Contempler le visage du Christ
« La création tout entière gémit, dans l’attente de la révélation des fils des Dieu. » (Rm 8)


« La création tout entière gémit, dans l’attente de la révélation des fils des Dieu. » (Rm 8)


Dans la grave crise qui secoue l’Eglise de ce temps, la « voix » fidèle et courageuse de Mgr Strickland a traversé les frontières pour notre joie ! Enfin un pasteur saisi par « l’Esprit-Saint » qui annonce librement la vérité de l’Evangile et la beauté de la foi catholique… Dans un contexte ecclésial où sévit la peur d’être jugé et le malaise de l’infidélité, la voix d’un Evêque habité par l’amour de la vérité nous fait tout à coup tant de bien !…
Mais voici que cette voix fidèle devient gênante jusqu’à l’insupportable pour « l’establishment » ecclésial actuel qui ne cesse de « flirter » avec les dérives de ce temps. Alors, injustifiable et violente, la sentence est tombée… Dans ce monde ecclésial actuel où dominent la peur et l’errance, cet Evêque fidèle et courageux vient d’être écarté car il est au final « dangereusement catholique » ! Il n’entre plus dans les perspectives de cette Eglise revue et corrigée par le dogme mondialiste : la foi authentique qui fonde l’Eglise en Jésus-Christ qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6) doit laisser la place à une église universaliste et humaniste. Elle ne veut plus annoncer Jésus « lumière du monde ! » (Jn 8,12). Et quoi qu’en dise l’Eglise officielle, elle est déjà sous l’influence du « Great reset[1]»… car désormais, un nouveau paradigme est en train de s’imposer et de relativiser les grandes vérités de la foi catholique. C’est pourquoi nous a été donné pour ce temps le magnifique[2] catéchisme voulu par Saint Jean-Paul II. Notre vie de foi doit s’appuyer sur cette radieuse lumière pour rester debout et libre.

Cette fidélité à la foi catholique est en réalité la cause première qui a provoqué l’élimination de Mgr Strickland. Démis, il vient de déclarer avec lucidité qu’il ne rejetait pas entièrement la responsabilité de sa destitution sur le Pape François : « de nombreuses forces s’exercent sur lui et l’influencent pour qu’il prenne ce type de décisions… J’ai été démis de mes fonctions car des forces au sein de l’Eglise ne veulent plus de la vérité de l’Evangile… Ils veulent qu’elle soit modifiée. Ils veulent qu’elle soit ignorée. Ils veulent se débarrasser de la Vérité qui, glorieusement, ne va pas disparaître. La Vérité, c’est Jésus-Christ, son corps mystique qui est l’Eglise, toutes les merveilles pour lesquelles les martyrs sont morts et les saints ont vécu pendant près de 2000 ans, depuis que le Christ est mort et ressuscité !… C’est un jour triste pour moi, mais je suis fort dans le Seigneur !… Ces deux images derrière moi, le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, ces piliers de l’Eglise en ce temps sont, et ont été, les piliers de la force pour moi – et espérons-le, les piliers de la force pour nous tous ! Je m’encourage et j’encourage les autres à prier plus profondément que jamais, à prier pour le Pape François, à prier pour l’Eglise, à prier pour le monde[3]… »
Franchement, comment ne pas être bouleversé par la lumière et la miséricorde d’un tel pasteur ? Merci à l’Esprit-Saint et à son Epouse la Vierge Marie de nous l’avoir donné en ces temps redoutables pour l’Eglise… et prions le saint Rosaire pour lui afin qu’il continue à faire la volonté du Père !

Comme l’a écrit Mgr Schneider : « François a réduit au silence une voix prophétique inconfortable au sein de l’Eglise… c’est un jour sombre pour l’Eglise et une injustice flagrante !… Car dans le même temps, plusieurs Evêques qui soutiennent l’hérésie, les abus liturgiques, l’idéologie du genre et qui invitent ouvertement leurs prêtres à bénir des couples homosexuels, ne sont pas du tout importunés ou sanctionnés par le Saint Siège !… Ainsi, Strickland pourrait entrer dans l’histoire comme « l’Athanase de l’Eglise en Amérique » qui, contrairement à Athanase, est persécuté non pas par le pouvoir séculier, mais par le Pape lui-même [4]! » Bien sûr, certains reprocheront à Mgr Strickland d’avoir été trop frontal avec le Pape. Mais quand il s’agit de protéger le trésor de la foi[5], il y a une urgence absolue ! Saint Paul n’a pas eu peur de reprendre Saint Pierre « quand il vit qu’il ne marchait pas droit selon la vérité de l’Evangile ! » (Ga 2,14). En ce sens, on peut mentionner ici la déclaration récente de Mgr Stanislaw Gadecki, Président de la conférence épiscopale polonaise, sur le fait que « l’enseignement de l’Eglise ne peut différer d’un pays à l’autre… » et que les propositions de l’Eglise allemande au synode étaient « incompatibles avec l’enseignement catholique[6] ».
Face à de tels événements qui touchent « l’unité » de l’Eglise, comment ne pas voir avec effroi que nous sommes bien entrés dans la réalisation des prophéties mariales. En particulier, à Akita[7] au Japon où, à sa dernière Apparition le 13 octobre 1973, la Sainte Vierge annonçait avec douleur à Sœur Agnès :
« Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire. Tu en informeras ton supérieur. Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, le Père infligera un châtiment terrible à l’humanité entière. Ce sera alors un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’il n’y en a jamais eu auparavant : un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité… les survivants se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par le Fils. Récitez chaque jour les prières du Rosaire.
Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Evêques et les prêtres. L’action du Diable s’infiltrera même dans l’Eglise, de sorte qu’on verra des Cardinaux s’opposer à des Cardinaux, des Evêques contre d’autres Evêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères ; les églises, les autels saccagés… l’Eglise sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le Démon poussera beaucoup de prêtres et de consacrés à quitter le service du Seigneur… la perspective de la perte de nombreuses âmes est la cause de ma tristesse… C’est aujourd’hui la dernière fois que je te parle de vive voix… Prie beaucoup les prières du Rosaire ! Je suis la seule à pouvoir encore vous sauver des calamités qui approchent. Ceux qui mettront leur confiance en moi seront sauvés… »

Concluons par une parole d’espérance de Saint John Henry Newman : « Une fois par an, le monde que nous voyons laisse éclater ses puissances cachées et se révèle lui-même en quelque sorte… Alors, les feuilles paraissent, les arbres fruitiers et les fleurs s’épanouissent, l’herbe et le blé poussent. Il y a un élan soudain et un éclatement de la vie cachée !… Il en est de même pour ce printemps éternel qu’attendent tous les chrétiens ; il viendra quoi qu’il tarde. Attendons-le, car « il viendra sûrement, et il ne tardera pas[8] ! » (He 10,37).
+M-Mickaël
[1] Le projet de la « grande réinitialisation » de l’humanité prophétisée par Klaus Schwab, président du Forum économique mondial : « Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux ! » En réalité, la finalité cachée de cette réinitialisation suprême fera de nous des « dominés connectés » par la puce sous cutanée annoncée pour très bientôt… Le cher Père Regimbald l’avait vu venir dans ses enseignements dès 1983 !
[2] « Le Catéchisme comportera du neuf et de l’ancien (Mt 13,52), la foi étant toujours la même et source de lumières toujours nouvelles ! » Saint Jean Paul II, Constitution Apostolique « Fidei depositum » pour la publication du Catéchisme de l’Eglise Catholique rédigé à la suite du Concile Vatican II, 11 octobre 1992.
[3] LifeSiteNews, Entretien exclusif avec John-Henry Westen, 11 novembre 2023.
[4] 11 novembre 2023.
[5] « Garder le dépôt de la foi, telle est la mission que le Seigneur a confiée à son Eglise et qu’elle accomplit en tout temps ! » Saint Jean-Paul II, Fidei depositum, introduction au Catéchisme, 11 octobre 1992.
[6] Conférence de presse sur le « Synode » du 9 novembre 2023.
[7] En 1973, la Vierge est apparue plusieurs fois à Sœur Agnès Sasagawa. Les Apparitions et faits surnaturels seront reconnus en 1984 par l’Evêque diocésain, Mgr Itô.
[8] « The Invisible World » PPS, IV,13.
Au milieu du chaos actuel, cette si belle mélodie nous guérit d’un amour qui vient de « l’infini »…
mer Nov 15, 2023 – 10:42 EST
Note : Cet article a été traduit automatiquement en français.
BALTIMORE (LifeSiteNews) – Le mercredi 15 novembre à midi, Mgr Strickland a dirigé une récitation publique du rosaire sur la place située sur le front de mer de l’hôtel Marriott Waterfront Hotel Inner Harbor East à Baltimore, où les évêques sont réunis pour Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB).

Mgr Joseph Coffey, évêque auxiliaire pour les services militaires, a dirigé le chapelet sur la place. sur Mardi 14 novembre.
L’évêque Strickland a régulièrement conduit le Rosaire par le passé, en dehors des réunions de la conférence épiscopale à Baltimore, pour des questions telles que la protestation contre la communion donnée à des politiciens favorables à l’avortement, un sujet sur lequel les évêques ont hésité pendant des décennies. En 2021, il a été le seul évêque à rejoindre les catholiques en dehors de l’assemblée des évêques. À l’époque, il avait déclaré, « Quand il s’agit de l’Eucharistie et de la sainteté de la vie, je dois parler. La chose la plus importante dont je dois parler est la présence du Seigneur et la lutte contre l’atrocité de l’avortement ».

Étant donné que l’évêque Strickland l’éloignement du diocèse de Tyler, au Texas, par le pape François, il n’aura pas le droit de vote à la conférence des évêques, mais pourra tout de même y assister.
Seuls les évêques en activité sont autorisés à voter lors des réunions des évêques. Par conséquent, avec son retrait du diocèse de Tyler, Mgr Strickland est désormais un évêque émérite qui n’a pas le droit de vote à la conférence des évêques. Toutefois, un évêque émérite peut toujours assister aux réunions.
Tenez-moi au courant par courriel de l’évolution de cette pétition et des questions connexes. Signez cette pétition
Le site web de l’USCCB indique qu’à assemblées plénières, « Les décisions allant de l’élection des présidents des comités et des membres du bureau de la conférence au sujet des déclarations pastorales et des révisions des livres liturgiques, requièrent soit une majorité simple, soit un vote des deux tiers des évêques membres afin d’être approuvées. Les évêques actifs, ordinaires et auxiliaires, de rite latin et de rite oriental, sont habilités à voter sur des points particuliers. Les évêques émérites sont invités à assister aux assemblées et à participer aux discussions et autres activités, mais ils n’ont pas le droit de vote.

Commentant l’étouffement de sa voix en tant que membre actif de la conférence épiscopale, Mgr Strickland a exprimé l’espoir que d’autres évêques auraient le courage de reprendre le message qu’il avait soulevé il y a cinq ans en affrontant le scandale McCarrick et la promotion de l’homosexualité au sein de l’Église.
Dans un post sur X, anciennement Twitter Le prélat texan a déclaré : « Je maintiens les paroles que j’ai prononcées il y a cinq ans. Ma voix a été retirée de ces rassemblements, mais j’espère que quelqu’un, n’importe qui, reprendra le message. Le monde a besoin de la vérité de Jésus-Christ, de sa bonne nouvelle, aujourd’hui plus que jamais ».

