12 décembre : Notre-Dame de Guadalupe : « Je suis votre mère miséricordieuse »

Dans ce troisième volet de méditation sur les fêtes mariales de l’Avent, nous vous présentons aujourd’hui Notre-Dame de Guadalupe.

Le samedi 9 décembre 1531, très tôt le matin, Juan Diego, un indigène de 54 ans converti au christianisme depuis quelques années, marche au pied de la colline du Tepeyac au nord-ouest de Mexico. Il entend alors un chant merveilleux d’oiseaux.

Puis une voix féminine l’appelle: «Juanito, Juan Dieguito.» L’usage du diminutif fait penser à une mère qui appelle son petit enfant. Arrivé au sommet du mont, Juan aperçoit une très grande dame aux vêtements brillants comme le soleil. À ses pieds, la nature semble transfigurée en pierres précieuses.

Juanito, le plus humble de mes fils, où vas-tu ?

— Madame, je dois atteindre ton église à Mexico, afin de poursuivre les choses divines qui nous sont enseignées par nos prêtres.

Comprends bien, le plus humble de mes fils, que je suis la toujours vierge Sainte Marie, Mère du vrai Dieu pour qui nous existons, du Créateur de toutes choses, Seigneur du ciel et de la terre. J’aimerais qu’une église soit érigée ici, rapidement, afin que je puisse vous montrer et vous donner mon amour, ma compassion, mon aide et ma protection, parce que je suis votre mère miséricordieuse, à vous, à tous les habitants de cette terre et à tous ceux qui m’aiment, m’invoquent et ont confiance en moi. J’écoute leurs lamentations et je remédie à leurs misères, leurs détresses et leurs peines. Va au palais de l’évêque de Mexico et tu lui diras que je manifeste un grand désir qu’ici une église soit construite en mon honneur.

— Madame, je vais obéir à tes instructions; maintenant je dois te quitter, moi, ton humble serviteur.

« Je ne suis rien »

En toute hâte, Juan se rend au palais épiscopal raconter ce qu’il a vu à Mgr Zumarraga. Mais celui-ci a de la peine à le croire et le renvoie. Déçu, il retourne alors voir la dame et lui demande d’envoyer à sa place une personne importante qui inspire le respect, afin qu’on la croie, «car moi, je ne suis rien, je suis une petite ficelle, une minuscule échelle, une queue, une feuille», dit-il.

Mais la dame lui répond : « Écoute, ô le moindre de mes fils, tu dois comprendre que j’ai de nombreux serviteurs et messagers à qui je peux confier l’accomplissement de mon message et l’exécution de mon désir, mais c’est toi précisément que je sollicite et demande de m’aider afin que, par ta médiation, mon vœu soit accompli. Je t’implore ardemment, toi le moindre de mes fils, et avec fermeté je t’ordonne d’aller demain voir l’évêque.» Juan retrouve confiance et se décide à retourner voir son évêque le lendemain matin.

Comme à Lourdes et à Fatima, la Vierge choisit toujours les plus petits pour porter les plus grands messages. De cette manière, elle nous rappelle que le grand secret de l’Évangile réside dans l’humilité, unique réceptacle de la charité. «Il élève les humbles» (Lc 1,52); «Il faut qu’il grandisse, et moi, que je diminue» (Jn 3,30); «Qui s’abaisse sera élevé» (Lc 9,14). Car seul le pauvre de cœur peut accepter de tout recevoir de Dieu et de tout partager aux hommes.

«Ni doute ni soupçon»

Après avoir longuement attendu, Juan raconte de nouveau son histoire à l’évêque.

Cette fois, ce dernier prend le temps de l’interroger rigoureusement. Mgr Zumarraga est mieux disposé, mais il lui demande un signe qui confirmera ses paroles. Juan se rend donc de nouveau rencontrer la dame sur la colline, et celle-ci lui dit: «Très bien, mon petit, tu repartiras là-bas demain, afin de porter à l’évêque le signe qu’il a demandé. Avec cela, il te croira et dans son regard il n’y aura ni doute ni soupçon. Et sache, mon petit, que je te récompenserai pour ta sollicitude, tes efforts et ta fatigue à mon égard. Je t’attendrai ici demain.»

Mais le lendemain, l’oncle de Juan étant à l’article de la mort, il ne peut accomplir sa mission, prenant plutôt le temps de trouver un médecin et un prêtre pour son oncle.

«Que ton cœur ne soit pas troublé»

Le lendemain 12 décembre, passant près de la colline, Juan cherche à éviter la dame, car il a peur et honte de lui avoir désobéi.

Mais celle-ci le voit et le réconforte : «Écoute-moi et comprends bien, le moindre de mes fils, rien ne doit t’effrayer ou te peiner. Que ton cœur ne soit pas troublé. N’aie pas peur de cette maladie ni d’aucune autre maladie ou angoisse. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous ma protection ? Ne suis-je pas ta santé ? Ne reposes-tu pas heureux en mon sein ? Que désires-tu de plus ? Ne sois pas malheureux ou troublé par quoi que ce soit. Ne sois pas affligé par la maladie de ton oncle, il n’en mourra pas. Sois assuré qu’il est maintenant guéri.»

Elle lui dit aussi de grimper sur la colline pour cueillir des roses en plein hiver. Ces fleurs seront le signe qu’a demandé l’évêque. Juan les garde précieusement dans son pauvre manteau fait en fibre de cactus. Il se précipite alors à l’évêché et déplie son manteau devant l’évêque. Les roses tombent à terre et laissent apparaitre sur le manteau une fabuleuse image de la Mère de Dieu.

L’évêque tombe à genoux, prie, demande pardon à la Vierge pour son incrédulité et place le manteau dans sa chapelle. Il demande à Juan l’emplacement exact où il doit faire construire une église. De retour à sa maison, Juan retrouve son oncle guéri miraculeusement par la Vierge qui lui est apparue et qui lui a révélé vouloir être appelée Notre-Dame de Guadalupe.

Patronne des Amériques

En 1533 la construction du premier sanctuaire est déjà achevée. Dans les années qui suivent, les conversions d’Indiens explosent pour atteindre plus de 8 millions de baptisés en 1537, soit plus de 3500 par jour! Plusieurs autres églises toujours plus grandes seront construites au fils des ans, jusqu’à l’actuelle érigée en 1976 et dont le toit de bois est un cadeau de l’Église du Canada.

Le 14 novembre 1921, pendant la révolution anticatholique au Mexique, une bombe placée dans un bouquet de fleurs explose sous l’image. L’explosion détruit les marches de marbre de l’autel et les chandeliers. Le retable en marbre est cassé en morceaux. La croix en laiton du tabernacle se plie même en deux. Les vitres de la plupart des maisons proches de la basilique se brisent. Par contre, celle qui protège l’image n’est même pas fêlée. Et – ô miracle! – l’image demeure intacte.

Pie XII déclare Notre-Dame de Guadalupe patronne des Amériques en 1946. Chaque année, de 10 à 20 millions de pèlerins se rendent au sanctuaire, ce qui en fait le plus important lieu de pèlerinage marial au monde.

Une image miraculeuse

L’image de Notre-Dame de Guadalupe est la seule œuvre d’art qui vient du ciel! Elle est un signe encore pour nous aujourd’hui. L’image ne comporte aucun coup de pinceau et semble imprimée photographiquement sur le manteau. Les étoiles sur le manteau de la Vierge rendent compte de la position exacte des constellations vues de Mexico au matin du 11 décembre 1531 à 10 h 40. Le dessin des étoiles est inversé, comme s’il avait été projeté sur le tableau à partir d’une source extérieure.

Dans les yeux de la Vierge, on peut apercevoir au microscope l’image convexe des personnes regardant le manteau de Juan Diego quand il le déplia. Cette image respecte le phénomène optique de Purkinje-Sanson, découvert dans les années 1880.

En 1981, des experts de la NASA n’arriveront pas plus à expliquer l’origine inconnue des couleurs…

En 1936, le Prix Nobel de chimie Richard Kuhn étudie des fibres du manteau et constate que les colorants utilisés ne sont pas d’origine minérale, ni végétale, ni animale. En 1981, des experts de la NASA n’arriveront pas plus à expliquer l’origine inconnue des couleurs et l’incroyable résistance de l’image qui, au fil du temps, aurait normalement dû se dégrader en moins d’une décennie.

Photo: Wikimedia

Par comparaison, une copie de l’image de Notre-Dame de Guadalupe peinte au XVIIIe siècle avec un très grand soin et conservée dans les mêmes conditions climatiques que l’originale s’est totalement détériorée en peu d’années. «L’étude de l’image a été l’expérience la plus bouleversante de ma vie», écrira l’un des scientifiques dans son rapport.

Le plus étonnant demeure des phénomènes inexpliqués qui laissent penser que l’image réagit comme un être vivant. Ainsi, la température de la toile oscille comme le corps humain entre 36,6 et 37 °C. On peut aussi observer des variations de couleurs selon que l’on s’approche ou s’éloigne de l’image. Enfin, en 1991, on a découvert que le bord des paupières de la Vierge présente des signes d’une microcirculation artérielle.

La science, qui est si souvent invoquée comme prétexte à l’incrédulité, nous montre aujourd’hui des signes de crédibilité qui étaient restés cachés pendant des siècles et devant lesquelles elle doit demeurer muette comme devant un mystère.

«Je suis la Mère du vrai Dieu»

Le nom «Guadalupe» n’est pas anodin. Il fait référence à une statue miraculeuse en Espagne liée à la lutte contre l’arianisme, une hérésie qui nie la divinité du Christ. Or, l’apparition de Mexico met justement en lumière le plus fondamental de tous les privilèges de Marie: sa maternité divine. Marie n’est pas seulement mère de l’humanité du Christ. Marie est véritablement mère de Dieu! La Guadalupe l’exprime d’abord discrètement dans son corps, puisqu’elle apparait enceinte de trois mois de Jésus. Puis elle le déclare à Juan Diego: «Je suis la toujours vierge Sainte Marie, Mère du vrai Dieu.»

