Une scientifique reconstitue de manière hyperréaliste le visage de la Vierge Marie

Cette première œuvre se trouve actuellement au Département des études du Sanctuaire de Fatima (Portugal).
La chercheuse brésilienne Átila Soares da Costa Filho a reconstitué le visage de Marie à partir du Suaire de Turin, en partant de la ressemblance que Jésus aurait avec sa mère et en y ajoutant le contexte ethnique des femmes de l’époque. Le premier résultat de son travail a été publié en 2021. Mais près de trois ans plus tard, elle revient avec une reconstitution grâce à un programme d’hyperréalisme. La première expérience a été applaudie par Barrie M. Schwortz, grand spécialiste du Saint Suaire, qui a contribué à la faire connaître. Cette première œuvre est actuellement conservée au Département des études du Sanctuaire de Fatima, au Portugal. Ce nouveau résultat, publié au début de l’année 2024, est le fruit du travail de recherche minutieux d’Átila Soares da Costa Filho, diplômée en design industriel, d’origine brésilienne. Soares est également responsable des reconstructions des visages de saint François et de sainte Claire d’Assise. Les nouvelles images montrent ce que nous savions déjà, mais nous permettent de mieux le visualiser : Marie était une belle femme, comme l’ont affirmé bon nombre de voyants de la Vierge Marie.
Traduit de l’espagnol par Zenit

Une scientifique reconstitue de manière hyperréaliste le visage de la Vierge Marie | ZENIT – Francais




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (5)- St Louis-Marie Grignion de Montfort.

PREMIÈRE DIZAINE

L’ excellence du saint Rosaire

dans son origine et Son nom.

1ère ROSE

[9] Le Rosaire renferme deux choses, savoir : l’oraison mentale et l’oraison vocale. L’oraison mentale du saint Rosaire n’est autre chose que la méditation des principaux mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa très sainte Mère. L’oraison vocale du Rosaire consiste à dire quinze dizaines d’Ave Maria précédées par un Pater  pendant qu’on médite et qu’on contemple les quinze vertus principales que Jésus et Marie ont pratiquées dans les quinze mystères du saint Rosaire.

Dans le premier chapelet, qui est de cinq dizaines, on honore et on considère les cinq mystères joyeux ; au second les cinq mystères douloureux, et au troisième les cinq mystères glorieux. Ainsi le saint Rosaire est un sacré composé de l’oraison vocale et mentale pour honorer et imiter les mystères et les vertus de la vie, de la mort et de la passion et de la gloire de Jésus-Christ et de Marie.

2e ROSE

[10] Le saint Rosaire dans son fond et dans sa substance étant composé de la prière de Jésus-Christ et de la Salutation angélique, savoir le Pater et l’Ave, et de la méditation des mystères de Jésus et de Marie, c’est sans doute la première prière et la première dévotion des fidèles, qui depuis les apôtres et les disciples a été en usage de siècle en siècle jusqu’à nous.

(11] Cependant le saint Rosaire, dans sa forme et la méthode dont on le récite à présent, n’a été inspiré à son Église, donné de la sainte Vierge à saint Dominique pour convertir les hérétiques albigeois et les pécheurs, qu’en l’an 1214, de la manière que je vais dire, comme le rapporte le bienheureux Alain de la Roche dans son fameux livre intitulé : D. Dignitate psalterii. Saint Dominique, voyant que les crimes des hommes mettaient obstacle à la conversion des Albigeois, entra dans une forêt proche de Toulouse et y passa trois jours et trois nuits dans une continuelle oraison et pénitence ; il ne cessait de gémir, de pleurer et de se macérer le corps à coups de discipline, afin d’apaiser la colère de Dieu, de sorte qu’il tomba à demi mort. La Sainte Vierge lui apparut, accompagnée de trois princesses du ciel et lui dit : « Sais-tu, mon cher Dominique, de quelle arme la Sainte-Trinité s’est servie pour réformer le monde ? O Madame, répondit-il, vous le savez mieux que moi, car après votre Fils Jésus-Christ vous avez été le principal instrument de notre salut. » Elle ajouta : « Sache que la principale pièce de batterie a été le psautier angélique, qui est le fondement du Nouveau Testament ; c’est pourquoi, si tu veux gagner à Dieu ces cœurs endurcis, prêche mon psautier. » Le saint se leva tout consolé et, brûlant du zèle du salut de ces peuples, il entra dans l’église cathédrale ; incontinent les cloches sonnèrent par l’entremise des anges pour assembler les habitants, et au commencement de la prédication un orage effroyable s’éleva ; la terre trembla, le soleil s’obscurcit, les tonnerres et les éclairs redoublés firent pâlir et trembler tous les auditeurs ; et leur terreur augmenta quand ils virent une image de la Sainte Vierge, exposée sur un lieu éminent, lever les bras par trois fois vers le ciel pour demander vengeance à Dieu contre eux, s’ils ne se convertissaient et ne recouraient à la protection de la sacrée Mère de Dieu.

