Message de Marie à Medjugorje le 25 janvier 2024

«Chers enfants, que ce temps soit le temps de la prière! »



A l’écoute des Saints… Pour vivre les derniers temps !

« Le futur de l’Eglise sera comme toujours

remodelé par les Saints… »

Benoît XVI

           Paix à vous frères et sœurs bien-aimés dans l’amour de Jésus et la tendresse de Marie ! En effet, dans cette paix profonde et invincible de l’Eglise qui ne vient que de la foi en Jésus, notre Sauveur : nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle richesse de notre site en nous mettant régulièrement à l’écoute des Saints et des Saintes de tous les temps ! Des Pères du désert aux Pères de l’Eglise, des Saints de tous les temps à ceux et celles plus récents : N’est-ce-pas la joie et la beauté de l’Eglise d’hier, d’aujourd’hui et de demain ? Car l’Esprit suscite des Saints et des Saintes à toutes les époques, et ils sont toujours « actuels » : la sainteté n’est jamais démodée ! Notre civilisation déjantée cherche éperdument la « jeunesse éternelle » mais elle ne vient que de ce Dieu mystérieux qui est là : caché, mais si présent, à la porte de nos cœurs… Mendiant divin que Saint Jean Apôtre nous invite à dévisager :

« Nous avons contemplé et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde… et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu à pour nous, et nous y avons cru : Dieu est Amour… » (1 Jn 4,14 et 16)

Les Saints et les Saintes disent ce mystère par toutes leurs vies et un Saint Augustin regrettera à ce sujet son trop long aveuglement :

« Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C’est que vous étiez au-dedans de moi, et, moi, j’étais en dehors de moi !

Toute mon espérance n’est que dans l’étendue de votre miséricorde[1] ! »

Ce dernier « cri » d’espérance en la miséricorde est celui de tous les Saints ! Ils sont par-dessus tout les témoins de l’infinie Miséricorde de ce « Dieu » qui est d’abord et par-dessus tout « Amour » sans limites… Ne l’enfermons donc pas dans nos catégories réductrices ! Saint Jean nous a prévenu : « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout ! » (1 Jn 3,20). Cependant, le chemin de la sainteté est un rendez-vous avec la Vérité car il faut quitter ses trésors « trop » humains pour trouver la « perle unique » de l’Evangile… (Mt 13,45-46).

Mais ce chemin suscite une espérance que petite Thérèse dira « folle » à cause de la « folie » de l’amour de Jésus :

« O Jésus, laisse-moi te dire que ton Amour va jusqu’à la folie… Comment veux-tu que devant cette Folie, mon cœur ne s’élance pas vers toi ?… Nous ne pourrons jamais faire pour Lui, les folies qu’il a faites pour nous !…  Aimons-le donc à la folie, sauvons-lui des âmes… Comme les Saints qui faisaient pour Lui des folies[2] ! »

Ainsi, à travers le Cœur ouvert de Jésus sur la Croix, une porte s’est ouverte : le plus pécheur, le plus horrible, le plus dépravé… peut devenir ce Saint inattendu qui « criera » par toute sa vie l’indicible Miséricorde de Dieu ! L’Esprit-Saint aura toujours des « surprises » de taille divine que le cœur de l’homme ne peut même pas pressentir ! Souvenons-nous de l’ultime cri du bon larron crucifié à côté du Seigneur : « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras dans ton royaume ! » La Miséricorde infinie lui affirme : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis ! » (Lc 23,42-43). Il va entrer « direct » au Ciel avec le Christ ! Cela bouleverse tout dans l’histoire humaine et ouvre à la foi des perspectives abyssales en confirmant l’intuition majeure de petite Thérèse :

« O Jésus, laisse-moi te dire que ton Amour va jusqu’à la folie !… »

Et n’y a-t-il pas une telle folie dans la parabole du festin nuptial ? L’étreinte de la Miséricorde nous laisse deviner une telle largesse, un tel désir que pas un ne soit perdu[3] : Alors se révèle ici la folie de la Miséricorde où les serviteurs vont chercher « tous ceux qu’ils trouvèrent : les mauvais et les bons ! » (Mt 22,10). Et comme « il y a encore de la place… »  Saint Luc précise même cette insistance sans limites du Maître : « Va-t’en par les routes et les jardins, et force les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie ! » (Lc 14,23).

Aujourd’hui, face ce que Benoit XVI a appelé « la dictature du relativisme », il semblerait que l’attrait de la sainteté en vue du Royaume ait presque disparu du cœur de l’homme si occupé dans son matérialisme… et de plus, une grande partie de l’Eglise est devenue « muette » en se mettant sans fin à l’écoute du monde actuel et si peu de la Parole de Dieu !

La terrible question de Jésus résonne aujourd’hui comme jamais : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18,8).

Cependant, il y a encore des îlots de résistances fervents, et souvent cachés, que Benoît XVI appelait « les minorités créatives qui font l’histoire » : dans une société où règne le chaos, ce sont « des oasis de fraîcheur, comme autant de refuges sûrs dans les déserts spirituels actuels… ou de pôles de lumière qui rendront l’Eglise et le message de l’Evangile à nouveau attractifs[4]… »

N’oublions jamais que les Saints et les Saintes ont toujours brisé et traversé « la porte de la peur », et c’est pourquoi la beauté de leur vie continue à resplendir sous nos yeux aujourd’hui ! Alors, oui, avec joie et passion, nous écouterons leur « chant d’amour » qui nous tourne vers le Visage resplendissant du Christ !…  Car ils rayonnent en Lui de cette charité fraternelle qui traverse toutes les frontières des cœurs !  Et dans cette aventure unique de la sainteté, ils nous tourneront aussi vers l’Epouse unique de l’Esprit, Mère de Jésus et Mère de l’Eglise : notre Mère de chaque instant

En réalité, « La Vierge est un mystère de présence à l’intérieur même de l’Eglise… on peut dire que l’Eglise est mariale : cela signifie que l’Eglise, spontanément et sans même y songer, regarde les mystères de la Révélation chrétienne avec les yeux de la Vierge ! Elle sait que la Vierge a regardé ces choses avant nous. Ce qu’elle retrouve dans les mystères de l’Annonciation, de Noël, de la Rédemption sur la Croix, de l’Ascension, de la Pentecôte, c’est cela même que la Vierge y a vu. La foi de la Vierge colore à jamais la foi de l’Eglise [5]… »

 

+ Marie-Mickaël

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Notes

[1] Saint Augustin, Les Confessions, Livre X, chapitre 28, Garnier-Flammarion 1964.

