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Marie nous est envoyée…
2 – Elle surgit comme l’aurore ! (Ct 6,10)
Depuis le Pape Jean XXIII qui a suscité le Renouveau de l’Eglise en lançant le Concile Vatican II, l’attente d’une nouvelle Pentecôte était espérée… elle est venue en partie par le Renouveau Charismatique et tant de réalités nouvelles et rayonnantes dans l’Eglise, mais assez vite contredites par une crise profonde qui a engendré les drames que nous connaissons aujourd’hui…
C’est pourquoi il faut humblement espérer une Pentecôte nouvelle pour l’Eglise par le Cœur de Marie, Mère de l’Eglise car il en va non seulement de sa survie mais de celle du monde ! Un Père de l’Eglise l’a magnifiquement exprimé : « Le Feu caché et comme étouffé sous les cendres de ce monde… éclatera et embrasera divinement l’écorce de la mort[1] ! »
L’Eglise a reçu ce Feu caché et voilà pourquoi elle est toujours là après 2000 ans. Et la prophétie de Léon Bloy vient nous éveiller à l’essentiel sur la finalité du mystère de la foi à travers le mystère de l’Eglise : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints ! » En ce sens, Saint Jean-Paul II, le Pape marial, nous invite à plonger dans ce mystère profond de l’Eglise, toujours présent en cœur :
« Au milieu des problèmes, des déceptions et des espoirs que connaît notre époque… l’Eglise demeure fidèle au mystère de sa naissance. Si c’est un fait historique que l’Eglise est sortie du Cénacle le jour de la Pentecôte, on peut dire qu’en un sens elle ne la jamais quitté. Spirituellement, l’évènement de la Pentecôte n’appartient pas seulement au passé : l’Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L’Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ…On comprend ainsi le sens profond du motif pour lequel, en union avec la Vierge-Mère, l’Eglise, comme l’Epouse, se tourne continuellement vers son divin Epoux, ainsi que l’atteste les paroles de l’Apocalypse citées par le Concile[2] : « L’Esprit et l’Epouse disent au Seigneur Jésus : Viens[3] ! »
Dans la puissance de l’Esprit, Marie nous est envoyée car Elle a reçu de la Très Sainte Trinité la mission de nous préparer pour le retour de Jésus ! C’est par la « victoire » de son Cœur Immaculé annoncée à Fatima que nous entrerons dans l’ère nouvelle, « la civilisation de l’Amour » prophétisée par Saint Jean-Paul II.
Ici donc, dans cette attente où l’obsession des dates peut devenir une dangereuse tentation, l’essentiel est la vigilance du cœur dans le Cœur de Marie par la prière du Rosaire, la vie sacramentelle, la pénitence et l’amour fraternel… car La Vierge, Mère de l’Eglise, vu par Saint Jean dans l’île de Patmos est bien le mystère de « la Femme » enveloppée du soleil (Ap 12,1) qui est le Christ triomphant !
En contemplant Marie à Fatima, spécialement le 13 octobre, on comprend qu’Elle la Femme de l’Apocalypse dont la tendresse protectrice nous est donnée pour les épreuves de la fin des temps ! Et dans la Bible, le Cantique des cantiques le laisse magnifiquement deviner : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille ? » (Ct 6,10)
Oui, qui est cette Femme qui, par ses mains lumineuses plonge les trois enfants de Fatima dans l’immensité de Dieu ? Qui est cette Vierge qui, ouvrant les portes de l’Enfer, veut nous faire deviner son indicible désir de nous emmener à la joie du Ciel ? Qui est cette Femme qui, d’un geste de la main, fait tourner le soleil ? C’est tout simplement Notre Mère à tous dont l’ineffable tendresse la fait se pencher sur nous jour et nuit….
+Marie-Mickaël
[1] Saint Grégoire de Nysse, Contre Eunome, 5, Patrologie Grecque 45,708.
[2] Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium, LG 4, Ap 22,17.
[3] Saint Jean-Paul II, Encyclique Dominum et vivificantem, 18 mai 1986, n° 66.