Le ciel voulait par ces prodiges augmenter la nouvelle dévotion du saint Rosaire et la rendre plus fameuse.

L’orage cessa enfin par les prières de saint Dominique. Il poursuivit son discours et expliqua avec tant de ferveur et de force l’excellence du saint Rosaire, que les Toulousains l’embrassèrent presque tous et renoncèrent presque tous à leurs erreurs, et l’on vit, en peu de temps, un grand changement de mœurs et de vie dans la ville.

 

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Jésus marche sur les eaux… et Pierre avec lui : L’Eglise de la fin des temps prophétisée ! …

« Pierre, descendant de la barque,

se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus… »

Matthieu 14,29

 

L’Evangile selon Saint Matthieu est le plus riche sur cette seconde tempête apaisée, et aussi le seul à rapporter l’épisode de Pierre marchant sur les eaux. Dès les premiers versets, ne peut-on d’ailleurs y deviner un dessein secret du Sauveur qui oblige les disciples à traverser le lac sans lui ? Cela se situe juste après la première multiplication des pains où Jésus assume lui-même le renvoi des foules et gravit la montagne pour une prière prolongée en solitude :

« Et aussitôt, il obligea les disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Et quand il eut renvoyé les foules, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. » Mt 14,22-23

Ainsi, le décor est campé : Jésus seul priant sur la montagne et la barque des disciples, seuls, « harcelée par les vagues » (Mt 14,24). Et Jean précise : « Il faisait déjà nuit… » (Jn 6,17). Alors surgit tout à coup ce regard de la tendresse de Dieu et sa venue miraculeuse qui n’a pas échappé à Saint Marc[1] : « Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième heure de la nuit[2] en marchant sur la mer… »  Et ici, comment ne pas remarquer ce trait évangélique : « Il allait les dépasser ! » (Mc 6,48). De fait, il faut saisir qu’il fait semblant de les dépasser… Cela nous renvoie à des épisodes majeurs de l’Ancien Testament où Moïse et Elie en témoignent magnifiquement : Yahvé est « un Dieu qui passe » ! (Ex 33 ou 1 R 19,9-13). Et comme avec les disciples d’Emmaüs, se manifeste à nouveau cette sorte de jeu divin où Jésus passe et semble s’éloigner pour provoquer une réaction, un appel… (Lc 24,28-29). De fait, en méditant cet Evangile, on se rend compte à nouveau combien il faut supplier l’Esprit-Saint d’avoir en permanence « l’intelligence de la foi » pour découvrir les « passages » de Dieu !

