priez, Mon Eglise souffre.

Priez Mes enfants, priez, l’agriculture sera insuffisante pour Mes enfants à cause de l’action du soleil.

Mes enfants bien-aimés,

LES DATES DES ÉVÉNEMENTS SONT PLUS PROCHES QUE VOUS NE LE PENSEZ.

PRÉPAREZ VOTRE CORPS DÈS MAINTENANT, prenez des vitamines et des minéraux, renforcez votre système immunitaire, mais avec prudence.

Vous êtes aimés de Moi, c’est pourquoi Je ne permettrai pas que vous soyez confrontés à de si grands événements.

Priez le Credo lorsque vous êtes seuls.

La maladie vient à l’humanité : utilisez l’Huile du Bon Samaritain.*

MA BÉNÉDICTION VOUS INVITE À OBSERVER LES CHANGEMENTS DANS LE COMPORTEMENT HUMAIN ET DANS TOUTE L’HUMANITÉ : ILS SONT GRAVES.
VOUS ÊTES AVEC MOI ET MA PROTECTION NE VOUS ABANDONNERA PAS. AFFRONTEZ SANS CRAINTE LES CHANGEMENTS NÉCESSAIRES POUR QUE L’HOMME SOIT SAUVÉ.

Le cœur de chair, pour survivre, doit être immergé dans les eaux profondes de Mon Amour pour accomplir sa transformation, sinon il risque de tomber dans les griffes de Satan.

SOYEZ ATTENTIFS, MES ENFANTS, VOUS VOUS TROUVEZ DANS LE DÉROULEMENT DE CE QUI A ÉTÉ ANNONCÉ ; RENFORCEZ-VOUS SPIRITUELLEMENT !

Je vous bénis, Mon Amour est infini pour qui veut s’abreuver à cette Source inépuisable.

Votre Jésus

 

MESSAGE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
À LUZ DE MARIA
3 AVRIL 2024

Enfants bien-aimés, Je bénis toute l’humanité.

RECEVEZ MON AMOUR INFINI, MES ENFANTS.

Certains de Mes enfants, devant la confirmation des Révélations données par Ma Mère, par Mon bien-aimé Saint Michel Archange, par Moi et par certains de Mes Saints, ont décidé de commencer à modifier leur vie et d’opter pour le chemin de la conversion, en M’adorant, en me donnant la gloire et l’honneur que Je mérite. C’est la reconnaissance que J’attendais de la part des humbles de cœur.

JE VOUS APPELLE À ME RECONNAÎTRE COMME VOTRE SEIGNEUR ET VOTRE DIEU, (cf. Rom, 10, 9-10) FACE AU MÉPRIS DE TANT DE MES ENFANTS QUI NE M’AIMENT PAS ET QUI NE VEULENT RIEN SAVOIR DE MOI. C’EST POURQUOI JE VIENS DEVANT CHACUN DE VOUS COMME UN MENDIANT DE L’AMOUR POUR QUE VOUS SOYEZ SAUVÉS.

L’impiété règne dans les conflits du moment. Les nombreux foyers de conflit dans lesquels se trouve l’humanité sont révélateurs de l’extension du grand conflit de la Troisième Guerre Mondiale.

Mes enfants bien-aimés, chaque chose qui se passe au niveau mondial fait partie de l’intensification des événements, parmi lesquels les signes et signaux que Je permets d’en haut quand vous passez de la lumière à l’obscurité.

JE VOUS APPELLE AU REPENTIR ET À LA CONVERSION. Il est urgent que Mes enfants, tous Mes enfants, se convertissent et M’adorent comme leur Seigneur et leur Roi, sans oublier Ma Très Sainte Mère qui vous protège constamment.
Je viens vous appeler à vous repentir dès maintenant !
Je viens vous appeler à la prière dès maintenant !
Je viens vous appeler à rester spirituellement attentifs dès maintenant !
On croit que seuls les États-Unis se trouvent en danger par rapport à la trajectoire des ténèbres.* Ce n’est pas le cas, petits enfants, c’est une alerte pour toute l’humanité, c’est un appel à l’attention pour toute l’humanité. FAITES ATTENTION ! Chaque endroit où passe l’ombre des ténèbres a une grande signification, qui se répandra et se reproduira sur chaque continent.

PETITS ENFANTS, JE VOUS APPELLE À FAIRE PREUVE DE COMPASSION ET DE MISÉRICORDE LES UNS ENVERS LES AUTRES.

Cet événement est à la fois un signal et un signe pour vous, Mes enfants, non pas pour que vous fassiez des interprétations, mais pour que vous restiez attentifs à l’accomplissement des prophéties.

Petits enfants, pour montrer Ma Miséricorde, Je vous offre Mon Cœur pour que vous puissiez vous réfugier en Lui et, par le repentir, la prière et la réparation, empêcher les eaux des mers d’envahir certaines terres et la famine d’augmenter sur la Terre.

Petits enfants, les ténèbres conduiront la Terre au combat entre les nations et à ce qui émergera de ce combat.

Soyez fraternels, vivez dans Mon Amour pour que vous puissiez accomplir Ma Volonté ; sans amour, vous n’êtes rien. Finissez dès maintenant avec les intérêts personnels : l’envie est une très mauvaise conseillère (Prov. 14, 30 ; I Cor. 13, 4). Que le pauvre déborde d’amour, que les riches ne fassent pas étalage de leurs richesses temporelles, mais que tous prient d’une seule voix. C’est le moment où la Grâce devrait déborder en chacun de vous. Non seulement le pécheur doit se lamenter sur ses péchés, mais aussi se repentir et confesser ses péchés, retournant ainsi à une nouvelle vie.

SOYEZ CONSCIENTS, MES ENFANTS, QUE LE BUT DES ALERTES N’EST PAS QUE VOUS AYEZ PEUR, MAIS QUE VOUS PUISSIEZ VOUS RÉVEILLER ET VOUS ÉLOIGNER DU PÉCHÉ. Marchez prudemment, car l’ennemi de l’âme veut vous éloigner afin que, d’un instant à l’autre, vous deveniez les persécuteurs de ceux qui sont vos frères et sœurs (I Jn. 3, 11-12).

MA LOI EST UNE ET ELLE NE VARIE PAS !

Priez, Mes enfants, priez, la terre tremblera à un endroit et à un autre.

Priez, Mes enfants, priez, le Mexique sera fortement secoué.

Priez, Mes enfants, priez, l’humanité tournera son regard vers le pays de l’Aigle.

Priez, Mes enfants, priez pour la ville aux multiples nationalités, San Francisco sera secoué.

Priez, Mes enfants, priez pour vous-mêmes, tout le monde a besoin de prière et de conversion.

Priez, Mes enfants, priez, vous devez vous préparer spirituellement, grandir, être humbles.

Priez, Mes enfants, pour Mon Église, c’est nécessaire.

Priez, Mes enfants, priez, le Diable volera dans les hauteurs en provoquant l’étonnement.

Enfants bien-aimés de Mon Cœur,

JE BÉNIS TOUTE L’HUMANITÉ, QUE JE NE LAISSE PAS SEULE : J’ENVOIE MON ANGE DE LA PAIX, QUI VOUS ACCOMPAGNERA AVEC MA PAROLE POUR LE BIEN DE TOUS MES ENFANTS.

Mon Cœur reste ouvert et glorieux. Venez, prenez place dans Mon Cœur, car J’ai soif d’âmes. Le Cœur Immaculé de Ma Mère vous attend, Elle vous accompagne sur le chemin en tant que Mère et Enseignante des âmes.

Je vous bénis, petits enfants, Je vous aime.

Votre Jésus

(* Lors de l’éclipse solaire du 8 avril)

 

MESSAGE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
À LUZ DE MARIA
31 MARS 2024

Enfants bien-aimés de Mon Cœur,

EN TANT QUE REINE ET MÈRE DES DERNIERS TEMPS, JE VIENS VERS VOUS AVEC LA LUMIÈRE QUE MON DIVIN FILS A FAÇONNÉE DANS SA RÉSURRECTION AFIN QUE VOUS, EN TANT QUE SES ENFANTS, SOYEZ LE SEL DE LA TERRE ET LA LUMIÈRE QUI ÉCLAIRE LE MONDE. (cf. Mt. 5, 13-14)

Les peurs sont terminées, la foi surmonte les épreuves, elle surmonte les peurs et les appréhensions grâce à la Lumière qui illumine les pensées, l’esprit et le cœur de chaque être humain avec l’envoi du Saint-Esprit, pour qu’Il demeure chez les êtres humains avec Ses Dons, Ses Vertus et Sa Vérité et vous guide vers le Bonheur Céleste.

Une seule unique Vérité demeure chez l’humanité :

MON DIVIN FILS EST RESSUSCITÉ AFIN ÊTRE LA LUMIÈRE QUI GUIDE L’HUMANITÉ AVEC SON AMOUR, AFIN QU’ELLE APPARTIENNE PLUS À LA TRÈS SAINTE TRINITÉ QU’AUX CHOSES DU MONDE.

Celui qui aime donne tout ; Il protège Ses enfants s’ils sont en danger, Il anticipe les obstacles, dans la maladie Il est le médicament ; c’est Mon Divin Fils qui pardonne aux pécheurs.

Enfants bien-aimés, soyez des experts en amour et le reste vous sera ajouté par surcroît :

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. » (Mt. 5, 3-11)

Saintes Pâques, Mes enfants !

Je vous aime.

Maman Marie

 

MESSAGE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
À LUZ DE MARIA
27 MARS 2024

Chers enfants bien-aimés de Mon Cœur, recevez Mon Amour.

Chers enfants,

JE VOUS INVITE À VIVRE « EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ » (Jn. 4, 23-24) À CHAQUE INSTANT, EN ÉTANT UN AVEC MON DIVIN FILS.

Les êtres humains se sont débarrassés de tout ce qui limite leur libre arbitre mal utilisé et pécheur. Mes enfants, sans assumer la tâche de regarder au-delà de vos yeux, vous continuez à mépriser Mon Divin Fils et à vous livrer à l’ennemi de l’âme qui vous conduit à vous livrer à l’Antéchrist.

VOUS DEVEZ CONNAÎTRE ET RECONNAÎTRE MON DIVIN FILS (cf. Jn. 17, 3; Phil. 3, 8) AFIN DE NE PAS ÊTRE TROMPÉS PAR L’ANTÉCHRIST.

Vous allez expérimenter, Mes enfants, l’obscurité ; l’obscurité de l’âme lorsque vous verrez vos péchés même si vous ne voulez pas les voir, et la force du Saint-Esprit vous fera vous voir tels que vous êtes, sans masque, même si vous ne le voulez pas. L’obscurité envahira la Terre et fera que les êtres humains se sentiront seuls sur Terre.

Cette génération de grandes avancées pour le bien est une génération de grandes avancées mal employées, mal utilisées afin de rendre les êtres humains malades, pour exterminer l’humanité. Cette génération a été bénie avec de grandes avancées pour le bien !

MON FILS VIENDRA EN AIDE À SES ENFANTS QUAND CETTE GÉNÉRATION UTILISERA L’INTELLIGENCE POUR ESSAYER D’EXTERMINER TOUTE L’HUMANITÉ. MON FILS VIENDRA AU SECOURS DE SES ENFANTS ET DÉMONTRERA UNE FOIS ENCORE QU’IL EST LE ROI DE L’UNIVERS ET LE MAÎTRE DE TOUTES LES CHOSES CRÉÉES (cf. Apoc. 17, 14; 1 Tim. 6, 13-16).