La maternité divine nous aide à toujours mieux mettre en lumière le mystère de l’Incarnation, c’est-à-dire la double nature humaine et divine du Christ. «Mère» contre ceux qui nient son humanité, «de Dieu» contre ceux qui nient sa divinité. Non pas mère de la divinité, mais mère d’un fils qui est Dieu. Mère d’un homme qui, dès l’instant de sa conception, est personnellement Dieu. Comment expliquer cette nuance?

Il faut d’abord reconnaitre que l’on n’est pas la mère d’une nature, mais d’une personne. Bien qu’aucune mère ne donne à ses enfants l’âme et la personnalité, on ne dit pas qu’elle est mère seulement de la chair, mais bien mère de toute la personne. Voici la mère de François… et non la mère de la chair de François! De même, Marie n’est pas mère du corps de Jésus, mais mère de Jésus (Lc 8,19; Jn 2,1; Ac 1,14).

Or, le nom propre désigne la personne qui vit en ce corps. Et puisque cette personne est divine, Marie se trouve donc être mère de Dieu. «D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi?» (Lc 1,43).

«Je suis votre mère»

La dame révèle aussi à Juan Diego sa maternité universelle: «Je suis votre mère miséricordieuse, à vous, à tous les habitants de cette terre et à tous ceux qui m’aiment.» Mère de la tête du corps mystique, Marie est aussi mère de ses membres. Avec l’amour d’une mère, elle veille sur nous, nous protège et nous conduit à son Fils. Il n’y a rien à craindre si nous sommes avec elle «comme un petit enfant contre sa mère» (Ps 130).

Cela n’est pas sans rappeler une anecdote de l’enfance de sainte Thérèse de Lisieux rapportée par sa mère Zélie: «La petite Thérèse me demandait l’autre jour si elle irait au Ciel. Je lui ai dit que oui, si elle était bien sage; elle me répond: “Oui, mais si je n’étais pas mignonne, j’irais dans l’enfer… mais moi, je sais bien ce que je ferais, je m’envolerais avec toi qui serais au Ciel, comment que le Bon Dieu ferait pour me prendre?… tu me tiendrais bien fort dans tes bras?” J’ai vu dans ses yeux qu’elle croyait positivement que le Bon Dieu ne lui pouvait rien si elle était dans les bras de sa mère.»

Étoile de l’évangélisation

Au-delà des signes manifestés par Notre-Dame de Guadalupe, c’est son cœur de mère qui est important. Son cœur qui aima Jésus et qui nous aime comme ses propres enfants. Ce cœur qui veut nous donner son amour, sa compassion, son aide et sa protection. Ce cœur qui écoute nos lamentations et remédie à nos misères.

Le cœur de Marie est le plus proche des hommes parce qu’il est le plus proche de Dieu. Elle qui a donné la vie humaine à Dieu, elle donne aussi la vie divine aux hommes. C’est donc par son cœur maternel que Marie est «l’Étoile de la première et de la nouvelle évangélisation», comme l’appelait saint Jean-Paul II. Une mère et une étoile non seulement pour l’Amérique, mais aussi pour le monde entier.

Sainte Marie, Mère de Dieu et notre mère, priez pour nous !

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Le pape François publie des normes permettant au clergé de « bénir » les couples homosexuels. Et réponse de Mgr Strickland.

Source : Lifesite news

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Note : Cet article a été traduit automatiquement en français.

VILLE DU VATICAN (LifeSiteNews) – Le pape François et Cardinal Victor Manuel Fernández ont publié un texte autorisant « la bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe », en contradiction avec l’enseignement catholique immuable selon lequel l’Église ne peut bénir des relations entachées de péché.

La déclaration Fiducia SupplicansLe 18 décembre, le cardinal Victor Manuel Fernández, nouveau préfet de la Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la Doctrine de la Foi, a publié sans avertissement un communiqué de presse sur le sujet, présente les résultats d’un projet sur lequel il a travaillé avec le pape François.

Le texte cherche à ouvrir officiellement la porte au clergé catholique pour qu’il puisse bénir les couples de même sexe, conformément aux normes définies par le cardinal et le pape, ce qui va à l’encontre de l’enseignement catholique constant et des Saintes Écritures.

Au paragraphe 31 du texte, Fernández écrit que :

À l’intérieur de l’horizon ainsi tracé, il est possible d’envisager des bénédictions de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe, dont la forme ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage.

Dans ces cas, une bénédiction est transmise qui n’a pas seulement une valeur ascendante mais qui est aussi l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même sur ceux qui, se reconnaissant démunis et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais supplient que tout ce qui est vrai de bon et humainement valable dans leur vie et leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint. Ces formes de bénédiction expriment une supplication à Dieu d’accorder ces aides qui viennent des impulsions de son Esprit – ce que la théologie classique appelle les « grâces présentes » – afin que les relations humaines puissent mûrir et grandir dans la fidélité au message de l’Évangile, se libérer de leurs imperfections et de leurs fragilités, et s’exprimer dans la dimension toujours croissante de l’amour divin. {Article 31}

L' »horizon esquissé ici » se trouve dans un préambule contradictoire à cette section du document. Le cardinal déclare d’emblée que tous « les rites et les prières qui pourraient créer une confusion entre ce qui constitue le mariage – qui est ‘l’union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération d’enfants’ – et ce qui le contredit sont inadmissibles ».

Il a également noté que « d’un point de vue strictement liturgique, une bénédiction exige que ce qui est béni soit conforme à la volonté de Dieu, telle qu’elle est exprimée dans les enseignements de l’Église ». À partir de là, il a présenté l’enseignement de l’Église, qui condamne l’activité sexuelle en dehors du mariage :

L’Église n’a pas le pouvoir de conférer sa bénédiction liturgique lorsque cela offrirait en quelque sorte une forme de légitimité morale à une union qui présume être un mariage ou à une pratique sexuelle extraconjugale. Le Saint-Père a réitéré la substance de cette déclaration dans ses réponses aux Dubia de deux cardinaux.

Le cardinal a toutefois ajouté qu’une bénédiction ne devait pas être réduite à ce seul point de vue :

Il faut aussi éviter le risque de réduire le sens des bénédictions à ce seul point de vue, car cela nous conduirait à attendre pour une simple bénédiction les mêmes conditions morales que celles exigées pour la réception des sacrements. Un tel risque exige que nous élargissions encore cette perspective. En effet, le danger existe qu’un geste pastoral aussi aimé et répandu soit soumis à trop de conditions morales préalables qui, sous prétexte de contrôle, pourraient éclipser la force inconditionnelle de l’amour de Dieu qui est à la base du geste de la bénédiction.

Il a déclaré qu’une personne qui demande une bénédiction « montre qu’elle a besoin de la présence salvatrice de Dieu dans sa vie et celle qui demande une bénédiction à l’Église reconnaît cette dernière comme un sacrement du salut que Dieu offre. Demander une bénédiction à l’Église, c’est reconnaître que la vie de l’Église jaillit du sein de la miséricorde de Dieu et nous aide à aller de l’avant, à mieux vivre et à répondre à la volonté du Seigneur ».

Selon M. Fernández, le document présente la possibilité de bénir les couples de même sexe « sans valider officiellement leur statut ni modifier en quoi que ce soit l’enseignement pérenne de l’Église sur le mariage », bien que le nouveau préfet ait noté que la « réflexion théologique du texte, basée sur la vision pastorale du pape François, implique un réel développement par rapport à ce qui a été dit sur les bénédictions dans le Magistère et les textes officiels de l’Église. »

Le nouveau document, également intitulé « Sur le sens pastoral des bénédictions », a d’abord été publié en italien, puis traduit en français, en anglais, en allemand et en espagnol, bien qu’aucune version latine ne soit encore disponible.

Dans son introduction, M. Fernández a expliqué que le texte était basé sur « plusieurs questions qui ont été soumises à ce dicastère au cours des dernières années », y compris la célèbre dubia et réponse du Pape, émis par cinq cardinaux au cours de l’été, et rendue publique à la veille de la réunion du Synode sur la synodalité en 2023. Le texte a été « soumis » à l’examen du pape François et a ensuite reçu son approbation.

Tout au long du document, Mgr Fernández a insisté sur le fait que ces bénédictions ne doivent pas être confondues avec le mariage et qu’elles ne doivent pas non plus être officiellement compilées dans un rite liturgique ou un manuel liturgique, comme le Missel romain ou le Livre des bénédictions. Par conséquent, il a déclaré que « l’on ne doit ni prévoir ni promouvoir un rituel pour la bénédiction des couples en situation irrégulière ».

« En même temps, ajoute M. Fernández, il ne faut pas empêcher ou interdire la proximité de l’Église avec les personnes dans toutes les situations où elles peuvent demander l’aide de Dieu par le biais d’une simple bénédiction. Dans une brève prière précédant cette bénédiction spontanée, le ministre ordonné pourrait demander que les personnes aient la paix, la santé, un esprit de patience, de dialogue et d’entraide, mais aussi la lumière et la force de Dieu pour qu’elles puissent accomplir pleinement sa volonté ».

Il a également clos la question des bénédictions homosexuelles, déclarant que le nouveau document apportait toutes les réponses nécessaires à ce sujet et que les prêtres étaient désormais libres d’agir selon leur propre « discernement », conformément au texte :

Ce qui a été dit dans cette Déclaration concernant la bénédiction des couples de même sexe est suffisant pour guider le discernement prudent et paternel des ministres ordonnés à cet égard. Ainsi, au-delà des indications fournies ci-dessus, il ne faut pas s’attendre à d’autres réponses sur les moyens possibles de réglementer les détails ou les aspects pratiques concernant les bénédictions de ce type.