[2] Manuscrit B 5v, 15 / Lettre 169 / Lettre 96 / Lettre 225.

[2] Sans oublier cependant que les premiers invités se sont exclus du « festin nuptial » en préférant leur vie terrestre : « Mais eux ne voulaient pas venir… » (Mt 22,3).

[4] Mgr Marc Aillet, Le temps des Saints – Ne soyons pas des chiens muets, Artège 2023, p.9.

[5] Cardinal Journet, l’Eglise du Verbe Incarné II, p.428 et 432.




Sainte Bernadette de Lourdes : Marie est notre Refuge !

       Bernadette est née le 7 janvier 1844 à Lourdes dans une famille pauvre et humiliée. Au moment des Apparitions, ils logeaient dans le « cachot » d’une rue sombre de la ville.

La jeune Bernadette a 14 ans lorsque la Vierge lui apparaît à la grotte de Massabielle du 11 février au 16 juillet 1858. Les mots lui manquent pour la décrire : « La Dame était jeune et belle, belle surtout, comme je n’en avais jamais vu ! » Elle lui révèlera finalement son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ! » Et cela 4 années après la proclamation du dogme le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la constitution apostolique « Ineffabilis Deus ».

En 1866, Bernadette a 22 ans quand elle entre au Couvent des sœurs de la Charité à Nevers. Elle reçoit l’habit sous le nom de Sœur Marie-Bernard et elle sera successivement aide-infirmière, infirmière et aide-sacristine. A partir de 1875, son unique emploi sera « d’être malade ». Le 16 avril 1879, elle part vers le Ciel rejoindre la Belle Dame… N’avait-elle pas dit : « Je ferai tout pour le Ciel, c’est là ma Patrie… Là, je trouverai ma Mère dans tout l’état de sa gloire, et avec Elle je jouirai du bonheur de Jésus lui-même[1] ! »

Marie+Mickaël

Les plus belles pensées de Sainte Bernadette[2]:

 

 Si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante !

 

Je ne savais que mon chapelet…

Le Chapelet est ma prière de prédilection…

Je l’ai vue ! Oh ! qu’elle est belle et que j’ai hâte d’aller la voir !

Que mon âme était heureuse, bonne Mère,

quand j’avais le bonheur de vous contempler !

Que j’aime à me rappeler ces moments

passés sous vos yeux pleins de bonté et de miséricorde pour nous…

O Marie, soyez mon refuge…

Vous, la Reine du Ciel et de la terre,

avez bien voulu vous servir de ce qu’il y avait de plus faible

selon le monde…

La Vierge me dit aussi qu’Elle ne promettait pas

de me faire heureuse en ce monde, mais dans l’autre…

Il faudra cependant conduire son âme et cheminer vers Dieu.

Marie alors, son Cœur Immaculé, sa douce mémoire, son souvenir maternel,

doivent être le repos, le gîte où l’on se retire…

L’arme du sacrifice tombera,

mais celle de la prière me suivra au Ciel

où elle sera bien plus puissante que sur cette terre d’exil…

L’âme qui implore Marie ne peut périr…

Elle conserve le calme au milieu de la tempête,

elle garde la paix malgré la fureur de la tourmente !

 Elle nous protège, nous abrite, même nous fait sommeiller,

comme une bonne Mère endort et berce son enfant !

 

Ma bonne Mère, faites que je prouve, comme vous,

mon amour à Jésus,

dans l’acceptation de tout ce qu’il lui plaira de m’envoyer…

Marie n’avait pas une autre Marie pour s’appuyer sur elle !

Heureuse l’âme qui a su trouver cet abri, ce refuge !

Mettez-vous dans le Cœur de Marie, et restez-y…

Faites-en votre demeure sur la terre !

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[1] Carnet Notes intimes, 1873.

[2] Tirées des Notes et carnets de Sainte Bernadette.




Les douleurs de l’enfantement : le dépeuplement ?

Traduit de l’article de Mark Mallett, du 9 février 2024

Il y a un passage mystérieux dans l’Évangile de Jean où Jésus explique que certaines choses sont trop difficiles à révéler encore aux apôtres.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. Quand l’Esprit de vérité viendra, Il vous guidera vers la vérité tout entière… il vous déclarera ce qui va venir. (Jean 16,12-13)

Avec le décès du dernier apôtre, nous savons que la révélation publique de Jésus a cessé. Et pourtant, l’Esprit continue de révéler et de se dérouler non seulement les profondeurs du «dépôt de foi» mais aussi en parlant prophétiquement à l’Église. [1]

Sur ce point, il faut garder à l’esprit que la prophétie au sens biblique ne signifie pas prédire l’avenir, mais expliquer la volonté de Dieu pour le présent, et donc montrer la bonne voie à suivre pour l’avenir. Cardinal Ratzinger (Pape Benoît XVI), « Le Message de Fatima », Commentaire théologique, www.vatican.va

Mais c’est lorsque nous réfléchissons à la volonté de Dieu pour le présent – et à la façon dont l’humanité s’en est écartée – cela nous ouvre une fenêtre sur l’avenir.

Le prophète est quelqu’un qui dit la vérité sur la force de son contact avec Dieu – la vérité pour aujourd’hui, qui, naturellement, éclaire l’avenir. Cardinal Joseph Ratzinger (Pape Benoît XVI), Prophétie chrétienne, Prophétie chrétienne, La tradition post-biblique, Niels Christian Hvidt, Avant-propos, p. 7)

 

La montée du chaos

C’est précisément dans ce contexte que Saint Jean-Paul II a parlé très puissamment et prophétiquement à l’Église dans son encyclique Evangelium Vitae de 1995 « L’Évangile de la vie ».

Les messianistes séculiers de notre époque rapprochent le monde du bord du chaos total. En fait, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, vient de s’exclamer :

Notre monde entre dans une ère de chaos… un libre-pour-tout dangereux et imprévisible avec une impunité totale. 7 février 2024 ; Al Jezeera

Ses paroles n’ont pas échappées à ceux d’entre nous qui comprennent que le modus operandi des sociétés secrètes maçonniques est Ordo ab chaos – « l’ordre vient du chaos ». Aujourd’hui, les élites mondiales proposent une expression plus aseptisée : la « Grande Réinitialisation » ou « Reconstruire en mieux ». Mais cela exige que vous détruisiez ce qui était là en premier :

…à savoir, le renversement total de tout cet ordre religieux et politique du monde que l’enseignement chrétien a produit, et la substitution d’un nouvel état de choses selon leurs idées, dont les fondements et les lois seront tirés du simple naturalisme. Pape Léon XIII, Humanum Genus, Encyclique sur la franc-maçonnerie, n.10, 20 avril 1884

En fait, comme l’indique cette vidéo, le mot réinitialisation comme le montre les vidéos de propagande du Forum économique mondial avec un colon – RE:SET – est une combinaison du dieu Re et Set, qui sont des dieux de l’ordre et du « chaos ».