Enfants, de grandes rébellions éclatent dans les pays ; évitez les grands rassemblements, Mes enfants, les endroits où il y a de grands rassemblements, car la terreur s’empare des nations, Mes petits enfants, et Je ne veux pas que vous souffriez.

Priez et faites réparation, soyez fidèles à Mon Divin Fils.

Priez pour l’Église, vous serez surpris par une nouvelle venant de l’Église.

Mes enfants, cette Mère qui vous parle avec Amour veut que vous écoutiez les alertes que Je vous ai apportées, et au moment où l’ingratitude et le manque d’amour sont en train de devenir plus présents dans l’humanité, que ce soient les créatures de foi qui prient et réparent pour ceux qui ne prient pas et ne réparent pas.

TOUT N’EST PAS DOULEUR, PETITS ENFANTS : APRÈS LA PURIFICATION VIENDRA LA LUMIÈRE ET LA VRAIE VIE, OÙ LA FOI SERA LA BANNIÈRE DES ÊTRES HUMAINS ET VOUS GOÛTEREZ LE CIEL D’AVANCE ET VIVREZ EN PAIX, ET LE MAL NE VIENDRA PAS VOUS TENTER.

Je vous bénis de Mon Cœur Maternel qui est rempli d’Amour pour chacun de vous.

Élevez vos sacramentels, Mes enfants, Je veux vous bénir au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Je vous demande pourtant du respect et de la Foi dans l’usage des sacramentaux car vous ne devez pas oublier qu’il est nécessaire que vous soyez en état de grâce.

Je vous aime, Mes enfants, Je vous aime.

Maman Marie

 

MESSAGE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
À LUZ DE MARIA
23 MARS 2024

Enfants bien-aimés de Mon Cœur Immaculé,

QUE MA BÉNÉDICTION SOIT POUR CHACUN D’ENTRE VOUS UN BAUME DANS CES MOMENTS DE DOULEUR POUR L’HUMANITÉ, moments de douleur semblable à la douleur que Mon cher Fils bien-aimé a éprouvée par amour de l’humanité depuis Son arrestation par les soldats romains. Douleur qui a duré trois longs jours jusqu’au dimanche de Sa Résurrection, douleur qui continue de se répéter pour chacun de Ses enfants qui le renie, qui l’offense, qui le méprise, qui commet des sacrilèges, pour chaque acte de désobéissance, pour chacun de Ses enfants qui me méprise.

On commence la commémoration de la Semaine Sainte avec des acclamations et une jubilation qui se terminera bientôt, comme chez certains de Mes enfants qui s’approchent de Mon Divin Fils et puis, voyant ce que Mon Divin Fils dans Sa Volonté ne leur donne pas, ils s’éloignent de Lui en le reniant et sans l’aimer.

PETITS ENFANTS, JE VOUS PRIE DE VIVRE CETTE SEMAINE SAINTE, QUI A ÉTÉ QUALIFIÉE PAR MON DIVIN FILS DE SEMAINE SPÉCIALE, à cause des œuvres et actions de l’homme, face à la nature qui continue d’agir avec force, face au refus de prendre au sérieux ces jours saints de réflexion, de pardon, de miséricorde, pour ce qu’elle est : UN MOMENT DIFFÉRENT DANS LA VIE ET L’ESPRIT DE L’ÊTRE HUMAIN.

PENDANT CETTE SEMAINE SAINTE, LE SAINT-ESPRIT SERA DÉVERSÉ D’UNE MANIÈRE SPÉCIALE, en préparation pour que vous, Mes enfants, puissiez continuer événement après événement sans perdre la foi ; mais pour cela, vous devez rester dûment unis à Mon Divin Fils.

EN TANT QUE MÈRE, JE SUPPLIE CHACUN D’ENTRE VOUS, PETITS ENFANTS, DE VOUS PRÉPARER À UN CHANGEMENT DE VIE D’UN INSTANT À L’AUTRE.

L’humanité est à un souffle de subir des événements graves et forts, annoncés auparavant par Mon Divin Fils, par cette Mère et par Mon bien-aimé Saint Michel Archange.

Certains de Mes enfants ne voient pas les tentacules de la guerre ; ils arrivent silencieusement, provoquant douleur et peur à travers le terrorisme.

Priez, Mes enfants, priez pour l’Amérique du Nord : cette nation a besoin de conversion.

Priez, Mes enfants, priez pour l’Amérique Centrale : elle sera secouée.

Priez, Mes enfants, priez pour l’Argentine : elle souffrira de la maladie et à cause de ses habitants.

Priez, Mes enfants, priez pour l’Europe : priez, petits enfants.

Le firmament s’assombrira, les enfants de Mon Divin Fils donneront de la lumière avec leurs lampes allumées à la meilleure huile (cf. Lc. 12, 35-36). C’est pourquoi je vous appelle, petits enfants, à entrer en profondeur dans chaque jour de cette Semaine Sainte en vous repentant de vos mauvais actes et en demeurant en paix avec la Très Sainte Trinité.

PLIEZ VOS GENOUX, PETITS ENFANTS, PLIEZ VOS GENOUX. (cf. Eph. 3, 14-16)
VOUS PENSEZ QUE TOUT EST TRÈS LOIN…
LA SOUFFRANCE DE MES ENFANTS CONTINUE…
REPENTEZ-VOUS, REGARDEZ AVEC VOTRE CŒUR LES SIGNES ET LES SIGNAUX. CONVERTISSEZ-VOUS, CONVERTISSEZ-VOUS, PETITS ENFANTS, CONVERTISSEZ-VOUS !

Mes petits enfants, ne méprisez pas Mes avertissements. Unissez-vous, aimez-vous et aidez-vous les uns les autres.

Je vous bénis, je vous aime.

Maman Marie

MESSAGE DE SAINT MICHEL ARCHANGE
À LUZ DE MARIA
18 MARS 2024

Enfants bien-aimés de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, en tant que Prince des Milices Célestes, Je viens vers vous par Ordre Divin.

Vous êtes des enfants de la Très Sainte Trinité et de Notre Reine et Mère :

Nourrissez votre foi en accomplissant la Volonté de Dieu, en recevant Notre Roi et Seigneur dans le Sacrement de la Sainte Eucharistie.
Nourrissez votre foi avec la pratique de l’Écriture Sainte, en aimant vos frères et sœurs, en accomplissant les Sacrements et toutes les Œuvres de Miséricorde, en lisant les livres des Pères de l’Église.

LUTTEZ POUR ÉRADIQUER L’ÉGOÏSME ; il vous amène à ne regarder que vous-mêmes et vous fait croire que tout ce qui existe est pour vous. L’égoïsme vous amène à tomber dans l’arrogance. Il y a tant de personnes arrogantes qui ne se voient pas et continuent à être de plus en plus arrogants à chaque instant, pensant qu’ils méritent tout ; et lorsqu’ils se verront, l’égoïsme aura provoqué la lèpre spirituelle chez eux (cf. Prov. 16, 18-19).

En ce moment:
Les êtres humains spirituels font défaut…
La vérité manque…
L’humilité manque…
Il manque la connaissance correcte de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ pour que vous soyez disposés à cesser de chercher des chemins erronés, pour vouloir en savoir plus sur Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ.

En tant que Prince des Légions Célestes :
Je vous appelle à vivre en étant authentiques : vous n’y parviendrez que par l’humilité.
Je vous appelle à vous respecter mutuellement en tant que frères et sœurs.
Je vous appelle à respecter les vrais instruments que la Très Sainte Trinité et Notre Reine et Mère ont choisis pour ce moment tellement difficile.

ENFANTS DE NOTRE REINE ET MÈRE, VOUS ALLEZ VIVRE DES MOMENTS TRAGIQUES, VRAIMENT GRAVES ; SI LA FOI N’EST PAS FORTE ET FERME, (CF. I COR 16, 13) IL SERA PLUS DIFFICILE POUR LES ÊTRES HUMAINS D’Y FAIRE FACE.

Continuez sans ressentir de peur, vivez sans peur, en connaissant la Parole Divine (cf. II Tim. 3, 16-17) pour apprendre à être amour envers vos semblables ; essayez de parler, les enfants, sans crier, aussi animée que soit la conversation.

Enfants de la Très Sainte Trinité, il y a tant de mal au sein de l’humanité, tant d’envie (cf. Jacques 1, 22 ; I Cor. 13, 4) que la puissance du Diable déborde et que ses manières de faire le mal sont recherchées par l’homme lui-même à travers des frères qui se sont livrés aux ténèbres.

Enfants de Notre Roi et Seigneur Jésus-Christ,

JE SUIS CHARGÉ D’ACCOMPAGNER LES ÂMES AU CŒUR IMMACULÉ DE NOTRE REINE ET MÈRE DE L’HUMANITÉ ; C’EST NOTRE REINE ET MÈRE QUI VOUS MÈNE JUSQU’AU TRÔNE DE LA TRINITÉ.

MON INTERCESSION EST POUR CHACUN D’ENTRE VOUS, AFIN DE VOUS RECEVOIR ET VOUS AMENER DEVANT NOTRE REINE ET MÈRE, POUR QUE VOUS PUISSIEZ GOÛTER AU BANQUET CÉLESTE.

Recevez Ma Protection continue.

Saint Michel Archange

MESSAGE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
À LUZ DE MARIA
14 MARS 2024

(Le Message suivant est publié ce jour, mais a été reçu le 14 dans un groupe de prière)

Mes enfants bien-aimés, Je vous bénis.

EN TANT QUE PÈRE AIMANT, JE VIENS VERS VOUS POUR ME DONNER À CHACUN, POUR VOUS DONNER MON AMOUR AFIN QUE VOUS LE VIVIEZ.

Je ne veux pas que vous vous arrêtiez à cause du libre arbitre…
Je ne veux pas que vous partagiez la mauvaise compréhension du respect humain…
Je veux que vous aimiez et respectiez la Volonté Divine afin qu’elle ne soit remplacée à aucun moment par vos désirs ou caprices…

En ce moment, Mes enfants, bien-aimés de Mon Cœur, le libre arbitre mal utilisé M’oblige à agir en tant que Juste Juge, face à la volonté humaine qui s’élève contre Ma Volonté.

MON ÉGLISE EST EN CHEMIN, MES ENFANTS, MAIS ELLE CHEMINE EN GOÛTANT LE CALICE AMER.

Je vous mets en alerte et vous préviens pour que vous ne ressentiez pas une douleur plus grande que vous ne pouvez supporter, mais même si Je vous préviens, vous n’êtes pas obéissants, ce que vous regretterez sous l’ombre de la mort sur terre. Vous regretterez de ne pas avoir obéi quand la terre tremblera, quand vous verrez les flammes sur terre, vous verrez une terre en train de brûler au milieu du combat des nations – une humanité que les grandes puissances de la terre veulent éteindre par la guerre.

MA MAISON VOUS MONTRE DE LA PITIÉ, MAIS LE GENRE HUMAIN NE CONNAIT PAS DE LIMITE ET CONTINUE DE M’OFFENSER CONSTAMMENT ; ET POURTANT JE CONTINUE DE PARDONNER ET D’AIMER, J’AIMERAI ET PARDONNERAI LE GENRE HUMAIN JUSQU’À CE QUE JE VIENNE À VOUS SANS VOUS AVERTIR ET QUE VOUS SEREZ SURPRIS PAR TOUT LE MAL QUE VOUS AVEZ COMMIS.