Le texte a été rapidement accueillis par un défenseur hétérodoxe des LGBT, le père James Martin, S.J., qui – en réponse à l’ouverture par le Vatican de « la possibilité de bénir les couples de même sexe dans une nouvelle déclaration », a écrit :

Il s’agit d’une avancée majeure dans le ministère de l’Église auprès des personnes LGBTQ et d’une reconnaissance du désir des couples de même sexe de bénéficier de la présence et de l’aide de Dieu dans leur relation engagée et aimante.

Le cardinal Fernández s’était déjà entretenu en exclusivité avec LifeSiteNews il y a quelques semaines, dans une interview qui peut maintenant être comprise comme un avant-goût du document qui vient d’être publié.

Le commentaire complet de M. Fernández à LifeSiteNews, sur la question de savoir si les couples de même sexe peuvent être bénis, était le suivant :

Ce que l’Église a dit, c’est que l’union homosexuelle n’est pas bénie, parce qu’elle [l’Église] a une définition claire du mariage, qui est une union entre un homme et une femme ouverts à une nouvelle vie.

Seule cette réalité est appelée matrimonie – mariage, seule cette réalité est appelée ainsi.

Ainsi, la bénédiction qui pourrait semer la confusion et ne pas clarifier cette réalité n’est pas bonne pour l’Église.

Mais peut-être aussi ont-ils besoin de bénédictions, pas seulement d’une personne isolée, mais de deux personnes qui demandent une bénédiction parce qu’elles veulent être fidèles à Dieu, qu’elles veulent être meilleures, qu’elles veulent grandir dans leur vie chrétienne.

La bénédiction n’est pas un sacrement. Et nous ne devons pas demander les mêmes conditions [pour] une simple bénédiction que pour un sacrement.

La bénédiction est un signe de la « opéra pastorale« Le travail pastoral s’adresse à toutes les personnes, dans toutes les situations, et nous ne devons rien savoir des personnes, de leur vie chrétienne, de leur moralité et d’autres choses, afin de donner la bénédiction.

L’enseignement catholique sur les « bénédictions » homosexuelles

Dans sa première lettre aux CorinthiensPaul affirme que les actes homosexuels sont un péché, expliquant que « ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères » n’hériteront du royaume de Dieu, mais plutôt, selon sa lettre à l’Église catholique, que les homosexuels ont le droit d’hériter du royaume de Dieu. RomainsLes personnes qui pratiquent l’homosexualité recevront « en leur propre personne le châtiment dû à leur erreur ».

Une telle approche pastorale authentique « assisterait les personnes homosexuelles à tous les niveaux de la vie spirituelle : par les sacrements, et en particulier par l’usage fréquent et sincère du sacrement de réconciliation, par la prière, le témoignage, le conseil et l’attention individuelle », a déclaré la CDF.

L’instruction ajoute :

Mais nous souhaitons préciser que le fait de s’écarter de l’enseignement de l’Église, ou de le passer sous silence, dans le but de fournir des soins pastoraux, n’est ni bienveillant ni pastoral. Seul ce qui est vrai peut être pastoral. La négligence de la position de l’Église empêche les hommes et les femmes homosexuels de recevoir les soins dont ils ont besoin et qu’ils méritent.

C’est pourquoi il convient d’accorder une attention particulière et pastorale à ceux qui souffrent de cette condition, de peur qu’ils ne soient amenés à croire que vivre cette orientation dans l’activité homosexuelle est une option moralement acceptable. Ce n’est pas le cas.

En 2021, le CDF  énoncé clairement que l’Église n’a pas « le pouvoir de donner la bénédiction aux unions de personnes du même sexe ».

La CDF a déclaré qu’il n’est « pas licite de bénir des relations ou des partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle en dehors du mariage (c’est-à-dire en dehors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en elle-même à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe ».

Mais dans le cadre de la réponse aux cinq dubia Question des cardinaux sur la lettre apostolique du pape Jean-Paul II Ordinatio Sacerdotalis Dans sa lettre du 11 juillet, le pape François a déclaré qu’il était impossible d’ordonner des femmes :

reconnaissons qu’une doctrine claire et faisant autorité n’a pas encore été élaborée de manière exhaustive sur la nature exacte d’une « déclaration définitive ».

Il ne s’agit pas d’une définition dogmatique, mais elle doit être respectée par tous. Personne ne peut la contredire publiquement et pourtant elle peut faire l’objet d’études, comme c’est le cas pour la validité des ordinations dans la Communion anglicane.

 

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Note : Cet article a été traduit automatiquement en français.

(LifeSiteNews) – L’évêque de Tyler (Texas), Son Excellence Joseph Strickland, qui vient d’être démis de ses fonctions, appelle les évêques catholiques à résister à l’épidémie de grippe aviaire qui sévit dans le monde entier. Fiducia Supplicans, a publié plus tôt dans la journée par le pape François en collaboration avec le cardinal de gauche Victor Manuel Fernández, qui appelle à la bénédiction des couples homosexuels.

Dans des remarques partagées exclusivement avec LifeSiteNews par vidéo, Mgr Strickland a encouragé « mes frères évêques à s’unir avec une voix de force et de joie dans le Seigneur en ces derniers jours de l’Avent et à dire ‘non’ à ce dernier document ».

« Nous devons tout simplement être une voix unie pour dire « non », nous ne répondrons pas à cela », a déclaré M. Strickland. Nous ne l’intégrerons pas dans la vie de l’Église parce que nous devons tout simplement dire « non ». Et il faut que ce soit une voix unie ».

M. Strickland a été démis sans cérémonie de ses fonctions d’ordinaire de Tyler le 11 novembre, après avoir refusé de démissionner à la demande du pape François. Il occupait ce poste depuis 2012. La décision du pape François a suscité une levée de boucliers de la part des catholiques, non seulement aux États-Unis mais dans le monde entier, en raison de la réputation de M. Strickland d’être un ardent défenseur de l’enseignement de l’Église.

Fiducia Supplicans a été saluée par le père James Martin, prêtre dissident et pro-LGBT, ainsi que par les principaux médias. « La déclaration ouvre la porte aux bénédictions non liturgiques pour les couples de même sexe, ce qui était auparavant interdit aux évêques, aux prêtres et aux diacres », a déclaré M. Martin avec exubérance. déclarée dans un post sur X aujourd’hui. « Comme de nombreux prêtres, je serai désormais ravi de bénir mes amis engagés dans des unions homosexuelles.

Dans le même temps, le document a été vivement critiqué par les catholiques fidèles au magistère immuable de l’Église, qui condamne fermement les « bénédictions » pour les « unions » homosexuelles.

En tant que rapporté Au début de ce mois, l’évêque Strickland a été interdit de dire la messe dans le diocèse de Tyler. Il s’est fait discret au cours du mois dernier. Dans son message vidéo d’aujourd’hui, il a déclaré qu’il serait approprié de « demander une clarification des véritables enseignements de notre foi catholique ». On peut supposer qu’il suggère qu’un dubia soit adressé au pape.

« Dans l’histoire, avec les types de problèmes auxquels nous sommes confrontés, un pape demanderait un concile », a-t-il également déclaré. « Il est peu probable que cela se produise maintenant, mais nous avons besoin d’une voix unie, quelque chose comme un concile, pour répondre à la confusion et aux questions qui se posent continuellement pour connaître la vérité de Jésus-Christ qui est immuable. »

En juillet, Mgr Fernández a été nommé préfet de la Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la doctrine de la foi. Il a été élevé au rang de cardinal en septembre. En 1995, il avait déjà écrit un livre érotique intitulé Guéris-moi avec ta bouche : L’art du baiser. Michael Haynes, correspondant de LifeSite au Vatican interrogé Fernández, originaire d’Argentine, a fait part en octobre de son ouverture aux bénédictions pour les couples de même sexe, pour lesquelles il a exprimé son soutien sur le site Internet de la Commission européenne et en de multiples occasions.




La leçon de Mgr Strickland : ne jamais céder sur la vérité

par Marco Begato, prêtre

La Lezione di S.E. mons. Edward J. Strickland

Je me souviens avoir dit clairement ce jour-là : « Je ne reculerai jamais dans la proclamation de la vérité ».

Ces mots de Mgr Strickland, confiés à Crisis Magazine, permettent de comprendre la ferveur qui animait ce pasteur, mis sur le devant de la scène ces dernières semaines pour avoir été destitué de son siège épiscopal sans charges objectives connues (pédophilie ? scandales financiers ? rien de tout cela…). Ce sont des mots qui ont résonné dans son cœur au début de son ministère épiscopal et qui sont devenus sa principale boussole pastorale.

Mais qui est cet évêque Strickland et quelle leçon peut-il laisser à l’Église d’aujourd’hui ? Strickland est le jeune évêque qui à Baltimore, le 13 novembre 2018, 46 jours après que le Washington Post a publié l’histoire de la dépravation de McCarrick, s’est levé de sa chaise et a demandé : « Comment cela est-il arrivé ? Comment a-t-il été promu, comment cela s’est-il produit si nous sommes tous d’accord pour dire que [l’acte d’homosexualité] est mauvais et constitue un péché ? » C’est ainsi qu’il a laissé l’un de ses premiers et plus précieux enseignements : « Frères, je crois qu’une partie de la correction fraternelle… est de demander ».

Strickland est le pasteur qui a su corriger chrétiennement l’erreur et accueillir l’égaré. Il corrige l’erreur, c’est-à-dire le mouvement LGBT :

« Dans le monde d’aujourd’hui, nous voyons beaucoup de programmes concernant l’identité humaine, en particulier « l’identité sexuelle ». L’un d’entre eux, très présent ces jours-ci, est le programme LGBTQ ».

Mais il accueille les égarés :

« Pour conclure, je voudrais dire à ceux qui souffrent d’attirance pour le même sexe ou de dysphorie de genre : le Christ vous aime et l’Église catholique vous accueille. Nous luttons tous pour grandir en sainteté. Je vous invite à venir vous asseoir avec nous, à prier avec nous, à adorer avec nous et à faire l’expérience avec nous de la puissance écrasante de l’amour et de la miséricorde de Dieu ».