Comment autrement peut-on comprendre la soudaine « crise migratoire » où les dirigeants mondiaux (en particulier le Président des États-Unis) ont refusé de protéger leurs frontières, ce qui incite à des migrations massives, ce qui incite à une déstabilisation rapide de leurs nations ? [2] Comment peut-on expliquer autrement la tentative mondiale de l’abandon des combustibles fossiles par les dirigeants occidentaux, qui est déstabilise les réseaux électriques et fait grimper inflation? [3] Sinon, comment expliquez-vous des « plafonds d’émissions » absurdes qui détruiront les économies nationales ? Comment peut-on expliquer autrement l’agression envers les agriculteurs dans le monde qui menace l’approvisionnement alimentaire mondial ? [4]Comment expliquer autrement de manière insensible « plafonds d’émission« cela détruira-t-il les économies nationales ? Comment autrement explique-t-on les feux mystérieux qui ont détruit plus d’une centaine d’usines alimentaires et de transformation ces dernières années alors que les mondialistes poussent vers les  insectes en tant que source de nourriture ? Comment peut-on autrement expliquer le bricolage délibéré de virus avec la préparation concomitante d’une nouvelle «pandémie»? Comment peut-on expliquer autrement la transition rapide vers l’automatisation et les robots qui menacent d’éliminer des centaines de millions d’emplois dans le monde entier ? Comment pouvez-vous expliquer autrement la poussée à réensauvager une grande partie des terres rurales, forçant les gens à se tourner vers les  « Villes intelligentes » ? Comment pouvez-vous expliquer autrement le flirt incessant avec une guerre nucléaire?

Rien de tout cela n’a de sens – jusqu’à ce que vous le voyiez à travers le prisme des dessins messianiques et des rêves… de dépeuplement.

 

La culture de la mort

… nous ne devons pas sous-estimer les scénarios inquiétants qui menacent notre avenir, ou les nouveaux instruments puissants que la « culture de la mort » a à sa disposition. Benoît XVI, Caritas in Veritate, n. 75

Le dépeuplement est un mot qui effraie beaucoup. Cependant, je crois que Jésus nous a avertis dès le début que c’était le but ultime de l’adversaire et de ceux qui suivent ses traces.

Tu appartiens à ton père le diable et tu accomplis volontairement les désirs de ton père. Il était un meurtrier depuis le début et ne reste pas en vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Quand il dit un mensonge, il parle dans son caractère, parce qu’il est un menteur et le père du mensonge. (Jean 8,44)

Par l’envie du diable, la mort entra dans le monde; et ils le suivent qui sont de son côté. (Hb 2,24-25 ; Douay-Rheims)

Ce qui a le plus alarmé le pape Jean-Paul II n’était pas seulement l’apparition d’hommes méchants déterminés à purger leur race des indésirables, mais la manifestation de toute une « culture de la mort. »

…nous sommes confrontés à une réalité encore plus vaste, que l’on peut qualifier de véritable structure du péché. Evangelium Vitae, n. 12

Ici, les mots de Saint Paul prennent une implication apocalyptique pour des nations entières : «Ne vous y trompez pas : Dieu ne se moque pas, car une personne ne récoltera que ce qu’il sème». [5] Combien plus encore quand des nations entières sèment l’avortement, l’euthanasie et toujours « de nouveaux instruments que la culture de la mort a à sa disposition ». Ici, nous nous trouvons à un seuil impensable alors que les dirigeants mondiaux, dans une synchronicité bizarre et imprudente, ont ouvert la porte à l’expérimentation sur des populations entières.

L’animateur de LondonReal TV, Brian Rose, a interrogé le Dr. Sherri Tenpenny, éducatrice à la vaccination, [6] sur les motifs potentiels de l’industrie des vaccins à la lumière des décès et des blessures causés par les récentes thérapies géniques injectées dans le grand public.

Rose : Il ne fait aucun doute que Bill Gates et Fauci et même l’industrie pharmaceutique ne veulent pas que beaucoup de morts sur leurs mains, je veux dire, ils ne voudraient pas que cela se produise ou…

Tenpenny : Ils n’ont aucune responsabilité.

Rose : Mais pourtant, je veux dire quand même, ils ne veulent évidemment pas que cela se produise, n’est-ce pas ? Ne savent-ils tout simplement pas mieux?

Tenpenny : Ils peuvent lire la littérature comme je peux, Brian.

Rose : Ce ne sont que des gens mauvais, horribles ? J’essaie juste de comprendre leurs motivations…

Tenpenny : Eh bien, une des choses dont nous essayons de ne pas parler dans le monde des vaccins est le mouvement eugéniste…. LondresReal.tv, 15 mai 2020; freedomplatform.tv

Comme St. Jean-Paul II a mis en garde :

…avec le temps, les menaces contre la vie ne se sont pas affaiblies. Elles prennent des proportions considérables. Ce ne sont pas seulement des menaces venant de l’extérieur, des forces de la nature ou des Caïns qui tuent les Abels ; non, ce sont scientifiquement et systématiquement des menaces programmées. Evangelium Vitae, n. 17

Il ajoute que « les faux prophètes et les faux enseignants ont eu le plus grand succès ». Ici, le terme « faux prophète » inclut ceux qui sont dans l’arène publique, en particulier les messianistes séculiers qui ont une vision impie de l’avenir.

