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L’Avent : l’aurore d’une invincible joie !

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« Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur…

Réjouissez-vous !… Le Seigneur est proche ! »

Philippiens 4,4-5

« L’Apôtre peut dire « Gaudete » parce que le Seigneur est proche…

Si le Bien-Aimé, l’Amour, le plus grand Don de ma vie, m’est proche…

La joie demeure au fond de mon cœur,

Une joie plus grande que toutes les souffrances ! »

Benoît XVI

Cette joie de l’Avent a commencé au jour de l’Annonciation du Sauveur quand, dans le plus grand secret, la première parole que l’Archange Gabriel adresse à Marie ouvre le monde à l’Océan de la joie :

« Réjouis-toi, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! » (Lc 1,28)

La Joie est entrée dans le monde parce que le « Oui » de la foi et de l’humilité de Marie font, à cet instant, qu’Elle devient la « porte du Ciel » par où est entré le Verbe de Dieu fait chair en son sein Immaculé (Jn 1,14). Et il y a désormais un avant et un après dans l’histoire de l’humanité… car rien ne sera plus comme avant à cause de cette proximité inouïe de Dieu qui se fait si proche et si petit ! Le cher Pape Benoît XVI, si grand et si humble théologien, l’a magnifiquement contemplé :

« La joie chrétienne jaillit donc de cette certitude : Dieu est proche, il est avec moi, il est avec nous, dans la joie et dans la douleur, dans la santé et la maladie, comme un Ami et un Epoux fidèle. Et cette joie demeure aussi dans l’épreuve, dans la souffrance même, et elle ne reste pas à la surface, mais au plus profond de la personne qui se confie à Dieu et met en lui sa confiance. Et cette proximité n’est pas une question d’espace et de temps, mais une question d’amour : l’amour rapproche[1] ! »

Il est ce Dieu unique venu dans l’humilité d’un petit enfant et il a souffert la folie de la Croix pour que personne ne doute qu’il est aimé de Lui… Il n’y a pas d’autre Sauveur que Lui ! Le Catéchisme de l’Eglise Catholique l’exprime en termes inoubliables :

« L’Eglise a toujours reconnu que, dans le corps de Jésus, « Dieu qui est par nature invisible est devenu visible à nos yeux[2] !… » En effet, Jésus nous a tous et chacun connus et aimés durant sa vie, son agonie et sa passion et il s’est livré pour chacun de nous : « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi ! » (Ga 2,20). Il nous a tous aimés d’un cœur humain. Pour cette raison, le Cœur sacré de Jésus, transpercé par nos péchés et pour notre salut (Jn 19,34), « est considéré comme le signe et le symbole éminents… de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au Père éternel et à tous les hommes sans exception[3] ! »

On touche là au cœur de la Révélation : Jésus-Christ est l’Unique Seigneur et Rédempteur de l’humanité comme il l’a affirmé à ses Apôtres : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ! Nul ne va au Père que par moi !… Qui m’a vu a vu le Père ! » (Jn 14,6 et 9). La foi de l’Eglise est éloquente et absolue sur cette vérité unique du salut :

« Il nous tous connus et aimés dans l’offrande de sa vie… Aucun homme, fût-il le plus saint, n’était en mesure de prendre sur lui les péchés de tous les hommes et de s’offrir en sacrifice pour tous. L’existence dans le Christ de la Personne divine du Fils, qui dépasse et, en même temps, embrasse toutes les personnes humaines, et qui Le constitue Tête de toute l’humanité, rend possible son sacrifice rédempteur pour tous[4]… »

« La Croix est l’unique sacrifice du Christ « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2,5). Mais, parce que, dans sa Personne divine incarnée, « Il s’est en quelque sorte uni Lui-même à tout homme[5] », Il « offre à tous les hommes, d’une façon que Dieu seul connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal[6] ». Il appelle ses disciples à prendre leur Croix et à le suivre… Il veut en effet associer à son sacrifice rédempteur ceux-là même qui en sont les premiers bénéficiaires. Cela s’accomplit suprêmement en la personne de sa Mère, associée plus intimement que tout autre au mystère de sa souffrance rédemptrice[7]… »

« En dehors de la Croix, il n’y a pas d’autre échelle par où monter au Ciel[8] ! »

Que de lumière dans ces textes de la Mère Eglise qui nous entraîne dans sa contemplation sublime de la Vérité qui n’est pas un raisonnement, une idée nouvelle ou un slogan, mais la beauté du Visage de Quelqu’un : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28).

En ce temps béni de l’Avent, nous avons à replonger urgemment dans les fondamentaux de notre foi catholique en arrêtant notre regard sur la splendeur des mystères du Christ et de son Eglise. Si Saint Jean-Paul II et Benoît XVI ont tant fait pour préserver le « trésor de la foi », c’était pour nous préparer aux épreuves présentes où « l’Ennemi de la Lumière » étend son pouvoir de fausseté jusqu’au sommet de l’Eglise ! Il ne s’agit plus de nier la foi mais de la faire évoluer en la vidant de son sens…

L’affirmation récente du Pape François à Singapour du 13 septembre 2024 en témoigne quand il affirme devant des jeunes de différentes religions : « Toutes les religions sont un chemin vers Dieu ! » On est ici devant une trahison de l’Evangile et une remise en question de la foi de l’Eglise au nom du pluralisme religieux derrière lequel se cache la préparation d’une « religion mondiale »… pourtant, ce relativisme qui éteint peu à peu le feu d’amour de la Vérité ne donnera que l’illusion d’une fausse paix, mais il n’engendrera ni passion, ni joie et donc ni saints, ni martyrs !… Que le temps de l’Avent renouvelle nos cœurs dans la joie de cette attente de l’Unique Sauveur caché dans le sein de Marie…

+M Mickaël

 

[1] Benoît XVI, 3° Dimanche de l’Avent, Missel quotidien pour la forme extraordinaire du rite romain, p.21.

[2] Préface de Noël.

[3] Catéchisme de l’Eglise Catholique, 477-478.

[4] Catéchisme de l’Eglise catholique, 616.

[5] Concile Vatican II, Gaudium et spes, 22,2.

[6] Concile Vatican II, Gaudium et spes, 22,5.

[7] Catéchisme de l’Eglise catholique, 618.

[8] Sainte Rose de Lima, vita.

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