C’est l’évêque qui a pris Hillary Clinton à partie pour ses remarques tendancieuses contre les groupes pro-vie :

« S’il vous plaît, s’il vous plaît, n’écoutez pas cette femme diabolique. Ses mensonges et son immoralité doivent être réduits au silence pour le bien de l’humanité ».

Et il n’a pas manqué l’occasion d’ « annoncer qu’il considère qu’il est immoral de forcer les gens à subir une injection expérimentale et qu’il ne se fera pas vacciner ». Plus précisément, il a toujours soutenu et collaboré à l’œuvre de Children of God for Life , en tant que spiritual advisor, et avec ce mouvement, il a également signé et fait circuler une pétition contre les vaccinations contaminées par le sacrifice criminel de l’avortemen, et ce bien avant que ne surgisse l’affaire du vaccin anti-Covid.

Bref, c’est lui qui, alors que le clergé qui commande promouvait des initiatives écolo-philanthropiques, a continué à défendre le dépôt de la foi, et ce alors que ses frères évêques lui suggéraient déjà apertis verbis : « Arrêtez d’insister autant sur ce point et suivez le programme ».

Strickland se trouvait donc à la croisée des chemins : suivre le programme dicté à l’épiscopat mondial ou rester ferme et s’en tenir au premier objectif (« Je ne reculerai jamais dans la proclamation de la Vérité ») ?

Mais cet engagement s’accompagnait toujours d’une prise de conscience :

« Proclamez la vérité. D’une certaine manière, Marie m’appelait à mourir ce jour-là. En un sens, je crois qu’elle me demandait d’accepter le martyre qui découle de la seule prédication de la Vérité ».

Évidemment, le choix de la vérité l’a emporté, même avec le risque d’accroître la division avec le clergé qui commande, mais en fin de compte en sachant que « les forces dans l’Église en ce moment ne veulent pas de la vérité de l’Évangile ».

Et ainsi, ces forces ne veulent pas de la vérité,

« elles veulent qu’elle soit changée. Elles veulent qu’elle soit ignorée. Elles veulent se débarrasser de la vérité qui, glorieusement, ne disparaîtra pas. La vérité qui est Jésus-Christ, son corps mystique, qui est l’Église, toutes les merveilles pour lesquelles des martyrs sont morts et des saints ont vécu pendant près de 2000 ans depuis que le Christ est mort et ressuscité ».

Et ce courant de ténèbres implique de nombreuses personnes qui, de diverses manières, deviennent des conseillers du Saint-Père et « qui travaillent sur lui et l’influencent pour qu’il prenne ce genre de décisions ». « Ce sont des forces énormes et puissantes qui sont à l’œuvre dans le monde ».

Mais c’est précisément au cœur de cette dénonciation que nous pouvons reconnaître jusqu’où est allé le zèle pastoral de Mgr Strickland dans la défense de la Vérité et du troupeau qui lui a été confié. Il est allé jusqu’au point le plus délicat et le plus douloureux, celui de la résistance face à la confusion née des propres paroles du Souverain Pontife – « certainement le Pape a dit des choses confuses » -, celui du conseil aux actions mêmes du Souverain Pontife :

« Beaucoup de ceux qu’il a nommés cardinaux, les personnes dans les différents bureaux du Vatican, n’ont pas dit des choses confuses. Ils n’ont pas dit des choses confuses, ils ont dit des choses qui contredisent le dépôt de la foi. Et le pape doit les remettre à leur place… Il est le pape. Il peut tout clarifier très rapidement, très simplement, et dire : ‘Voilà ce que nous croyons en tant que catholiques’ « .

Et dans cette action de résistance, il a ajouté :

« Il est temps pour moi de dire que je rejette son programme de sape du dépôt de la foi ».

Il a justifié cette déclaration décisive par sa confession la plus profonde :

« Je suis un pécheur, je suis imparfait, je fais des erreurs, mais je suis motivé par l’amour du Christ, l’amour de l’Église catholique et l’amour du pape François ».

Et toujours, dans son ministère, y compris dans des déclarations et des confessions aussi puissantes, ce qui l’a ému, c’est la vérité, « notre plus grand don… notre plus grande valeur… [et] notre plus grand pouvoir ».

« Et cela s’applique à toute l’Église, du pape François aux derniers confirmants. Nous sommes tous tenus et bénis pour vivre la vérité. Et… nous avons une obligation envers le troupeau ici et partout où nous le pouvons. Quand nous voyons ce qui est contraire à la vérité, et il y a trop de choses qui se passent qui sont contraires à la vérité et qui doivent être traitées… par amour, [nous devons] agir » .

Mais tout cela est affirmé et proclamé chaque fois dans un sens fort de communion ecclésiale et d’unité avec Pierre, reconnu dans son rôle et sa mission délicate, même dans la dénonciation de la confusion et de la distance par rapport à son programme. Le pape, que Strickland interroge et à qui il demande de la clarté, préférant toujours la Vérité à tout programme vatican, est le père pour lequel il faut prier « pour lui en tant que fils de Dieu et pour son rôle de pontife suprême ».

Ensuite, la fin, au moins de l’épiscopat dans le diocèse de Tyler, une fin annoncée et préparée avec des tons toujours fermes et cristallins. D’abord dans la déclaration de responsabilité selon laquelle « il ne quitterait tout simplement pas » son diocèse, puis dans la clarification de la docilité filiale selon laquelle « si le pape le révoquait, il serait obéissant », en dépit du fait que, selon la loi, il aurait probablement pu s’y opposer et dénoncer « un abus de fonction contre le droit divin de l’épiscopat ».

Ces paragraphes exposent donc les raisons qui font de Mgr Strickland un modèle important pour ses contemporains : Mû par la Vérité du Christ, martyrisé pour le bien de ses fidèles, capable de poser les questions qui comptent, de dénoncer l’erreur et d’accueillir l’égaré, de résister à la confusion et au mensonge, de ne pas appeler obéissance le compromis avec la vérité, et de ne pas se compromettre pour l’obéissance, de ne pas échanger la fraternité contre le pouvoir, de résister au mal, d’interpeller même le Souverain Pontife, mais sans jamais avilir sa personne et son rôle, sans dévier vers des formes d’opposition et de séparation, mais toujours en priant et en faisant prier avec le Pape et pour le Pape. Tout cela sans se soucier des conséquences pour sa carrière et sa réputation.

Puisse Mgr Strickland rester toujours fidèle au modèle qu’il nous a proposé jusqu’à présent, à tous égards. Que le Seigneur le préserve et nous donne d’autres exemples comme lui. Puissions-nous également suivre Mgr Strickland dans l’amour de la Vérité qu’est le Christ, dans la charité de la correction fraternelle à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, dans l’amour du Pape, un amour que l’on professe même en rejetant la confusion qu’il nourrit et en redoublant ensuite de prières pour que l’Esprit de Dieu le protège des mauvais conseillers, le confirme dans la Vérité et le garde ainsi pour son propre bien et celui de toute la Sainte Église.

« Je ne suis pas un grand théologien, je n’ai rien d’exceptionnel. Mais je suis un grand amoureux de Jésus-Christ et de son Église, et je suis prêt à tout endurer pour continuer à proclamer ce message » .




Notre-Dame de Trevignano le 16 décembre 2023

Trevignano Romano 16 décembre 2023

Mes enfants bien-aimés, merci d’avoir répondu à mon appel dans vos cœurs. Aujourd’hui, mes enfants, dans ce monde agité, je suis heureuse de vous voir unis dans la récitation du Saint Rosaire, une prière forte et préférée par moi.

Préparez dans votre cœur le lit de mon Fils Jésus, plein d’amour et de joie.

Mes enfants, Satan pense avoir gagné parce que beaucoup ne reconnaissent pas Dieu et tombent dans la marmite du mensonge et de l’indifférence envers leurs frères et sœurs plus faibles, créant le Dieu d’eux-mêmes, sans regarder les lois du Créateur.

Priez et offrez des sacrifices.

Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen




L’origine du chapelet

Ce mot désigna d’abord une couronne de fleurs. Au moyen Age, on s’en couvrait la tête dans les réceptions solennelles et dans les processions. Des miniatures du 15ème siècle (Bourges) montrent, à la fête-Dieu, les notabilités, tous les membres du clergé, même les prêtres qui portent la civière de la monstrance, les porteurs du dais ou des cierges, les trompettes et les sergents la tête ornée de chapels de roses, de marjolaines et de violettes. Les dévots de la Vierge offraient tout naturellement à ses statues des chapelets fleuris. Un jour vint où le mot fut appliqué non seulement à ces couronnes de roses mais aux couronnes de grains représentant les ave qu’on dédiait à Marie.

Le mot rosaire vient de ce qu’on a assimilé cette prière à une guirlande de roses dont on ornait les statues de la vierge. On aime couronner les statues de la Vierge avec des petits chapeaux de fleurs ou chapelets, ou avec des guirlandes de roses ou rosaires, comme ceux dont on coiffait les jeunes filles aux jours de fête. C’est alors qu’on baptise de ces jolis noms les cordelettes et les bouliers qui servent à compter les Pater et les Ave. Chaque Ave Maria est comme une rose offerte à la Vierge Marie !