Quand les gens pensent qu’ils possèdent le secret d’une organisation sociale parfaite qui rend le mal impossible, ils pensent aussi qu’ils peuvent utiliser tous les moyens, y compris la violence et la tromperie, pour créer cette organisation. La politique devient alors une « religion séculière » qui opère sous l’illusion de créer le paradis dans ce monde. « Pape St. Jean-Paul II, Centesimus Annus, n. 25

Ces faux prophètes incluent ceux de l’industrie des « soins de santé »…

Une responsabilité unique incombe au personnel de santé : médecins, pharmaciens, infirmières, aumôniers, religieux, religieux, administrateurs et bénévoles. Leur profession exige qu’ils soient gardiens et serviteurs de la vie humaine. Dans le contexte culturel et social d’aujourd’hui, dans lequel la science et la pratique de la médecine risquent de perdre de vue leur dimension éthique inhérente, les professionnels de la santé peuvent parfois être fortement tentés de devenir des manipulateurs de la vie, voire des agents de la mort. Evangelium Vitae, n. 89

… et notamment ceux qui produisent leurs médicaments :

Très peu de progrès sont en cours sur les méthodes immunologiques, des méthodes telles que les vaccins, pour réduire la fertilité, et beaucoup plus de recherche est nécessaire si l’on veut trouver une solution ici. Fondation Rockefeller, « The Presidents Five-Year Review, Annual Report 1968 », p. 52; point de vue pdf ici

D’où, St. Jean-Paul II conclut :

… nous sommes en fait confrontés à une «conspiration objective contre la vie», impliquant même les institutions internationales, engagées dans l’encouragement et la réalisation de campagnes concrètes pour rendre la contraception, la stérilisation et l’avortement largement accessibles. On ne peut pas non plus nier que les médias sont souvent impliqués dans cette conspiration… Evangelium Vitae, n. 17

Il y a une autre explication à la diffusion rapide des idées communistes qui s’infiltrent maintenant dans chaque nation, grande et petite, avancée et arriérée, de sorte qu’aucun coin de la terre n’en est libéré. Cette explication se trouve dans une propagande si véritablement diabolique que le monde n’a peut-être jamais vu cela avant. Il est dirigé à partir d’un centre commun. Pape Pie XI, Divini Redemptoris : sur le communisme athée, n. 17

Les douleurs de l’enfantement : une conspiration du dépeuplement ?

Tout cela soulève la question suivante : les douleurs de l’accouchement dont Jésus parle dans Matthieu 24 et Luc 21 étaient-elles une description voilée de cette « conspiration mondiale contre la vie » – un programme de dépeuplement ? Si tel était le cas, il me semble que douze simples disciples vivant au bord de la mer de Galilée n’auraient pas pu supporter une telle parole, et encore moins comprendre comment cela aurait pu être possible. Eh bien, il y a 2000 ans, ce n’était pas possible. Mais aujourd’hui, c’est non seulement possible, mais en cours (par exemple, une étude canadienne a révélé que jusqu’à présent, 17 millions de personnes sont mortes directement du vaccin). Par conséquent, lorsque Jésus décrit les guerres, la famine (Mt 24 :7), la peste (Lc 21 :11) et la montée des « faux prophètes » (Mt 24 :11), il semble qu’Il parlait de châtiments infligés par l’homme et motivés par des forces dangereuses. messianistes – guerres délibérées, famines et épidémies.

Ils déclencheront des horreurs sans précédent : famines, fléaux, guerres, et finalement la justice divine. Au début, ils recourront à la coercition pour réduire encore la population, puis si cela échoue, ils recourront à la force. Michael D. O’Brien, Globalization and the New World Order, 17 mars 2009

Ces douleurs de l’accouchement se reflètent à nouveau dans Apocalypse chapitre 6 et dans les « sceaux » envisagés par saint Jean – ce que le Seigneur m’a décrit il y a des années comme la « Grande Tempête ».

Le dépeuplement émerge donc comme l’une des stratégies clés du dragon dans la « confrontation finale » de notre époque, aux côtés de la suppression de l’Église et de la mission du Christ. Et le défunt pontife n’a pas hésité à faire ce parallèle :

… le dragon se tenait devant la femme qui était sur le point de porter un enfant, afin qu’il puisse dévorer son enfant quand elle l’a produit… (Apocalypse 12:4)

… d’une manière telle que l’enfant est aussi une figure de chaque personne, de chaque enfant, en particulier de tout bébé impuissant dont la vie est menacée, parce que – comme nous le rappelle le Conseil – « par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est uni d’une manière ou d’une autre à chaque personne… » Evangelium Vitae, n. 17

Cette lutte est parallèle au combat apocalyptique décrit dans [Ap 11:19-12:1-6). Combats de la mort contre la vie : une « culture de la mort » cherche à s’imposer à notre désir de vivre et de vivre pleinement. Il y a ceux qui rejettent la lumière de la vie, préférant « les œuvres infructueuses de l’obscurité ». Leur récolte est l’injustice, la discrimination, l’exploitation, la tromperie, la violence. À chaque époque, une mesure de leur succès apparent est la mort des innocents. Au cours de notre siècle, comme à aucun autre moment de l’histoire, la « culture de la mort » a pris une forme sociale et institutionnelle de légalité pour justifier les crimes les plus horribles contre l’humanité : génocide, « solutions définitives », « nettoyages ethniques » et la « prise de vie des êtres humains avant même qu’ils ne naissent », ou avant qu’ils n’atteignent le point naturel de la mort. Aujourd’hui, cette lutte est devenue de plus en plus directe. « Texte des remarques du pape Jean-Paul II à la messe dominicale au parc d’État de Cherry Creek, Denver Colorado, Journée mondiale de la jeunesse, 1993, 15 août 1993, solennité de l’Assomption ; ewtn.com

Ici, mes chers frères et sœurs, nous pourrions être tentés de désespérer face aux dimensions troublantes de cette confrontation. Mais le pape Jean-Paul II conclut son encyclique nous rappelant que Dieu sera effectivement proche de Son Épouse pendant cette heure.