Les disciples en sont encore loin car « le voyant marcher sur les eaux, ils furent troublés : « C’est un fantôme ! » disaient-ils, et pris de peur ils se mirent à crier ! ». Devant ce trouble, Jésus tente l’apaisement : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! » (Mt 14,26-27). Et dans ces moments délicats du ministère messianique, Pierre commence à exercer sa primauté[3] : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux ! – « Viens ! », dit Jésus. Et Pierre, descendant de la barque, se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus… »

Cependant, si sa foi est réelle, elle est encore fragile : « Mais voyant le vent, il prit peur et, commençant à couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus tendit la main et le saisit, en lui disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mt 14,28-31). Cet épisode nous propulse au cœur de l’Evangile en nous questionnant : jusqu’où ira notre foi en Jésus ? Derrière les belles paroles et les attitudes, il y a tout un éventail de degrés dans la puissance de la foi qui nous unit au Christ : « Car ce qui s’impose proprement à la conscience du croyant, ce n’est ni une vérité, ni une valeur, mais une réalité. Laquelle ? Celle du Dieu saint, vivant et se révélant dans le Christ Jésus… Tout cela est réalité, mais d’un autre ordre que le monde, plus réelle que le monde. Avoir la foi, c’est saisir cette réalité, s’unir à elle, se poser sur elle… Ce qui est arrivé à Pierre se répète tous les jours dans la vie du chrétien[4] ! »

Les étapes, les éclats et les chutes de la foi de Pierre nous invitent autant à l’humilité qu’à l’espérance : on n’a pas la foi une fois pour toutes ! Et il faut donc rester dans une grande vigilance et persévérance. Certes, la foi en Jésus est le trésor de l’Evangile mais il y a une croissance de la graine… (Mt 13,31-32). Dans une société du « tout » tout de suite, la patience de la germination est insupportable ! Et pourtant, la vie de Pierre à la suite de Jésus en témoigne clairement : « De tous ceux qui sont dans la barque, seul Pierre ose répondre ; et il prie le Seigneur de lui ordonner de venir sur les eaux… Mais sa peur sur le lac annonçait aussi sa faiblesse dans la tentation future. Car il osa marcher sur l’eau, mais enfonça ; et la crainte de la mort le poussa à renier son Maître. Cependant, il crie quand il enfonce, et il implore du Seigneur le salut. Le fruit de cette clameur fut sa pénitence : car dès ces premières heures de la Passion, il revint à lui pour confesser sa faute, et il reçut le pardon de son reniement avant que le Christ ne souffrît pour la Rédemption universelle[5]… »

C’est ce moment bouleversant où, juste après son reniement, « le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre » et là, « il pleura amèrement ! » (Lc 22,61-62). Seul, Jésus nous sauve des terribles tempêtes de la vie qui peuvent nous emporter vers le fond… Il faut donc toujours revenir à ce cri de la foi de Pierre quand il enfonce dans l’eau : « Seigneur, sauve-moi ! »

Dans la perspective de la fin des temps, on peut cependant se poser ici une question nouvelle : cet Evangile n’évoquerait-il-pas pour l’Eglise « un passage » de la barque visible à la barque invisible ? Cet épisode unique ne prophétiserait-il pas qu’une Eglise visible et identifiable attaquée de l’intérieur se transforme pour survivre… en « une Eglise cachée » dans le silence et la force de la foi ? Et devant la terrible adversité des derniers temps, le cri de Pierre ne serait-il pas en continu celui de l’Eglise universelle éprouvée : « Seigneur, sauve-nous ! » Car marcher sur l’eau durant les tempêtes est l’Eglise sans autre appui que la foi pure : son unique salut est de « regarder sans cesse Jésus » dans la prière et l’amour !

On pose ici ses pieds sur la barque invisible de l’Eglise où seul le saut dans la foi nous tient debout… Cela me fait penser à ce passage du Film « d’Indiana Jones 3 » avec Harrison Ford[6] : il lui est dit à un moment de traverser un précipice dont l’appui est « invisible » : « C’est le saut dans la foi : tu dois y croire ! » Et quand, face au vide, il fait le premier pas : le passage de pierre se matérialise et le sauve de l’abîme ! N’est-ce-pas là l’enjeu de la foi où le premier pas dans le vide apparent est décisif ? On peut faire référence ici à l’intuition majeure de Sainte Thérèse de Lisieux dans sa simplicité mystérieuse :