Source : Etoile Notre-Dame




De Sion, Dieu resplendit…

« De Sion, Beauté parfaite, Dieu resplendit ! » (Ps 49,2)

De Marie, toute belle, le Messie sortira…

 

Le temps de l’Avent est l’espace béni où va murir notre attente… une attente traversée par la plus belle espérance : Dieu va venir au cœur de notre humanité ! Dieu va me regarder et me parler à travers un visage humain. Je ne serai jamais plus seul ! Et face à cet insondable mystère, la contemplation de l’Apôtre Jean vient illuminer notre regard d’Avent :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu,

et le Verbe était Dieu, il était au commencement tourné vers Dieu…

Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous,

et nous avons contemplé sa gloire,

gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique,

plein de grâce et de vérité ! »   (Jn 1,1 et 14)

Désormais, le salut est à portée de regard et de geste : mon Sauveur va prendre mon visage… Et Jean Baptiste, le plus grand des prophètes, aura ce regard ultime : « Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi, il était… » (Jn 1,15)

Ce « avant moi, il était » nous ouvre la porte du mystère de Dieu dont le Christ est l’Unique Révélation : « Je suis la voie, la vérité et la vie ! » (Jn 14,6). En son humanité, je touche Dieu ! en son regard, je vois Dieu ! Et c’est ici qu’un Père de l’Eglise nous ouvre, à son tour, une porte :

« Je pense que les quatre Evangiles sont les éléments essentiels de la foi de l’Eglise… et que, parmi les Evangiles, les prémices sont dans celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est penché sur la poitrine de Jésus (Jn 21,20) et n’a reçu de Jésus, Marie pour Mère (Jn 19,27) … et quand Jésus dit à sa Mère : « Voici ton fils ! » (Jn 19,26) … C’est comme s’il lui disait : « Voici ton fils que tu as enfanté[1] ! » Et pour approcher ce mystère, le regard unique de Saint Jean-Paul II nous est si précieux :

« La maternité de Marie commence par sa sollicitude maternelle pour le Christ. Dans le Christ, au pied de la Croix, elle a accepté Jean, et elle a accepté tout homme et tout l’homme. Marie les embrasse avec une sollicitude particulière dans l’Esprit-Saint… car la maternité de Marie est une participation à la puissance de l’Esprit… et quand Jésus dit sur la Croix : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26), il ouvrit d’une manière toute nouvelle le Cœur de sa Mère… Marie est ainsi Mère de tous les hommes et son empressement pour la vie de l’homme est de portée universelle[2] ! »

Alors, en cet Avent 2023, ouvrons les yeux sur « Sion, beauté parfaite, où Dieu resplendit ! » (Ps 49,2). Car de Marie, toute belle, le Messie sortira… Et comme il faut « s’éveiller » et ne pas s’habituer à ce temps unique : « Je veille donc sans cesse et je tends l’oreille, O Seigneur, comme Ta bien-aimée que Tu as élue. Car je sais que Tu aimes venir inaperçu. Mais je T’attends, Seigneur, dans le calme et le silence… Viens donc enfin, mon très doux Seigneur[3] ! »

                                                                                               +M-Mickaël

[1] Origène, Commentaire sur l’Evangile de Jean, I, 21-25 ; SC 120.

[2] Saint Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982.

[3] Sainte Faustine, Petit Journal 




Le Royaume Promis, article de Mark Mallett

Article de Mark Mallett du 11 décembre 2023

 

À la fois terreur et victoire exultante. C’était la vision du prophète Daniel d’une époque future où une « grande bête » s’élèverait sur le monde entier, une bête « tout à fait différente » des bêtes précédentes qui ont imposé leur domination. Il a dit qu’il « dévorera toute la terre, l’abattra et l’écrasera » par l’intermédiaire de « dix rois ». Cela renversera la loi et modifiera même le calendrier. De sa tête jaillit une corne diabolique dont le but est « d’opprimer les saints du Très-Haut ». Pendant trois ans et demi, dit Daniel, ils seront livrés à lui, lui qui est universellement reconnu comme « l’Antéchrist ».

Le Royaume Promis

Maintenant, écoutez attentivement, chers frères et sœurs. Satan voudrait vous désespérer en ces jours où les programmes mondialistes nous sont imposés. Le but est de nous briser, d’écraser notre volonté et de nous conduire soit au silence, soit au reniement du Christ.

Il parlera contre le Très-Haut et épuisera les saints du Très-Haut, dans l’intention de changer les jours de fête et la loi. Ils lui seront remis pour un temps, deux fois et la moitié du temps. (Daniel 7:25)

Mais alors que Jésus a été livré pour un temps pour être « écrasé » par sa Passion, qu’est-ce qui a suivi ? La résurrection. De même, l’Église sera livrée pour un temps, mais seulement pour faire mourir tout ce qui est mondain dans l’Épouse du Christ et la ressusciter dans la Volonté Divine (voir La Résurrection de l’Église). Voici le plan directeur :

…jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’homme, à la mesure de la pleine stature du Christ (Éphésiens 4 : 13)

En fait, lorsque ces jours de souffrance approchaient pour Jésus, l’Écriture dit « qu’il se dirigea vers Jérusalem » et que « à cause de la joie qui l’attendait, il endura la croix ».[1] de la joie qui l’attendait ! En effet, cette bête mondiale montante n’est pas le dernier mot.

…Cette corne fit la guerre aux saints et fut victorieuse jusqu’à ce que l’Ancien des jours vienne, et que le jugement soit prononcé en faveur des saints du Très-Haut, et que le temps soit venu pour les saints de posséder la royauté. (Daniel 7 : 21-22)

 

N’avons-nous pas prié pour cela tous les jours ?

Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel.

Jésus a prédit à la Servante de Dieu Luisa Piccarreta : « Je veux ramener la créature à son origine pour que ma Volonté soit connue, aimée et faite sur terre comme au Ciel. » [2] Il dit même que la gloire des Anges et des Saints au Ciel « ne sera pas complète si ma Volonté n’a pas son triomphe complet sur la terre ».

Tout a été créé pour l’accomplissement total de la Volonté Suprême, et jusqu’à ce que le Ciel et la terre reviennent dans ce cercle de la Volonté Éternelle, ils ressentent leurs œuvres, leur gloire et leur béatitude comme divisées par deux, car, n’ayant pas trouvé leur accomplissement complet dans la Création , la Volonté Divine ne peut pas donner ce qu’elle avait établi pour donner, c’est-à-dire la plénitude de ses biens, de ses effets, des joies et des bonheurs qu’elle contient. — Jésus à Luisa, Volume 19, 23 mai 1926

Eh bien, cela semble être de quoi se réjouir ! C’est donc vrai : ce qui arrive n’est pas la fin du monde mais la fin de cette époque. Ce qui suit est ce que le Père de l’Église Tertullien appelait « les temps du Royaume ».

Nous confessons qu’un royaume nous est promis sur la terre, quoique devant le ciel, seulement dans un autre état d’existence ; dans la mesure où ce sera après la résurrection pendant mille ans dans la ville divinement construite de Jérusalem… Nous disons que cette ville a été prévue par Dieu pour recevoir les saints à leur résurrection et pour les rafraîchir de l’abondance de toutes les bénédictions véritablement spirituelles. , en récompense pour ceux que nous avons méprisés ou perdus… — Tertullien (155-240 après J.-C.), père de l’Église de Nicée ; Adversus Marcion, Pères Ante-Nicene, Henrickson Publishers, 1995, Vol. 3, p. 342-343)

Évitant l’hérésie du millénarisme, saint Augustin parlait également de cette future période de repos et de bénédictions spirituelles à venir avant la fin du monde…

… comme s’il était normal que les saints jouissent ainsi d’une sorte de repos du sabbat pendant cette période, un loisir sacré après les travaux de six mille ans depuis la création de l’homme… (et) il devrait s’ensuivre l’achèvement de six mille ans. mille ans, à partir de six jours, une sorte de sabbat du septième jour dans les mille ans suivants… Et cette opinion ne serait pas contestable, si l’on croyait que les joies des saints, dans ce sabbat, seront spirituelles et conséquentes sur la présence de Dieu… —St. Augustin d’Hippone (354-430 après J.-C. ; docteur de l’Église), De Civitate Dei, Bk. XX, Ch. 7, Presse de l’Université catholique d’Amérique Ce sont de belles pensées… un repos de sabbat pour l’Église quand Satan sera enchaîné dans l’abîme,[3] les méchants auront été purgés de la terre, et la présence du Christ régnera en nous d’une toute nouvelle manière.[4]

Mais qu’en est-il de l’heure actuelle de détresse ?

Cette période de détresse

Récemment, le Vatican a confirmé son interdiction aux catholiques d’adhérer à la secte maçonnique[5], et pour cause. Depuis plus de deux siècles et demi, les Vicaires du Christ ont mis en garde, directement ou indirectement, contre le pouvoir et les complots de cette société secrète. Leur objectif a longtemps été de « renverser tout l’ordre religieux et politique du monde »[6], la croyance philosophique selon laquelle tout découle de propriétés et de causes naturelles et exclut le surnaturel.

« Ainsi, la foi de nos ancêtres, le salut obtenu pour l’humanité par Jésus-Christ et, par conséquent, les grands bienfaits de la civilisation chrétienne sont menacés. En effet, ne craignant rien et ne cédant à personne, la secte maçonnique agit de jour en jour avec plus d’audace : avec son infection venimeuse, elle imprègne des communautés entières et s’efforce de s’emmêler dans toutes les institutions de notre pays dans sa conspiration visant à priver par la force… les gens de leur foi catholique, origine et source de leurs plus grandes bénédictions ». —PAPE LÉON XIII, Inimica Vis, 8 décembre 1892

Il n’y a sans doute aucune autre génération qui soit un meilleur candidat que la nôtre pour la vision de Daniel. Comme je l’ai écrit dans La Guerre de la Création et La Révolution Finale, toutes les pièces sont en place pour une domination mondiale totale et totale. Il ne reste plus qu’à passer à une monnaie numérique[7], et les leviers du pouvoir tomberont entre les mains de quelques hommes – peut-être dix. Bien que Daniel n’explique pas pourquoi cette vision l’a terrifié, il est clair que cette bête mondiale est capable de réprimer, d’exiger la soumission et d’écraser la liberté à un degré imprévu. Et Jésus nous explique comment cela se fait au début :

« La nation se lèvera contre la nation, et le royaume contre le royaume. Il y aura de puissants tremblements de terre, des famines et des épidémies de lieu en lieu ; et des spectacles impressionnants et des signes puissants viendront du ciel ». (Luc 21 : 10-11)

Ce sont pour la plupart des fléaux provoqués par l’homme. La division royaume contre royaume n’est rien d’autre qu’un conflit de classe marxiste standard (c’est-à-dire les « erreurs de la Russie ») – homme contre femme, noir contre blanc, pauvre contre riche, Occident contre Orient, et ainsi de suite. Les « fléaux » que nous subissons actuellement sont également manipulés, car le COVID-19 était incontestablement une arme biologique (et donc, semble-t-il, son « antidote »). De plus, la crise alimentaire mondiale imminente est également une crise largement fabriquée, les gouvernements réduisant les engrais et commençant à saisir les exploitations agricoles ; Ensuite, il y a la hausse du coût du carburant, la guerre en Ukraine, les chaînes d’approvisionnement endommagées et une idéologie du changement climatique qui convertit les terres agricoles en usines éoliennes industrielles alors qu’ils tentent d’éliminer les combustibles fossiles.