L’Annonciation de l’Ange à Marie est encadrée par ces mots rassurants : « N’ayez pas peur, Marie » et « avec Dieu, rien ne sera impossible » (Lc 1,30, 37). Toute la vie de la Vierge Mère est en fait imprégnée par la certitude que Dieu est proche d’elle et qu’il l’accompagne de ses soins providentiels. Il en va de même de l’Église, qui trouve « un lieu préparé par Dieu » (Ap 12,6) dans le désert, lieu d’épreuve mais aussi de la manifestation de l’amour de Dieu pour son peuple (cf. Os 2,16). Evangelium Vitae, n. 150

Après tout, dit-il, c’est Jésus qui ouvre les « sceaux » (cf. Ap 5, 1-10). Ainsi, nous a assuré Jean-Paul II, cette confrontation finale « s’inscrit dans les plans de la Divine Providence ; c’est une épreuve que l’Église tout entière, et l’Église polonaise en particulier, doit relever. C’est une épreuve non seulement pour notre nation et l’Église, mais en un sens, une épreuve de 2 000 ans de culture et de civilisation chrétienne, avec toutes ses conséquences sur la dignité humaine, les droits individuels, les droits de l’homme et les droits des nations. » [7]

Après la purification par l’épreuve et la souffrance, l’aube d’une nouvelle ère est sur le point de poindre.  Pape St Jean-Paul IIII, Audience générale, 10 septembre 2003

[Jean-Paul II] nourrit en effet une grande attente qu’au millénaire de divisions succède un millénaire d’unifications… que toutes les catastrophes de notre siècle, toutes ses larmes, comme le dit le Pape, soient rattrapées à la fin et transformé en un nouveau départ. —Cardinal Joseph Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI), Sel de la terre, entretien avec Peter Seewald, p. 237

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Notes

1. « …aucune nouvelle révélation publique n’est à attendre avant la glorieuse manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Pourtant, même si la Révélation est déjà complète, elle n’a pas été rendue complètement explicite ; il reste à la foi chrétienne de prendre progressivement toute sa signification au fil des siècles.» —Catéchisme de l’Église catholique, n. 67

2. cf. La crise de la crise des réfugiés

3. Dr John Clauser : « Le discours populaire sur le changement climatique reflète une dangereuse corruption de la science qui menace l’économie mondiale et le bien-être de milliards de personnes. Une science climatique malavisée s’est métastasée en une pseudoscience journalistique de choc massive. À son tour, la pseudoscience est devenue le bouc émissaire d’une grande variété d’autres maux sans rapport. Il a été promu et étendu par des agents de marketing commercial, des politiciens, des journalistes, des agences gouvernementales et des environnementalistes tout aussi mal avisés. À mon avis, il n’y a pas de véritable crise climatique. Il existe cependant un problème très réel pour assurer un niveau de vie décent à l’importante population mondiale et une crise énergétique qui y est associée. Ce dernier phénomène est inutilement exacerbé par ce qui, à mon avis, est une science climatique incorrecte.» —5 mai 2023 ;Coalition C02

4. « Ceux qui contrôlent la nourriture, contrôlent les gens. Les communistes le savaient mieux que quiconque. La première chose que fit Staline fut de s’en prendre aux agriculteurs. Et les mondialistes d’aujourd’hui ne font que copier-coller cette stratégie, mais cette fois-ci, ils utilisent des mots jolis/vertueux pour cacher leurs véritables intentions. L’année dernière, le gouvernement néerlandais a décidé que 30 % de tout le bétail devait être réduit d’ici 2030 afin d’atteindre les objectifs climatiques. Et puis le gouvernement a décidé que cela signifierait qu’au moins 3 000 fermes devraient être fermées au cours des prochaines années. Si les agriculteurs refusent de vendre leurs terres à l’État « volontairement » maintenant, ils courent le risque d’être expropriés plus tard. » —Eva Vlaardingerbroek, avocate et défenseure des agriculteurs néerlandais, 21 septembre 2023, « The Global War on Farming »

5. Galates 6,7

6. fondateur du Tenpenny Integrative Medical Center et de Courses4Mastery

7. Cardinal Karol Wojtyla (Jean-Paul II), au Congrès eucharistique, Philadelphie, PA pour la célébration du bicentenaire de la signature de la Déclaration d’Indépendance, 13 août 1976 ; cf. Catholique en ligne

 




Une scientifique reconstitue de manière hyperréaliste le visage de la Vierge Marie

Cette première œuvre se trouve actuellement au Département des études du Sanctuaire de Fatima (Portugal).
La chercheuse brésilienne Átila Soares da Costa Filho a reconstitué le visage de Marie à partir du Suaire de Turin, en partant de la ressemblance que Jésus aurait avec sa mère et en y ajoutant le contexte ethnique des femmes de l’époque. Le premier résultat de son travail a été publié en 2021. Mais près de trois ans plus tard, elle revient avec une reconstitution grâce à un programme d’hyperréalisme. La première expérience a été applaudie par Barrie M. Schwortz, grand spécialiste du Saint Suaire, qui a contribué à la faire connaître. Cette première œuvre est actuellement conservée au Département des études du Sanctuaire de Fatima, au Portugal. Ce nouveau résultat, publié au début de l’année 2024, est le fruit du travail de recherche minutieux d’Átila Soares da Costa Filho, diplômée en design industriel, d’origine brésilienne. Soares est également responsable des reconstructions des visages de saint François et de sainte Claire d’Assise. Les nouvelles images montrent ce que nous savions déjà, mais nous permettent de mieux le visualiser : Marie était une belle femme, comme l’ont affirmé bon nombre de voyants de la Vierge Marie.
Traduit de l’espagnol par Zenit

Une scientifique reconstitue de manière hyperréaliste le visage de la Vierge Marie | ZENIT – Francais




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (5)- St Louis-Marie Grignion de Montfort.

PREMIÈRE DIZAINE

L’ excellence du saint Rosaire

dans son origine et Son nom.

1ère ROSE

[9] Le Rosaire renferme deux choses, savoir : l’oraison mentale et l’oraison vocale. L’oraison mentale du saint Rosaire n’est autre chose que la méditation des principaux mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa très sainte Mère. L’oraison vocale du Rosaire consiste à dire quinze dizaines d’Ave Maria précédées par un Pater  pendant qu’on médite et qu’on contemple les quinze vertus principales que Jésus et Marie ont pratiquées dans les quinze mystères du saint Rosaire.

Dans le premier chapelet, qui est de cinq dizaines, on honore et on considère les cinq mystères joyeux ; au second les cinq mystères douloureux, et au troisième les cinq mystères glorieux. Ainsi le saint Rosaire est un sacré composé de l’oraison vocale et mentale pour honorer et imiter les mystères et les vertus de la vie, de la mort et de la passion et de la gloire de Jésus-Christ et de Marie.

2e ROSE

[10] Le saint Rosaire dans son fond et dans sa substance étant composé de la prière de Jésus-Christ et de la Salutation angélique, savoir le Pater et l’Ave, et de la méditation des mystères de Jésus et de Marie, c’est sans doute la première prière et la première dévotion des fidèles, qui depuis les apôtres et les disciples a été en usage de siècle en siècle jusqu’à nous.