« C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour[7] ! »

N’est-ce-pas là le grand saut dans la foi ? Thérèse l’a tant saisi et expérimenté qu’elle ajoute dans la même lettre : « Restons bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour… Oh ! que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens ! … »

Ainsi, à la fin des temps, il faut nous préparer à quitter un certain confort de la foi portée par la barque… et face aux terribles tempêtes eschatologiques, nous nous appuierons sur la barque invisible de la foi, le regard fixé sur Jésus ! Ces défis et ces cris de la foi nous orienterons vers « l’autre rivage » où Dieu nous conduit… car, à travers les épreuves, il veut parfaire cette confiance qui nous immergera dans l’Amour !

Un Saint Bernard nous partage magnifiquement son expérience en ce sens :

« Un jour, Jésus feignait de passer outre, non que ce fut son dessein, mais pour s’entendre dire : « Demeurez avec nous, Seigneur, car il se fait tard ! » (Lc 24,29). Une autre fois encore, marchant sur la mer, il fit semblant de passer outre, voulant éprouver la foi et provoquer la prière des Apôtres. Cette dissimulation, pleine de bonté, qu’a employée le Verbe corporellement visible, l’Esprit ne cesse d’en user à l’égard des âmes. S’il passe, il veut être retenu, et être rappelé s’il s’éloigne. Il va et vient, visitant l’âme le matin, et l’éprouvant ensuite. S’il s’éloigne, c’est de sa part un plan. S’il revient, c’est l’effet de sa seule volonté. Il agit avec sagesse et connaît seul la raison de sa conduite[8]… »

Et dans la mesure où l’Esprit-Saint n’agit jamais sans la Présence de son Epouse, comment ne pas conclure ici par un texte marial sur le Rosaire ? Il est la voie la plus simple et la plus profonde sur le chemin mystérieux de la foi :

N’ayons donc pas peur de la répétition que propose la prière du Rosaire. C’est une répétitivité contemplative qui nous met en harmonie avec le mouvement cyclique de la création… Comme le dit Sœur Lucie de Fatima : « La répétition des « Ave Maria » n’est pas une chose vieillie. Toutes les choses qui existent et ont été créés par Dieu se maintiennent par le moyen de la répétition continuelle des mêmes actes… Le soleil, la lune, les étoiles, les oiseaux, les plantes… et ils sont bien plus anciens que le Chapelet ! Saint Jean dit que les bienheureux dans le Ciel chantent un cantique nouveau, en répétant toujours : « Saint, saint, saint est le Seigneur ! » (Ap 4,8). Et le cantique est nouveau parce que, dans la lumière de Dieu, tout apparaît avec un reflet nouveau[9]! »

Ainsi, cette vigilance du cœur exprimée dans la répétition du chapelet est l’expression d’une foi où le pauvre demande, l’assoiffé cherche et où l’amoureux frappe inlassablement à la porte du Cœur de Dieu ! (Lc 11,9). Il s’agit de désensabler cette source mystérieuse cachée au fond de nous… Le Rosaire vient donc libérer en nous la « Source cachée » ! Chaque « Réjouis-toi » est éclosion de joie parce qu’il nous ouvre à l’éternelle nouveauté de l’Amour offerte à travers le Cœur silencieux de Marie…

+Marie-Mickaël

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Notes

[1] Saint Irénée de Lyon écrivait en 180 : « Marc, le disciple et l’interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que prêchait Pierre. L’influence de Pierre se lit, paradoxalement, dans la grande humilité de son porte-parole… »

[2] Entre 3 et 6 heures du matin : on peut dire que Jésus se fait attendre… Cela laisse entrevoir la dimension eschatologique de son retour qui, dans les épreuves multiples des derniers temps, « semblera » longue et improbable : on comprend mieux ici pourquoi certains Saints ou Saintes demandaient pour leur foi « la grâce de la persévérance finale ! »

[3] Souvenons-nous ici de la Confession de Pierre après le discours de Jésus sur le Pain de Vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous le croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu ! » (Jean 6,67-69.)