Ceux qui contrôlent la nourriture contrôlent les gens. Les communistes le savaient mieux que quiconque. La première chose que fit Staline fut de s’en prendre aux agriculteurs. Et les mondialistes d’aujourd’hui ne font que copier-coller cette stratégie, mais cette fois-ci, ils utilisent des mots jolis/vertueux pour cacher leurs véritables intentions. L’année dernière, le gouvernement néerlandais a décidé que 30 % de tout le bétail devait être réduit d’ici 2030 afin d’atteindre les objectifs climatiques. Et puis le gouvernement a décidé que cela signifierait qu’au moins 3 000 fermes devraient être fermées au cours des prochaines années. Si les agriculteurs refusent de vendre « volontairement » leurs terres à l’État maintenant, ils courent le risque d’être expropriés plus tard. —Eva Vlaardingerbroek, avocate et défenseure des agriculteurs néerlandais, 21 septembre 2023, « The Global War on Farming »

C’est le comble de la stupidité imprudente – mais c’est clairement intentionnel.

Et oui, même les tremblements de terre d’origine humaine semblent possibles :

Il y a des rapports, par exemple, selon lesquels certains pays ont essayé de construire quelque chose comme un virus Ebola, et ce serait un phénomène pour le moins très dangereux… certains scientifiques dans leurs laboratoires [essayent] de concevoir certains types de virus. des agents pathogènes qui seraient spécifiques à une ethnie afin de pouvoir simplement éliminer certains groupes ethniques et races ; et d’autres conçoivent une sorte d’ingénierie, une sorte d’insecte capable de détruire des cultures spécifiques. D’autres se livrent même à un terrorisme de type écologique grâce auquel ils peuvent modifier le climat, déclencher des tremblements de terre et des volcans à distance grâce à l’utilisation d’ondes électromagnétiques. — Secrétaire à la Défense, William S. Cohen, 28 avril 1997, 8 h 45 HAE, ministère de la Défense ; voir www.defense.gov

La grande tentation dans tout cela est une sorte de fatalisme : parce que ces choses semblent inévitables, nous devrions simplement nous accroupir et attendre la fin de la Grande Tempête. Mais avant de disparaître, Benoît XVI a rejeté cet état d’esprit :

Nous voyons comment la puissance de l’Antéchrist s’étend, et nous ne pouvons que prier pour que le Seigneur nous donne des bergers forts qui défendront son Église en cette heure difficile contre la puissance du mal. —PAPE ÉMÉRITE BENOÎT XVI, The American Conservateur, 10 janvier 2023

Deux choses sont évidentes ici : la première est l’appel à la prière. Le second est l’appel à des bergers audacieux qui défendront la Vérité. Cela inclut non seulement les prêtres et les évêques, mais aussi les hommes à la tête de leurs familles.

Dans son Encyclique sur la franc-maçonnerie, Inimica Vis, le pape Léon XIII cite son prédécesseur Félix III :

Une erreur à laquelle on ne résiste pas est approuvée ; une vérité qui n’est pas défendue est supprimée… Celui qui ne s’oppose pas à un crime évident s’expose au soupçon de complicité secrète. -n. 7, 9 décembre 1892, vatican.va

Vous pourriez vous demander : « À quoi sert de défendre la vérité si elle ne change pas la trajectoire de cette bête mondiale ? Il est vrai que cela n’arrêtera peut-être pas la montée de cette bête que l’humanité a provoquée sur elle-même. Mais cela peut sauver une seule âme de la damnation. De plus, notre courageuse défense de la vérité ne dépend pas toujours de notre réussite, mais plutôt de la manière dont nous nous sommes battus. C’est essentiellement l’histoire des martyrs. Selon les normes du monde, eux et Jésus semblaient perdre, et perdre gravement. Mais c’est précisément la façon dont il a souffert et est mort qui a eu un impact sur ceux qui l’entouraient.

« Qu’il soit crucifié ! » Mais [Pilate] a dit : « Pourquoi ? Quel mal a-t-il fait ? (Matt 27 :22-23)

[Judas] rendit les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : « J’ai péché en livrant du sang innocent. » (Matt 27 : 3-4)

« …nous avons été condamnés à juste titre, car la sentence que nous avons reçue correspond à nos crimes, mais cet homme n’a rien fait de criminel. » Puis il dit : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume. » (Luc 23 : 41-42)

Le centurion qui a été témoin de ce qui s’est passé a glorifié Dieu et a dit : « Cet homme était innocent sans aucun doute. » (Luc 23:47)

La question n’est donc pas de savoir comment inverser le cours du mal, mais comment le Père souhaite être glorifié à travers nous. Soyons fidèles jusqu’au bout et laissons les résultats ultimes à Dieu.

Le Royaume Promis

Et lorsque ces temps seront terminés, ce seront les temps du Royaume sur terre comme au Ciel. Et vous pouvez être certain que, que vous soyez au Ciel ou encore sur Terre, la joie de ces jours surpassera de loin les peines de cette époque.

Alors la royauté, la domination et la majesté de tous les royaumes sous les cieux seront données au peuple des saints du Très-Haut, dont la royauté sera une royauté éternelle, à qui tous les royaumes serviront et obéiront. (Daniel 7:27)

Le P. Ottavio Michelini était un prêtre, mystique et membre de la cour papale du pape Saint-Paul VI (l’un des plus grands honneurs accordés par un pape à une personne vivante) qui reçut de nombreuses locutions du ciel. Le 9 décembre 1976, Notre Seigneur lui dit :

…ce seront les hommes eux-mêmes qui provoqueront le conflit imminent, et ce sera Moi, Moi-même, qui détruirai les forces du mal pour tirer le bien de tout cela ; et ce sera la Mère, la très sainte Marie, qui écrasera la tête du serpent, commençant ainsi une nouvelle ère de paix ; CE SERA L’AVENEMENT DE MON ROYAUME SUR TERRE. Ce sera le retour du Saint-Esprit pour une nouvelle Pentecôte. Ce sera Mon amour miséricordieux qui vaincra la haine de Satan. Ce sera la vérité et la justice qui prévaudront sur l’hérésie et sur l’injustice ; ce sera la lumière qui mettra en fuite les ténèbres de l’enfer.

Et encore le 7 novembre 1977 :

Les pousses du printemps annoncé poussent déjà partout, et l’AVENEMENT DE MON ROYAUME et la victoire du Cœur Immaculé de Ma Mère sont aux portes…

Dans Mon Église régénérée, il n’y aura plus autant d’âmes mortes qui sont comptées aujourd’hui dans Mon Église. Ce sera ma prochaine venue sur terre, avec l’AVENEMENT DE MON RÈGNE DANS LES ÂMES, et ce sera le Saint-Esprit qui, avec le feu de son amour et avec ses charismes, maintiendra purifiée la nouvelle Église qui sera éminemment charismatique. , dans le meilleur sens du terme… Indescriptible est sa tâche, en ce temps intermédiaire, entre la première venue du Christ sur terre, avec le mystère de l’Incarnation, et sa seconde venue, à la fin des temps, pour juger les vivants et les vivants. le mort. Entre ces deux avènements qui manifesteront : la première la miséricorde de Dieu, et la seconde la justice divine, la justice du Christ, vrai Dieu et vrai homme, comme Prêtre, Roi et Juge universel — il y a une troisième venue intermédiaire, qui est invisible, contrairement au premier et au dernier, tous deux visibles. [8]Cette venue intermédiaire est le Royaume de Jésus dans les âmes, un royaume de paix, un royaume de justice, qui aura sa pleine et lumineuse splendeur après la purification.




10 décembre : fête de Notre-Dame de Lorette

Durant ce temps de l’avent, temps marial s’il en est, nous vous proposons de méditer chaque semaine sur les fêtes mariales que le calendrier liturgique nous propose en ce mois de décembre.

Après avoir médité la semaine dernière sur l’Immaculée Conception, arrêtons nos pas aujourd’hui à Lorette, en italie centrale, dans la région des Marches, près de la mer Adriatique.

Sanctuaire de Lorette

C’est là que se trouve le sanctuaire de la « Santa Casa », la Sainte Maison de la Vierge Marie à Nazareth. Au coeur de la basilique est conservée une partie de la maison de Marie à Nazareth. La maison de la Vierge à Nazareth était de fait une grotte, agrandie et fermée par des murs, pour en faire une maison. La basilique de l’Annonciation à Nazareth conserve la grotte, et les murs sont maintenant à Lorette. Leur étude scientifique a montré qu’ils sont constitués de pierre et matériaux n’existant pas en Italie, mais bien en Palestine ; et la construction restituée à Lorette correspond à la structure de la grotte de Nazareth. Il s’agit donc de la demeure même dans laquelle la Vierge Marie a vécu, conçu et élevé Jésus enfant. C’est pourquoi Jean Paul II a pu dire que La « Sainte Maison de Lorette, premier sanctuaire de portée internationale dédié à la Vierge, a été pendant plusieurs siècles, le vrai cœur marial de la chrétienté » (Jean Paul II). C’est en 1291 durant les Croisades que la maison a été déplacée en Croatie. Puis en 1294 a été installée à Lorette. En 1510 le sanctuaire a reçu l’approbation pour devenir un pèlerinage officiel. Notre-Dame de Lorette est fêtée le 10 décembre.