Cette génération, enfants de Mon Cœur, participera au combat – dans une lutte née du libre arbitre (cf. Jacques 1, 13-15; Gal. 5, 13), produit de la violence et produit de l’inconscience humaine. Vous ne voyez pas « Goliath », qui s’élève avec toujours plus de force et de pouvoir sur l’humanité, avec cette ombre de mort qui intimide tout le monde ; et ce « Goliath », c’est l’énergie nucléaire, Mes enfants bien-aimés.

Il y aura ceux qui célébreront en battant d’autres frères par des actes de violence grands et fatidiques. Cependant, Ma Miséricorde veut que ceux qui restent à Mes côtés, veut que ceux qui maintiennent leur foi en Moi, veut que ceux qui ne rentrent pas dans les terriers, parce qu’ils ont foi en Moi, témoignent de cette foi. Non pas en affrontant leurs frères qui viendront flageller un pays après l’autre, mais par la prière et l’action, en aidant ceux qui M’ont peut-être renié jusqu’à maintenant. Mais n’oubliez jamais que Je pardonne et J’aime, J’aime et Je pardonne, et Je veux que vous fassiez de même.

Mes enfants, il y aura tellement, tellement de choses qui seront altérées et affectées par la radioactivité ! Mais c’est précisément pour cela qu’il y a tant de menaces en ce moment de la part de certains pays puissants envers d’autres, parce que personne ne veut que l’histoire le montre du doigt comme celui qui a déclenché l’hécatombe de l’humanité.

AYEZ CONFIANCE EN MOI, SOYEZ DE VRAIS ENFANTS DE MA VOLONTÉ. NE LAISSEZ PAS LA PEUR VOUS PÉNÉTRER, CAR MOI, MES ENFANTS, JE NE VOUS ABANDONNERAI JAMAIS. (cf. Jn 14, 1-2)
JE PRENDS VOS DEMANDES ET JE LES METS DANS MON CŒUR, CAR JE VIENS VERS MES ENFANTS AFIN QU’ILS N’AIENT PAS PEUR, POUR LES PRÉVENIR ET POUR QU’ILS NE TOMBENT PAS DANS LES TENTATIONS DU MAL.

Mes petits enfants, si vous voyez certains ou un grand nombre de vos frères et sœurs courir d’un endroit à un autre, gardez la foi, gardez l’équanimité et ne courez pas comme des créatures sans foi, car où que vous soyez, Mes Légions d’Anges arriveront et vous protégeront, mais en échange J’ai besoin que vous soyez en état de grâce et si vous ne l’êtes pas, Je voudrais vous trouver en train de lutter pour avoir la grâce en vous, Mes enfants.

Je vous aime et Je ne veux pas vous faire peur, mais :
Je veux que vous suiviez la bonne voie et renforciez votre foi.
Je souhaite que vous banniez l’égoïsme et que vous agissiez à Ma Manière plutôt qu’à la manière du monde.

JE VOUS AIDE EN VOUS APPORTANT DE LA FORCE POUR QUE VOUS TRAVAILLEZ ET AGISSEZ DANS MA VOLONTÉ, et si vous n’avez rien à manger, Mes petits enfants, J’enverrai, si c’est nécessaire, la Manne du Ciel pour nourrir Mes fidèles, pour nourrir Mes enfants, tous Mes enfants, absolument tous Mes enfants.

Vous avez la certitude que votre Jésus – Celui qui a marché avec la Croix, Celui qui a été cloué sur une Croix, a permis tout cela, et Je l’ai assumé avec beaucoup d’Amour pour qu’à ce moment précis vous continuiez à marcher dans Mon Amour et avec l’assurance que Je ne vais pas vous laisser seuls, mais que J’écoute toujours ceux qui crient avec un cœur sincère.

Vous serez confrontés à de terribles flagellations, mais si vous gardez la foi, si vous êtes convaincus, vous pourrez déplacer une montagne d’un lieu à un autre (cf. Mt. 17, 20-21). Sauvez votre âme, Mes enfants, réveillez-vous, Mes enfants, ne restez pas prosternés par terre ; exaltez Mon Nom, qui est au-dessus de tout nom, et Je continuerai à protéger votre chemin.

Petits enfants de Mon Cœur, Je vous emmènerai Moi-même au Cœur Immaculé de Ma Mère bien-aimée car le Cœur Immaculé de Ma Mère est l’Arche de Salut pour Mes enfants.

Vous devez prier, être obéissants et être des créatures du bien.

Mes petits enfants, Je bénis les Sacramentaux que chacun de vous porte en ce moment, Je les scelle de Mon Précieux Sang et Je vous bénis au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Votre Jésus




Saint Jean, l’apôtre bien-aimé du Seigneur (3) : « Toi qui reposas si souvent sur sa poitrine ! »

Dans son Evangile, Saint Jean nous révèle son attitude d’intimité unique avec le Maître : elle est dévoilée au moment troublant où le Seigneur annonce de manière mystérieuse la trahison de Judas… Là, Jean se définit à travers une tendre proximité avec Jésus :

« Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Un de ses disciples, celui que Jésus aimait, se trouvait à table tout contre Jésus. Simon Pierre lui fait signe et lui dit : « Demande quel est celui dont il parle. » Se penchant alors vers la poitrine de Jésus, le disciple lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper ! … » il la prend et la donne à Judas… Après la bouchée, Satan entra en lui… et aussitôt la bouchée prise, il sortit ; il faisait nuit… » (Jn 13,22-30).

On découvre d’abord dans cet Evangile que Saint Pierre reconnaissait cette proximité unique que Jean avait avec le Maître. A travers Pierre, Roc précieux de la foi choisi par Jésus (Mt 16,18), nous est révélée ensuite en Jean, si proche du Cœur de Jésus, la dimension contemplative future de l’Eglise dont la Vierge est la plénitude : sa silencieuse proximité avec Elle, déjà, durant le ministère du Seigneur, le conduira à être le seul Apôtre présent au pied de la Croix. Et c’est pourquoi si Jean est présent au début de la mission apostolique près de Pierre (Ac 4,13-22), il disparaît ensuite après les premières persécutions pour protéger et conduire la Vierge Marie à Ephèse, à l’écart…

Certes, il continuera à évangéliser… mais de manière plus contemplative, comme il le laisse entendre au début de l’Apocalypse avant de témoigner de sa vision bouleversante du Christ glorieux :

« Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l’épreuve, la royauté et la constance, en Jésus. Je me trouvais dans l’île de Patmos, à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je tombais en extase, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix clamer, comme une trompette : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre pour l’envoyer aux sept Eglises… Je me retournais pour regarder la voix qui me parlait… et je vis comme un Fils d’homme revêtu d’une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or… ses yeux comme une flamme ardente… et son visage, c’est comme le soleil qui brille dans tout son éclat ! A sa vue, je tombai comme mort à ses pieds… » (Ap 1,9-17).

Cet évènement constituera pour lui une étape décisive : il demeurera l’Apôtre témoin du Seigneur, mais sous une forme plus cachée, contemplative et prophétique dont témoigne son Apocalypse. Car prés de Marie, il entre alors dans le rayonnement silencieux[1] de « la Femme » enveloppée du « Soleil » (Ap 12,1). Et l’on peut affirmer que Jean n’aurait jamais écrit son « Evangile spirituel » s’il n’avait été auparavant « imprégné » par le silence contemplatif de la Vierge. Il a reçu d’Elle, au-delà des paroles, une pénétration unique du mystère de l’Incarnation : en effet, derrière la beauté contemplative de son Evangile et de ses Epîtres, se cache le regard silencieux du Cœur de Marie (Lc 2,19) … et cette profondeur mariale initiée par l’Esprit est passée dans le regard de Jean. Comme l’écrit splendidement un Père de l’Eglise :

« Il faut donc oser dire que, de toutes les Ecritures, les Evangiles sont les prémices et que, parmi les Evangiles, les prémices sont celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est reposé sur la poitrine du Seigneur et n’a reçu de Jésus, Marie pour Mère[2]… »

Alors, comment interpréter ce paradoxe johannique où l’Apôtre ne se nomme pas mais se définit comme « Celui que Jésus aimait » en reposant souvent sur son Cœur… (Jn 19,26-27 / Jn 20,2-10 / 21,7.20-23).

Cette expression unique nous touche en même temps qu’elle peut nous interroger ? Pourquoi l’Apôtre se définit-il si intime du Seigneur, au point de paraitre « unique » dans le Collège apostolique ? Il faut d’abord constater que dans les relations humaines, il y a déjà des nuances évidentes en nos vies entre les amis intimes et les connaissances au sens large. On remarquera aussi que si Jean ne se « nomme » pas dans sa proximité avec Jésus, c’est qu’il se veut un simple disciple… Ne sommes-nous pas là devant « un choix d’humilité » qui le fait s’effacer devant l’amour infini du Seigneur ?

Enfin, n’y-a-t-il pas aussi de sa part un enseignement secret pour nous dire que la vie « commence » vraiment quand on regarde « Celui que l’on a transpercé » (Jn19,37). On découvre alors, comme il l’a écrit, que « devant Lui, nous apaiserons notre cœur si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout ! » (1 Jn 3,20).

En conclusion, cela signifie que si « Dieu est Lumière » (1 Jn 1,5) et qu’il opère une vérité libératrice en nos vies, c’est pour nous plonger plus profondément en ce « Dieu qui est Amour ! » Car « ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui as envoyé son Fils » (1 Jn 4,10).

Ce mystère a habité très tôt dans le cœur du disciple bien-aimé et à travers les personnages de son Evangile, il veut nous ouvrir la voie vers l’Amour incompréhensible que Jésus nous porte… Souvenons-nous de son dialogue bouleversant avec la Samaritaine (Jn 4,7-47) ou la femme adultère (Jn 8,2-11)  car en vérité, il nous aime tous, chacun et chacune, d’une manière « unique » que l’on commence à découvrir en cette vie et se dévoilera en la vie éternelle !

A travers Sainte Faustine, ne nous dira-t-il pas à en tant que Christ miséricordieux :

« Je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde (687) … Qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance : les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien (1520) … Les grâces de ma miséricorde se puisent à l’aide d’un unique moyen, et c’est la confiance. Plus la confiance est grande, plus l’âme reçoit ! » (1578)

Ainsi, la « confiance » est le secret ultime pour être sauvé et brûlé par le feu de l’infinie Miséricorde ! Elle seule peut nous plonger dans l’océan de la Miséricorde… La petite Thérèse en a fait le cœur battant de sa voie d’enfance spirituelle :

« Ce qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde… Voilà mon seul trésor !… Restons bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour… Oh ! que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens !… C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour[3]… »

 

+ Marie-Mickaël

 

[1] « La sainteté est plus décisive que le ministère épiscopal, même si celui-ci est indispensable. Il est plus important d’être saint que d’être laïc, consacré, diacre, prêtre, évêque ou pape… Malgré l’importance du ministère de Pierre, Marie est plus décisive que lui pour l’avenir de l’Eglise ! » Monseigneur Léonard, Le cœur de la foi chrétienne, Edition de l’Emmanuel, 2003, p.70.

[2] Origène, Sur l’Evangile de Jean.

[3] Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 197, Cerf-DDB 1992, p.552-553.




Le choix a été fait…

Article de Mark Mallett du 9 avril 2024

Il n’y a pas d’autre moyen de le décrire qu’une lourdeur oppressante. J’étais assis là, penché sur mon banc, m’efforçant d’écouter les lectures de la messe du dimanche de la Divine Miséricorde. C’était comme si les mots frappaient mes oreilles et rebondissaient.