En 2018, dans le sillage du scandale McCarrick, Mgr Strickland a appelé les évêques qui remettaient ouvertement ou effectivement en question l’enseignement catholique sur le grave péché de l’activité homosexuelle. Sans nommer le père pro-LGBT James Martin, il a demandé pourquoi les évêques permettaient au prêtre de contredire publiquement l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité.
Appelant à une réitération claire et à une adhésion à l’enseignement catholique sur la question, l’évêque courageux a reçu une salve d’applaudissements de la part des évêques réunis. Son discours de 2018 à la conférence épiscopale peut être visionné ci-dessous.
Dans un entretien exclusif avec le rédacteur en chef de LifeSiteNews, John-Henry Westen, le 11 novembre, quelques heures seulement après sa révocation, l’évêque Strickland a déclaré qu’il pensait avoir été révoqué parce qu’il avait « menacé certains des pouvoirs en place avec la vérité de l’Évangile ».
Lorsque Mgr Strickland a été interrogé par M. Westen sur les raisons pour lesquelles il avait été démis de ses fonctions, il a répondu : « La seule réponse que j’ai à donner est que les forces en présence dans l’Église ne veulent pas de la vérité de l’Évangile ».

« Ils veulent qu’elle soit modifiée. Ils veulent qu’elle soit ignorée. Ils veulent se débarrasser de la vérité qui, glorieusement, ne va pas disparaître. La vérité, c’est Jésus-Christ, son corps mystique, qui est l’Église, toutes les merveilles pour lesquelles les martyrs sont morts et les saints ont vécu pendant près de 2 000 ans, depuis que le Christ est mort et ressuscité »
La nature elle-même a fait du nom de mère le plus doux de tous les noms et de l’amour maternel le type même d’un amour tendre et prévenant ; aussi l’âme pieuse ressent-elle, si vivement que la langue ne peut l’exprimer, combien brûle en Marie la flamme d’un amour bienveillant et agissant.
C’est que Marie est notre Mère, non pas sur le plan naturel, mais de par le Christ. Elle connaît beaucoup mieux que nul autre, elle voit à merveille tout ce qui nous touche : les secours dont nous avons besoin dans la vie ; les périls publics ou privés qui nous menacent ; les angoisses et les maux qui nous environnent ; la difficulté surtout de la lutte que nous soutenons pour le salut de notre âme avec les ennemis les plus acharnés.
Dans tout cela et dans d’autres épreuves encore, elle a, plus et mieux que quiconque, le pouvoir et le désir d’apporter à ses enfants bien-aimés consolation, force et secours de toute espèce. Adressons-nous donc à Marie, hardiment, ardemment ; supplions-la au nom de ces liens maternels qui l’unissent si étroitement à Jésus et à nous ; invoquons avec une profonde piété son assistance par le type de prière qu’elle nous a elle-même désigné et qui lui est si agréable ; alors nous pourrons avec juste raison nous reposer avec sécurité et avec joie sous la protection de la meilleure des mères.
Pape Saint Léon XIII (1810-1903)
Source : Marie de Nazareth, Une minute avec Marie, 13 novembre 2023.
(Lire l’article sur : LifeSiteNews) -L’article comporte une pétition de soutien à Mgr Strickland.
L’évêque Joseph Strickland a déclaré qu’il pensait avoir été démis de ses fonctions parce qu’il avait « menacé certains des pouvoirs en place avec la vérité de l’Évangile ».
Dans un entretien exclusif avec le rédacteur en chef de LifeSiteNews, John-Henry Westen, le 11 novembre, quelques heures seulement après sa destitution, M. Strickland a déclaré que « Si vous voulez qu’elle [la vérité de l’Évangile] change, alors je suis un problème.
Interrogé par Westen sur les raisons pour lesquelles il a été démis de ses fonctions, Strickland a répondu : « La seule réponse que j’ai à donner est que les forces en présence dans l’Église ne veulent pas de la vérité de l’Évangile ».
« Ils veulent qu’elle soit modifiée. Ils veulent qu’elle soit ignorée. Ils veulent se débarrasser de la vérité qui, glorieusement, ne va pas disparaître. La vérité, c’est Jésus-Christ, son corps mystique, qui est l’Église, toutes les merveilles pour lesquelles les martyrs sont morts et les saints ont vécu pendant près de 2000 ans, depuis que le Christ est mort et ressuscité ».
Dans un geste qui a secoué le monde catholique et qui a attiré l’attention de la couverture mondiale par les grands médias, le vendredi 11 novembre, le pape François a démis M. Strickland de ses fonctions au sein du diocèse de Tyler, au Texas. Le Vatican n’a pas fourni d’explication officielle pour la révocation de M. Strickland.
M. Strickland a déclaré qu’il n’attribuait pas entièrement la responsabilité de sa destitution au pape François, car « de nombreuses forces agissent sur lui et l’influencent pour qu’il prenne ce type de décisions ».
« C’est pourquoi nous prions pour le pape, pour lui en tant que fils de Dieu et pour son rôle de souverain pontife ».
« Mais nous devons reconnaître que des forces énormes et puissantes sont à l’œuvre dans le monde », a-t-il souligné. « Saint Paul nous rappelle que nous ne luttons pas contre des êtres humains, de chair et de sang, mais contre les puissances et les principautés du mal.
« Et le mal ne veut pas de la vérité de Jésus-Christ.
« Il y a des gens dans l’Église qui, au lieu de se glorifier de la vérité du Christ, veulent supprimer des parties importantes de l’Écriture Sainte et dire ‘Oh, nous nous sommes trompés’ ou ‘nous allons simplement l’ignorer' ».
M. Strickland a souligné que « les saints, pendant 2000 ans, ne se sont pas trompés ».
L’évêque américain a souligné que le diocèse de Tyler est en grande forme parce qu’il est « béni par de nombreux séminaristes, de bons jeunes hommes […] qui seraient de merveilleux maris ou de merveilleux pères spirituels, des prêtres ».
Selon M. Strickland, le diocèse est également « financièrement solide » grâce à la « formidable générosité » des fidèles.
« Je ne peux vraiment pas invoquer de raison autre que le fait que j’ai menacé certains des pouvoirs en place avec la vérité de l’Évangile. Cela ne changera pas. Cela ne peut pas changer. C’est pérenne, c’est éternel. C’est glorieux. Et si vous voulez qu’elle change, alors je suis un problème ».
« Les Écritures nous disent que Jésus-Christ est le visage de la vérité », a déclaré M. Strickland. « Il ne se transforme pas en un être différent de celui qu’il était lorsqu’il est mort sur la croix et qu’il est ressuscité pour nous. Il est le même Seigneur ; il est le Chemin, la Vérité et la Vie, et ceux qui veulent changer cela, pour un jour, en termes d’histoire humaine, nous devons vivre ce jour, mais c’est un moment qui passera, et la vérité prévaudra. »
Confiance dans le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie
« C’est un jour triste pour moi, mais je suis fort dans le Seigneur », a déclaré M. Strickland à Westen le jour de sa destitution.
« Ces deux images derrière moi, le Sacré-Cœur et le Cœur Immaculé de Marie, ces piliers de l’Église en ce temps sont, et ont été, les piliers de la force pour moi – et, espérons-le, les piliers de la force pour nous tous », a-t-il déclaré.
« Je m’encourage et j’encourage les autres à prier plus profondément que jamais, à prier pour le pape François, à prier pour l’Église, à prier pour le monde.
« J’apprécie les prières, j’en ai besoin, et je vous demande de prier pour le diocèse de Tyler, pour les nombreuses personnes dont la vie est bouleversée par cette affaire », a déclaré M. Strickland.
L’ancien évêque de Tyler a souligné à plusieurs reprises que les fidèles devaient rester dans l’Église catholique en période de troubles.
« J’invite les gens à ne pas penser qu’ils peuvent s’éloigner de l’Église. Nous sommes un seul corps. Nous sommes le corps mystique du Christ qu’est l’Église ».
« Et nous devons être forts, joyeux et pleins d’espoir dans tout cela, en priant beaucoup, plus que jamais, et en priant pour que tous ceux qui sont bouleversés, en colère, confus, quelles que soient les émotions négatives, dépassent cela et sachent que Jésus-Christ est la Vérité et le calme, et nous nous réjouissons de le connaître, nous nous réjouissons de le partager. »
Lorsque Westen lui a demandé s’il savait déjà où il vivrait après son renvoi, Strickland a répondu qu’il ne savait pas ce que l’avenir lui réservait.
« Je suis entre les mains du Seigneur, comme nous le sommes tous », a-t-il déclaré. « Aucun d’entre nous ne sait vraiment de quoi demain sera fait.
« Nous nous posons tous de nombreuses questions dans notre vie », a fait remarquer M. Stickland. « Mais la réponse est que nous sommes entre les mains de Dieu. Nous appartenons au Seigneur. L’Église est la sienne. Nous sommes convaincus que cela nous fortifie. Nous sommes guidés dans les ténèbres par sa lumière. »
« Certes, je reste un évêque et le successeur des apôtres », a-t-il déclaré.
« J’encourage les gens, comme je l’ai entendu récemment de la bouche de l’évêque Athanasius Schneider, à prier plus profondément que jamais pour le Pape François, pour la hiérarchie du Vatican. Tous, tous ceux qui ont l’immense responsabilité de guider l’Église en ces jours. »
M. Strickland s’est penché sur la confusion qui règne aujourd’hui dans l’Église catholique et a fait valoir qu’elle est due, au moins en partie, au fait que de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église ne connaissent plus vraiment la foi et n’y croient plus.
Nous savons que nous vivons une époque de questions et de confusions de la foi, et que beaucoup de gens s’en éloignent, que beaucoup de catholiques disent : « Oh, ils ne croient plus vraiment à ces choses ».
« Et trop de personnes haut placées dans l’Église, du moins, agissent comme si elles ne connaissaient pas vraiment le Seigneur. Ils ne connaissent pas vraiment sa mère. Et parce que nous Sachant cela, assumons l’œuvre de charité qui consiste à prier pour ceux qui sont désorientés, à prier pour ceux qui ont tourné le dos aux réalités, aux réalités stimulantes de notre foi ».
L’évêque a confirmé qu’il céderait sa place à l’administrateur nommé par le Vatican et à son éventuel successeur dans le diocèse de Tyler.
« J’ai dit que je ne pouvais pas démissionner et que je ne pouvais pas, de mon plein gré, abandonner le troupeau qui m’avait été confié. Mais […] le pape François a le pouvoir de me démettre de mes fonctions d’évêque, et il a choisi de le faire. Je dois respecter cela ».