(11] Cependant le saint Rosaire, dans sa forme et la méthode dont on le récite à présent, n’a été inspiré à son Église, donné de la sainte Vierge à saint Dominique pour convertir les hérétiques albigeois et les pécheurs, qu’en l’an 1214, de la manière que je vais dire, comme le rapporte le bienheureux Alain de la Roche dans son fameux livre intitulé : D. Dignitate psalterii. Saint Dominique, voyant que les crimes des hommes mettaient obstacle à la conversion des Albigeois, entra dans une forêt proche de Toulouse et y passa trois jours et trois nuits dans une continuelle oraison et pénitence ; il ne cessait de gémir, de pleurer et de se macérer le corps à coups de discipline, afin d’apaiser la colère de Dieu, de sorte qu’il tomba à demi mort. La Sainte Vierge lui apparut, accompagnée de trois princesses du ciel et lui dit : « Sais-tu, mon cher Dominique, de quelle arme la Sainte-Trinité s’est servie pour réformer le monde ? O Madame, répondit-il, vous le savez mieux que moi, car après votre Fils Jésus-Christ vous avez été le principal instrument de notre salut. » Elle ajouta : « Sache que la principale pièce de batterie a été le psautier angélique, qui est le fondement du Nouveau Testament ; c’est pourquoi, si tu veux gagner à Dieu ces cœurs endurcis, prêche mon psautier. » Le saint se leva tout consolé et, brûlant du zèle du salut de ces peuples, il entra dans l’église cathédrale ; incontinent les cloches sonnèrent par l’entremise des anges pour assembler les habitants, et au commencement de la prédication un orage effroyable s’éleva ; la terre trembla, le soleil s’obscurcit, les tonnerres et les éclairs redoublés firent pâlir et trembler tous les auditeurs ; et leur terreur augmenta quand ils virent une image de la Sainte Vierge, exposée sur un lieu éminent, lever les bras par trois fois vers le ciel pour demander vengeance à Dieu contre eux, s’ils ne se convertissaient et ne recouraient à la protection de la sacrée Mère de Dieu.

Le ciel voulait par ces prodiges augmenter la nouvelle dévotion du saint Rosaire et la rendre plus fameuse.

L’orage cessa enfin par les prières de saint Dominique. Il poursuivit son discours et expliqua avec tant de ferveur et de force l’excellence du saint Rosaire, que les Toulousains l’embrassèrent presque tous et renoncèrent presque tous à leurs erreurs, et l’on vit, en peu de temps, un grand changement de mœurs et de vie dans la ville.

 

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Jésus marche sur les eaux… et Pierre avec lui : L’Eglise de la fin des temps prophétisée ! …

« Pierre, descendant de la barque,

se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus… »

Matthieu 14,29

 

L’Evangile selon Saint Matthieu est le plus riche sur cette seconde tempête apaisée, et aussi le seul à rapporter l’épisode de Pierre marchant sur les eaux. Dès les premiers versets, ne peut-on d’ailleurs y deviner un dessein secret du Sauveur qui oblige les disciples à traverser le lac sans lui ? Cela se situe juste après la première multiplication des pains où Jésus assume lui-même le renvoi des foules et gravit la montagne pour une prière prolongée en solitude :

« Et aussitôt, il obligea les disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Et quand il eut renvoyé les foules, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. » Mt 14,22-23

Ainsi, le décor est campé : Jésus seul priant sur la montagne et la barque des disciples, seuls, « harcelée par les vagues » (Mt 14,24). Et Jean précise : « Il faisait déjà nuit… » (Jn 6,17). Alors surgit tout à coup ce regard de la tendresse de Dieu et sa venue miraculeuse qui n’a pas échappé à Saint Marc[1] : « Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième heure de la nuit[2] en marchant sur la mer… »  Et ici, comment ne pas remarquer ce trait évangélique : « Il allait les dépasser ! » (Mc 6,48). De fait, il faut saisir qu’il fait semblant de les dépasser… Cela nous renvoie à des épisodes majeurs de l’Ancien Testament où Moïse et Elie en témoignent magnifiquement : Yahvé est « un Dieu qui passe » ! (Ex 33 ou 1 R 19,9-13). Et comme avec les disciples d’Emmaüs, se manifeste à nouveau cette sorte de jeu divin où Jésus passe et semble s’éloigner pour provoquer une réaction, un appel… (Lc 24,28-29). De fait, en méditant cet Evangile, on se rend compte à nouveau combien il faut supplier l’Esprit-Saint d’avoir en permanence « l’intelligence de la foi » pour découvrir les « passages » de Dieu !

Les disciples en sont encore loin car « le voyant marcher sur les eaux, ils furent troublés : « C’est un fantôme ! » disaient-ils, et pris de peur ils se mirent à crier ! ». Devant ce trouble, Jésus tente l’apaisement : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! » (Mt 14,26-27). Et dans ces moments délicats du ministère messianique, Pierre commence à exercer sa primauté[3] : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux ! – « Viens ! », dit Jésus. Et Pierre, descendant de la barque, se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus… »

Cependant, si sa foi est réelle, elle est encore fragile : « Mais voyant le vent, il prit peur et, commençant à couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus tendit la main et le saisit, en lui disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mt 14,28-31). Cet épisode nous propulse au cœur de l’Evangile en nous questionnant : jusqu’où ira notre foi en Jésus ? Derrière les belles paroles et les attitudes, il y a tout un éventail de degrés dans la puissance de la foi qui nous unit au Christ : « Car ce qui s’impose proprement à la conscience du croyant, ce n’est ni une vérité, ni une valeur, mais une réalité. Laquelle ? Celle du Dieu saint, vivant et se révélant dans le Christ Jésus… Tout cela est réalité, mais d’un autre ordre que le monde, plus réelle que le monde. Avoir la foi, c’est saisir cette réalité, s’unir à elle, se poser sur elle… Ce qui est arrivé à Pierre se répète tous les jours dans la vie du chrétien[4] ! »

Les étapes, les éclats et les chutes de la foi de Pierre nous invitent autant à l’humilité qu’à l’espérance : on n’a pas la foi une fois pour toutes ! Et il faut donc rester dans une grande vigilance et persévérance. Certes, la foi en Jésus est le trésor de l’Evangile mais il y a une croissance de la graine… (Mt 13,31-32). Dans une société du « tout » tout de suite, la patience de la germination est insupportable ! Et pourtant, la vie de Pierre à la suite de Jésus en témoigne clairement : « De tous ceux qui sont dans la barque, seul Pierre ose répondre ; et il prie le Seigneur de lui ordonner de venir sur les eaux… Mais sa peur sur le lac annonçait aussi sa faiblesse dans la tentation future. Car il osa marcher sur l’eau, mais enfonça ; et la crainte de la mort le poussa à renier son Maître. Cependant, il crie quand il enfonce, et il implore du Seigneur le salut. Le fruit de cette clameur fut sa pénitence : car dès ces premières heures de la Passion, il revint à lui pour confesser sa faute, et il reçut le pardon de son reniement avant que le Christ ne souffrît pour la Rédemption universelle[5]… »

C’est ce moment bouleversant où, juste après son reniement, « le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre » et là, « il pleura amèrement ! » (Lc 22,61-62). Seul, Jésus nous sauve des terribles tempêtes de la vie qui peuvent nous emporter vers le fond… Il faut donc toujours revenir à ce cri de la foi de Pierre quand il enfonce dans l’eau : « Seigneur, sauve-moi ! »

Dans la perspective de la fin des temps, on peut cependant se poser ici une question nouvelle : cet Evangile n’évoquerait-il-pas pour l’Eglise « un passage » de la barque visible à la barque invisible ? Cet épisode unique ne prophétiserait-il pas qu’une Eglise visible et identifiable attaquée de l’intérieur se transforme pour survivre… en « une Eglise cachée » dans le silence et la force de la foi ? Et devant la terrible adversité des derniers temps, le cri de Pierre ne serait-il pas en continu celui de l’Eglise universelle éprouvée : « Seigneur, sauve-nous ! » Car marcher sur l’eau durant les tempêtes est l’Eglise sans autre appui que la foi pure : son unique salut est de « regarder sans cesse Jésus » dans la prière et l’amour !

On pose ici ses pieds sur la barque invisible de l’Eglise où seul le saut dans la foi nous tient debout… Cela me fait penser à ce passage du Film « d’Indiana Jones 3 » avec Harrison Ford[6] : il lui est dit à un moment de traverser un précipice dont l’appui est « invisible » : « C’est le saut dans la foi : tu dois y croire ! » Et quand, face au vide, il fait le premier pas : le passage de pierre se matérialise et le sauve de l’abîme ! N’est-ce-pas là l’enjeu de la foi où le premier pas dans le vide apparent est décisif ? On peut faire référence ici à l’intuition majeure de Sainte Thérèse de Lisieux dans sa simplicité mystérieuse :

« C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour[7] ! »

N’est-ce-pas là le grand saut dans la foi ? Thérèse l’a tant saisi et expérimenté qu’elle ajoute dans la même lettre : « Restons bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour… Oh ! que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens ! … »

Ainsi, à la fin des temps, il faut nous préparer à quitter un certain confort de la foi portée par la barque… et face aux terribles tempêtes eschatologiques, nous nous appuierons sur la barque invisible de la foi, le regard fixé sur Jésus ! Ces défis et ces cris de la foi nous orienterons vers « l’autre rivage » où Dieu nous conduit… car, à travers les épreuves, il veut parfaire cette confiance qui nous immergera dans l’Amour !

Un Saint Bernard nous partage magnifiquement son expérience en ce sens :

« Un jour, Jésus feignait de passer outre, non que ce fut son dessein, mais pour s’entendre dire : « Demeurez avec nous, Seigneur, car il se fait tard ! » (Lc 24,29). Une autre fois encore, marchant sur la mer, il fit semblant de passer outre, voulant éprouver la foi et provoquer la prière des Apôtres. Cette dissimulation, pleine de bonté, qu’a employée le Verbe corporellement visible, l’Esprit ne cesse d’en user à l’égard des âmes. S’il passe, il veut être retenu, et être rappelé s’il s’éloigne. Il va et vient, visitant l’âme le matin, et l’éprouvant ensuite. S’il s’éloigne, c’est de sa part un plan. S’il revient, c’est l’effet de sa seule volonté. Il agit avec sagesse et connaît seul la raison de sa conduite[8]… »

Et dans la mesure où l’Esprit-Saint n’agit jamais sans la Présence de son Epouse, comment ne pas conclure ici par un texte marial sur le Rosaire ? Il est la voie la plus simple et la plus profonde sur le chemin mystérieux de la foi :

N’ayons donc pas peur de la répétition que propose la prière du Rosaire. C’est une répétitivité contemplative qui nous met en harmonie avec le mouvement cyclique de la création… Comme le dit Sœur Lucie de Fatima : « La répétition des « Ave Maria » n’est pas une chose vieillie. Toutes les choses qui existent et ont été créés par Dieu se maintiennent par le moyen de la répétition continuelle des mêmes actes… Le soleil, la lune, les étoiles, les oiseaux, les plantes… et ils sont bien plus anciens que le Chapelet ! Saint Jean dit que les bienheureux dans le Ciel chantent un cantique nouveau, en répétant toujours : « Saint, saint, saint est le Seigneur ! » (Ap 4,8). Et le cantique est nouveau parce que, dans la lumière de Dieu, tout apparaît avec un reflet nouveau[9]! »

Ainsi, cette vigilance du cœur exprimée dans la répétition du chapelet est l’expression d’une foi où le pauvre demande, l’assoiffé cherche et où l’amoureux frappe inlassablement à la porte du Cœur de Dieu ! (Lc 11,9). Il s’agit de désensabler cette source mystérieuse cachée au fond de nous… Le Rosaire vient donc libérer en nous la « Source cachée » ! Chaque « Réjouis-toi » est éclosion de joie parce qu’il nous ouvre à l’éternelle nouveauté de l’Amour offerte à travers le Cœur silencieux de Marie…

+Marie-Mickaël

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Notes

[1] Saint Irénée de Lyon écrivait en 180 : « Marc, le disciple et l’interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que prêchait Pierre. L’influence de Pierre se lit, paradoxalement, dans la grande humilité de son porte-parole… »

[2] Entre 3 et 6 heures du matin : on peut dire que Jésus se fait attendre… Cela laisse entrevoir la dimension eschatologique de son retour qui, dans les épreuves multiples des derniers temps, « semblera » longue et improbable : on comprend mieux ici pourquoi certains Saints ou Saintes demandaient pour leur foi « la grâce de la persévérance finale ! »

[3] Souvenons-nous ici de la Confession de Pierre après le discours de Jésus sur le Pain de Vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous le croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu ! » (Jean 6,67-69.)