Histoire de Notre-Dame de Lorette

Le 10 décembre on célèbre la fête liturgique de Notre-Dame de Lorette. La fête est également appelée Fête de la Venue et a des origines très anciennes.

La légende veut que la Sainte Maison de Marie ait été amenée de Nazareth par des anges quand la Palestine tomba en main aux Turcs infidèles, en 1291. En 1296, l’ermite Paolo della Selva rapporta aux Autorités une histoire fascinante, reprise ensuite dans de nombreux documents au cours du temps, s’enrichissant de détails de plus en plus pittoresques. Selon cette histoire, en 1294, les anges auraient emporté la Sainte Maison de la Palestine, tombée en main aux Turcs.

Le voyage de la Sainte Maison aurait d’abord touché Trsat, aujourd’hui quartier de la ville de Rijeka, en Croatie, mais les anges décidèrent de traverser la mer et d’amener leur précieuse cargaison dans le territoire de Recanati, où ils posèrent la Sainte Maison d’abord dans un bois qui appartenait à une dame nommée Loreta, ensuite dans le champs de deux frères, et enfin, la nuit entre le 9 et le 10 décembre 1296, au sommet du Mont Prodo.

Ensuite, afin de protéger la Sainte Maison, autour d’elle fut érigé d’abord un mur, ensuite un sanctuaire, qui devint tout de suite un lieu de pèlerinage.

Il est difficile de comprendre ce qu’il y a de réel dans l’histoire de la Transportation et ce qui est le fruit des récits populaires. Une version de l’histoire veut que ce fut une riche famille de princes apparentés avec la famille impériale de Constantinople qui sauva les restes de la Sainte Maison jusqu’à Lorette. Ce qui est certain, c’est qu’encore aujourd’hui l’histoire du mystérieux « voyage » de la Sainte Maison, avec tout ce qu’elle représente, fascine les pèlerins qui se rendent en visite au Sanctuaire.

Naquit ainsi la vénération à Notre-Dame de Lorette, symbole du côté humain et familial de Jésus et de toute la Sainte Famille. Pour tous les pèlerins qui depuis le Moyen Âge se rendent dans ce lieux, ce sanctuaire rappelle le mystère de l’Incarnation de Jésus, la vocation de la Vierge Marie, humble servante du Tout Puissant, qui, en acceptant Sa tâche, a fait de sa personne la “maison” de Dieu et de toute l’Église, et les  vertus évangéliques de la Sainte Famille.

Notre-Dame de Lorette a fait de la Basilique qui lui est dédiée le cœur d’un culte où se reflète vraiment celui adressé à la Sainte Famille à Nazareth. Fidèles et pèlerins se sont rendus à cet endroit au cours des siècles pour y trouver du réconfort, malades et infirmes s’y sont rendus à la recherche de la guérison et de la consolation dans leur souffrance. Ici sont nées les Litanies de Lorette, les supplications qui sont récitées ou chantées à la fin du Rosaire, qui étaient déjà entonnées dans la Sainte Maison de Lorette avant leur diffusion dans toute la chrétienté en devenant les prières les plus populaires dédiées à la Mère de Jésus.

Le 24 mars 1920, veille de l’Annonciation du Seigneur, Pape Benoît XV émit le Décret qui déclarait Notre-Dame de Lorette Sainte Patronne des voyageurs en avion et de l’aéronautique.

Le 7 octobre 2019, Pape François, à travers la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a inséré dans le Calendrier Romain la mémoire facultative de la Sainte Vierge Marie de Lorette.

Miracles de Notre-Dame de Lorette

En plus de la mystérieuse Transportation de la Sainte Maison, au cours des siècles Lorette a été le théâtre de nombreux miracles et guérisons. La plupart des miracles attribués à Notre-Dame de Lorette concerne des guérisons miraculeuses, qui ont concerné hommes, femmes et enfants au cour des années.

Pour n’en citer que quelques exemples, le petit Lorenzo Rossi, sauvé  d’une bronchopneumonie et bronchiolite qui en 1959 l’avait amené en point de mort. La mère, désespérée, lui versa sur le front de l’huile bénite qui venait du Sanctuaire de la Sainte Maison de Lorette, et commença à lui masser la poitrine avec. L’enfant, à l’article de la mort, recommença à respirer et recouvrit ensuite toute sa santé.

Gerry de Angelis, lui, était déjà dans le coma, quand son père, qui était sur le point de lui rendre visite à l’hôpital, sentit le besoin d’aller à Lorette.
Quand, après ce détour, il rejoignit son fils, ce dernier était sorti du coma.

À Giacomina Cassani, une jeune fille de seize ans de Bardi, en 1930, avait été diagnostiquée une tumeur à la cuisse gauche. Contrainte désormais à vivre en chaise roulante avec un bustier, la jeune fut amenée en pèlerinage à Lorette, où, au passage du Très Saint Sacrement, elle éprouva d’abord une forte douleur et ensuite un soulagement inattendu. À partir de ce moment-là, elle commença à aller mieux, jusqu’à arriver à une guérison complète.

Bruno Baldini, un jeune garçon de Florence, le 23 Octobre 1934, fut victime d’un terrible accident de moto qui lui provoqua une grave lésion cérébrale, le rendant muet et avec des grosses difficultés motrices. Un jour il entendit une voix claire lui disant d’entreprendre un pèlerinage dans un Sanctuaire. Il choisit Lorette et, le jour de son arrivée, pendant qu’il était à son hôtel, il entendit de nouveau cette même voix, qui lui commandait de se lever et de parler. Et ainsi il fit, à la stupeur générale des personnes présentes.

 

Extrait de l’Homélie du pape Saint Jean-Paul II au sanctuaire de Lorette, le 8 septembre 1979

1. « Ta naissance, ô Vierge Mère de Dieu, a annoncé la joie au monde entier ! ».

Voilà, c’est aujourd’hui le jour de cette joie. Le 8 septembre, neuf mois après la fête de l’Immaculée Conception de la Mère du Fils de Dieu, l’Eglise commémore le souvenir de sa naissance. Le jour de la naissance de la Mère incite nos cœurs à se tourner vers le Fils : « De toi est né le soleil de justice, le Christ notre Dieu : il a effacé la malédiction et apporté la grâce, il a vaincu la mort et nous a donné la vie éternelle » (Ant. Benedictus).

Et ainsi, donc, la grande joie de l’Eglise passe du Fils sur la Mère. Le jour de sa naissance est vraiment un préambule et le commencement d’un monde meilleur (origo mundi melioris) comme Paul VI l’a proclamé de manière merveilleuse.

C’est pour cette raison que la liturgie d’aujourd’hui confesse et annonce que la naissance de Marie répand sa lumière sur toutes les Eglises qui sont dans le monde.

2. Il semble que la lumière que la fête de la naissance de Marie fait rayonner sur l’Eglise de la terre italienne brille de manière toute particulière ici à Lorette, dans l’admirable sanctuaire qui est aujourd’hui le but de notre pèlerinage commun. Dès le début de mon pontificat j’ai éprouvé ardemment le désir de venir en ce lieu ; j’ai toutefois préféré attendre ce jour, celui de la présente fête. Me voici ici aujourd’hui, tout spécialement heureux qu’ à mon premier pèlerinage participent également des cardinaux et évêques, de nombreux prêtres et religieuses et une foule de pèlerins provenant en majorité des diverses villes de cette région d’Italie. En communion avec tous, je désire apporter ici aujourd’hui les chaleureuses paroles de vénération qui jaillissent de tous les cœurs et, en même temps de la tradition séculaire de cette terre que la Providence a choisie comme siège de Pierre et qui, par la suite a été illuminée par le rayonnement de ce sanctuaire que la profonde piété chrétienne a lié de manière toute particulière au souvenir du mystère de l’Incarnation.[…]

3. Le culte rendu en cette terre à la Mère de Dieu est. selon une antique et vivante tradition, lié à la Maison de Nazareth. La maison où, comme rappelle aujourd’hui l’Evangile, Marie vécut après son mariage avec Joseph. La maison de la Sainte Famille. Une maison est toujours et avant tout un sanctuaire de la mère de famille. C’est avec sa maternité que, d’une manière particulière, elle le crée. Il est nécessaire qu’en venant au monde les fils de la famille humaine aient un toit sur la tête. Toutefois, comme nous le savons, la maison de Nazareth ne fut pas le lieu où naquit le Fils de Marie et Fils de Dieu. Tous les prédécesseurs de Jésus qui figurent dans la généalogie présentée dans l’Evangile selon saint Mathieu lu aujourd’hui sont vraisemblablement venus au monde sous un toit. A lui, cela n’a pas été donné. Il est né à Bethléem, comme un exilé, dans une étable. Et il lui fut impossible de venir dans la maison de Nazareth, à cause de la cruauté d’Hérode. Pour cela il dut fuir de Bethléem pour gagner l’Egypte ; ce n’est qu’après la mort du roi que Joseph osa ramener Marie et l’Enfant dans la maison de Nazareth.

Et depuis ce moment cette maison fut centre de la vie quotidienne, le lieu où se déroula la vie cachée du Messie, la maison de la Sainte Famille. Elle fut le premier temple, la première église sur laquelle, avec sa maternité, la Mère de Dieu fit rayonner sa lumière. Elle l’illumina de la lumière émanant du grand mystère de l’Incarnation ; du mystère de son Fils.