Notre civilisation post moderne sombre en masse aujourd’hui dans une sous culture qui flirte sans cesse avec la « beauté du Diable » : beauté dangereuse et trompeuse où le pouvoir du Mal se revêt d’une séduction autant attractive que dominatrice ! Depuis le livre de la Genèse, c’est toujours la même dynamique : la fausse liberté proposée par le Mal par la tentation du « sans limite » … vertige du pire où « la mort de Dieu » dans l’âme est célébrée comme une libération : « Vous serez comme des dieux ! » (Gn 3,5). Tel est le poison qui va se répandre dans le cœur de l’homme…
Depuis cette terrible « brisure » du péché originel, il va s’ensuivre dans la vie de l’homme deux conséquences majeures : la peur de Dieu (Gn 3,10) et ce besoin impérieux de « se revêtir » (Gn 3,7-8). Une tentative désespérée de « sauver la face » où Adam et Eve se réfugient dans l’illusion du paraître : car l’homme cherche d’abord à se parer… mais face au regard de Dieu, cette apparence s’écroule : « C’est voir s’étaler aux yeux de tous cette humiliation du péché que l’on porte au fond de soi-même : la nudité exprime d’abord cet effondrement du personnage que la parure s’évertuait à créer[1] ! »
Or, quand tout s’écroule, l’homme pécheur est dévoilé : c’est l’épreuve douloureuse de la vérité, mais tout peut alors se reconstruire dans cette lumière qui ouvre à l’infinie miséricorde de Dieu… et « le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché ! » (1 Jn 1,7). Dans le retour vers son père, l’enfant-prodigue de l’Evangile (Lc 15,18-19) est fermé à cette miséricorde du Père : il garde en lui la fausse image d’un Père irrité et impitoyable… son égarement a effacé en lui le vrai Visage de Dieu qui est la conséquence profonde du péché. Et c’est ici que le Christ veut nous délivrer en nous révélant qui est Dieu pour le fils perdu : en effet, avec des motivations très primaires, ce dernier commence à prendre le chemin du retour quand le Père l’aperçoit dans un regard d’une infinie tendresse : « Tandis qu’il était encore loin, son père le vit et en fut ému jusqu’aux entrailles… Il courut vers lui, le serra contre lui et le couvrit de baisers ! » (Lc 15,20). Tel est le sommet de l’Evangile : quelques pas vers Dieu du fils égaré et Dieu court vers lui à la vitesse lumière ! Qui comprendra le Cœur de Dieu ? Et c’est pourquoi, jour après jour, il nous faut « revenir » au cœur de la Révélation chrétienne pour être délivré peu à peu de cette fausse image de Dieu qui nous emprisonne.
D’ailleurs, dès que Marie fait une Apparition sur terre, les voyants n’ont pas peur mais sont fascinés autant par sa bonté que par sa beauté ! Elle met de suite en confiance par son regard de maternelle tendresse… A Lourdes, la petite Bernadette en témoigne merveilleusement :
« Je l’ai vue ! Oh ! qu’elle est belle et que j’ai hâte d’aller la voir [2] ! Que mon âme était heureuse, bonne Mère, quand j’avais le bonheur de vous contempler ! Que j’aime à me rappeler ces doux moments passés sous vos yeux pleins de bonté et de miséricorde pour nous[3]… »
A Fatima, juste après la première Apparition de la Vierge, Lucie sera très éprouvée dans sa famille et face au curé. Décidée de ne plus revenir, elle pense que c’est une tentation du Démon. Elle le voit d’ailleurs une nuit déployer ses griffes pour l’emporter en enfer ! Pour reprendre confiance, il faudra qu’elle soit confrontée à la détermination de la petite Jacinta qui restera très ferme sur la vérité de l’Apparition. Quand Lucie exprime ses doutes, elle lui répond avec cette « évidence » des vérités de la foi :
« Non, ce n’est pas le Démon ! On dit que le Démon est très laid et qu’il est en dessous de la terre, en enfer. Cette Dame est si belle ! Et nous l’avons vue monter au Ciel [4]! »
Cette beauté de Marie traversera la culture chrétienne et sera si présente dans les œuvres artistiques, de la peinture à la musique en passant par la sculpture !… Malgré la terrible déchristianisation actuelle, on la retrouve étonnamment parfois dans la culture moderne : « Sergio Ramos, le footballeur emblématique du Réal de Madrid et la Roya, exprime sa foi par un splendide tatouage de la Vierge Marie sur son bras ! »

Toujours et encore le signe décisif de la beauté !… Une splendeur maternelle qui ravit, en faisant participer à sa plénitude de grâce ! Vers la fin de sa vie, la petite Thérèse fera sur la « prédication mariale » une remarquable mise au point avec une étonnante justesse théologique. Et notons, au passage, sa liberté d’expression évangélique pour l’époque ! Ecoutons-là attentivement :
« Pour qu’un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée ; et je suis sûre que sa vie réelle devait être toute simple. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire qu’elle vivait de foi comme nous, en donner des preuves par l’Evangile…
On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la terre, mais elle est plus Mère que reine, et il ne faut pas dire à cause de ses prérogatives qu’elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu ! que cela est étrange ! Une Mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants ! Moi, je pense tout le contraire, je pense qu’elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus[5] ! »
En ce sens, Marie est si bien décrite à travers cette « Mer de cristal » de l’Apocalypse[6] : son « Fiat » perpétuel laisse la Lumière la traverser pour tous les enfants de Dieu ! C’est tout le contraire de la Bête qui « par ses prodiges égare les habitants de la terre ! » (Ap 13,14). L’orgueil enferme dans la violence et le désespoir… l’humilité laisse passer la Lumière du Christ, « doux et humble de Cœur » (Mt 11,29). Ainsi, « Dieu donne aux humbles l’éclat du salut ! » (Ps 149,4). Tel est le centre caché de toute la Bible…
+ Marie-Mickaël
[1] P. Dominique Barthélemy, Dieu et son image, ébauche d’une théologie biblique, Cerf 1973, p.47.
[2] André Ravier, Bernadette et son chapelet, Ed. Couvent Saint Gildard, 1958, p.73.
[3] Carnet Reine du Ciel, 12 mai 1866.
[4] Mémoires de Sœur Lucie, Carmel de Coïmbra, Compilation P. Luis Kondor, août 1997, p.72.
[5] Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes : derniers entretiens – Carnet jaunes, Cerf – DDB 1992, p.1103.