J’ai finalement supplié le Seigneur : « Quelle est cette lourdeur , Jésus ? Et je l’ai senti dire en mon intérieur :

Le cœur de ce peuple s’est endurci. Mes paroles ne percent plus leur âme. C’est un peuple au cou raide comme à Mériba et à Massah  (cf. Ps 95, 8).  Cette génération a maintenant fait son choix et vous êtes sur le point de vivre les fruits de ces choix… 

Ma femme et moi étions assis sur le balcon – ce n’est pas un endroit où nous allons habituellement, mais aujourd’hui, c’était comme si le Seigneur voulait que je voie quelque chose. Je me suis penché en avant et j’ai baissé les yeux. La cathédrale était à moitié vide en cette fête de la Miséricorde – plus vide que je ne l’avais jamais vue. C’était un point d’exclamation dans ses paroles selon lesquelles, même maintenant – même avec le monde au bord d’un conflit nucléaire, d’un effondrement économique, d’une famine mondiale et d’une autre « pandémie » – les âmes ne recherchaient pas sa miséricorde et « l’océan de grâces ». [1] qu’Il offrait ce jour-là. [2]

Je me suis souvenu encore de ses paroles déchirantes à Sainte Faustine :

Je ne veux pas punir l’humanité souffrante, mais Je désire la guérir, en la pressant contre Mon Cœur Miséricordieux. J’utilise la punition lorsqu’ils Me forcent eux-mêmes à le faire ; Ma main hésite à saisir l’épée de la justice. Avant le Jour de la Justice, j’envoie le Jour de la Miséricorde… Je prolonge le temps de la miséricorde pour le bien des [pécheurs]. Mais malheur à eux s’ils ne reconnaissent pas ce moment de Ma visitation…—Jésus à Sainte Faustine,  La Divine Miséricorde dans mon âme , Journal, n. 126I, 1588

Bien que la miséricorde de Dieu ne finisse jamais, il me semble qu’Il dit que « le temps de la miséricorde » touche maintenant à sa fin. Quand? Depuis combien de temps savons-nous que nous sommes en sursis ?

La phase d’alerte

En effet, le Seigneur DIEU ne fait rien sans révéler Son plan à ses serviteurs les prophètes. (Amos 3:7)

Lorsque Dieu désire avertir l’humanité, il appelle des prophètes ou des veilleurs, souvent à travers une rencontre profonde qui retient leur attention.

Dans leurs rencontres « individuelles » avec Dieu, les prophètes puisent lumière et force pour leur mission. Leur prière n’est pas la fuite de ce monde infidèle, mais plutôt l’attention à la Parole de Dieu. Parfois leur prière est une dispute ou une plainte, mais c’est toujours une intercession qui attend et prépare l’intervention du Dieu Sauveur, Seigneur de l’histoire. — Catéchisme de l’Église catholique,  n. 2584

Le prophète ressent une urgence lorsque Dieu lui donne une parole à transmettre. La parole remue dans son âme, brûle dans son cœur et devient même un fardeau jusqu’à ce qu’elle soit prononcée. [3] Sans cette grâce, la plupart des prophètes seraient simplement enclins à douter, à tergiverser ou même à enterrer le mot « pour une autre fois ».

L’urgence ressentie par le prophète n’indique cependant pas l’ imminence de la prophétie ; c’est simplement le propulseur pour faire passer la parole au Corps du Christ et même au reste du monde. Le moment exact où cette parole s’accomplira, ou si elle sera atténuée, reportée ou annulée, et combien d’années, voire de siècles, il s’écoulera après que le prophète l’aura prononcée pour la première fois, n’est connu que de Dieu – à moins qu’Il ne le révèle (par exemple Gen 7). :4, Jonas 3:4). De plus, il faut laisser le temps à la parole de parvenir aux gens .

Cet apostolat d’écriture a commencé il y a environ 18 ans. Il a fallu de nombreuses années pour que ce message parvienne à travers le monde, et même alors, jusqu’à un simple reste.

La phase d’exécution

La phase d’accomplissement arrive souvent « comme un voleur dans la nuit ». [4] Il n’y a que peu ou pas d’avertissement, car le temps de l’avertissement est passé — le verdict est tombé. Dieu, qui est amour et miséricorde même, attend toujours que soit la justice l’exige d’agir, soit qu’il y ait une telle dureté de cœur, seul le châtiment reste comme instrument de miséricorde.

Car le Seigneur corrige celui qu’il aime et châtie tout fils qu’il reçoit. (Hébreux 12:6)

Souvent, la première étape de ce châtiment consiste pour l’individu, la région ou la nation à récolter simplement ce qui a été semé.

… ne disons pas que c’est Dieu qui nous punit ainsi ; au contraire, ce sont les hommes eux-mêmes qui préparent leur propre châtiment. Dans sa bonté, Dieu nous avertit et nous appelle au droit chemin, tout en respectant la liberté qu’il nous a donnée ; donc les gens sont responsables. –Sr. Lucia, une des visionnaires de Fatima, dans une lettre au Saint-Père, 12 mai 1982

Je n’ai aucun doute sur le fait que les « sceaux » de l’Apocalypse ne sont pas seulement créés par l’homme mais sont délibérés. C’est pourquoi Notre Sainte Mère a mis en garde à Fatima contre les conséquences de laisser les erreurs de la franc-maçonnerie (c’est-à-dire les « erreurs de la Russie ») se propager à travers le monde. Cette « bête » qui surgit de la mer utilise des mots doux et des slogans comme « reconstruire en mieux » et « Grande Réinitialisation » pour cacher ses intentions de créer de l’ordre à partir du chaos ( ordo ab chaos ). Il s’agit, en un sens, du « châtiment de Dieu » – dans la mesure où le « fils prodigue » a été autorisé à récolter ce qu’il avait semé par sa rébellion.

Dieu… est sur le point de punir le monde pour ses crimes, au moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et contre le Saint-Père. Pour éviter cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice les premiers samedis. Si mes demandes sont entendues, la Russie se convertira et il y aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés ; le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ; diverses nations seront anéanties.  — Message de Fatima,  vatican.va

Je ne connais pas le programme du Seigneur pour ce Triomphe. Mais le « mot du présent » aujourd’hui est très clair : l’humanité a collectivement rejeté le Christ, son Église et l’Évangile. Ce qui reste avant  le Jour de la Justice  me semble être un dernier acte de miséricorde – un avertissement mondial qui ramènera immédiatement à la maison de nombreux fils et filles prodigues… et triera les mauvaises herbes du blé.
Avant de venir en tant que juste Juge, je viens d’abord en tant que Roi de Miséricorde. Avant que le jour de justice n’arrive, un signe semblable sera donné aux hommes dans les cieux : Toute lumière dans les cieux s’éteindra et il y aura de grandes ténèbres sur toute la terre. Alors le signe de la croix sera visible dans le ciel, et des ouvertures où furent cloués les mains et les pieds du Sauveur sortiront de grandes lumières qui éclaireront la terre pendant un certain temps. Cela aura lieu peu avant le dernier jour. — Jésus à Sainte Faustine, Journal de la Divine Miséricorde, Journal, n. 83

Hâtez-vous d’être en état de grâce

Nous avons atteint un point où nous devons être prêts à rencontrer le Seigneur à tout moment. Des dizaines de fois dans les messages adressés à la voyante américaine Jennifer, Jésus appelle les gens à être prêts à se tenir devant Lui « en un clin d’œil ».

Mon peuple, le temps d’avertissement qui a été prédit va bientôt se révéler. Je vous ai patiemment supplié, Mon peuple, mais vous êtes trop nombreux à continuer à vous consacrer aux voies du monde… C’est un moment où Mes fidèles sont appelés à une prière profonde. Car en un clin d’œil, vous pourriez vous tenir devant Moi… Ne soyez pas comme l’homme insensé qui attend que la terre commence à trembler et à trembler, car alors vous pourriez périr… — Jésus aurait dit à Jennifer ; Paroles de Jésus , 14 juin 2004

Des avions à réaction dotés de l’arme nucléaire sont déployés au-dessus de la Terre tandis que les dirigeants menacent de s’anéantir les uns les autres. Les « experts » préviennent qu’une pandémie « 100 fois pire que le Covid » circule déjà aux États-Unis. Le virologue de renommée mondiale, le Dr Geert Vanden Bossche, a averti que nous entrons dans une « crise hyper-aiguë » parmi les populations hautement vaccinées et que nous assisterons bientôt à « un tsunami massif et massif » de maladies et de décès parmi elles. [5] Et des centaines de millions de personnes sont confrontées à la famine en raison de l’hyperinflation et d’une crise alimentaire mondiale croissante. À un moment donné, nous allons traverser cette tempête… et elle apparaît tôt ou tard.
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Interrogé sur le troisième secret de Fatima, le pape Jean-Paul II a déclaré à un groupe de pèlerins :
S’il existe un message dans lequel il est dit que les océans vont inonder des pans entiers de la terre ; que, d’un moment à l’autre, des millions de personnes vont périr… ça ne sert plus à rien de vouloir vraiment publier ce [troisième] message secret [de Fatima]… Il faut être prêt à subir de grandes épreuves dans le pas trop -futur lointain; des épreuves qui exigeront que nous soyons prêts à renoncer même à notre vie et à un don total de nous-mêmes au Christ et pour le Christ. Par vos prières et les miennes, il est possible d’atténuer cette tribulation, mais il n’est plus possible de l’éviter, car c’est seulement ainsi que l’Église pourra être renouvelée efficacement. Combien de fois en effet le renouveau de l’Église s’est-il opéré dans le sang ? Cette fois encore, il n’en sera pas autrement. Il faut être fort, il faut se préparer, il faut se confier au Christ et à sa Mère, et il faut être attentif, très attentif, à la prière du Rosaire. —PAPE JEAN-PAUL II, entretien avec des catholiques à Fulda, Allemagne, novembre 1980 ; « Inondation et incendie » du P. Régis Scanlon, ewtn.com
Je suppose que ce que je dis, c’est qu’il ne reste que peu de temps, voire aucun temps, pour atténuer ne serait-ce que cette tribulation. Collectivement, le choix a été fait d’éjecter Dieu de la place publique. Cela devrait être évident pour tous. Pourtant, « nous connaissons partiellement et nous prophétisons partiellement… nous voyons indistinctement, comme dans un miroir » (1 Co 13, 9, 12).
Et tout n’est pas perdu. Ces douleurs de l’accouchement ne sont pas la fin mais le début d’une nouvelle naissance à venir, une nouvelle ère de paix .
À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, elle se convertira et une période de paix sera accordée au monde. —Message de Fatima,  vatican.va
Oui, un miracle a été promis à Fatima, le plus grand miracle de l’histoire du monde, juste après la Résurrection. Et ce miracle sera une ère de paix qui n’a jamais vraiment été accordée au monde auparavant. —Cardina l Mario Luigi Ciappi, 9 octobre 1994 (théologien papal de Jean-Paul II, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul Ier) ; Catéchisme familial de l’apostolat



Le secret admirable du Très Saint Rosaire (13) – St Louis-Marie Grignion de Montfort

10e ROSE

[31] Lorsque saint Dominique prêchait cette dévotion dans Carcassonne, un hérétique tournait en ridicule ses miracles et les 15 mystères du saint Rosaire, ce qui empêchait la conversion des hérétiques. Dieu, pour punir cet impie, permit à quinze mille démons d’entrer en son corps ; ses parents l’amenèrent au bienheureux Père pour le délivrer de ces malins esprits. Il se mit en oraison et exhorta toute la compagnie de réciter avec lui le Rosaire tout haut, et voilà qu’à chaque Ave Maria, la sainte Vierge faisait sortir cent démons du corps de cet hérétique en forme de charbons ardents. Après qu’il fut délivré, il abjura ses erreurs, se convertit et se fit enrôler en la confrérie du Rosaire avec plusieurs de son parti qui furent touchés de ce châtiment et de la vertu du Rosaire.