[4] Romano Guardini, Le Seigneur, vol 1, Ed. Alsatia, 1946, p.224-226.

[5] Saint Hilaire, Sur l’Evangile selon Saint Matthieu, Patrologie Latine 9, 1002.

[6] « Indiana Jones et la dernière croisade », 1989, avec Sean Connery et Alison Doody.

[7] Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 197, Cerf-DDB 1992, p.553

[8] Sermon 74, Sur le Cantique des cantiques, 3.

[9] Lettre à Maria Teresa de Cunha, 12 avril 1970.




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (4) – St Louis-Marie Grignion de Montfort

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BOUTON DE ROSE [Saint Louis-Marie désigne par ce terme les enfants]

[7] Je vous offre, mes petits enfants, un beau bouton de rose ; c’est un des petits grains de votre chapelet qui vous parait si peu de chose ! Que ce grain est précieux ! Oh ! que ce bouton de rose est admirable, oh ! qu’il s’épanouira large si vous dites dévotement votre Ave Maria ! Ce serait trop vous demander que de vous conseiller un Rosaire tous les jours. Dites au moins votre chapelet tous les jours bien dévotement, qui est un petit chapeau de roses que vous mettrez sur la tête de Jésus et de Marie. Croyez-moi, écoutez la belle histoire et la retenez bien.

[8] Deux petites filles, toutes deux sœurs, étant à la porte de leur logis à dire le chapelet dévotement, une belle dame s’apparut à elles, approche de la plus jeune qui n’avait que six à sept ans, la prit par la main et l’emmène. Sa sœur aînée, toute étonnée, la cherche et ne l’ayant pu trouver s’en vint toute éplorée à la maison et dit qu’on avait emporté sa sœur. Le père et la mère cherchèrent inutilement pendant trois jours. Au bout du troisième jour, ils la trouvèrent à la porte avec un visage gai et joyeux ; ils lui demandèrent d’où elle venait ; elle dit que la dame à laquelle elle disait son chapelet l’avait emmenée dans un beau lieu et lui avait donné à manger de bonnes choses et lui avait mis entre les bras un joli petit enfant qu’elle avait tant baisé. Le père et la mère, qui étaient nouvellement convertis à la foi, firent venir le révérend père jésuite qui les avait instruits dans la foi et la dévotion du Rosaire, ils lui racontèrent ce qui s’était passé. C’est de lui que nous l’avons su. Ceci est arrivé dans le Paraguay[1].

Imitez, mes petits enfants, ces petites filles, et dites comme elles tous les jours votre chapelet, et vous mériterez par là d’aller en paradis et de voir Jésus et Marie, sinon pendant la vie, du moins après la mort pendant l’éternité. Ainsi soit-il.

Que [les] savants donc et les ignorants, que les justes et les pécheurs, que les grands et les petits, louent et saluent jour et nuit par le saint Rosaire Jésus et Marie.

Salutate Mariam, quae multum laboravit in vobis.

(Rom. 16.)[2]

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[1] Antoine BOISSIEU, s.j., Le Chrétien prédestiné par la dévotion à la Sainte Vierge, p. 752 ; CN p. 189-190.

[2] Rm 16,6 : Saluez Marie qui a beaucoup travaillé au milieu de vous.




Quelques prophéties sur la fin des temps

Edson Glauber : La chronologie de Dieu concernant la fin des temps révélée par la Vierge Marie.

LA CHRONOLOGIE DE DIEU CONCERNANT LA FIN DES TEMPS TELLE QUE RÉVÉLÉE PAR LA VIERGE MARIE, LA REINE DU ROSAIRE ET DE LA PAIX AU VOYANT EDSON GLAUBER EN 2015.

Le 10 juillet 2019, la Vierge Marie a permis à Edson de publier cette chronologie :

Sanctuaire d’Itapiranga – apparition à Mozzo, (BG) Italie 11/11/2015

 

 

 

 

 

Edson Glauber : « Aujourd’hui, la Mère de Dieu m’a permis de vous dire une chose : souvenez-vous et regardez une vidéo de l’apparition à Mozzo, (BG) Italie 11/11/2015.