[4] Romano Guardini, Le Seigneur, vol 1, Ed. Alsatia, 1946, p.224-226.

[5] Saint Hilaire, Sur l’Evangile selon Saint Matthieu, Patrologie Latine 9, 1002.

[6] « Indiana Jones et la dernière croisade », 1989, avec Sean Connery et Alison Doody.

[7] Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 197, Cerf-DDB 1992, p.553

[8] Sermon 74, Sur le Cantique des cantiques, 3.

[9] Lettre à Maria Teresa de Cunha, 12 avril 1970.




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (4) – St Louis-Marie Grignion de Montfort

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.

BOUTON DE ROSE [Saint Louis-Marie désigne par ce terme les enfants]

[7] Je vous offre, mes petits enfants, un beau bouton de rose ; c’est un des petits grains de votre chapelet qui vous parait si peu de chose ! Que ce grain est précieux ! Oh ! que ce bouton de rose est admirable, oh ! qu’il s’épanouira large si vous dites dévotement votre Ave Maria ! Ce serait trop vous demander que de vous conseiller un Rosaire tous les jours. Dites au moins votre chapelet tous les jours bien dévotement, qui est un petit chapeau de roses que vous mettrez sur la tête de Jésus et de Marie. Croyez-moi, écoutez la belle histoire et la retenez bien.

[8] Deux petites filles, toutes deux sœurs, étant à la porte de leur logis à dire le chapelet dévotement, une belle dame s’apparut à elles, approche de la plus jeune qui n’avait que six à sept ans, la prit par la main et l’emmène. Sa sœur aînée, toute étonnée, la cherche et ne l’ayant pu trouver s’en vint toute éplorée à la maison et dit qu’on avait emporté sa sœur. Le père et la mère cherchèrent inutilement pendant trois jours. Au bout du troisième jour, ils la trouvèrent à la porte avec un visage gai et joyeux ; ils lui demandèrent d’où elle venait ; elle dit que la dame à laquelle elle disait son chapelet l’avait emmenée dans un beau lieu et lui avait donné à manger de bonnes choses et lui avait mis entre les bras un joli petit enfant qu’elle avait tant baisé. Le père et la mère, qui étaient nouvellement convertis à la foi, firent venir le révérend père jésuite qui les avait instruits dans la foi et la dévotion du Rosaire, ils lui racontèrent ce qui s’était passé. C’est de lui que nous l’avons su. Ceci est arrivé dans le Paraguay[1].

Imitez, mes petits enfants, ces petites filles, et dites comme elles tous les jours votre chapelet, et vous mériterez par là d’aller en paradis et de voir Jésus et Marie, sinon pendant la vie, du moins après la mort pendant l’éternité. Ainsi soit-il.

Que [les] savants donc et les ignorants, que les justes et les pécheurs, que les grands et les petits, louent et saluent jour et nuit par le saint Rosaire Jésus et Marie.

Salutate Mariam, quae multum laboravit in vobis.

(Rom. 16.)[2]

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[1] Antoine BOISSIEU, s.j., Le Chrétien prédestiné par la dévotion à la Sainte Vierge, p. 752 ; CN p. 189-190.

[2] Rm 16,6 : Saluez Marie qui a beaucoup travaillé au milieu de vous.




Quelques prophéties sur la fin des temps

Edson Glauber : La chronologie de Dieu concernant la fin des temps révélée par la Vierge Marie.

LA CHRONOLOGIE DE DIEU CONCERNANT LA FIN DES TEMPS TELLE QUE RÉVÉLÉE PAR LA VIERGE MARIE, LA REINE DU ROSAIRE ET DE LA PAIX AU VOYANT EDSON GLAUBER EN 2015.

Le 10 juillet 2019, la Vierge Marie a permis à Edson de publier cette chronologie :

Sanctuaire d’Itapiranga – apparition à Mozzo, (BG) Italie 11/11/2015

 

 

 

 

 

Edson Glauber : « Aujourd’hui, la Mère de Dieu m’a permis de vous dire une chose : souvenez-vous et regardez une vidéo de l’apparition à Mozzo, (BG) Italie 11/11/2015.

Dans cette apparition, la Vierge Marie m’a dit :
– 2005 + 7 = 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 :
Événements et fortes attaques contre le Pape (Benoît XVI.).

– 2012 + 7 = 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 :
Événements et persécution des chrétiens dans certains endroits, sous une forme plus publique, la confusion et l’hérésie se répandront contre la foi, les dogmes et les enseignements de l’Église, jusqu’à ce qu’elle atteigne son point culminant : le sacerdoce et mon Fils dans l’Eucharistie.

– 2019 + 7 = 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026 : Des événements difficiles dans l’Église du Christ, avec une grande fissure dans ses fondations et la division de ses organes internes, la folie de tant de personnes, et une grande perte de foi dans l’Église, beaucoup tomberont loin de la foi. Les élus de Dieu et les fidèles seront trahis, persécutés, réduits au silence et tant de morts globalement, mais plus ou moins intensément, selon la foi et l’état de péché des âmes, seul un tiers restera comme le dit la Parole de Dieu. Le Seigneur purifiera son Église et son peuple par des péchés graves, par la persécution et l’effusion de sang. Les gens souffriront pour ce qu’ils ont créé et à cause de leurs péchés. Votre propre nature mauvaise sera la raison de vos larmes et de vos souffrances.




La Merveilleuse fait des merveilles…

Je le sais, le merveilleux a ses excès. A vouloir croire en tout, vient un soir de désillusion où l’on ne croit plus à rien. Les incroyants se recrutent parmi d’anciens crédules, rarement parmi d’anciens croyants.

Je sais aussi l’infini de Dieu, (..) et je te connais, gentil Seigneur : il n’y a jamais de vent dans Tes paquets cadeaux. Il suffit de voir comment tu as réussi la libellule des étangs, la forêt d’érable en automne, et même certaines luisances de la lune de novembre sur l’asphalte. Tu es un appliqué, un perfectionniste, inlassablement Tu retouches l’univers. Toi qui as mis tant de Toi à inventer un simple poireau, comme Tu as dû T’investir en créant Ta mère ! Elle ne peut être que merveilleuse.

Alors comme la plante fait des plantes, comme le chien fait des chiens, comme l’homme fait des hommes, la Merveilleuse fait des merveilles. C’est le contraire qui serait stupéfiant.

Didier Decoin

Extrait de La Sainte Vierge a les yeux bleus – Seuil 1984