[6] « Et je vis comme une mer de cristal mêlée de feu, et ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image et du chiffre de son nom (666), debout près de cette mer de cristal ! » (Ap 15,2).
Lettre pastorale du 29 mars 2023.
« Le temps viendra certainement où les gens n’accepteront pas un enseignement solide, mais leurs oreilles seront avides de nouveauté et ils rassembleront toute une série d’enseignants selon leurs propres goûts ; et alors ils fermeront leurs oreilles à la vérité… » 2 Tim. 3, 4,5
L’apôtre Paul a adressé cet avertissement à son disciple Timothée dans la deuxième lettre qu’il lui a écrite. Certes, ce « temps » est venu à d’autres occasions tout au long de l’histoire de l’Église. Mais il ne fait aucun doute que cet avertissement est très révélateur de l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui.
Au début de la Lettre de Jude, l’Apôtre utilise une phrase d’une grande importance. La lettre a été écrite pour faire face à une fumée de confusion similaire à celle que nous observons dans l’Église primitive dans l’Église allemande et que nous vivons de plus en plus dans l’Église entière aujourd’hui. Les doctrines fondamentales de la foi chrétienne étaient contestées et, dans certains cas, rejetées et remplacées par l’erreur. Jude écrit : « Bien-aimé, étant très désireux de vous écrire au sujet de notre salut commun, j’ai jugé nécessaire de vous écrire pour vous appeler à lutter pour la foi qui a été transmise une fois pour toutes aux saints. »
Ce « une fois pour toutes » est toujours d’actualité – et il doit être défendu contre ceux qui cherchent à changer l’immuable. Nous devons « lutter pour cette foi ». Même certains dirigeants ordonnés disent aux fidèles, au milieu de toute la fumée de notre confusion théologique actuelle, que certains enseignements et pratiques errants sont un « développement de la doctrine ». Mais ce concept de développement est utilisé à tort comme couverture pour tenter de changer ce qui est immuable.
Le 28 novembre 2012, Son Éminence le cardinal Daniel Dinardo m’a ordonné quatrième évêque catholique de Tyler, Texas, dans un petit auditorium juste en bas de la rue de la cathédrale de l’Immaculée Conception et de son école primaire paroissiale, St. Gregory.
L’auditorium m’était très familier car à plusieurs reprises j’avais rejoint les étudiants dans leurs comédies musicales annuelles dans le même auditorium. Mais ce jour-là, les enfants m’ont rejoint pour ce qui est probablement le jour le plus important de ma vie.
C’est sur cette scène, devant 1 800 personnes, que Son Éminence, lors du rite d’ordination, m’a posé plusieurs questions, dont deux sont essentielles à ma mission d’évêque. Premièrement : « Êtes-vous résolu à être fidèle et constant dans la proclamation de l’Évangile du Christ ? et deuxièmement : « Êtes-vous résolus à maintenir le dépôt de la foi, entier et incorruptible, tel que transmis par les apôtres et professé par l’Église partout et à tout moment ? Ma réponse aux deux questions a été un « Je le suis ! »
C’est à ce moment-là que le sens le plus profond de l’expression « dépôt de foi » a pris vie pour moi. J’ai également commencé à comprendre mon rôle dans l’enseignement magistral et mon appel sérieux, en tant que successeur des Apôtres, à la tâche permanente de « garder le dépôt de la foi » confiée par le Seigneur Jésus-Christ lui-même aux Apôtres et transmise depuis lors. Ces deux questions puissantes, et ma réponse à celles-ci, continuent de me guider dans mon rôle dans le magistère de l’enseignant et mon rôle de berger du troupeau de Jésus-Christ dans le diocèse catholique de Tyler, au Texas.
En tant que chrétiens baptisés, nous avons tous reçu, d’une manière ou d’une autre, ce dépôt de foi du Seigneur lui-même, transmis aux apôtres, ainsi que la charge d’en assurer la garde. Il s’agit d’un dépôt que nous ne pouvons et ne devons pas chercher à modifier. Le dépôt de la foi est la vérité, qui nous est donnée par Celui qui est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14, 6). Il doit être transmis sans altération.
Jésus a clairement indiqué dans sa charge aux premiers apôtres d’enseigner aux nations « tout ce que je vous ai commandé ». Il a promis « sachez que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 18-20). Et il est toujours avec nous, par la puissance du Saint-Esprit, dans son Église. Il est le chef de son Église. Nous sommes membres de son corps mystique. Nous devons enseigner ce que la tête nous a donné à enseigner.
Malheureusement, certains s’efforcent de plus en plus de nier l’existence même d’un tel dépôt de foi. Et même par certains exerçant un ministère ordonné, pour changer l’immuable. L’exemple le plus flagrant et le plus évident de cette erreur s’est peut-être récemment produit en Allemagne. J’affirme et soutiens une déclaration publiée par mon frère évêque, Son Excellence Donald J. Hying, le 21 mars 2023. L’intégralité de la déclaration peut être lue ici, dans le Catholic Herald du diocèse de Madison.
L’évêque a écrit : » Depuis trois ans, les dirigeants de l’Église catholique d’Allemagne sont impliqués dans leur « Voie synodale », un processus de conversation et de décisions entre les évêques et les laïcs, concernant la doctrine et la pratique de l’Église, qui a récemment abouti à trois jours de vote sur des questions particulières. La majorité a approuvé la bénédiction des unions homosexuelles, l’ordination des femmes et des personnes transgenres, un changement fondamental dans l’autorité gouvernementale des évêques et une réécriture radicale de la moralité sexuelle catholique. »
Il ajoute, vers la fin de sa déclaration : « …Personne n’a le pouvoir de changer l’enseignement de l’Église, comme si la vérité donnée était malléable et s’adaptait à l’évolution des normes culturelles. Une telle voie conduirait à la fois à l’erreur et à la non-pertinence. Quand les gens m’expriment leur consternation face aux turbulences dans l’Église et aux nombreuses opinions contradictoires sur la doctrine et la morale, je réaffirme simplement que la Foi ne change pas. Nous avons les Écritures, la Tradition et le Catéchisme. »
Je me joins à mon frère évêque dans cette réaffirmation que la foi ne change pas. Je le remercie également pour la clarté et la charité qui se reflètent dans sa déclaration du 21 mars. Dans cette lettre, je souhaite aborder la tentative d’utiliser une fausse notion du concept de « développement de la doctrine » pour changer une doctrine immuable.