Dans cette apparition, la Vierge Marie m’a dit :
– 2005 + 7 = 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 :
Événements et fortes attaques contre le Pape (Benoît XVI.).

– 2012 + 7 = 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 :
Événements et persécution des chrétiens dans certains endroits, sous une forme plus publique, la confusion et l’hérésie se répandront contre la foi, les dogmes et les enseignements de l’Église, jusqu’à ce qu’elle atteigne son point culminant : le sacerdoce et mon Fils dans l’Eucharistie.

– 2019 + 7 = 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026 : Des événements difficiles dans l’Église du Christ, avec une grande fissure dans ses fondations et la division de ses organes internes, la folie de tant de personnes, et une grande perte de foi dans l’Église, beaucoup tomberont loin de la foi. Les élus de Dieu et les fidèles seront trahis, persécutés, réduits au silence et tant de morts globalement, mais plus ou moins intensément, selon la foi et l’état de péché des âmes, seul un tiers restera comme le dit la Parole de Dieu. Le Seigneur purifiera son Église et son peuple par des péchés graves, par la persécution et l’effusion de sang. Les gens souffriront pour ce qu’ils ont créé et à cause de leurs péchés. Votre propre nature mauvaise sera la raison de vos larmes et de vos souffrances.




La Merveilleuse fait des merveilles…

Je le sais, le merveilleux a ses excès. A vouloir croire en tout, vient un soir de désillusion où l’on ne croit plus à rien. Les incroyants se recrutent parmi d’anciens crédules, rarement parmi d’anciens croyants.

Je sais aussi l’infini de Dieu, (..) et je te connais, gentil Seigneur : il n’y a jamais de vent dans Tes paquets cadeaux. Il suffit de voir comment tu as réussi la libellule des étangs, la forêt d’érable en automne, et même certaines luisances de la lune de novembre sur l’asphalte. Tu es un appliqué, un perfectionniste, inlassablement Tu retouches l’univers. Toi qui as mis tant de Toi à inventer un simple poireau, comme Tu as dû T’investir en créant Ta mère ! Elle ne peut être que merveilleuse.

Alors comme la plante fait des plantes, comme le chien fait des chiens, comme l’homme fait des hommes, la Merveilleuse fait des merveilles. C’est le contraire qui serait stupéfiant.

Didier Decoin

Extrait de La Sainte Vierge a les yeux bleus – Seuil 1984




Message de Marie à Gisella Cardia, Trevignano Romano le 3 février 2024

Enfants bien-aimés, merci d’avoir écouté mon appel dans vos cœurs. Merci de plier les genoux dans la prière.

Enfants bien-aimés, toutes les calomnies seront révélées ! Mes enfants, maintenant vous ne comprenez pas. Mais vous, aimez Jésus, embrassez Jésus et buvez à sa source de miséricorde. Ouvrez vos cœurs à la Grâce et à l’Amour ! Ce temps passera… Et chacun comprendra le plan de Dieu. Mes enfants, mes enfants, n’ayez pas peur des tribulations. Rappelez-vous que ce n’est qu’en regardant la croix que vous aurez le salut ! Je vous aime… !

Maintenant mon manteau vous couvrira et remplira vos coeurs de Paix.

Sachez que l’apostasie sera détruite !

Je vous bénis maintenant, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen.




La première tempête apaisée : la barque de l’Eglise menacée… et le peu de foi en Jésus !

Jésus leur dit « Passons sur l’autre rive ! »

 Et ils gagnèrent le large…

Luc 8,22

        Quelle étonnante actualité se dévoile dans cet Evangile de la tempête apaisée ! Car dans l’histoire de l’Eglise comme dans celle de nos vies, il y a toujours cet instant majeur de la foi où le Seigneur marche devant nous en nous adressant cette parole mystérieuse[1] : « Passons sur l’autre rive ! … » Cette invitation à la traversée résonne en nos vies comme un appel à prendre le large… et cet appel du « large » signifie en réalité que pour rester vivante, la foi doit garder le sens de l’aventure : le risque de la traversée n’est pas facultatif !