[32] Le docte Cartagène, de l’ordre de Saint-François, avec plusieurs auteurs, rapporte que l’an 1482, lorsque le vénérable Père Jacques Sprenger et ses religieux travaillaient avec grand zèle à rétablir la dévotion et la confrérie du saint Rosaire dans la ville de Cologne, deux fameux prédicateurs, jaloux des grands fruits qu’ils faisaient par cette pratique, tâchaient de la décrier par leurs sermons, et comme ils avaient du talent, et un grand crédit, ils dissuadaient beaucoup de personnes de s’y enrôler ; l’un de ces prédicateurs, pour mieux venir à bout de son pernicieux dessein, prépara un sermon exprès et l’assigna à un jour de dimanche. L’heure du sermon étant venue le prédicateur ne paraissait point ; on l’attendit, on le chercha, et enfin on le trouva mort  sans avoir été secouru de personne. L’autre prédicateur, se persuadant que cet accident était naturel, résolut de suppléer à son défaut pour abolir la confrérie du Rosaire. Le jour et l’heure du sermon étant arrivés, Dieu châtia ce prédicateur d’une paralysie qui lui ôta le mouvement et la parole. Il reconnut sa faute et celle de son compagnon, il eut recours à la sainte Vierge dans son coeur, lui promettant de prêcher partout le Rosaire avec autant de force qu’il l’avait combattu. Il la pria de lui rendre pour cela la santé et la parole, ce que la sainte Vierge lui accorda, et se trouvant subitement guéri il se leva comme un autre Saul, de persécuteur devenu défenseur du saint Rosaire. Il fit réparation publique de sa faute, et prêcha avec beaucoup de zèle et  d’éloquence l’excellence du saint Rosaire.

[33] Je ne doute point que les esprits forts et critiques de ce temps, qui liront les histoires de ce petit traité, ne les révoquent en doute, comme ils ont toujours fait, quoique je n’aie fait autre chose que les transcrire de très bons auteurs contemporains et en partie dans un livre nouvellement composé par le Révérend Père Antonin Thomas, de l’ordre des frères prêcheurs, intitulé : le Rosier mystique.

Tout le monde sait qu’il y a trois sortes de foi aux histoires différentes. Nous devons aux histoires de l’Écriture sainte une foi divine ; aux histoires profanes qui ne répugnent point à la raison et écrites par de bons auteurs, une foi humaine ; et aux histoires pieuses rapportées par de bons auteurs et nullement contraires à la raison, à la foi ni aux bonnes mœurs, quoiqu’elles soient quelquefois extraordinaires, une foi pieuse ; j’avoue qu’il ne faut être ni trop crédule ni trop critique, et qu’il faut tenir le milieu en tout pour trouver le point de la vérité et de la vertu ; mais aussi je sais que, comme la charité croit facilement tout ce qui n’est point contraire à la foi ni aux bonnes mœurs : Charitas omnia credit (1 Co 13,7), de même l’orgueil porte à nier presque toutes les histoires bien avérées, sous prétexte qu’elles ne sont point dans l’Écriture sainte. C’est le piège de Satan, où les hérétiques qui nient la tradition sont tombés, et où les critiques du temps tombent insensiblement, ne croyant pas ce qu’ils ne comprennent pas, ou ce qui ne leur revient pas, sans aucune autre raison que l’orgueil et la suffisance de leur propre esprit.

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.




Jésus, j’ai confiance en toi !

« Je promets que l’âme qui honorera cette image

ne sera pas perdue… »

Jésus à Sainte Faustine, petit journal 48

 

En cette neuvaine annuelle à la Miséricorde Divine qui commence le Vendredi Saint jusqu’au premier Dimanche après Pâques, il faut surtout ne jamais oublier le cœur du Message : Nulle faiblesse, nul péché, nulle extrême fragilité n’aura jamais le dernier mot en nos vies si nous renouvelons jusqu’au bout « le saut de la confiance » en la Miséricorde ! C’est le grand combat que nous avons tous à mener où notre cœur oscille entre confiance et désespérance, paix et trouble : tel est le grand rendez-vous de nos vies…

Il faut se souvenir ici des promesses extrêmes de Jésus à Sainte Faustine qui jaillissent de son Cœur ouvert sur la Croix (Jn 19,33-35) :

« Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en toi[1] ! » Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier !

Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dés ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire ! »

Petit journal, 47-48

La confiance sans limites et sans cesse renouvelée est donc au cœur de notre combat de la foi. En ce sens, Jésus miséricordieux nous ouvre à travers Sainte Faustine un horizon immense :

« Je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde… (687) Qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance… (1520) Dis aux âmes qu’elles ne fassent pas obstacle en leur propre cœur à ma miséricorde, qui désire tant agir en elles… Ma miséricorde est à l’œuvre dans tous les cœurs qui lui ouvrent la porte : le pécheur comme le juste ont besoin de ma miséricorde. La conversion comme la persévérance est une grâce de ma miséricorde (1577) … »

La confiance en l’amour miséricordieux de Jésus doit conduire à le rencontrer à travers le mystère des sacrements de l’Eglise : Il y a donc une urgence absolue à vivre en particulier le « sacrement de la réconciliation » en confessant ses péchés au Seigneur à travers son prêtre… là s’opère « le miracle de sa miséricorde » :

« Il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère et le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude… Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine ; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard ! » (1448).

En soi, il n’est jamais trop tard et Jésus, dans son infinie miséricorde, viendra nous chercher jusqu’au dernier instant de notre vie sur terre. Mais le Seigneur veut ici nous « ouvrir les yeux » sur notre mollesse qui, trop souvent, nous fait « reporter à plus tard » l’urgence de notre conversion au présent : et là, grand est le danger que « plus tard » devienne « trop tard » !

Cet éloignement dangereux s’installe sournoisement et tue peu à peu dans le cœur le feu de l’Evangile… là, l’âme s’enferme dans la dureté de l’indifférence et d’une pratique religieuse sans cœur. Là, le vrai « désir de conversion » disparaît au profit d’un intérêt démesuré pour les choses du monde ! Et cela se vérifie à la sainte Messe au moment sacré de la Communion eucharistique :

« Sache ceci, ma fille, que lorsque je viens dans la sainte Communion jusqu’au cœur des hommes, j’ai les mains pleines de toute sorte de grâces et je désire les donner aux âmes, mais les âmes ne font même pas attention à moi, elles me laissent seul et s’occupent d’autre chose. Oh ! comme cela m’attriste que les âmes n’aient pas compris l’Amour. Elles se conduisent envers moi comme envers une chose morte… » (1385).

C’est ici qu’il faut s’inspirer d’une splendide méditation du Cardinal Journet sur la réalité bouleversante de chaque Messe qui rend présent l’unique Sacrifice du Sauveur :

« A chaque fois que les paroles de la Consécration sont prononcées, l’Eglise, représentées par le prêtre et les fidèles, est rendue présente au Sacrifice sanglant : les deux mille ans qui nous séparent de la Croix sont abolis, nous sommes là comme l’étaient la Sainte Vierge et Saint Jean. Et chaque génération peut à son tour s’engouffrer dans l’Offrande éternelle du Christ, offerte pour tous les temps… »

+ Marie-Mickaël

 

[1] Sainte Faustine proposa à Jésus d’intituler le tableau : « Jésus, Roi de Miséricorde ! » Mais le Christ lui répondit qu’il était bien Roi de Miséricorde, mais que ce qui blessait le plus son Cœur était « le manque de confiance envers sa bonté… car la méfiance des âmes me déchire les entrailles ! »




Ce 8 avril, nous fêterons l’Annonciation

Sur la terre, nous sommes portés dans le sein de Marie

 

Dès la conception de Jésus, Marie a commencé un dialogue avec lui, dialogue qui ne finira jamais et qui s’est épanoui dans l’éternité. Le Magnificat en témoigne, chanté chez Elisabeth à peine quelques jours après l’Annonciation. (PS 2)

Et nous, ses enfants que Jésus lui a donnés à la croix ? Quelle est notre part avec la maternité de la Vierge, nous qui sommes nés d’une mère qui avait ses qualités et ses défauts, ses tendresses et ses manques de tendresse ? Un message nous éclaire et nous ravit, lorsque Marie dit à Medjugorje : « Cher enfants, j’aime chacun de vous autant que j’aime mon Fils Jésus ! » Et aussi : « Chers enfants, comme j’ai porté l’Enfant Jésus dans mon sein, ainsi je veux porter chacun de vous sur le chemin du salut. » (message du 25/03/1990)

Dans une de ses homélies, saint Bernard de Clairvaux développe cette belle pensée que, lorsque nous sommes sur terre, nous ne sommes pas encore nés. Nous naissons lorsque nous entrons au Ciel. Sur la terre, nous sommes portés dans le sein de Marie.

Si une simple mère a une telle influence sur l’enfant qu’elle porte, comment imaginer ce que nous donne notre Mère Céleste lorsque nous choisissons de nous consacrer à elle, c’est-à-dire de lui appartenir entièrement et de vivre en elle ? Marie met à notre disposition tout ce qu’elle a ! Sa bonté, sa bienveillance, sa beauté, sa paix, son amour, sa tendresse, sa force, son courage, sa lumière, sa pureté, jusqu’à son intimité avec le Père dans laquelle elle nous introduit…

Saint Louis Marie de Montfort déclarait : « Oh ! Comme on est heureux quand on a tout donné à Marie… On est tout à Marie et Marie est tout à nous ! » (§ 179 de La vraie dévotion à la Sainte Vierge).Et la Petite Thérèse : « Le trésor de la mère appartient à l’enfant. »

Vivre en Marie, c’est être nourri et protégé, car alors nous échappons au regard de l’ennemi et de ses attaques sataniques, il ne peut pas nous détruire.

 

Sœur Emmanuel

Les nouvelles de Medjugorje décembre 2023 par sœur Emmanuel




La résurrection de l’Eglise

Par Mark Mallett, 31 mars 2024

L’opinion la plus autorisée, et celle qui semble
la plus en harmonie avec les Saintes Écritures, est qu’après
la chute de l’Antéchrist, l’Église catholique
entrera de nouveau dans une période de
prospérité et de triomphe.

— La fin du monde présent et les mystères de la vie future ,
P. Charles Arminjon (1824-1885), p. 56-57 ; Presse de l’Institut Sophia

 

Il y  a un passage mystérieux dans le livre de Daniel qui se déroule à notre époque. Cela révèle en outre ce que Dieu prévoit à cette heure alors que le monde continue sa descente dans les ténèbres…

 

LE DESCELLEMENT

Après avoir vu dans des visions la montée d’une « bête » ou Antichrist, qui viendrait vers la fin du monde, on dit alors au prophète :

Va ton chemin, Daniel, car les paroles sont enfermées et scellées jusqu’au temps de la fin . Beaucoup se purifieront, se blanchiront et s’affineront… (Daniel 12 : 9-10)

Le texte latin dit que ces mots seront scellés  usque ad tempus praefinitum – « jusqu’à un temps prédéterminé ». La proximité de cette époque est révélée dans la phrase suivante : lorsque « beaucoup se purifieront et se rendront blancs ».  J’y reviendrai dans quelques instants.

Au cours du siècle dernier, le Saint-Esprit a révélé à l’Église la plénitude du plan de Rédemption  à travers Notre-Dame, plusieurs mystiques et une récupération du sens authentique des enseignements des Pères de l’Église primitive sur le Livre de l’Apocalypse. En effet, l’Apocalypse est un écho direct des visions de Daniel, et par conséquent, le « descellement » de son contenu présuppose une compréhension plus complète de sa signification conformément à la « Révélation publique » de l’Église – Tradition sacrée.

…même si la Révélation [publique] est déjà complète, elle n’a pas été rendue complètement explicite ; il reste à la foi chrétienne de prendre progressivement toute sa signification au fil des siècles. «  —Catéchisme de l’Église catholique, n. 66

En passant, dans les locutions adressées au regretté Père. Stefano Gobbi, dont les écrits portent deux  Imprimaturs , Notre-Dame aurait confirmé que le « Livre » de l’Apocalypse a maintenant été descellé :

Mon message est apocalyptique, car vous êtes au cœur de ce qui vous a été annoncé dans le dernier et donc très important livre de l’Écriture Sainte. Je confie aux anges de lumière de mon Cœur Immaculé le soin de vous amener à la compréhension de ces événements, maintenant que j’ai ouvert pour vous le Livre scellé.  — Aux Prêtres, Fils bien-aimés de Notre-Dame,  n. 520, je,j.

Ce qui est « descellé » à notre époque est une compréhension plus profonde de ce que Saint Jean appelle la « première résurrection » de l’Église. [1] Et toute la création l’attend…

 

LE SEPTIÈME JOUR

Le prophète Osée écrit :

Il nous ressuscitera au bout de deux jours ; le troisième jour, il nous ressuscitera pour vivre en sa présence. (Osée 6:2)

Rappelez-vous encore une fois les paroles du pape Benoît XVI aux journalistes lors de son vol vers le Portugal en 2010, selon lesquelles il existe « un besoin de passion pour l’Église ». Il  a averti que beaucoup d’entre nous se sont endormis à cette heure, tout comme les apôtres à Gethsémani :

  

… ‘la somnolence’ est la nôtre, celle de ceux d’entre nous qui ne veulent pas voir toute la force du mal et ne veulent pas entrer dans sa Passion . —PAPE BENOÎT XVI, Agence de presse catholique, Cité du Vatican, 20 avril 2011, Audience générale

Pour…

…[l’Église] suivra son Seigneur dans sa mort et sa résurrection.  — Catéchisme de l’Église catholique , 677

Cela étant, l’Église suivra également son Seigneur pendant « deux jours » dans le tombeau et ressuscitera le « troisième jour ». Laissez-moi vous expliquer cela à travers les enseignements des premiers pères de l’Église…

 

UN JOUR EST COMME MILLE ANS

Ils considéraient l’histoire humaine à la lumière de l’histoire de la création. Dieu a créé le monde en six jours et, le septième, il s’est reposé. Ils ont vu en cela un modèle approprié à appliquer au Peuple de Dieu.

Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour… Par conséquent, un repos sabbatique reste encore pour le peuple de Dieu. (Héb 4:4, 9)

Ils considéraient l’histoire humaine, depuis Adam et Ève jusqu’à l’époque du Christ, comme essentiellement quatre mille ans, ou « quatre jours » d’après les paroles de saint Pierre :

N’ignorez pas ce seul fait, bien-aimés, que pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour. (2 Pierre 3:8)

Le temps écoulé entre l’Ascension du Christ et le seuil du troisième millénaire serait de « deux jours supplémentaires ». À cet égard, une prophétie stupéfiante se déroule là-bas. Les Pères de l’Église prévoyaient que  ce millénaire  marquerait le début du « septième jour », un « repos sabbatique » pour le peuple de Dieu (voir  Le repos sabbatique à venir ) qui coïnciderait avec la mort de l’Antéchrist (« la bête ») et la « première résurrection » dont parle l’Apocalypse de Saint Jean :

 

La bête fut attrapée et avec elle le faux prophète qui avait accompli devant elle les signes par lesquels il égarait ceux qui avaient accepté la marque de la bête et ceux qui avaient adoré son image. Tous deux furent jetés vivants dans l’étang ardent brûlant de soufre… J’ai aussi vu les âmes de ceux qui avaient été décapités pour leur témoignage de Jésus et pour la parole de Dieu, et qui n’avaient pas adoré la bête ni son image ni accepté son marque sur leur front ou sur leurs mains. Ils prirent vie et régnèrent avec Christ pendant mille ans. Le reste des morts ne revinrent à la vie qu’après la fin des mille ans. C’est la première résurrection. Bienheureux et saint est celui qui participe à la première résurrection. La seconde mort n’a aucun pouvoir sur eux ; ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. (Apocalypse 19 :20-20 :6)

Comme je l’ai expliqué dans  Comment l’époque a été perdue ,  saint Augustin a proposé quatre explications à ce texte. Celui qui est resté « resté » chez la majorité des théologiens jusqu’à ce jour est que la « première résurrection » fait référence à la période qui suit l’Ascension du Christ jusqu’à la fin de l’histoire humaine. Le problème est que cela ne correspond pas à une lecture simple du texte, ni à ce que les Pères de l’Église primitive enseignaient. Cependant, l’autre explication d’Augustin sur les « mille ans » le fait :

… comme s’il était normal que les saints jouissent ainsi d’une sorte de repos du sabbat pendant cette période, un loisir sacré après les travaux de six mille ans depuis la création de l’homme… (et) il devrait s’ensuivre l’achèvement de six mille ans. mille ans, à partir de six jours, une sorte de sabbat du septième jour dans les mille ans suivants… Et cette opinion ne serait pas contestable, si l’on croyait que les joies des saints, dans ce sabbat, seront spirituelles et conséquentes sur la présence de Dieu… —St. Augustin d’Hippone (354-430 après JC ; docteur de l’Église), De Civitate Dei , Bk. XX, Ch. 7, Presse de l’Université catholique d’Amérique

C’est aussi l’  attente  de nombreux papes :

Je voudrais vous renouveler l’appel que j’ai lancé à tous les jeunes… acceptez l’engagement d’être des veilleurs du matin à l’aube du nouveau millénaire. Il s’agit d’un engagement primordial, qui conserve sa validité et son urgence alors que nous entamons ce siècle avec de malheureux nuages sombres de violence et de peur qui se profilent à l’horizon. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de personnes qui mènent une vie sainte, de veilleurs qui annoncent au monde une nouvelle aube d’espérance, de fraternité et de paix. —PAPE ST. JEAN-PAUL II, « Message de Jean-Paul II au Mouvement des Jeunes Guannelli », 20 avril 2002 ; vatican.va

…Une nouvelle ère dans laquelle l’espoir nous libère de la superficialité, de l’apathie et de l’égocentrisme qui engourdissent nos âmes et empoisonnent nos relations. Chers jeunes amis, le Seigneur vous demande d’être des prophètes de cette nouvelle ère… —PAPE BENOÎT XVI, Homélie, Journée Mondiale de la Jeunesse, Sydney, Australie, 20 juillet 2008.

Jean-Paul II a lié ce « nouveau millénaire » à la « venue » du Christ : [2]

Chers jeunes, à vous d’être les veilleurs du matin qui annoncent l’arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité ! —PAPE JEAN-PAUL II, Message du Saint-Père à la jeunesse du monde , XVIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, n. 3 ; (cf. Is 21, 11-12)

Ce que les Pères de l’Église – jusqu’à nos plus récents papes – ont annoncé, ce n’est pas la fin du monde, mais une « ère » ou une « période de paix », un véritable « repos » par lequel les nations seraient pacifiées, Satan enchaîné. , et l’Évangile s’est étendu à toutes les côtes (voir Les papes et l’ère naissante ) . Saint Louis de Montfort donne un parfait préambule aux paroles prophétiques du Magistère :

Vos commandements divins sont brisés, votre Évangile est rejeté, des torrents d’iniquité inondent la terre entière, emportant même vos serviteurs… Tout arrivera-t-il à la même fin que Sodome et Gomorrhe ? Ne briserez-vous jamais votre silence ? Allez-vous tolérer tout cela pour toujours ? N’est-il pas vrai que votre volonté doit être faite sur terre comme au ciel ? N’est-il pas vrai que votre royaume doit venir ? N’avez-vous pas donné à certaines âmes qui vous sont chères une vision du futur renouveau de l’Église ?  -St. Louis de Montfort, Prière pour les missionnaires , n. 5 ;  www.ewtn.com

C’est la tâche de Dieu de réaliser cette heure heureuse et de la faire connaître à tous… Lorsqu’elle arrivera, elle se révélera être une heure solennelle, importante avec des conséquences non seulement pour la restauration du Royaume du Christ, mais aussi pour la pacification de… le monde. Nous prions avec ferveur et demandons aux autres de prier également pour cette pacification tant souhaitée de la société. —PAPE PIE XI, Ubi Arcani dei Consilioi « Sur la paix du Christ dans son Royaume » , 23 décembre 1922

Le plus significatif est que cet « happy hour » coïnciderait également avec la perfection  du Peuple de Dieu. L’Écriture est claire sur le fait que la sanctification du Corps de Christ est nécessaire pour faire d’elle une épouse appropriée pour le retour de Christ dans la gloire : 

…pour vous présenter devant lui sainte, sans défaut et irréprochable… afin qu’il se présente l’Église dans sa splendeur, sans tache ni ride ou quoi que ce soit de semblable, afin qu’elle soit sainte et sans défaut. (Col 1:22, Eph 5:27)

Cette préparation est précisément ce que saint Jean XXIII avait à cœur :

La tâche de l’humble pape Jean est de « préparer au Seigneur un peuple parfait », ce qui est exactement comme la tâche du Baptiste, qui est son patron et dont il tire son nom. Et il n’est pas possible d’imaginer une perfection plus élevée et plus précieuse que celle du triomphe de la paix chrétienne, qui est paix du cœur, paix dans l’ordre social, dans la vie, dans le bien-être, dans le respect mutuel et dans la fraternité des nations. . —PAPE ST. JEAN XXIII, La vraie paix chrétienne, 23 décembre 1959 ; www.catholicculture.org

Voici pourquoi le « millénaire » est souvent qualifié d’« ère de paix » ; la  perfection intérieure  de l’Église a  des conséquences extérieures  , à savoir la pacification temporelle du monde. Mais c’est plus que cela : c’est la  restauration  du Royaume de la Volonté Divine qu’Adam a perdu à cause du péché. Ainsi, le pape Pie XII voyait dans cette restauration à venir une « résurrection » de l’Église avant la fin du monde :

Mais même cette nuit dans le monde montre des signes clairs d’une aube qui viendra, d’un nouveau jour recevant le baiser d’un soleil nouveau et plus resplendissant… Une nouvelle résurrection de Jésus est nécessaire : une vraie résurrection, qui n’admet plus la seigneurie de la mort… Chez les individus, le Christ doit détruire la nuit du péché mortel avec l’aube de la grâce retrouvée. Dans les familles, la nuit de l’indifférence et de la fraîcheur doit céder la place au soleil de l’amour. Dans les usines, dans les villes, dans les nations, sur les terres de l’incompréhension et de la haine, la nuit doit devenir aussi claire que le jour, nox sicut dies illuminabitur, et les conflits cesseront et il y aura la paix . —PAPE PIUX XII, discours Urbi et Orbi , 2 mars 1957; vatican.va

Ressentez-vous un peu d’espoir en ce moment ? Je l’espère. Parce que le royaume satanique qui s’élève à l’heure actuelle n’est pas le dernier mot de l’histoire humaine.

LE JOUR DU SEIGNEUR

Cette « résurrection », selon saint Jean, inaugure un règne « millénaire » – ce que les Pères de l’Église appelaient « le jour du Seigneur ». Ce n’est pas une journée de 24 heures, mais elle est représentée symboliquement par « mille ».

Voici, le jour du Seigneur sera de mille ans. —Lettre de Barnabas, Les Pères de l’Église, Ch. 15

Maintenant… nous comprenons qu’une période de mille ans est indiquée en langage symbolique. -St. Justin Martyr, Dialogue avec Trypho , Ch. 81, Les Pères de l’Église , Patrimoine chrétien

Saint Thomas d’Aquin affirme que ce chiffre ne doit pas être pris au pied de la lettre :

Comme le dit Augustin, le dernier âge du monde correspond à la dernière étape de la vie d’un homme, qui ne dure pas un nombre fixe d’années comme les autres étapes, mais dure parfois aussi longtemps que les autres étapes ensemble, et même plus longtemps. C’est pourquoi on ne peut attribuer à la dernière époque du monde un nombre fixe d’années ou de générations. -St. Thomas d’Aquin, Questiones Disputate, Vol. II De Potentia, Q. 5, n.5; www.dhspriory.org

Contrairement aux millénaristes qui croyaient à tort que le Christ viendrait littéralement  régner dans la chair sur terre, les Pères de l’Église comprenaient les Écritures dans l’ allégorie spirituelle dans laquelle elles étaient écrites (voir  Millennarisme – Ce que c’est et ce qu’il n’est pas ). Le travail du théologien Révérend Joseph Iannuzzi visant à différencier les enseignements des Pères de l’Église des sectes hérétiques (Chiliastes, Montanistes, etc.) est devenu le fondement théologique nécessaire pour relier les prophéties des papes non seulement aux Pères de l’Église et aux Écritures, mais aussi aux révélations données aux mystiques du XXe siècle. Je dirais même que son œuvre contribue à « desceller »  ce qui était réservé à la fin des temps. 

Je lis parfois le passage évangélique de la fin des temps et j’atteste qu’en ce moment, certains signes de cette fin se font jour. —PAPE PAUL VI, Le Secret Paul VI , Jean Guitton, p. 152-153, référence (7), p. ix.

 

LE ROYAUME DE LA VOLONTÉ DIVINE

Tout ce que Jésus a dit et fait n’était pas, selon ses paroles, sa propre volonté humaine, mais celle de son Père.

Amen, amen, je vous le dis, un fils ne peut rien faire tout seul, mais seulement ce qu’il voit faire son père ; car ce qu’il fait, son fils le fera aussi. Car le Père aime son Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même… (Jean 5 : 19-20)

Nous avons ici un résumé parfait de la raison pour laquelle Jésus a pris sur lui notre humanité : pour unir et restaurer notre volonté humaine dans le Divin . En un mot, diviniser  l’humanité. Ce qu’Adam a perdu dans le Jardin, c’est précisément cela : son union dans la Volonté Divine. Jésus est venu restaurer non seulement l’amitié avec Dieu mais aussi  la communion. 

 

« Toute la création », a déclaré saint Paul, « gémit et travaille jusqu’à présent », attendant les efforts rédempteurs du Christ pour restaurer la bonne relation entre Dieu et sa création. Mais l’acte rédempteur du Christ n’a pas restauré toutes choses à lui seul, il a simplement rendu possible l’œuvre de rédemption, il a commencé notre rédemption. Tout comme tous les hommes partagent la désobéissance d’Adam, de même tous les hommes doivent partager l’obéissance du Christ à la volonté du Père. La rédemption ne sera complète que lorsque tous les hommes partageront son obéissance… —Serviteur de Dieu P. Walter Ciszek, Il me dirige (San Francisco : Ignatius Press, 1995), pp. 116-117

Ainsi, la « première résurrection » apparaît comme une  restauration  de ce dont Adam et Ève ont perdu dans le jardin d’Eden : une vie vécue  dans la Volonté divine.  Cette grâce est bien plus que simplement amener l’Église à  faire  la volonté de Dieu, mais à la mettre dans un état d’  être  tel que la Volonté divine de la Sainte Trinité devient aussi celle du Corps mystique du Christ. 

Car les mystères de Jésus ne sont pas encore complètement parfaits et accomplis. Ils sont complets, certes, dans la personne de Jésus, mais non en nous, qui sommes ses membres, ni dans l’Église, qui est son corps mystique. -St. Jean Eudes, traité « Du Royaume de Jésus », Liturgie des Heures , Vol IV, p 559

Ce n’est pas le moment de développer en détail à quoi cela « ressemble » ; Jésus l’a fait en trente-six volumes à la Servante de Dieu Luisa Piccarreta. Qu’il suffise plutôt de dire simplement que Dieu entend restaurer en nous « le don de vivre dans la Divine Volonté ». L’impact de cela se répercutera dans tout le cosmos comme le « dernier mot » de l’histoire humaine avant la consommation de toutes choses.  

Le don de vivre dans la Divine Volonté restitue aux rachetés le don que possédait Adam prélapsaire et qui a généré la lumière divine, la vie et la sainteté dans la création… — Révérend Joseph Iannuzzi, Le don de vivre dans la Divine Volonté dans les écrits de Luisa Piccarreta (Emplacements Kindle 3180-3182) ; N.-B.. Cet ouvrage porte le sceau d’approbation de l’Université du Vatican ainsi que l’approbation ecclésiastique.

Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne que « L’univers a été créé « en état de voyage » ( in statu viae ) vers une perfection ultime encore à atteindre, à laquelle Dieu l’a destiné. » [3] Cette perfection est intrinsèquement liée à l’homme, qui fait non seulement partie de la création mais en est le summum. Comme Jésus l’a révélé à la Servante de Dieu Luisa Piccaretta :

Je désire donc que Mes enfants entrent dans Mon Humanité et copient ce que l’Ame de Mon Humanité a fait dans la Divine Volonté… S’élevant au-dessus de toute créature, ils restaureront les droits de la Création, les Miens ainsi que ceux des créatures. Ils ramèneront toutes choses à l’origine première de la Création et au but pour lequel la Création a été créée… — Rév. Joseph. Iannuzzi, La splendeur de la création : le triomphe de la volonté divine sur terre et l’ère de la paix dans les écrits des pères, des docteurs et des mystiques de l’Église (emplacement Kindle 240)

C’est pourquoi Jean-Paul II dit :

La résurrection des morts attendue à la fin des temps reçoit déjà sa première réalisation décisive dans la résurrection spirituelle, objectif premier de l’œuvre de salut. Il s’agit de la vie nouvelle donnée par le Christ ressuscité comme fruit de son œuvre rédemptrice. —Audience générale, 22 avril 1998 ; vatican.va

Cette nouvelle vie dans le Christ, selon les révélations de Luisa, atteindra son apogée lorsque la volonté humaine  ressuscitera  dans la Volonté Divine. 

Or, le présage de ma Rédemption était la Résurrection qui, plus que le Soleil resplendissant, couronnait mon Humanité, faisant briller même mes plus petits actes, avec une splendeur et un émerveillement tels qu’ils étonnaient le Ciel et la terre. La Résurrection sera le commencement, le fondement et l’accomplissement de tous les biens – couronne et gloire de tous les Bienheureux. Ma Résurrection est le vrai Soleil qui glorifie dignement mon Humanité ; C’est le Soleil de la religion catholique ; C’est la gloire de chaque chrétien. Sans la Résurrection, cela aurait été comme un ciel sans soleil, sans chaleur et sans vie. Maintenant, ma Résurrection est le symbole des âmes qui formeront leur sainteté dans ma Volonté. —Jésus à Luisa, 15 avril 1919, Vol. 12

RÉSURRECTION… UNE NOUVELLE SAINTETÉ

Depuis l’Ascension du Christ il y a deux mille ans – ou plutôt « deux jours » – on pourrait dire que l’Église est descendue au tombeau avec le Christ en attendant sa propre résurrection – même si elle fait encore face à une « Passion » définitive.

Car vous êtes mort, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. (Colossiens 3:3)

Et « toute la création gémit dans les douleurs de l’enfantement, même jusqu’à présent », dit saint Paul, ainsi :

La création attend avec impatience la révélation des enfants de Dieu… (Romains 8 : 19)

Remarque : Paul dit que la création attend, non pas le retour de Jésus dans la chair,  mais la « révélation des enfants de Dieu ». La libération de la création est intrinsèquement liée à l’œuvre de Rédemption en nous. 

Et nous entendons aujourd’hui des gémissements comme personne ne l’a jamais entendu auparavant… Le Pape [Jean-Paul II] nourrit en effet un grand espoir que le millénaire des divisions soit suivi d’un millénaire d’unifications.  —Cardinal Joseph Ratzinger (BENOÎT XVI),  Sel de la Terre (San Francisco : Ignatius Press, 1997), traduit par Adrian Walker

Mais cette unité ne se réalisera que comme une œuvre du Saint-Esprit, comme à travers une « nouvelle Pentecôte » lorsque Jésus régnera selon un nouveau « mode » au sein de son Église. Le mot « apocalypse » signifie « dévoilement ». Ce qui attend d’être dévoilé, c’est donc la dernière étape du voyage de l’Église : sa purification et sa restauration dans la Volonté divine – exactement ce que Daniel a écrit il y a des milliers d’années :

Beaucoup se purifieront, se blanchiront et s’affineront… (Daniel 12 : 9-10)

…le jour des noces de l’Agneau est venu, son épouse s’est préparée. Elle était autorisée à porter un vêtement en lin clair et propre. (Apocalypse 19 : 7-8)

Saint Jean-Paul II a expliqué qu’il s’agira effectivement d’un don spécial venant d’en haut :

Dieu lui-même avait prévu de réaliser cette sainteté « nouvelle et divine » dont l’Esprit Saint veut enrichir les chrétiens à l’aube du troisième millénaire, afin de « faire du Christ le cœur du monde ». —PAPE JEAN-PAUL II, Discours aux Pères Rogationnistes, n. 6, www.vatican.va

Lorsque Jésus règnera dans son Église, de telle sorte que la Divine Volonté règne en elle , cela amènera à son achèvement la « première résurrection » du Corps du Christ. 

…le Royaume de Dieu signifie le Christ lui-même, que nous désirons quotidiennement venir et dont nous souhaitons que la venue nous soit manifestée rapidement. Car de même qu’il est notre résurrection, puisqu’en lui nous ressuscitons, de même il peut aussi être compris comme le Royaume de Dieu, car en lui nous régnerons.  — Catéchisme de l’Église catholique , n. 2816

…ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. (Apocalypse 20:6)

Jésus dit à Luisa :

…ma Résurrection symbolise les Saints des vivants dans ma Volonté — et cela avec raison, puisque chaque acte, parole, pas, etc. accompli dans ma Volonté est une résurrection Divine que l’âme reçoit ; c’est une marque de gloire qu’elle reçoit ; c’est sortir d’elle-même pour entrer dans la Divinité, et aimer, travailler et penser, en se cachant dans le soleil resplendissant de ma Volonté… — Jésus à Luisa, 15 avril 1919, Vol. 12

Mais, comme le notent les Écritures et la Tradition, le « jour du Seigneur » et la résurrection concomitante de l’Église sont d’abord précédés d’une grande épreuve :

Ainsi, même si l’alignement harmonieux des pierres devait paraître détruit et fragmenté et, comme le décrit le psaume vingt et unième, tous les ossements qui composent le corps du Christ devaient sembler dispersés par des attaques insidieuses lors des persécutions ou des époques de troubles, ou par ceux qui aux jours de persécution sapent l’unité du temple, néanmoins le temple sera reconstruit et le corps ressuscitera le troisième jour, après le jour du mal qui le menace et le jour de consommation qui suit . -St. Origène, Commentaire sur Jean, Liturgie des Heures, Vol IV, p. 202

INTÉRIEUR UNIQUEMENT ?