Le concept de « développement de la doctrine » n’est pas en soi une doctrine. C’est une théorie par laquelle nous expliquons comment notre compréhension de la doctrine s’approfondit et se développe, et comment notre expression de la doctrine immuable peut également se développer. À la suite de la canonisation bien accueillie du cardinal saint John Henry Newman, il semble y avoir un effort concerté de la part de certains pour utiliser à mauvais escient son enseignement sur le développement de la doctrine comme moyen de promouvoir de faux enseignements. C’est une trahison de l’enseignement de ce Saint.
Pour son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne de 1845, le cardinal Saint John Henry Newman s’est inspiré du moine et théologien du Ve siècle, Saint Vincent de Lérins. Les écrits de ce saint sur la bonne compréhension du développement de la doctrine se trouvent dans ce qu’on appelle le Commonitorium. Dans un article paru dans First Things intitulé « Quatre idées sur le développement », Michael Pakaluk, professeur d’éthique à l’Université catholique d’Amérique, a expliqué :
« Si vous lisez effectivement le traité Commonitorium de saint Vincent de Lérins – souvent cité comme l’origine de la théorie du développement – vous verrez que sa principale préoccupation est de montrer que la foi ne change jamais. La devise du pape Jean-Paul II pour le tournant du millénaire était « Jésus-Christ est le même, hier, aujourd’hui et demain ».
Le pape Saint Jean-Paul II citait la Lettre aux Hébreux (Hébreux 13, 8). L’utilisation abusive de la théorie du développement de la doctrine pour tenter de changer ce qui est immuable est davantage un mauvais fruit découlant d’un développement doctrinal dangereux et croissant. Relativisme au sein de l’Église catholique qui, parfois, semble même nier l’existence même de la vérité objective.
Le 18 avril 2005, à la veille de la convocation au cours de laquelle il serait choisi pour succéder à Pierre et prendre le nom de Benoît XVI, le cardinal Joseph Ratzinger a prononcé une homélie dans laquelle il a mis en garde contre les dangers de propagation de ce type de relativisme dans le pays. l’enseignement de l’Église qu’il a aimé et servi avec tant de fidélité. Voici ses paroles, qui semblent étrangement encore plus importantes à l’heure actuelle :
« …Combien de vents doctrinaires avons-nous connus au cours des dernières décennies, combien de courants idéologiques, combien de façons de penser… Le petit bateau de la pensée de nombreux chrétiens a souvent été ballotté par ces vagues – projeté d’un extrême à l’autre. : du marxisme au libéralisme, voire au libertinage ; du collectivisme à l’individualisme radical ; de l’athéisme à un vague mysticisme religieux ; de l’agnosticisme au syncrétisme, etc.
« Chaque jour de nouvelles sectes se créent et se réalise ce que dit saint Paul de la supercherie humaine, avec une ruse qui cherche à les entraîner à l’erreur (cf. Ep. 4, 14). Avoir une foi claire, basée sur le Credo de l’Église, est souvent qualifié aujourd’hui de fondamentalisme. Alors que le relativisme – qui consiste à se laisser ballotter et « emporter à tous les vents de l’enseignement » – apparaît comme la seule attitude acceptable dans les standards d’aujourd’hui. Nous nous dirigeons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme certain et qui a pour objectif le plus élevé son propre ego et ses propres désirs.»
Le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, poursuit dans cette homélie, en appelant l’Église à une « foi adulte » :
« Cependant, nous avons un objectif différent : le Fils de Dieu, véritable homme. Il est la mesure du véritable humanisme. Être « adulte » signifie avoir une foi qui ne suit pas les vagues des modes d’aujourd’hui ni les dernières nouveautés. Une foi profondément enracinée dans l’amitié avec le Christ est adulte et mûre. C’est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et nous donne la connaissance de juger le vrai du faux et la tromperie du vrai.
« Nous devons devenir mûrs dans cette foi adulte ; nous devons guider le troupeau du Christ vers cette foi. Et c’est cette foi – la foi seule – qui crée l’unité et prend forme dans l’amour. Sur ce thème, saint Paul nous offre de belles paroles — en contraste avec les hauts et les bas continus de ceux qui étaient comme des enfants ballottés par les vagues : (dit-il) faire la vérité dans l’amour, comme formule de base de l’existence chrétienne. En Christ, la vérité et l’amour coïncident. Dans la mesure où nous nous rapprochons du Christ, dans notre propre vie, la vérité et l’amour se confondent. L’amour sans vérité serait aveugle ; la vérité sans amour serait comme ‘un gong qui retentit ou une cymbale qui retentit’ (1 Cor. 13,1).»
En effet, les évêques, tout le clergé, les religieux, les consacrés et les laïcs de l’Église, devraient continuellement réfléchir dans la prière sur ce beau dépôt de foi. Nous devons nous efforcer de le connaître, de le comprendre, de l’aimer, de l’enseigner fidèlement et de le vivre. C’est le véritable critère de mesure de cette foi mûre à laquelle le regretté pape Benoît XVI nous a tous appelés dans l’homélie citée ci-dessus.
Sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous pouvons et devons rechercher des manières toujours nouvelles de présenter et d’appliquer le dépôt de la foi. C’est la bonne compréhension du développement de la doctrine. Mais nous n’avons ni le droit de changer la doctrine ni l’autorité de la modifier.
Tous les évêques doivent suivre la promesse solennelle, celle que nous avons faite lors de notre ordination épiscopale, de « conserver le dépôt de la foi, entier et incorruptible, tel que transmis par les apôtres et professé par l’Église partout et à tout moment ». C’est un devoir sacré.
Elle s’impose également à tout le clergé, voire à tous les membres de l’Église. Pour les évêques, si nous manquons à notre devoir, non seulement nous ferons souffrir les fidèles, mais nous offenserons Dieu – et nous ferons face à de graves conséquences pour ne pas avoir respecté la mission qui nous a été confiée lors de notre ordination épiscopale.
En conclusion : même si la compréhension de l’Église de ce corps d’enseignement, de ce dépôt sacré, peut se développer et se développe correctement dans la manière dont il s’exprime, et s’approfondit dans la manière dont il est compris, elle ne peut jamais être modifiée dans sa substance.
Le Catéchisme de l’Église catholique note : « Les apôtres ont confié le dépôt sacré de la foi [le depositum fidei ; voir 1 Tim. 6, 20 ; 2 Tim. 1, 12-14] contenus dans la Sainte Écriture et la Tradition, à toute l’Église. En adhérant à (cet héritage) le peuple saint tout entier, uni à ses pasteurs, reste toujours fidèle à l’enseignement des apôtres, à la fraternité, à la fraction du pain [l’Eucharistie] et aux prières. Ainsi, dans le maintien, la pratique et la profession de la foi transmise, il doit y avoir une remarquable harmonie entre les évêques et les fidèles » (CEC, n. 84).
Mgr Joseph Strickland, 29 mars 2023
Chers enfants, merci d’avoir répondu à mon appel dans vos coeurs. Mes enfants, moi votre Mère, je suis toujours là avec vous pour vous donner courage et réconfort. Je vous demande de prier pour l’humanité qui a déjà renié Dieu, de prier pour les prêtres afin qu’ils louent la liberté de la doctrine de la foi, de ne pas être des hommes de confusion parce que là où règne la confusion, il n’y a pas de Dieu. Ne soyez pas des hommes de guerre mais de paix, soyez, mes enfants, un exemple de vraie foi et soyez la lumière dans les ténèbres qui descendent.
Le père du mensonge est maintenant entré dans les familles, dans l’Eglise et chez ceux qui prient. Je vous demande d’être avec la seule vérité, qui est Dieu. Ne vous laissez pas tenter par la tentation du monde, priez pour ces temps, ne soyez ni sourds ni aveugles, regardez autour de vous et convertissez-vous, n’attendez pas le feu qui viendra du ciel et la destruction de la terre, convertissez-vous maintenant et dites avec courage et sans crainte que Dieu est proche et soyez prêts pour l’Avertissement qui est proche.
Je vous laisse la paix dans vos cœurs et dans vos foyers.
Je vous laisse maintenant avec ma bénédiction maternelle au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.
Trevignano Romano 30 septembre 2023
Mes enfants, merci d’avoir répondu à mon appel dans vos cœurs. Mes enfants, priez pour l’Avertissement qui vous parviendra bientôt. J’insiste sur la conversion de vos cœurs, je voudrais vous en dire plus, mais je sais que vous n’êtes pas prêts. Depuis si longtemps, je vous demande de vous préparer à ces moments, mais vous vivez souvent comme si rien ne se passait. Mes enfants, regardez les tremblements de terre qui ne s’arrêtent pas, ils seront même de plus en plus forts, regardez les eaux qui pénètrent dans la terre et provoquent des catastrophes, mais vous ne changez pas. Je suis la Mère et je vous veux sains et saufs au Paradis. Je vous le demande à nouveau : convertissez-vous ! Aimez mon Fils qui est mort pour vous. Mes enfants, à partir du mois d’octobre, les événements seront plus forts et se poursuivront avec célérité. Un signe fort ébranlera le monde, mais vous priez. Je vous bénis maintenant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, amen.
Comment prier le Rosaire ? Lentement et sans le dissocier des mystères qui le constituent. Le danger est que cette prière devienne mécanique : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mt 6, 7). Mais il vaut mieux ne pas être perfectionniste et consentir à notre pauvreté car le démon cherche toujours à nous décourager.
Un jour, une personne tourmentée par ses distractions interroge un sage religieux qui lui répond, non sans une pointe d’humour : « Vous savez, les personnes qui n’ont pas de distractions dans la prière, ce sont celles qui ne prient pas… Et puis une maman qui aime son petit enfant est heureuse de le tenir dans ses bras, mais s’il lui prend de vouloir quitter ses bras pour jouer avec son camion ou sa poupée, en sera-t-elle contrariée pour autant, s’il ne s’éloigne pas de son regard maternel ? »
L’adoption du chapelet quotidien est la porte étroite qu’hélas si peu daignent emprunter, car il faut baisser la tête, se faire docile et obéissant, se faire humble.
L’humilité, c’est la sainteté sans laquelle nul ne peut entrer dans l’éternité de Dieu. En prenant cette arme quasi-céleste, nous mettons notre main dans celle de Marie. Elle nous soutiendra dans la grande épreuve de ce monde, et comme elle l’a dit à Fatima :« Les âmes qui embrasseront la dévotion à mon Cœur immaculé – la consécration à Marie, la dévotion au Rosaire et l’imitation de ses vertus – seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi, pour orner son trône » (Apparition de Notre Dame de Fatima du 13 juin 1917).
Source : Une minute avec Marie, 7 novembre 2023