Croire et suivre Jésus sera d’abord et toujours « beaucoup prier » pour l’écouter et lui laisser « l’initiative de l’orientation » car rien n’est plus dépouillant et épanouissant que de « faire sa volonté » … N’est-il pas allé Lui-même jusqu’au bout de la volonté du Père ? (Mt 6,10).  Elle est sa nourriture de chaque instant ! (Jn 4,34). Mais chez nous, le train-train quotidien de la sécurité matérielle trop souvent nous aveugle ! Et pourtant, au fond de notre cœur résonne toujours le mystérieux appel de Dieu vers le large… car c’est loin du rivage et en eau profonde qu’Il opère des merveilles !

Dans ces tempêtes imprévues de la vie, nous nous sentons perdus comme les Apôtres. Nous pouvons être tentés par le même reproche dont témoigne Saint Marc : « Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ! » (Mc 4,38). Nous allons périr et tu sembles ailleurs !…  A leur suite, notre prise de conscience majeure est de voir que Jésus est dans la barque : le réveiller par ce cri où résonne à la fois la crainte et la confiance est alors notre seul salut ! Pourtant, on se sent seul, car les éléments déchainés semblent dire le contraire : « Il se produisit un grand tourbillon de vent… et les vagues se jetaient dans la barque !… Or, Lui était à la poupe, dormant sur le coussin. » (Mc 4,37-38). C’est là qu’il faut plonger au fond de notre cœur où la foi dit qu’Il est toujours là ! Le sommeil du Maître nous enseigne profondément :

« C’est l’annonce, dans ce contexte, que Jésus traversera un jour les eaux de la mort et que l’Eglise doit, pleine de confiance, les traverser à sa suite, avec lui, comme les disciples le firent ce jour-là… Le sommeil du Maître signifie de façon exemplaire la confiance que l’homme doit avoir en Dieu : autant par son apostrophe véhémente, Jésus en dormant invite les disciples apeurés à découvrir, à travers son silence ou son absence apparente, la présence de Celui qui peut tout[2] ! »

Dans une situation désespérée, le réveil du Christ révèle tout à coup la puissance impressionnante du Fils de Dieu : « S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » Le vent tomba et il se fit un grand calme… » (Mc 4,39). Ce miracle dévoile l’identité du Christ : il « s’est fait homme », mais il demeure « vrai Dieu, né du vrai Dieu » comme le proclame notre Credo[3]. Car maîtriser les vents et apaiser la mer est une œuvre divine. C’est d’autant plus remarquable ici où Jésus n’invoque pas Dieu comme Jonas, mais « agit par lui-même » !

Ensuite, l’interpellation du Seigneur ne se fait pas attendre… et à travers les Apôtres, elle s’adresse aussi à tous les chrétiens : « Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Mc 4,40). Certes, on peut dire que dans leur peur extrême, ils se sont tout de même tournés vers lui : « Maître, Maître ! Nous périssons ! » (Lc 8,24). Cela signifie qu’il y a un début de foi chez les Apôtres, si fragile et trop humaine soit-elle. Cependant, nous ne sommes qu’au début de l’Evangile et cette foi va se fortifier… plus tard, viendra la célèbre profession de foi prononcée par Pierre au nom de tous les Apôtres : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu ! » (Jn 6,69).

Ainsi, après la peur de périr, la sidération des Apôtres est d’autant plus grande devant ce divin prodige : « Ils furent saisis alors d’une grande crainte. Et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est donc celui-ci pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4,41). Ils sont encore dans le questionnement sur l’identité de Jésus, mais Ils se souvenaient sans doute du psaume qui rappelle une telle puissance : « C’est toi qui maîtrises l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, c’est toi qui les apaises ! » (Ps 88,10).                                                                                                                                        +Marie-Mickaël

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Notes

[1] Dans les trois synoptiques : Mt 8,18,23-27 / Mc 4,35-41 / Lc 8,22-25.