Mais cette « première résurrection » est-elle uniquement spirituelle et non corporelle ? Le texte biblique lui-même suggère que ceux qui ont été « décapités » et qui avaient refusé la marque de la bête « sont revenus à la vie et ont régné avec Christ ». Cependant, cela ne signifie pas qu’ils règnent  sur terre.  Par exemple, immédiatement après la mort de Jésus, l’Évangile de Matthieu atteste que :

La terre trembla, les rochers se brisèrent, les tombeaux s’ouvrirent et les corps de nombreux saints endormis furent relevés. Et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup. (Matt 27 : 51-53)

Nous avons donc ici un exemple concret d’une résurrection corporelle avant la « résurrection des morts » qui arrive à la toute fin des temps (Ap 20 : 13). Le récit évangélique suggère que ces figures ressuscitées de l’Ancien Testament ont transcendé le temps et l’espace puisqu’elles sont « apparues » à beaucoup (bien que l’Église n’ait fait aucune déclaration définitive à cet égard). Tout cela pour dire qu’il n’y a aucune raison pour qu’une résurrection corporelle ne soit pas possible, par laquelle ces martyrs « apparaîtront » également à ceux sur terre comme beaucoup de saints et Notre-Dame l’ont déjà fait et le font déjà. [4] Mais de manière générale, Thomas d’Aquin affirme à propos de cette première résurrection que…

…ces paroles doivent être comprises autrement, à savoir de la résurrection « spirituelle », par laquelle les hommes ressusciteront de leurs péchés jusqu’au don de la grâce : tandis que la seconde résurrection est celle des corps. Le règne du Christ désigne l’Église dans laquelle règnent non seulement les martyrs, mais aussi les autres élus, la partie désignant le tout ; ou bien ils règnent avec Christ dans la gloire à l’égard de tous, une mention spéciale étant faite des martyrs, parce qu’ils règnent surtout après la mort de ceux qui ont combattu jusqu’à la mort pour la vérité . —Thomas d’Aquin, Somme théologique , Qu. 77, art. 1, rép. 4. ; cité dans  La Splendeur de la Création : Le Triomphe de la Volonté Divine sur Terre et l’ère de la Paix dans les Écrits des Pères, des Docteurs et des Mystiques de l’Église  par le Révérend Joseph Iannuzzi ; (Emplacement Kindle 1323)

Mais c’est avant tout cette sainteté intérieure que prophétisait Pie XII, une sainteté qui met fin au péché mortel. 

Une nouvelle résurrection de Jésus est nécessaire : une vraie résurrection, qui n’admet plus la seigneurie de la mort… Dans les individus, le Christ doit détruire la nuit du péché mortel avec l’aube de la grâce retrouvée.  — Discours Urbi et Orbi , 2 mars 1957; vatican.va

Jésus dit à Luisa qu’en effet, cette résurrection n’a pas lieu à la fin des jours mais dans  le temps, lorsqu’une âme commence à  vivre dans la Divine Volonté. 

Ma fille, dans Ma Résurrection, les âmes ont reçu les droits légitimes de ressusciter en Moi vers une nouvelle vie. C’était la confirmation et le sceau de toute ma vie, de mes œuvres et de mes paroles. Si Je suis venu sur terre, c’était pour permettre à chaque âme de posséder Ma Résurrection comme la sienne – pour lui donner la vie et la faire ressusciter dans Ma propre Résurrection. Et voulez-vous savoir quand aura lieu la véritable résurrection de l’âme ? Pas à la fin des temps, mais pendant qu’il est encore vivant sur terre. Celui qui vit dans ma Volonté ressuscite à la lumière et dit : « Ma nuit est finie »… C’est pourquoi l’âme qui vit dans ma Volonté peut dire, comme l’ange dit aux saintes femmes sur le chemin du sépulcre : « Il est ressuscité. Il n’est plus là. Une telle âme qui vit dans Ma Volonté peut aussi dire : « Ma volonté n’est plus mienne, car elle est ressuscitée dans le Fiat de Dieu.  —20 avril 1938, vol. 36

C’est pourquoi, dit saint Jean : « Bienheureux et saint est celui qui participe à la première résurrection. La seconde mort n’a aucun pouvoir sur eux. [5] Ils seront peu nombreux – un « reste » après les tribulations de l’Antéchrist.

Maintenant, ma Résurrection est le symbole des âmes qui formeront leur sainteté dans ma Volonté. Les Saints des siècles passés symbolisent mon Humanité. Bien que résignés, ils n’ont pas eu d’action continue dans ma Volonté ; ils n’ont donc pas reçu la marque du Soleil de ma Résurrection, mais la marque des œuvres de mon Humanité avant ma Résurrection. Ils seront donc nombreux ; presque comme des étoiles, elles formeront un bel ornement au Ciel de mon Humanité. Mais les Saints des vivants de ma Volonté, qui symboliseront mon Humanité Ressuscitée, seront peu nombreux. —Jésus à Luisa, 15 avril 1919, Vol. 12

Par conséquent, le « triomphe » de la fin des temps n’est pas simplement l’enchaînement de Satan dans l’abîme (Ap 20 :1-3) ; il s’agit plutôt de la restauration des droits de filiation auxquels Adam a renoncé – qui est « mort » pour ainsi dire dans le jardin d’Eden – mais qui est en train d’être restaurée dans le Peuple de Dieu en ces « derniers temps » comme fruit final du Christ. Résurrection.

Par cet acte triomphal, Jésus a scellé la réalité qu’il était [dans son unique Personne divine à la fois] Homme et Dieu, et avec sa Résurrection, il a confirmé sa doctrine, ses miracles, la vie des sacrements et toute la vie de l’Église. De plus, Il a obtenu le triomphe sur la volonté humaine de toutes les âmes affaiblies et presque mortes à tout bien véritable, afin que la vie de la Volonté Divine qui devait apporter la plénitude de la sainteté et toutes les bénédictions aux âmes triomphe d’elles. —Notre-Dame à Luisa,  La Vierge dans le Royaume de la Divine Volonté,  Jour 28

..pour la Résurrection de ton Fils, fais-moi ressusciter dans la Volonté de Dieu. — Luisa à Notre-Dame, Ibid.

[J’] implore la résurrection de la Volonté divine au sein de la volonté humaine ; puissions-nous tous ressusciter en Toi… — Luisa à Jésus, 23ème Ronde dans la Divine Volonté

C’est cela qui amène le Corps du Christ à sa pleine maturité :

…jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’homme, à la mesure de la pleine stature du Christ… (Eph 4 :13)

 

DEVENIR NOS SOI PARFAITS

De toute évidence, saint Jean et les Pères de l’Église ne proposent pas une « eschatologie du désespoir » où Satan et l’Antéchrist triompheraient jusqu’à ce que Jésus revienne pour mettre fin à l’histoire humaine. Malheureusement, c’est exactement ce que disent certains eschatologues catholiques et protestants éminents. La raison en est qu’ils négligent  la dimension mariale de la tempête  qui est déjà là et à venir. Car Sainte Marie est…

…l’image de l’Église à venir… —PAPE BENOÎT XVI, Spe Salvi, n.50

Et,

A la fois vierge et mère, Marie est le symbole et la réalisation la plus parfaite de l’Église…  — Catéchisme de l’Église catholique, n. 507

Au contraire, ce que nous réalisons à nouveau, c’est ce que l’Église a enseigné depuis le début : que le Christ manifestera sa puissance dans l’histoire, de telle sorte que le Jour du Seigneur apportera la paix et la justice dans le monde. Ce sera une résurrection de la grâce perdue et un « repos du sabbat » pour les saints. Quel témoignage cela sera pour les nations ! Comme Notre Seigneur lui-même l’a dit : « Cet évangile du royaume sera prêché dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. » [6] 

Utilisant le langage allégorique des prophètes de l’Ancien Testament, les Pères de l’Église primitive disaient simplement la même chose :

Ainsi, la bénédiction annoncée se réfère sans aucun doute au temps de Son Royaume, où les justes régneront sur la résurrection des morts ; où la création, renaissante et libérée de l’esclavage, produira en abondance des aliments de toutes sortes issus de la rosée du ciel et de la fertilité de la terre, comme le rappellent les anciens. Ceux qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur, [nous disent] qu’ils ont entendu de lui comment le Seigneur enseignait et parlait de ces temps… — St. Irénée de Lyon, père de l’Église (140-202 après JC) ; Adversus Haereses , Irénée de Lyon, V.33.3.4, Les Pères de l’Église , Éditions CIMA

…Son Fils viendra et détruira le temps des sans-loi et jugera les impies, et changera le soleil, la lune et les étoiles – alors il se reposera effectivement le septième jour… après avoir donné du repos à toutes choses, je ferai le début du huitième jour, c’est-à-dire le début d’un autre monde. —Lettre de Barnabas (70-79 après JC), écrite par un père apostolique du IIe siècle




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (12)- Saint Louis Marie Grignion de Montfort

9e ROSE

[30] Mais, voyons maintenant quelle injustice c’est d’empêcher le progrès de la confrérie du saint Rosaire et quels sont les châtiments dont Dieu a puni plusieurs malheureux qui ont méprisé et voulu détruire la confrérie du saint Rosaire.

Quoique la dévotion du saint Rosaire ait été autorisée du ciel par plusieurs prodiges et qu’elle soit approuvée de l’Église par plusieurs bulles des papes, il ne se trouve que trop de libertins, d’impies et d’esprits forts du temps, qui tâchent ou de décrier la confrérie du saint Rosaire, ou d’en éloigner, du moins les fidèles. Il est aisé de connaître que leurs langues sont infectées du venin de l’enfer et qu’ils sont poussés par l’esprit malin ; car nul ne peut désapprouver la dévotion du saint Rosaire, qu’il ne condamne ce qu’il y a de plus pieux dans la religion chrétienne, savoir : l’Oraison dominicale, la Salutation angélique, les mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa sainte Mère.

Ces esprits forts, qui ne peuvent souffrir qu’on dise le Rosaire, souvent tombent, sans y penser, dans le sens réprouvé des hérétiques qui ont en horreur le chapelet et le Rosaire. C’est s’éloigner de Dieu et de la vraie piété que d’abhorrer les confréries, puisque Jésus-Christ nous assure qu’il se trouve au milieu de ceux qui sont assemblés en son nom. Ce n’est pas être bon catholique que de négliger tant et de si grandes indulgences que l’Eglise accorde aux confréries. Enfin c’est être ennemi du salut des âmes, de dissuader les fidèles d’être du saint Rosaire, puisque, par ce moyen, ils quittent le parti du Péché pour embrasser la piété. Si saint Bonaventure a eu raison de dire que celui-là mourra en son péché et sera damné qui aura négligé la sainte Vierge : Qui negligerit illam morietur in peccatis suis (in psalterio suo 1), quels châtiments doivent attendre ceux qui détournent les autres de sa dévotion !

 

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