C’est sons le rayon de cette lumière que, dans votre pays ensoleillé, croissent les maisons familiales. Il y en a tant ! Des sommets des Alpes et des Dolomites que j’ai pu approcher le 26 août dernier en visitant la terre natale du Pape Jean Paul Ier, jusqu’à la Sicile. Tant et tant de maisons ! Des maisons familiales. Et tant et tant de familles ; grâce à la tradition chrétienne et mariale de votre patrie, chacune d’elle maintient un certain lien spirituel avec cette lumière qui émane de la maison de Nazareth, et particulièrement aujourd’hui : le jour de la naissance de la Mère du Christ.

[…]

5. Comme vous le voyez, chers frères et sœurs, je viens à Lorette pour relire le mystérieux destin du premier sanctuaire marial élevé sur la terre italienne. En effet, la présence de la Mère de Dieu au milieu des fils de la famille humaine et au sein des divers pays de la terre en particulier nous dit tant de choses sur les nations et sur les communautés elles-mêmes.

[…]

6. Comme je l’ai déjà fait à Guadalupe, au Mexique puis à Jasna Gora à Czestochowa en Pologne, je désire en cette rencontre de Lorette rappeler cette consécration au Cœur Immaculé de Marie qu’il y a 20 ans, le 13 septembre 1959, les Pasteurs de l’Eglise italienne ont faite à Catane, lors de la conclusion du XVIe Congrès eucharistique national. Et je désire rappeler les paroles que dans un message radiophonique mon prédécesseur Jean XXIII de vénérée mémoire, adressa aux fidèles à cette occasion : « Nous pensons, plein de confiance, qu’en vertu de cet hommage à la Vierge Très-Sainte tous les Italiens vénéreront en elle, avec une ferveur accrue, la Mère du Corps mystique dont l’Eucharistie est symbole et centre vital ; qu’ils imiteront en elle le modèle le plus parfait de l’union avec Jésus notre Chef ; qu’ils s’uniront à Elle dans l’offrande de la Victime divine et qu’ils imploreront d’elle pour l’Eglise les dons de l’unité, de la paix et surtout une plus abondante floraison de vocations sacerdotales. De cette manière la consécration deviendra motif d’un engagement toujours plus sérieux dans la pratique des vertus chrétiennes, un moyen de défense extrêmement efficace contre les maux qui nous menacent et une source de prospérité même temporelle, selon les promesses du Christ » (ASS 51; 1959; 713).

Tout ce qui a trouvé, il y a vingt ans son expression dans l’acte de consécration à Marie accompli par les pasteurs de l’Eglise italienne, aujourd’hui je veux non seulement le rappeler mais aussi le répéter de tout cœur, le renouveler et en faire d’une certaine manière ma propriété puisque par les insondables décrets de la Providence il m’est échu d’accepter le patrimoine des évêques de Rome au Siège de Saint-Pierre.

7. Et je le fais avec la plus profonde conviction de la foi, de l’intelligence et du cœur tout ensemble. Parce qu’en cette difficile époque et de même au cours des temps qui viennent, seul le véritable grand Amour pourra sauver l’homme.

Seulement grâce à lui, cette terre, l’habitation de l’humanité, peut devenir une maison : la maison des familles, la maison des nations, la maison de la famille humaine tout entière. Sans amour, sans le véritable grand amour, il n’y a pas sur la terre de maison pour l’homme. Même s’il élevait les édifices les plus beaux et les aménageait de la manière la plus moderne, l’homme serait condamné à vivre privé de tout.

Accepte, ô Notre-Dame de Lorette, ô Mère de la maison de Nazareth, ce pèlerinage, le mien, le nôtre : il est une grande prière commune pour la maison de l’homme de notre époque : pour la maison qui prépare les fils de toute la terre à la maison éternelle du Père dans le ciel.

 

Le sanctuaire de Lorette en image




Message de Marie à Trevignano le 8 décembre 2023

Trevignano Romano

08 décembre 2023

Enfants bien-aimés, merci d’avoir répondu à mon appel dans vos cœurs.

Je me demande : où sont mes autres enfants ? Mes enfants, je suis votre Mère, douloureuse pour tous ceux qui n’acceptent pas et ne comprennent pas ma présence sur terre et mes messages qui servent à votre salut. Mes enfants, vous devez être forts, vous n’auriez pas été choisis pour cette mission si je n’avais pas vu en vous la force et la détermination de sauver les âmes et de les amener à mon Fils Jésus, qui a besoin de vous quoi qu’il arrive.

Vous souvenez-vous de ce qu’ils ont fait à mon Jésus ? Pourtant, c’est le chemin de la réconciliation.

Mes enfants, l’orgueil ne vous fait pas accepter ma présence. Je demande aux prêtres et aux évêques : n’écoutez pas les conseils de l’esprit de mensonge, mais ouvrez vos cœurs à la grâce et souvenez-vous que Jésus est très miséricordieux, reconnaissez vos limites et vos péchés, sinon Dieu fera tomber sa justice sur cette Eglise, où l’esprit du mal a déjà soufflé.

Ce soir, Mon Fils passera parmi vous pour vous bénir au nom de la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.




L’Immaculée est une mer de cristal !…

« Marie est mer que nul n’épuise,

Plus y trouve qui plus y puise… »

Gauthier de Coincy (12ème siècle)

 

Au début de l’Avent, le 8 décembre, la liturgie de l’Eglise nous invite à contempler le mystère de l’Immaculée Conception de Marie, « pleine de grâce » (Lc 1,28) … C’est en effet le 8 décembre 1854 que le Pape Pie IX, après avoir consulté les Evêques du monde entier, promulgue le dogme dans la bulle « Ineffabilis Deus ». Et une fois dans sa vie, il faut avoir lu et médité cette splendide vérité qui fait partie de notre foi catholique :

« Par l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par la Nôtre, Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui affirme que la bienheureuse Vierge Marie fut dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial de Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tâche du péché originel, est révélée de Dieu, et que par conséquent, elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. »

Quatre ans après, en 1858, la Vierge apparaît 18 fois à Bernadette de Lourdes. Mais c’est à la seizième Apparition que la Dame révélera son nom, confirmant l’Eglise : « Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit : « Que soy era l’Immaculada Councepciou… Je suis l’Immaculée Conception ! » On comprend l’éblouissement de Bernadette : « La Dame était jeune et belle, belle surtout, comme je n’en avais jamais vu !… Que j’aime à me rappeler ces doux moments passés sous vos yeux pleins de bonté et de miséricorde pour nous… » Et Bernadette nous l’assure : « L’âme qui implore Marie ne peut périr, elle garde la paix au milieu de la tempête[1] ! »

Pour approcher ce mystère de la foi, il faut se souvenir ici d’un passage de l’Annonciation dans l’Evangile selon Saint Luc : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre… » (Lc 1,35). Cet Esprit qui vient sur Marie opérer en son sein le prodige de l’Incarnation du Verbe est aussi Celui qui l’a créée « toute belle » au premier instant de sa vie. En « la » regardant, on le devine… Saint Maximilien-Marie Kolbe a d’ailleurs des paroles saisissantes dans l’approche de ce mystère : « On peut affirmer que l’Immaculée est, en un certain sens, « l’incarnation de l’Esprit-Saint ». En Elle, c’est l’Esprit que nous aimons, et par elle, le Fils… La Vierge Marie existe pour que soit mieux connu l’Esprit-Saint[2] ! »

Une autre résonance biblique de cette « Femme », traversée par la splendeur du Très-Haut, nous a été donnée à deux reprises dans l’Apocalypse de Saint Jean :

D’abord au chapitre 12 où apparait « un signe grandiose dans le ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ! » (Ap 12,1). Les Pères de l’Eglise et les saints y ont toujours vu le mystère de l’Eglise, mais aussi de Marie, Mère de l’Eglise ! Et la première originalité de cette « Femme » est d’être enveloppée par le soleil, traversée par sa lumière : elle « resplendit » ce soleil comme personne !… Car Marie est rendue belle dès sa naissance par l’Esprit de Celui qui va devenir son Enfant et son Sauveur. Au-delà des saints et bien avant eux, la robe de l’Immaculée a été plongée dans le Sang de l’Agneau ! (Ap 7,14). Transparence indicible de la beauté de Dieu, elle devient la plus belle louange du salut : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce qu’il a abaissé son regard sur son humble servante… Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse ! » (Lc 1,46-48).

L’autre passage symbolique se situe au chapitre 15 où Jean voit « une mer de cristal, mêlée de feu, et ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image et du chiffre de son nom, debout prés de cette mer de cristal ! » (Ap 15,2). Ici, « la mer de cristal » semble dévoiler l’aboutissement ecclésial céleste du mystère unique de la Rédemption en Jésus-Christ dont la « pleine de grâce » (Lc 1,28) est la plénitude : Elle est Mère de Dieu, de l’Eglise et de toute l’humanité ! Elle est « Celle qui porte Celui qui porte tout », comme le chante la liturgie orientale…

Cependant, la vie de Marie a été sur terre ce printemps de Dieu où le sublime le plus spirituel se cache et se déploie dans « l’ordinaire » le plus modeste… Le Cœur Immaculé de Marie est déjà cette « Mer ce cristal », mais cette beauté reste cachée dans l’humilité. L’humble quotidien de sa foi persévérante a été la mesure de sa beauté intérieure toujours plus fulgurante !

 

En clôturant l’Année mariale, en 1988, Saint Jean-Paul II faisait cette prière prophétique pour notre temps où il attendait tout de cette « Beauté » victorieuse de l’Immaculée :

 

« O Marie, accompagne nos pas vers les frontières de l’humanité sauvée et pacifiée !

Réjouis notre cœur, affermis-le dans la certitude

que le Dragon n’est pas plus fort que ta Beauté !

L’Année mariale se termine, mais le temps des yeux levés vers Marie commence… »

 

+ M-Mickaël

 

[1] Carnet Reine du Ciel, 12 mai 1866 et Notes de retraite 1876-1877.

[2] Conférences, 5 février 1941 et 25 septembre 1937.