[2] Xavier Léon-Dufour, Etudes d’Evangile, p.180 et 163, Seuil 1965.

[3] Credo de Nicée (325) et de Constantinople (381).

Image : tableau de Delacroix




Le secret admirable du Très Saint Rosaire (3) – St Louis-Marie Grignion de Montfort

Pour lire l’introduction et consulter le plan de l’ouvrage de Grignion de Montfort, cliquer ici.

ROSIER MYSTIQUE [Saint Louis-Marie désigne par ce terme les âmes spirituelles]

Vous ne trouverez pas mauvais, âmes dévotes et éclairées par le Saint-Esprit, que je vous donne un petit rosier mystique venu du ciel pour planter dans le jardin de votre âme ; il n’endommagera pas les fleurs odoriférantes de vos contemplations. Il est très odoriférant et tout divin, il ne gâtera rien dans l’ordre de votre parterre ; il est très pur et bien ordonné, il porte tout à l’ordre et à la pureté ; il croit d’une hauteur si prodigieuse et devient d’une si grande étendue, si on l’arrose et si on le cultive comme il faut tous les jours, que non seulement il n’empêche pas, mais même il conserve et perfectionne toutes les autres dévotions. Vous qui êtes spirituelles, vous m’entendez bien ! Ce rosier est Jésus et Marie dans la vie, dans la mort et dans l’éternité.

[6J Les feuilles vertes de ce rosier mystique expriment les mystères joyeux de Jésus et de Marie ;  les épines, les douloureux ; et les fleurs, les glorieux. Les roses en boutons sont l’enfance de Jésus et de Marie ; les roses ouvertes représentent Jésus et Marie dans les souffrances, et les roses épanouies montrent Jésus et Marie dans leur gloire et leur triomphe. La rose réjouit par sa beauté : voilà Jésus et Marie dans les mystères joyeux ; elle pique par ses épines : les voilà dans les mystères douloureux ; et elle réjouit par la suavité de son odeur : les voilà enfin dans les mystères glorieux[1].

Ne méprisez donc pas ma plante heureuse et divine, plantez-la vous-mêmes en votre âme en prenant la résolution de réciter votre Rosaire ; cultivez-la et arrosez-la en le récitant fidèlement tous les jours et en faisant de bonnes œuvres, et vous verrez que ce grain qui paraît présentement si petit deviendra avec le temps un grand arbre où les oiseaux du ciel, c’est-à-dire les âmes prédestinées et élevées en contemplation, feront leur nid et leur demeure pour être, sous l’ombre de ses feuilles, garanties des ardeurs du soleil, pour être préservées par sa hauteur des bêtes féroces de la terre, et enfin pour être délicatement nourries par son fruit qui n’est autre que l’adorable Jésus, auquel soit honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen. Ainsi soit-il.

Dieu seul.

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[1] Antonin Thomas, Rosier mystique, 1ère diz., chap 7.

Image en en-tête : Notre-Dame reine du Rosaire, d’Itapiranga




Message de la Vierge Marie à Gisella Cardia, Trevignano Romano le 27 janvier 2024

Trevignano Romano 27 janvier 2024

Enfants bénis, merci de plier les genoux pour prier.

Mes enfants, je vous demande encore une fois de faire des réserves. Je vous préviens, afin que vous ne manquiez de rien, quand il sera difficile de trouver de la nourriture. Mes enfants, la guerre arrive ! L’Italie, la France et l’Allemagne seront ceux qui paieront le plus.

Mes enfants, je vous ai demandé, prié et supplié de vous convertir ; ce n’est qu’ainsi que l’on éviterait le pire, mais l’humanité est sourde à mes appels.

Mes enfants, ne jugez pas les voies de Dieu, mais soyez fidèles à la vraie doctrine de la foi et regardez vers le Ciel.

Je vous bénis maintenant, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen.